Algérie / Que va répondre le chef d’état-major de l’armée au Forum du dialogue national ?

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Par Karim B. Le Forum du dialogue national a résumé sa rencontre en six propositions objectives qui rejoignent, dans leur contenu, les revendications du mouvement de contestation populaire. Mais les attaques qui l’ont ciblé au moment même où ce rendez-vous important se tenait à Aïn Benian révèlent des résistances de certains cercles, qui cherchent à faire durer la crise et à empêcher tout compromis pour en finir avec ce blocage qui menace très sérieusement la sécurité du pays.

D’où ces attaques émanent-elles ? Qui craint la tenue d’un dialogue sérieux pour une véritable transition en vue d’un retour rapide au processus électoral que les décideurs du moment retardent, pour des raisons inavouées, en invoquant la nécessité de s’en tenir à la Loi fondamentale ?

La balle est désormais dans le camp du pouvoir, qui n’a d’autre choix que de répondre aux suggestions du Forum qui a réuni un grand nombre de partis et de représentants de la société civile, même si toutes les formations politiques n’y ont pas pris part, de même que des personnalités dont la présence n’était pas programmée à l’origine, selon des sources proches du Forum.

Le pouvoir cherchait des interlocuteurs, ils se sont manifestés et exprimés ce samedi. D’autres pourront être associés au dialogue, point de départ vers une sortie de crise, parmi lesquels des noms qui reviennent constamment dans les médias et lors des manifestations et qui pourraient jouer un rôle majeur dans la conduite de la courte période de transition qui devrait déboucher sur une élection présidentielle qui enterrerait définitivement l’ère Bouteflika dont les symboles sont encore aux commandes.

La réponse viendra, comme d’habitude, du chef d’état-major de l’ANP qui a paru comme le véritable «chef de l’Etat» lors des cérémonies ayant marqué les festivités du 5 Juillet, recevant le Président par intérim et le Premier ministre, constitutionnellement ses supérieurs hiérarchiques, dans une posture qui ne laisse désormais planer aucun doute sur le «schéma» du pouvoir actuel.

Que va répondre Gaïd-Salah au Forum ? Nous le saurons sans doute ce mardi.

K. B.


Lire aussi : Ce que prévoit le texte qui sera présenté à la conférence nationale de dialogue


La présidentielle comme moyen de sortie de crise : Les partisans du dialogue posent leurs conditions

Photo : Lyès Hebbache)

Les participants au Forum pour le dialogue national ne rejettent pas la dernière offre du chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah. Mais ils conditionnent ce processus par la satisfaction d’un certain nombre de préalables, tels que la libération des détenus d’opinion, dont le moudjahid Lakhdar Bouregaâ, et la levée de toutes les pressions sur le mouvement populaire et sur les médias publics notamment.

Les intervenants, dont certains ont relevé des «points positifs» dans le dernier discours du chef de l’Etat, insistent, en effet, sur la nécessité de voir le pouvoir donner des gages de sa bonne volonté, en plus de son engagement à ne pas chapeauter le dialogue prôné. «La sortie de cette impasse politique passe par la mise en place de mesures devant réinstaurer la confiance et préparer le climat nécessaire au dialogue.

Ces mesures doivent porter sur la reconnaissance des revendications légitimes du mouvement populaire, la mise à l’écart des symboles de l’ancien régime, l’ouverture du champ politique et médiatique avec la levée de toutes les contraintes», lit-on dans le document préparé par les initiateurs. Le texte énumère aussi d’autres mesures importantes, dont la sécurisation des marches populaires et la cessation du harcèlement des manifestants, le respect des libertés individuelles et collectives, l’arrêt des interpellations et le respect du principe de la justice libre et indépendante. Les participants au Forum insistent aussi sur la nécessité de mettre en place un gouvernement de compétences nationales et la mise à l’écart du personnel politique impliqué dans des affaires de corruption ou qui a soutenu le 5e mandat du président déchu, Abdelaziz Bouteflika.

