Crise libyenne et région sahélienne: L’Algérie face aux tensions géostratégiques

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par Abderrahmane Mebtoul

La région du Maghreb notamment en Libye, avec des convoitises économiques, 42 milliards de barils de pétrole et entre 1500 / 2000 milliards de m³ gazeux pour une population ne dépassant pas 6 millions d’habitants. La prochaine réunion à Berlin dont l’Algérie vient de recevoir le 06 janvier 2020, une invitation pour y participer, apportera- t-elle une solution durable ? C’est que la région connaît un profond bouleversement géostratégique sans compter oublier les tensions au Moyen-Orient, en Iran, Syrie, Irak et dans d’autres contrées du monde dont en Amérique latine (Venezuela) et l’Afrique.

La question posée est la suivante : ces tensions ne rentrent-elles pas dans le cadre de la stratégie de la configuration du Grand Moyen Orient imaginée au même moment de la chute du camp communiste vers les années 1960/1964 ? Ces enjeux sont intimement liés aux nouvelles mutations mondiales actuelles qui devraient conduire à de profondes reconfigurations socio-économiques, technologiques mais également sécuritaires

1. -Bouleversements géostratégiques au Maghreb et au Sahel

1.1-Aujourd’hui, les menaces sur la sécurité ont pour nom terrorisme, prolifération des armes de destruction massive, crises régionales et délitement de certains Etats. Or, les défis collectifs nouveaux, sont une autre source de menace : ils concernent les ressources hydriques, la pauvreté, les épidémies, l’environnement. Ils sont d’ordres local, régional et global. Nous assistons, dans la région à de profondes mutations de la géopolitique saharienne après l’effondrement du régime libyen, avec des conséquences pour la région. Déjà, les rapports entre le Sahel et la Libye de Kadhafi étaient complexe. Bien avant et surtout depuis la chute du régime de Kadhafi, le Sahel est l’un de ces espaces échappant à toute autorité centrale, où se sont installés groupes armés et contrebandiers. Kadhafi disparu, des armes dont 15.000 missiles sol-air étaient dans les entrepôts de l’armée libyenne dont une partie a été accaparée par de différents groupes qui opèrent au Sahel. Selon l’ethnologue français Henri Lhote, dans une étude intéressante, montre clairement que depuis deux millénaires, le Sahara, cet espace désertique, a toujours constitué un pont entre l’Afrique du Nord et l’Afrique noire car, avant même l’époque romaine une route des chars le traversait déjà. Selon l’ethnologue, les gravures rupestres du Tassili et du Hoggar, tout comme celles que l’on retrouve en territoire nigérien dans les zones de Mamanet sont là pour attester cet état de fait. Mais les relations commerciales transsahariennes ne se développèrent qu’au Moyen-Age, et connurent leur apogée au cours d’une période qui s’étend du XIème au XVIème siècle, avec un temps fort généré, à travers les contacts noués avec le commerce européen au XVème siècle. Les principaux axes caravaniers, qui traversaient le massif de l’Aïr, reliaient l’empire du Mali au Fezzan et à l’Egypte, puis les pays Haussa au sud algérien et à la métropolitaine. Quelques grands courants d’échanges relièrent, à l’époque, le nord de l’Algérie et le Maroc à l’Afrique noire, note le géographe français E. Grégoire, in ‘’Touaregs du Niger, le destin d’un mythe ». Deux grandes routes traversaient le Sahara. L’une, à l’ouest, empruntait le Touat (région d’Adrar) et le Tanezrouft (région située à l’ouest du massif du Hoggar), pour atteindre Gao et Tombouctou. L’autre route, doublait la première à l’est et reliait Alger et les oasis du Touat et du Tidikelt (plaine séparant In’ Salah de Reggan) à Agadez en passant par In’ Salah, plaque tournante pour les caravanes venant de Ouargla, Ghardaïa, Touggourt et Ghadamès. La piste traversait ensuite le Hoggar par les gorges d’Arak pour atteindre la région de Tamanrasset puis la capitale de l’Aïr. Les Touaregs, qui savaient affronter le désert, convoyaient pour le compte des commerçants arabes et berbères les marchandises de ce commerce dont ils assuraient également la protection. Ces marchandises étaient constituées d’or, d’esclaves et d’ivoire en direction de l’Egypte, de cotonnades et d’objets de luxe vers le Mali. Des cités Haussa (Kano, Katsina) remontaient vers le Maghreb des peaux de bœufs tannées, des plumes d’autruches, des couvertures en coton, tandis que descendaient des clous de girofle, des parfums et des burnous, ce qui constituait, à l’époque, l’essentiel des marchandises qui circulaient dans la bande sahélo-saharienne. Ce commerce transsaharien survécut aux vicissitudes de l’histoire jusqu’à la fin du XIXème siècle. La conquête coloniale perturba ce trafic transsaharien et avec le temps, le dromadaire laissa la place aux camions.

