Il a été rapatrié avec des citoyens marocains : Le consul quitte Oran sans les honneurs

08.06.2020

Toute déclaration maladroite peut aisément provoquer un grave malentendu diplomatique.

Le consul du Maroc à Oran, Boutahar Aherdane

   Ses déclarations incendiaires qu’il a lancées à l’encontre de l’Algérie lui ont valu son départ définitif du territoire algerien. Il s’agit du désormais ancien consul du Maroc à Oran, celui-ci a fait ses adieux à la ville l’ayant accueilli avec coeur en la quittant par la petite porte ralliant la ville frontalière d’Oujda. L’ex-consul du Maroc à Oran n’a bénéficié d’aucun soutien. Sa faute est tellement gravissime qu’il n’a pas eu droit à un traitement de faveur en quittant la ville des Deux Lions, Oran. Bien au contraire, il a été humilié, froissé par ses supérieurs l’ayant lâché à telle enseigne qu’il n’a pu rallier son pays natal qu’en embarquant à bord de l’un  des avions de la compagnie aérienne Royal Air Maroc, ces vols spéciaux ont été mobilisés par le voisin de l’Ouest pour rapatrier quelque 300 ressortissants marocains bloqués en Algérie des suites de la fermeture des frontières entre les deux pays à cause de la pandémie de Covid-19.
La diplomatie n’est pas un simple jeu à exercer aveuglément. Le respect des règles de bienséance oblige le diplomate à se prémunir d’une grande retenue. Toute déclaration maladroite peut aisément souffler le chaud et le froid et susciter la frilosité diplomatique. C’est le cas de cet ex-consul qui n’a rien trouvé de mieux à faire, pour expliquer son échec quant à la prise en charge de ses concitoyens bloqués à Oran, que de transgresser les règles du voisinage en s’en prenant à l’Algérie et en la traitant de «pays ennemi». Cette attaque, n’a pas lieu d’exister si ce n’est une preuve palpable attestant encore une fois de l’animosité que nourrit la diplomatie marocaine à l’égard de l’Algérie.
La sagesse de la diplomatie algérienne a, quant à elle, démontré, une fois de plus, sa suprématie en maîtrisant d’abord la situation puis en ne versant aucunement dans l’amalgame ni dans l’imbroglio, mais sans toutefois laisser passer l’attaque fortuitement perpétrée qui n’est, selon des observateurs, pas un simple fait du hasard survenant dans un contexte politique et géostratégique en plein chamboulement.
Au lendemain de ces propos, l’ambassadeur du Maroc en Algérie a été convoqué par le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum pour le confronter «aux propos inadmissibles tenus par le consul du Maroc à Oran». Or, ce n’est pas tout! Le rappel du désormais ex-consul du Maroc est intervenu après un entretien téléphonique entre le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum et son homologue marocain Nasser Bourita.

Wahib AÏT OUAKLI


>> «L’Algérie, État ennemi»: le consul du Maroc à Oran serait rentré dans son pays


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