Beaucoup d’absences

Première étape d’un long processus qui vise, selon les organisateurs, à rapprocher les points de vue de tous les acteurs, ce Forum s’est tenu sans la présence de nombreux acteurs et de personnalités nationales. Outre les forces de l’alternative démocratique, qui ont décliné l’invitation, aucune des personnalités annoncées n’a pris part au rendez-vous. Seul Ahmed Taleb Ibrahimi a, selon Abdelaziz Rahabi, coordinateur de l’instance de préparation de ce Forum, envoyé un message pour s’excuser. Les dynamiques de la société civile qui ont adopté, le 15 juin dernier, leur plateforme de sortie de crise, ont été représentéespar Sadek Dziri, secrétaire général de l’Unpef. Mais sa présence à la conférence n’avait pas pour but de faire partie de la feuille de route proposée hier.

Car la société civile veut aller vers une «conférence nationale unitaire et consensuelle regroupant toutes les sensibilités politiques, notamment, de toutes les mouvances des partis politiques et de la société civile». Présent à la conférence en tant qu’invité, le président du parti Jil Jadid, Soufiane Djilali, a présenté la proposition de sa formation pour «un changement profond politique et institutionnel»«En tant que société politique, nous sommes interpellés pour respecter la volonté populaire et la traduire en propositions concrètes devant offrir au pays paix, sécurité et développement. Le fondement d’une telle solution est la légitimité populaire dont devra se revêtir tout responsable politique et dont l’action devra être encadrée par des institutions démocratiques, dont les pouvoirs sont limités et équilibrés», explique-t-il.

Les réformes après la présidentielle

«Après l’élection présidentielle, un processus constituant devra être mis en route de manière inclusive pour enfin aboutir à une Constitution de la nouvelle Algérie», souligne Djilali Soufiane. C’est ce que pense d’ailleurs la majorité des participants pour qui «la priorité est le dialogue et l’entente sur la date de la tenue d’une présidentielle libre et transparente». «Notre premier devoir est de contribuer à hâter le règlement de la crise actuelle en aidant à l’identification de la voie la moins longue, la moins risquée et la moins coûteuse pour le pays politiquement, sécuritairement, économiquement et socialement», affirme, pour sa part, Ali Benflis, président du parti Talaie El Hourriyet. Selon lui, le plus important pour l’instant est de «remplacer les points de divergence par des points de convergence»«(…) Toutes les lignes de clivage ou de fracture et tous les points de divergence à propos de la transition, du changement de régime, de la présidentielle ou de la Constituante me semblent relever plus d’une hiérarchisation des priorités que de problématiques de fond», indique-t-il, précisant que «les grandes nations se sont construites par de grands compromis historiques».

De son côté, le président du MSP, Abderrezak Makri, estime que «ce qui peut préserver les acquis du  hirak est une véritable transition démocratique et mettre en place des institutions fortes et crédibles». Le leader du MSP soutient toutefois l’idée de la Constituante, estimant que «la révision profonde de la Constitution interviendra après la présidentielle». Pour lever toute équivoque sur la conférence, Abdelaziz Rahabi a tenu à préciser que les frais de son organisation ont été entièrement assumés par les participants. 

Ils ont dit :

Soufiane Djilali, président de Jil Jadid : «Le régime doit négocier son départ»

«(… ) Il est une évidence pour tous que cette révolution pacifique doit aboutir à travers un dialogue sérieux et fertile entre le pouvoir et la société politique. Pour sa réussite, il est nécessaire d’avancer des gages de bonne volonté, de s’entendre sur une feuille de route et d’aller résolument vers la mise en forme des garanties négociées. Si le pouvoir actuel est sincère dans sa volonté d’aider au changement exigé par le peuple, tel qu’il le proclame, il doit remettre en liberté tous les détenus d’opinion. Il n’est pas possible de dialoguer alors que des jeunes et des moudjahidine sont en prison pour avoir participé à une manifestation, avoir arboré l’emblème amazigh ou même avoir critiqué les dirigeants du pays. Un tel pas est un préalable qui favorisera, à n’en pas douter, la mise en forme du dialogue. Dans tous les cas de figure, il n’y a aujourd’hui, pour les tenants du régime, plus qu’une seule issue : organiser la passation de pouvoir au peuple. Toute autre manœuvre aboutira à une situation inextricable. Le régime doit négocier son départ et non pas son maintien (…).»