1.2- Avec les tensions géostratégiques récentes le trafic a pris plus d’ampleur notamment avec les conflits en Irak, Syrie et pour cette zone l’instabilité au Mali, Niger et surtout libyenne.

Récemment, certaines sources de renseignements n’écartent pas le retour de Djihadistes en provenance de la Syrie et l’Irak se réfugiant au Sahel et en Afrique du Nord. Ce qui complique davantage la situation c’est la non-reconnaissance par les tribus libyennes du gouvernement qui n’est pas en mesure d’assurer la protection des frontières, devant impliquer les tribus dans les négociations, d’autant plus que ces dernières détiennent un lot d’armement important puisé dans les casernes de la défunte armée libyenne. La Libye n’est plus la seule menace potentielle, le Mali qui gagne du temps pour appliquer les accords d’Alger profitant d’une situation instable avec le facteur étranger dans la région. Ces nouvelles donnes impliquent une nouvelle stratégie sur le plan sécuritaire mais aussi diplomatique. Au Sahel, les groupes armés ont proliféré, ont accru leur capacité de nuisance, se sont diversifiés en terroristes, insurgés, criminels et milices, selon des variables, comme leur vision, leur mission ou les moyens mis en œuvre. Désormais, existe une coopération et une convergence rassemble ces groupes. L’exemple le plus évident de ce type de coopération-convergence, est le narco-terrorisme. L’aspect le plus troublant de la connexion semble être la façon dont le commerce de la drogue illégale sape les efforts pour poursuivre les réformes politiques et le développement nécessaires pour endiguer la radicalisation et la montée des groupes terroristes dans plusieurs régions du monde déjà fragiles. Pour lutter contre le terrorisme et les trafiquants en tous genres, il y a lieu de mettre l’accent, avant tout, sur l’échange de renseignements qui doit se faire de manière instantanée, pratiquement en temps réel , harmoniser des politiques de lutte contre le terrorisme et de patrouilles communes le long de ces frontières difficiles à contrôler. Mais l’approche pourrait être plus large, étant dans l’éducation et de lutter contre la mauvaise gouvernance. Le Sahel est également une zone de transit pour les passeurs. 50 à 60% de ceux qui traversent la Libye vers l’Europe passent par la région. Les événements récents ont souligné que la traversée de la Méditerranée peut se transformer en drame et qu’il est urgent que tout le monde coopère pour arrêter les flux migratoires: créer des centres d’accueil, donner des moyens à la police pour contrôler ces flux migratoires et créer les conditions pour le retour. C’est pourquoi il y a lieu d’accorder une attention particulière aux tensions dans la ceinture sahélienne qui recouvre, entièrement ou en partie, les pays suivants: l’Algérie (à l’extrême sud), le Sénégal, la Mauritanie (au sud), le Mali, le Burkina Faso (au nord), le Niger, le Nigeria (à l’extrême nord), le Tchad (au centre). Le Sahel est un espace sous-administré et souffrant d’une mauvaise gouvernance chronique. La vulnérabilité du Sahel découle d’une profonde vulnérabilité des Etats accentuée par la pression démographique. Caractérisé par une forte croissance démographique (environ 3,1%), le Sahel devrait doubler sa population d’ici 25 ans, et comptera vraisemblablement plus de 100 millions d’habitants en 2020. Cette croissance affectera certainement la sécurité humaine et notamment alimentaire de la région dans son ensemble. A cela se greffe, du fait de la mondialisation avec d’importantes inégalités tant internes aux pays développés qu’entre le Nord et le Sud, l’intensification de la radicalisation. La radicalisation est le fruit d’une conjonction de facteurs liés à l’individu, ses relations, sa communauté et son rapport à la société. L’apparence physique ou vestimentaire ne constitue pas un élément suffisant pour identifier une situation de radicalisation. Certains indicateurs doivent, toutefois, alerter l’entourage sur un processus potentiellement engagé. Identifier un processus de radicalisation ne se fait pas sur la base d’un seul indice mais d’un faisceau d’indicateurs. Ces indicateurs n’ont, par ailleurs, pas tous la même valeur et seule la combinaison de plusieurs d’entre eux permet d’établir un constat. Ces signes sont parfois liés à la personnalité de l’individu, aux relations qu’il entretient avec son entourage, sa communauté et la société dans laquelle il vit. Ils peuvent être classés en 3 catégories : les ruptures, l’environnement personnel et les théories et discours. La rupture avec l’environnement quotidien est l’un des indicateurs essentiels du processus de radicalisation. L’individu modifie brutalement ses habitudes, rompt avec ses amis, l’école, voire avec ses proches pour se consacrer à une relation exclusive avec un groupe et sa mission. Ainsi, l’approche multiple se penche simultanément sur un ensemble de facteurs qui se jouent à la fois au sein de l’individu, de ses relations, de sa communauté et de la société. Mais c’est un espace recelant d’importantes ressources minières d’où les ingérences étrangères manipulant différents acteurs afin de se positionner au sein de ce couloir stratégique et d’en prendre le contrôle des richesses sont nombreuses. L’arc sahélien est riche en ressources : après le sel et l’or, pétrole et gaz, fer, phosphate, cuivre, étain et uranium sont autant de richesses nourrissant les convoitises de puissances désirant s’en assurer le contrôle. Le commerce des stupéfiants, par exemple, a le potentiel de fournir aux groupes terroristes un bonus supplémentaire : les recrues et les sympathisants parmi les agriculteurs appauvris, négligés et isolés, et qui non seulement peuvent cultiver pour le compte des trafiquants, mais aussi populariser et renforcer les mouvements anti-gouvernementaux.

