L’Algérien Kamel Daoud de nouveau primé en France

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L’écrivain et journaliste algérien Kamel Daoud figure parmi les grands prix 2019 des Fondations de l’Institut de France, qui seront remis le 5 juin, a indiqué l’Agence France Presse (AFP).

Kamel Daoud, auteur notamment du roman « Meursault, contre-enquête », sera distingué par le prix mondial Cino Del Duca récompensant les auteurs de langue française « dont l’œuvre constitue, sous forme scientifique ou littéraire, un message d’humanisme ».

Ce prix mondial, qui porte le nom de Cino Del Duca (1899-1967), résistant, éditeur et patron de presse français, a été créé par la femme de ce dernier, Simone Del Duca, en 1969. Avec un montant de 200 000 €, c’est le prix littéraire français le mieux doté.

Le jury du prix est composé d’académiciens des différentes académies et est présidé par le secrétaire perpétuel de l’Académie française. Le prix est décerné par la Fondation Simone et Cino Del Duca, et est placée sous le patronage de l’Institut de France.

Les prix de l’institut de France – onze au total cette année – qui récompensent des réalisations remarquables dans les domaines scientifique, culturel et humanitaire, sont remis tous les ans depuis 2005.

Aux côtés de Kamel Daoud, le célèbre compositeur new-yorkais Steve Reich, qui incarne depuis 1965 la musique minimaliste, se verra aussi récompensé par la Fondation Simone et Cino Del Duca. Une mission archéologique franco-éthiopienne dans le Tigray oriental sera également honorée.

Prix Goncourt 2015

Le journaliste et romancier algérien a déjà été distingué en France. En 2015, Kamel Daoud a reçu le prestigieux prix Goncourt du Premier roman pour « Meursault, contre-enquête ». Dans ce livre, le journaliste et romancier algérien proposait une relecture de « L’Étranger » d’Albert Camus. Kamel Daoud fait parler le frère de l’Arabe tué par Meursault dans le livre de Camus. Il donne un nom à ce personnage inconnu, et raconte son histoire. Kamel Daoud estimait qu’il s’agit « d’une manière de relire un classique sous l’angle du non-dit colonial ».

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