Ali Benflis, président de Talaie El Hourriyet : «L’impasse ne peut être surmontée que par un dialogue serein»

«(…) L’impasse politico-constitutionnelle ne peut être surmontée que par un dialogue national serein, crédible et confiant (…). Il s’agit d’un dialogue mis hors de portée des institutions politiques discréditées et placées sous l’égide de personnalités nationales jouissant du respect, de l’acceptation et de la confiance les plus larges. Il s’agit d’un dialogue qui place au premier rang de son ordre du jour la création de conditions politiques les plus favorables à la tenue du scrutin présidentiel. Il s’agit, aussi, d’un dialogue dont l’ordre du jour consistera à réunir les conditions institutionnelles de l’élection présidentielle, notamment par la mise en place d’une autorité électorale investie de l’intégralité des missions de préparation, d’organisation et de contrôle de cette élection. Il s’agit, en outre, d’un dialogue devant conduire à l’amendement du régime électoral dans toutes ses dispositions se rapportant à l’élection présidentielle. Il s’agit, enfin, d’un dialogue devant convenir d’un délai raisonnable et acceptable pour la tenue de l’élection présidentielle (…). Le message à la nation du 3 juillet (…) a présenté une base certes encore incomplète, sur laquelle il est possible d’envisager une sortie de l’impasse actuelle (…).»

Abderrezak Makri, président du MSP : «L’appel au dialogue est à saluer»

«(…) Le dialogue permanent entre les partis politiques, les personnalités nationales et la société civile a permis de rapprocher les visions des uns et des autres. La majorité des dynamiques véritablement représentatives est convaincue que la consécration de la démocratie et la mise en place de profondes réformes constitutionnelles interviendront après la tenue d’une élection présidentielle, dont l’échéance devrait être raisonnable et proche. La désignation d’une Constituante pour la refondation de l’Etat est impensable et antidémocratique, alors que les longues périodes de transition ont abouti, dans la majorité des cas, à la désintégration. Aujourd’hui, tout le monde est favorable au respect du cadre constitutionnel, à condition de mettre en place des dispositions politiques de nature à concrétiser la volonté populaire (…) L’appel au dialogue est, en soi, à saluer. La non-fixation d’une date pour la prochaine élection présidentielle constitue un pas positif. Il est aussi encouragent de vouloir faire appel à des personnalités crédibles. En revanche, ceci ne peut être porteur de sérénité que si le chef de l’Etat jouit de la crédibilité, demeure convaincu de la démocratie et n’est pas impliqué dans la corruption et la fraude électorale.»

Abdallah Djaballah, président du FJD : «Il faut des mesures d’apaisement»

«Nous devons nous entendre sur une vision commune pour la réalisation des revendications légitimes du peuple algérien. Il faut aller vers un dialogue qui garantirait des élections propres et transparentes. Le dialogue ne passe pas seulement par la création d’une instance de surveillance des élections, mais doit aussi concerner toutes les thématiques liées à l’activation de l’article 7 de la Constitution. Ceci dit, avant de s’engager dans tout processus de dialogue, il faut des mesures d’apaisement. Le peuple veut des preuves de bonne foi des décideurs. A ce titre, il faut restaurer la confiance à travers la libération des détenus d’opinion.»