1.3-Selon différents experts trois facteurs permettent de comprendre les liens entre trafic et terrorisme :

– Premièrement, l’existence de mouvements communautaires, ethniques et religieux, qui permettent une collaboration entre terroristes et criminels, sur la base de valeurs partagées et de confiance mutuelle ;

-Deuxièmement, la survenance d’un conflit armé ;

– Troisièmement, les contraintes qui jouent lors d’échanges transnationaux complexes de marchandises illégales ; des échanges qui impliquent souvent d’autres parties intermédiaires et de certains segments de l’administration corruptibles

2.- L’Algérie face aux défis géostratégiques

2.1-Privilégiant en premier lieu ses intérêts stratégiques propres, partie prenante du dialogue méditerranéen (DM), l’Algérie agit en fonction d’un certain nombre de principes et à partir d’une volonté avérée de contribuer à la promotion de la sécurité et de stabilité dans la région. L’adaptation étant la clef de la survie et le pragmatisme un outil éminemment moderne de gestion des relations avec autrui, l’Algérie dont son devenir segment de l’Afrique du Nord Maghreb, pont entre l’Europe et l’Afrique doit faire que celui que commandent la raison et ses intérêts. D’une manière générale la sécurité de l’Algérie est posée à ses frontières. La frontière Algérie/ Mali est de 1.376 km, la frontière ‘Algérie/ Libye de 982 km, la frontière Algérie/Niger de 956 km, la frontière Algérie/Tunisie de 965 km, à surveiller. Selon les experts militaires, la stratégie algérienne se déploie sur trois niveaux :

– Premièrement, la mise en place d’un dispositif de sécurité aux frontières et la restructuration des forces armées et de sécurité ;

-deuxièmement, l’amorce de processus bilatéraux de coopération avec les pays voisins ;

– troisièmement, le développement d’un processus multilatéral à travers l’initiative des pays de Champ.

Cette stratégie est guidée par trois principes fondamentaux :

– non ingérence dans les affaires intérieures des Etats ;

-non intervention de l’armée algérienne hors du territoire

-prise en charge endogène de la sécurité régionale.

