Algérie / 14ème marche des étudiants pour exiger le départ de tous les symboles du système

Follow by Email
Facebook
Twitter

Des centaines d’étudiants de toutes les wilayas ont pris part ce mardi à leur 14e marche hebdomadaire pacifique pour réitérer les revendications du hirak exigeant le «départ de tous les symboles du système», une «justice juste et libre», le «rejet de l’élection présidentielle le 4 juillet» et la «poursuite de la lutte contre la corruption», ont constaté les correspondants de l’APS.

ALGER. AP PHOTO FATEH GUDOUM

Dans les universités de l’Est algérien, ils étaient des centaines à manifester pacifiquement pour réclamer, encore une fois, le «départ de tous les symboles du système», pour le «changement profond» avec la poursuite du hirak entamé le 22 février jusqu’à satisfaction de toutes les revendications populaires.

A Constantine, les étudiants des universités Frères-Mentouri, Abdelhamid-Mehri et Salah-Boubnider ont marché dans les principales avenues du centre-ville en arborant le drapeau national et répétant des slogans opposés à l’organisation de l’élection présidentielle du 4 juillet. Idem à Batna, où étudiants et enseignants des universités Hadj-Lakhdar et Mostefa-Benboulaïd ont organisé un rassemblement, dans le calme et la sérénité, devant le campus Abrouk-Madani du centre-ville, hissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «Silmiya, silmiya» (pacifique, pacifique), «Algérie une et unifiée» et «Non au contournement des revendications du hirak».

Dans l’Ouest, les étudiants de plusieurs universités ont affiché leur détermination à poursuivre leur mouvement jusqu’au départ des «symboles du système» et à «rejeter l’élection présidentielle du 4 juillet».A Oran, des dizaines d’étudiants de plusieurs universités ont organisé une marche pacifique à partir de la place du 1er Novembre 1954 jusqu’au siège de la wilaya, traversant les artères du centre-ville e scandant des slogans appelant au départ de «tous les symboles du régime», à «la poursuite de la lutte contre la corruption», mais aussi crié leur «refus du scrutin du 4 juillet». D’autres slogans ont été répétés comme «Djeïch, chaâb, khawa khawa» (Armée et peuple, frères), ou encore «système dégage». A Tlemcen, les étudiants de l’université Aboubakr-Belkaïd ont marché pour appuyer les revendications du hirak populaire. Les étudiants ont pris le départ de la faculté de médecine vers le siège de la wilaya, répétant les mêmes slogans du hirak. La marche, bien organisée, s’est déroulée dans le calme, les étudiants brandissant le drapeau national et des banderoles portant «Pour une justice juste et libre», «Silmiya,silmiya», «Non à l’élection du 4 juillet».

A Mostaganem, étudiants et professeurs de l’université Abdelhamid-Ben-Badis ont organisé d’abord un rassemblement au sein de leur campus, puis la marche s’est ébranlée vers la rue Mohamed-Khemisti pour un autre rassemblement sur la place de l’Indépendance. Les protestataires ont répété les mêmes slogans et renouvelé les revendications exigeant le départ des symboles du système et le refus de l’élection présidentielle.

De leur côté, les étudiants de Naâma ont organisé un rassemblement sur la place de l’Indépendance, près du centre universitaire. Quelques banderoles ont été brandies, sur lesquelles on pouvait lire «les étudiants refusent l’élection présidentielle», «départ des symboles du système», «La parole au peuple» et «respect des libertés».

A Saïda et Aïn Témouchent, les étudiants des centres universitaires Moulay-Tahar et Belhadj-Bouchaïb, ont battu le pavé pour revendiquer l’«Annulation du rendez-vous du 4 juillet prochain». Ils ont répété à l’unisson «Nous sommes des étudiants libres», «Nous sommes le peuple, nous choisirons notre destin», «Nous marcherons jusqu’à l’avènement du changement» ou encore «les étudiants conscients rejettent le système».

A Tizi-Ouzou, les manifestants réclament le «Changement radical du système» et «une période de transition pour l’édification d’un Etat de droit» qui consacrera «la primauté du civil sur le militaire, qui est un principe universel de la démocratie». Ils ont également exprimé leur rejet de l’élection présidentielle du 4 juillet. Les étudiants de l’université Mouloud-Mammeri organisé une marche pacifique, de même qu’à Bouira, où des étudiants de l’université Akli-Mohand-Oulhadj ont pris part à une marche pacifique pour réitérer leur rejet de la prochaine élection présidentielle prévue le 4 juillet.

R. N.

Lire aussi :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *