Algérie / «C’est au peuple de choisir la forme de gouvernance»

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Le Parti des travailleurs (PT) a annoncé, hier mercredi, dans un communiqué, que le secrétariat permanent du bureau politique du parti s’est réuni, en ce même jour, pour examiner les développements de la situation politique.


Selon le communiqué, le secrétariat permanent accueille avec satisfaction le maintien de la mobilisation populaire qui, ayant toujours les mêmes revendications, ne s’est pas interrompue, une seule fois, depuis le 22 février. Ce qui démontre, en effet, la volonté du peuple algérien d’en finir avec le régime en place qui est, à la fois, obstacle et danger pour la pérennité et la survie de la Nation. En effet, affirme le PT, ce même régime n’arrange rien en s’attaquant, de façon malhonnête et à travers différents moyens, à tous ceux qui osent s’interposer entre lui et l’élection présidentielle qu’il compte organiser à tout prix, malgré le rejet du peuple.
L’instance de dialogue qui a été mise en place, «sous l’égide du pouvoir, n’est qu’un simulacre», selon le PT, étant donné que les mesures d’apaisement n’ont pas été réalisées. Pis, pendant l’installation de l’instance de dialogue, il y a « atteintes flagrantes aux libertés démocratiques et les arrestations et emprisonnements arbitraires n’ont pas cessé ». C’est pour cette raison que le parti a refusé de se joindre au dialogue qui suit la feuille de route du régime.
« Les autorités viennent d’interdire l’université du RAJ, prévue les 28, 29 et 30 août 2019, ainsi que la convention nationale des Forces de l’alternative démocratique convoquée pour le 28 du mois d’août courant. Ces deux interdictions interviennent après celle qui a touché une rencontre nationale des étudiante » proteste le PT.
Le PT fait part de sa protestation à l’encontre du régime qui a mis en place un panel de dialogue afin d’avaliser une élection présidentielle, « incarcérant, arbitrairement, maints citoyens, parmi eux, la secrétaire générale Mme Louisa Hanoune, le moudjahid Lakhdar Bouregaâ, ainsi que d’autres prisonniers d’opinion ». Le parti annonce, dans son communiqué, que les avocats de Louisa Hanoune ont déposé le 19 août 2019 une nouvelle demande de libération provisoire. Selon le PT, rien ne justifie l’emprisonnement de sa secrétaire générale « et encore moins son maintien en détention provisoire ». De ce fait, le PT exige « sa libération immédiate et inconditionnelle ».
Le PT annonce que c’est au peuple de choisir la forme de gouvernance afin de prendre son destin en main, dans une optique d’un développement total du pays, dans tous les domaines.
Le PT confie dans son communiqué qu’il est pour la solution de l’Assemblée nationale constituante, car ainsi, les préoccupations de la totalité du peuple seront entendues et des horizons prometteurs s’ouvriront à la Nation.
Le PT conclut son communiqué en affirmant que la révolution du 22 février est la suite de la révolution d’indépendance./
Ghazi Boucharef


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