Dans cette perspective, le commandement militaire algérien a adopté un plan de sécurité concernant les zones frontalières portant plus précisément sur quatre axes :

-rencontres bilatérales entres structures en charge de la protection de la frontière commune;

-coordination des actions sur le terrain et la mise en place d’une coopération opérationnelle pour lutter contre le terrorisme, la contrebande et la criminalité transfrontalière

– instauration d’un partenariat en matière d’échange de renseignements

– échange des expériences dans les domaines de la sécurité des frontières, de la lutte contre la criminalité et la formation spécialisée au profit des cadres militaires afin d’accroître leurs compétences.

2.2- Comme cela a été mis en relief par les plus hautes autorités de l’Algérie, il y a l’urgence d’une coopération tant régionale que mondiale, dans la lutte contre la criminalité transnationale nécessitant une coopération en réseaux passant par l’amélioration des bases de données afin de lutter efficacement contre le crime transfrontalier et le terrorisme. Il s’agit donc de lever les contraintes du fait que la corruptibilité générale des institutions, pèse lourdement sur les systèmes chargés de l’application des lois et la justice pénale en général qui ont des difficultés à s’adapter aux nouveaux défis posés par la sophistication des réseaux du crime organisé. La collaboration inter-juridictionnelle est ralentie par l’hétérogénéité des systèmes juridiques notamment en Afrique du Nord et en Afrique noire. La porosité des frontières aussi bien que la coordination entre un grand nombre d’agences chargées de la sécurité aux frontières posent de grands problèmes. À terme, la stratégie vise à attirer graduellement les utilisateurs du système informel vers le réseau formel et ainsi isoler les éléments criminels pour mieux les cibler tout en diminuant les dommages collatéraux pour les utilisateurs légitimes. C’est dans ce cadre que rentrent les tentatives pour redynamiser le dialogue euro-méditerranéen avec deux initiatives : d’une part, la politique européenne de voisinage ; d’autre part, le partenariat stratégique entre l’Union européenne d’un côté et la Méditerranée et le Moyen-Orient de l’autre. D’une manière générale, sur le plan militaire et géostratégique, c’est à travers les activités du groupe dit des « 5+5 » que peut être appréciée aujourd’hui, la réalité d’une telle évolution. La lecture que font la plupart des dirigeants de la planète vis-à-vis des menaces et défis auxquels le monde et notre région sont confrontés , repose essentiellement sur la nécessité de développer ensemble une stratégie de riposte collective et efficace concernant notamment le terrorisme international, le trafic des êtres humains et la criminalité organisée à travers la drogue et le blanchiment d’argent. Mais, la lutte contre le terrorisme implique de mettre fin à cette inégalité tant planétaire qu’au sein des Etats où une minorité accapare une fraction croissante du revenu national enfantant la misère et donc le terrorisme, renvoyant à la moralité de ceux qui dirigent la Cité. Car, le tout sécuritaire pour le sécuritaire a des limites et les responsables algériens chargés de la sécurité en sont conscients, existant des liens dialectiques entre développement et sécurité.

2.3-Les nouveaux défis pour l’Algérie dépassent en importance et en ampleur les défis qu’elle a eu à relever jusqu’à présent. L’Algérie a besoin, en ces moments, à la fois de tensions géostratégiques dans la région et des tensions budgétaires inévitables entre 2020/2025/2030, de rassembler tous ses enfants dans leur diversité et non de nous diviser. Sans vison stratégique, sans bonne gouvernance et la valorisation du savoir en ce monde instable et turbulent, il ne faut pas s’attendre à des miracles, mais à une régression économique et sociale de l’Algérie. Pour dépasser l’entropie actuelle et donc la crise politique et économique actuelle, il convient d’analyser la stratégie des acteurs internes et externes. Un modèle économique non porté par des forces politiques, économiques et sociales n’a aucun sens et aucune portée opérationnelle. Il s’agit, en tout premier lieu, d’identifier les différents intervenants dans le processus des réformes économiques, qu’ils y soient favorables ou défavorables, qu’ils soient nationaux ou étrangers. Dans une seconde étape, il s’agira de procéder à l’analyse des stratégies qu’ils mettent en œuvre pour soutenir les réformes, les bloquer ou, à défaut, les ralentir, en évaluant les moyens mis au service de ces stratégies. Nous sommes à l’ère de la mondialisation où les lois économiques sont insensibles aux slogans politiques.

