Actualités / AU FIL DES JOURS

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Belkacem Ahcène-Djaballah

Actualités algériennes

– Lors de la dernière finale de la Coupe d’Algérie de football, il n’y avait ni chef de l’Etat ni Premier ministre… Seulement le ministre de la Jeunesse et des Sports auquel deux joueurs, semble-t-il, de l’équipe ayant perdu, ont refusé de serrer la main. Geste presque puéril qui nous montre seulement l’état de déliquescence de l’esprit sportif en Algérie. Pour un «rien» qui signifie toujours quelque chose pour celui qui le crée, on refuse, on rejette toutes les règles établies et pratiquées parfois durant des décennies sinon plus d’un siècle, et produites justement par les initiateurs du rituel pour gommer ne serait-ce qu’un instant et publiquement, même en cas d’«injustice» ou d’«erreurs», les colères et les énervements. Mais cela est-il dû aux joueurs, encore jeunes, toujours braqués sur la compétition physique et peut-être même inexpérimentés en matière de relations sociales en public. Erredjla ! Ennif oualkhssara ! La faute incombe à leurs éducateurs, à leurs entraîneurs, à leurs dirigeants qui, bien souvent, suivent bien plus leurs instincts et leurs intérêts que leur raison. On se souvient de l’affaire Mca-Ghrib-Chaouchi-Sellal…, une sanction puis la grâce ! Pourquoi donc s’étonner aujourd’hui ? 

– Il y a des dirigeants «fermés» et d’autres trop orgueilleux, trop présomptueux comme on en a vu chez nous…, les deux refusant systématiquement de se «frotter» au peuple qu’ils gouvernent. Ils n’acceptent la rencontre qu’à sens unique, c’est-à-dire eux, discourant, posant les questions et fournissant les réponses, et prenant plaisir à se voir et à s’écouter au JT de 20 heures à la télévision. Mais, il y a des dirigeants soit malins, soit raisonnables. Dans la première catégorie, on peut classer Trump des Etats-Unis d’Amérique qui passe son temps libre (il a l’air d’en avoir beaucoup) à twitter sur «tout et rien», sachant bien qu’il n’y a désormais meilleur (et pire) lecteur que le mordu des réseaux sociaux. Très, très, très vite et toujours une cible touchée sur 9 de ratées. Qu’importe, la cible touchée (dont les journalistes visés) va en parler à des dizaines d’autres, sinon à des centaines de milliers (pour les journalistes). 

Dans la seconde catégorie, il y a le raisonné…, en l’occurrence Vladimir Poutine de Russie qui, depuis 2001, anime périodiquement en direct, durant plusieurs heures, une séance «Ligne directe» avec les citoyens. Questions-réponses à travers différents canaux de communication ! Les réponses sont diffusées en direct par cinq chaînes de télévision et trois stations de radios publiques. 2001 : 400.000 questions. 2015 : trois millions… et 74 réponses durant 3 heures et 57 minutes. 

Citations 

– En Algérie, nous sommes dans une période post-traumatique. La lutte contre le terrorisme nous a coûté cher, mais nous avons perdu nos meilleurs écrivains, nos meilleurs chercheurs et universitaires, nos journalistes. En guise de compensation, le peuple doit réinventer le génie et le talent qu’il a perdus. C’est un devoir… Cependant, si le peuple algérien ne s’éveille pas à sa responsabilité quant aux générations de demain, c’est qu’il n’a aucune raison d’exister (Yasmina Khadra, écrivain. «Entretien» © El Watan, lundi 31 juillet 2017). 

– Un système qui n’est pas disposé à apprendre, qui n’est pas juste, qui ne sert pas les intérêts de l’ensemble de la société, qui est construit sur la rente et la prédation est appelé fatalement à disparaître. Le régime totalitaire court à son effondrement et son autodestruction (Benbitour Ahmed, «L’Algérie de l’espoir». Essai © Editions Dar El Khaldounia, Alger 2015). 

– Lorsque les luttes politiques éclatent, réapparaît subitement cette vieille revendication égalitariste qui va s’en prendre à tous les riches quelle que soit l’origine de leur fortune. Tout ceci étant alimenté par les vieux rêves millénaristes des sociétés primitives (Taleb Bendiab Abderrahim, «Ecrire l’Histoire. Contribution à une nouvelle méthodologie de la recherche historique». Essai © Apic Editions, Alger 2015) 

– Il y a deux sortes de gens dont la vertu est un bien et la corruption un mal pour les hommes : les savants et les gouvernants (Anissa Boumediene, «La fin d’un monde». Roman (c) Editions Houma, Alger 2003). 

Archives brûlantes 

Mardi 11 mars 2014 : «Le Quotidien d’Oran», dans le supplément économique réalisé par le site Maghreb Emergent, présente un article sur les membres du FCE (patronat) qui «financent Bouteflika 4» : Ali Haddad, de l’ETRHB, Ridha Kouninef du groupe KOUGC, Taïb Ezzraïmi Abdelkader et Laïd Benamor, patrons de groupes agroalimentaires (SIM et Benamor), Abderrahmane Benhamadi du groupe Condor, Mohamed Baïri d’IVAL, Mourad Oulmi de SOVAC, Mahieddine Tahkout (Transport universitaire et CIMA Motors), Ahmed Mazouz (dont N’gaous), Reda Hamiani (dont Redman), Omar Ramdane (Modern Ceramics)… 

Jeudi 27 février 2014 : Mouloud Hamrouche annonce qu’il ne se présentera pas à l’élection présidentielle du 17 avril 2014 (Conférence de presse). Il appelle l’armée à s’impliquer. «Toute solution consensuelle dûment étudiée nécessite la participation de l’institution militaire… Si le peuple choisit la liberté, je suis profondément convaincu que les militaires le soutiendront». 


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