Sadek Dziri, représentant des dynamiques de la société civile : «Il faut un climat politique approprié»

«Les dynamiques de la société civile condamnent fermement la politique de répression et les arrestations, qui ont touché les militants et les acteurs du mouvement populaire pacifique, et la politique de harcèlement et de pression sur la liberté systématique du peuple algérien. Voilà pourquoi nous lançons un appel urgent à la libération des prisonniers d’opinion et des militants du mouvement populaire, l’arrêt des arrestations et des poursuites judiciaires à leur encontre. Nous insistons sur le caractère inévitable d’un climat politique approprié pour assurer l’exercice du dialogue en prenant des mesures d’apaisement afin d’établir la confiance dans le cœur des citoyens et d’assurer leur implication effective dans cette voie nationale.»

Propos recueillis par Hocine Lamriben


Mohcine Belabbas à l’ouverture des travaux du Conseil national de son parti : «L’option qui consiste à réduire la crise à une élection présidentielle est la pire»

Mohcine Belabbas

Mohcine Belabbas, le président du parti Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), considère que l’état-major de l’armée s’est rangé «par opportunisme» du côté du mouvement populaire. «Quelques semaines après de grandioses démonstrations unitaires de rue, l’état-major de l’armée s’est rangé par opportunisme du côté du mouvement populaire pour exiger la démission de Bouteflika. Il a, du même coup, mis la main sur l’ensemble de l’appareil répressif du pays, y compris l’appareil judiciaire jusque-là contrôlé par le clan présidentiel», a affirmé, hier, Mohcine Belabbas dans son allocution d’ouverture des travaux du conseil national de son parti.

Pour lui, «l’unique but de ce ‘‘nettoyage’’ par le biais de la récupération de l’appareil judiciaire est de baliser la voie pour les militaires afin d’installer une nouvelle potiche au niveau de la présidence de la République».

Selon le président du RCD, la «neutralisation» de la volonté populaire s’appuie sur plusieurs axes. Il s’agit de «l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire pour le traitement de dossiers triés par l’armée, dans leur chronologie, et le tri des personnages poursuivis, le tout sous le feu des médias contrôlés par le vice-ministre de la Défense, procède de deux motivations : la première est de répondre, ne serait-ce que partiellement mais forcément partialement, à une exigence du soulèvement (Klitou lebled ya serrakine), la deuxième, et qui est la plus importante pour la hiérarchie militaire, est de neutraliser durablement le clan qui s’était disputé avec l’armée le contrôle de la vie du pays.

C’est une condition incontournable pour l’organisation d’une élection présidentielle sans risque pour le pouvoir de fait». Pour le chef du parti démocrate, cette option ne vaut que si le pouvoir de fait prépare un nouveau personnel civil pour prendre le relais des personnages politiques qui avaient occupé le devant de la scène durant les 20 dernières années et qui en ont été délogés. «Les ralliements graduels, mais de plus en plus assumés à l’option Gaïd, d’acteurs du système éjectés par le Président déchu, des organisations de la société civile largement clientélisées par le régime et de quelques partis islamistes terrorisés par une option à la Sissi, procèdent de cette démarche d’imposer une élection présidentielle parrainée dans les faits par les militaires, de bout en bout», soutient-il.

Et de poursuivre : «A défaut de liquider ou d’étouffer le contenu démocratique et progressiste porté par les populations dans les manifestions, il faut l’affaiblir avant toute opération électorale. Le refus assumé par l’armée d’une transition démocratique n’est pas la peur de l’inconnu ou un problème de timing, en raison de la situation économique, comme on l’entend ici et là fallacieusement. C’est le refus du système politique en place, symbolisé par Gaïd Salah, de permettre aux Algériennes et aux Algériens de construire un Etat de droit démocratique quel que soit, par ailleurs, l’agencement du calendrier électoral.»

«Contre-révolution»

Pour Belabbas, la «contre-révolution» menée aujourd’hui veut «créer des lignes de fracture au sein des populations, semer la peur et la confusion en vue de se présenter comme le garant de la paix civile après avoir provoqué le pire. Elle a déjà ses clients mais aussi ses relais objectifs».