Le poids économique est déterminant dans les relations internationales ; l’Economique, ne pouvant distribuer ce que l’on n’a pas préalablement produit, quitte à conduire le pays au suicide collectif. Je tiens à réaffirmer, mes postions constantes, ayant des amis de toutes tendances et de toutes les régions du pays, que je respecte toutes positions contraires, devant éviter tout dénigrement. Nous sommes tous algériens et chacun aime l’Algérie à sa manière, personne n’ayant le monopole du patriotisme, à différencier du nationalisme chauviniste source d’intolérance. Il faut apprendre à tolérer nos différences à nous respecter, à écouter les avis contraires, source d’enrichissement mutuel Personne n’a le droit en Démocratie d’imposer par la violence son point de vue et le plus grand ignorant étant celui qui prétend tout savoir. Je citerai le grand philosophe Voltaire : «monsieur je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai toujours de toutes mes forces pour que vous puissiez le dire.» En résumé, l’objectif stratégique est la transformation profonde de l’Algérie, en tant que société et nation, et sa projection dans un avenir que les grandes nations préparent aujourd’hui, avec la plus grande rigueur: un partenariat de choix avec les puissants de ce monde et une position «pivotale» dans l’espace géopolitique africain et dans l’environnement géopolitique euro-méditerranéen et africain auquel appartient l’Algérie. Je suis persuadé, en fonction de son histoire mouvementée, depuis des siècles et de ses potentialités actuelles, notre peuple trouvera, sans nul doute, les ressources morales et psychologiques qui lui permettront, comme il l’a fait maintes fois, face à l’adversité, de transcender avec dignité et honneur les rancunes et les haines tenaces. C’est pourquoi, comme je l’ai démontré récemment dans une longue interview au quotidien américain ‘American Herald Tribune’ du 28/12/2016 et au quotidien financier français ‘La Tribune FR’ du 07 mai 2017, l’Algérie est un acteur stratégique de la stabilité de toute la région, conditionnée par des réformes dans un mouvement historique positif. C’est un passage obligé vers la reconquête de notre cohésion nationale et la construction d’un front intérieur solide et durable en faveur des réformes politiques et socio-économiques dans les domaines militaire, sécuritaire, politique, économique, social et culturel dont le pivot est la bonne gouvernance et la réforme de l’Ecole tenant compte du fondement du développement ère du XXIème siècle, basée sur le savoir.» Le déterminant est la résolution de la crise politique sans laquelle aucun investisseur sérieux ne viendra. En fin de compte l’Algérie sera ce que les Algériennes et les Algériens voudront qu’elle soit.


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-Pr. Abderrahmane MEBTOUL Docteur d’Etat en Sciences Economiques (1974- ) diplômé d’expertise comptable de l’Institut supérieur de Gestion de Lille , membre de plusieurs organisations internationales Europe -USA, auteur de 20 ouvrages et de plus de 700 conférences nationales et internationales


Références :

-Intervention du professeur Abderrahmane Mebtoul -2017-Ministère de la Défense Nationale

Institut Militaire de Documentation, d’Evaluation et de Prospective « Sécurisation et économie des frontières au Maghreb et au Sahel : enjeux et perspectives » Ouvrage collectif sous la direction du professeur Abderrahmane MEBTOUL « Les enjeux de l’Algérie : réformes et démocratie » 2 volumes Casbah Edition Alger- 2005 (520 pages) .-Interviews à l’American Herald Tribune 28 décembre 2016 et au quotidien financier français la Tribune.fr mars 2017 « toute déstabilisation de l’Algérie aurait un impact sur l’espace méditerranéen et africain » -Etude du professeur Abderrahmane MEBTOUL parue à l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI Paris France) » la coopération Maghreb Europe face aux enjeux géostratégiques » (novembre 2011)- chapitre III- « la stratégie de l’OTAN face aux enjeux géostratégiques en Méditerranée » -Une importante étude sous la direction du professeur Abderrahmane Mebtoul est parue en décembre 2013 à l’Institut français des Relations Internationales- IFRI- (8ème think tank mondial) sur le thème «Le Maghreb face à la sphère informelle» en cinq chapitres – La situation des économies maghrébines – Problématique de la définition de la sphère informelle (liens entre bureaucratie et l’informel) – Le poids de la sphère informelle dans les pays du Maghreb- Les effets indirects du secteur informel (corruption- travail des enfants – drogue) et comment intégrer la sphère informelle au sein de la sphère réelle. Voir également notre étude publiée par l’Institut français des Relations Internationales

