Apple et Google arrêtent pour trois mois d’analyser les enregistrements à l’insu de leurs utilisateurs

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Google et Apple suspendent l’analyse d’enregistrements issus des assistants vocaux pour trois mois, respectivement pour l’UE et le monde entier, a déclaré l’Office de la protection des données de Hambourg. Certains enregistrements réalisés par erreur comportent des éléments personnels et intimes des utilisateurs.

Après la révélation par la presse que Google et Apple analysaient des enregistrements de leurs utilisateurs via les assistants vocaux Google Assistant et Siri, les deux géants américains du numérique ont suspendu cette pratique le 2 août, sous la pression de l’Office de la protection des données de Hambourg (HmbBfDI), a indiqué l’autorité locale allemande.

La suspension de l’exploitation de données des utilisateurs va durer trois mois, jusqu’au 1er novembre. La mesure s’applique à l’échelle de l’Union européenne pour Google, et mondiale pour Apple, a affirmé l’AFP.

Le HmbDbDI avait ouvert une procédure administrative visant à interdire à Google de mener cette activité à la suite de la confirmation par ce dernier que ses employés et sous-traitants utilisaient des enregistrements sonores captés par Google Assistant pour améliorer la compréhension des langues et des accents par le logiciel.

Des discussions intimes

«Les conversations enregistrées, dont certaines sont sensibles, étaient basées sur des informations personnelles issues de la sphère privée et personnelle des utilisateurs. De plus, une partie non négligeable des enregistrements sont liés au déclenchement involontaire de l’assistant», a précisé le HmbBfDI, cité par CNews.

Sur un millier d’enregistrements issus de smartphones situés aux Pays-Bas et en Belgique, 153 retranscriptions ont été captées de manière accidentelle, a déclaré le média belge VRT qui a réussi à les écouter en juillet. Les tiers ont ainsi eu accès à des conversations d’utilisateurs portant sur des sujets délicats et personnelles, comme leur vie amoureuse et leurs relations avec leurs enfants.

Un taux faible concerné

Selon Google, seulement 0,2% des enregistrements qui n’ont pas été «associés aux comptes des utilisateurs» était accessible à ses employés, souligne CNews. L’entreprise a précisé que ses utilisateurs pouvaient désactiver le stockage de ces données, ou personnaliser la suppression automatique de ces dernières, via leur compte personnel Google.

Quant à Apple, cette pratique ne concerne qu’1% des enregistrements vocaux, précise l’AFP, réalisée dans le but de s’assurer que le logiciel a interprété les requêtes vocales correctement.


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