Le conférencier n’omet pas de souligner que la répression qui s’abat contre des composantes du soulèvement touche avant tout les «défenseurs de l’option démocratique et progressiste». «La division recherchée par le pouvoir de fait est d’isoler les forces revendiquant la rupture avec le système par le moyen d’une transition démocratique qui s’inspire des principes universels, d’une démocratie régie par l’alternance au pouvoir, des libertés, avec son contenu philosophique et social et de l’égalité en droits, le tout garanti par une justice indépendante.

En ce sens, la judiciarisation de l’interdiction de l’emblème amazigh a un double objectif : amputer le camp démocratique de son ancrage national, et pousser le camp populiste-conservateur à se rassembler», affirme-t-il en parlant de l’«opportunisme» de certaines personnalités qui «portent en elles la peur de la démocratie et de la transparence».

Affirmant avoir défendu une démarche de transition avec des mécanismes et un timing bien précis, le chef du RCD précise que l’objectif de son parti est de jeter les bases de la construction d’un Etat de droit démocratique, les mécanismes et leurs articulations devant être discutés pour arriver au consensus nécessaire. Pour Belabbas, l’option qui consiste à réduire la crise à une nouvelle élection présidentielle est la pire. «Elle est le corollaire direct de l’instrumentalisation de l’appareil administratif, sécuritaire et judiciaire. C’est la politique qui est en cours», tranche-t-il.

S’adressant aux membres du conseil national, il conclut : «Quelle que soit la nouvelle situation sur laquelle débouchera le mouvement populaire, notre responsabilité est de porter au cœur du débat l’option démocratique pour laquelle nous combattons avec les sacrifices que vous savez.» 


Sofiane Djillali l’inattendu «dialoguiste»


par Kharroubi Habib Depuis qu’il a fondé et dirige le parti «Jil Jadid», Sofiane Djillali a été dans et à la pointe de tous les combats et initiatives politiques ayant pour objectif de mettre fin au système et à son ultime avatar qu’a été le régime de Bouteflika. Il ne peut pour cela être accusé de complaisance à l’endroit des résidus de ce régime et encore moins de «trahison» du mouvement populaire qui revendique leur départ comme préalable à toute solution de sortie de la crise dans laquelle est le pays en raison de son adhésion à la démarche du groupe de partis, de personnalités nationales et d’associations et organisations de la société civile qui sous l’appellation de «Forces du changement» tentent de construire avec le pouvoir un compris permettant de dépasser cette crise. 

L’homme n’a pas renié son combat en rejoignant ce groupe politique. Dans l’intervention qu’il a faite à la conférence du dialogue national organisée par ce groupe, il a explicité les considérations dont lui et son parti ont tenu compte pour intégrer le pôle des «Forces du changement». Partant du constat que si le régime politique qui a sévi durant vingt ans au moins est en plein effondrement, des figures symboliques de cette époque sont néanmoins encore aux commandes. Sofiance Djillali a affirmé que la question qui se pose est de savoir «comment opérer le changement en accord avec l’esprit du mouvement populaire tout en garantissant la stabilité de l’Etat algérien». Aussi impétueux qui il soit, le président de Jil Jadid est semble-t-il convaincu que l’on ne peut avoir ce changement et préserver la stabilité de l’Etat qu’en instaurant «un dialogue sérieux et fertile» entre le pouvoir et la société politique ayant pour unique objectif : organiser la passation de pouvoir au peuple. 

Pour avoir cosigné le document final de la conférence d’Aïn Benian qui fixe les conditions posées par ses participants à l’ouverture d’un dialogue avec le pouvoir, le président de Jil Jadid dont le repositionnement a beaucoup «surpris» est plus que les autres signataires en butte à une volée de critiques à travers les réseaux sociaux. Ce qui prouve assurément que Sofiance Djillali a pris du «coffre» aux yeux de ses détracteurs et qu’ils sont indisposés par l’influence grandissante qui est la sienne tant sur l’échiquier politique qu’au sein du mouvement populaire à l’émergence duquel il a indubitablement contribué. 


08.07.2019

Les détenus d’opinion, ce premier obstacle au dialogue


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