– Deux importants ouvrages coordonnés par le professeur Abderrahmane Mebtoul et le Dr Camille Sari (de la Sorbonne) sont parus entre 2014/2015 à Paris Edition Harmattan – tome 1-traitant des institutions et de la gouvernance (480 pages) et le tome 2 des volets économiques sous différents aspects (500 pages) regroupant pour la première fois -36 experts et professeurs d’université algériens- marocains- tunisiens- mauritaniens et libyens- européens. Il sera édité avec par la suite au Maroc et en France. -Intervention du professeur Abderrahmane Mebtoul à l’invitation de « L’Alliance pour Refonder la Gouvernance en Afrique (ARGA) » constituée d’importants acteurs africains et non africains) dont le siège est à Dakar – (Sénégal), qui a organisé une grande rencontre internationale entre le 26/30 janvier 2014 sur le thème « l’Afrique doit réinventer son économie » en partenariat avec la Fondation Charles Léopold Mayer pour les progrès de l’Homme, l’African Innovation Foundation « « Face aux enjeux géostratégiques, le développement et la sécurité de l’Afrique doit se fonder sur l’Etat de Droit et la bonne gouvernance». -Intervention du professeur Abderrahmane Mebtoul ‘invité d’honneur du professeur Jean-Pierre Chevènement ex président de l’Association Algérie-France et de la fondation Res Publica qui a organisé une rencontre avec d’importantes personnalités des deux rives de la Méditerranée en partenariat avec l‘Union européenne le 17 février 2014 à Paris sur le thème-« Face aux enjeux géostratégiques pour un co-partenariat entre le Maghreb et l’Europe, facteur de stabilité de la région»

-Intervention, suite à l’invitation de l’Institut Maghrébin d’Etudes et de Prospectives, en présence de nombreux experts maghrébins (Algérie – Maroc – Tunisie – Libye – Mauritanie), de personnalités internationales du professeur Abderrahmane Mebtoul : «face aux enjeux géostratégiques, l’Algérie acteur déterminant au sein est du Maghreb, pont entre l’Europe et l’Afrique» le 21 juin 2013 à l’Assemblée Nationale française. -Sur les mutations géostratégiques militaires, politiques sociales et économiques- voir la Revue IEMed 2017 -Barcelone -Espagne , un important collectif analysant la sécurité, le politique, l’économique, le social et le culturel de la région méditerranéenne auquel a contribué le professeur Abderrahmane Mebtoul sur le thème « impact de la baisse du cours des hydrocarbures sur les équilibres macro-financiers et macro-sociaux de l’économie algérienne : urgence d’une nouvelle politique économique » est paru sous la direction du professeur Senen Florensa, ancien diplomate et ministre espagnol, Président de l’ Annuaire IEMed (516 pages), préfacé par Johannes Hahn Commissaire européen à la politique de voisinage aux négociations d’élargissement. Ont contribué 51 personnalités internationales (ministres- diplomates- politiques, militaires, économistes , sociologues, historiens-écrivains ) des deux rives de la Méditerranée en huit chapitres interdépendants : 1.-le conflit arabo-israélien revisité -2.-les défis à venir de l’union européenne -3.-l’avenir de l’Islam 4.-(Dé) Radicalisation et sécurité et leurs effets – sur al région méditerranéenne – 5.-Bilan et partenariat des pays -les pays méditerranéens / union européenne -Balkans occidentaux -Maghreb -Moyen Orient et Turquie -Les autres acteurs 6.-secteurs stratégiques (sécurité et politique) -7.-Economie et territoire – 8.-Société et culture – Annexe : ( migrations en méditerranée- coopération méditerranéenne – accords internationaux.

*Professeur des universités, expert international


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