Communiqué du Porte-parole de l’ambassade de Chine en France concernant la déclaration conjointe de la France, du Royaume-Uni et de l’Allemagne sur la situation en mer de Chine méridionale

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L’ambassade de Chine en France a pris bonne note de la déclaration conjointe faite le 30 août dernier par la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, sur la situation en mer de Chine méridionale.

La Chine ne reconnaît pas « l’arbitrage » que les Philippines ont unilatéralement invoqué sur la question de la mer de Chine méridionale en 2016. En effet, comme chacun sait, un arbitrage n’est valide que si l’ensemble des Parties concernées consent à son principe. Or, dès 2006, la Chine, par une déclaration écrite, et conformément à l’article 298 de la Convention des Nations Unies sur le Droit de la mer, avait exclu la question de la mer de Chine méridionale de la procédure de règlement obligatoire des différends prévue par ladite Convention.

De nombreux pays, dont la France et le Royaume-Uni, ont également fait des déclarations d’exclusion similaires. Lorsqu’en 2014, les Philippines ont lancé l’arbitrage, la Chine a immédiatement exprimé, de la façon la plus catégorique, son opposition de principe et son refus d’y participer.

En outre, contrairement à ce qu’ont affirmé de nombreux médias, ce soi-disant tribunal arbitral n’avait strictement rien à voir avec les Nations Unies. Il n’était qu’un jury de complaisance, organisé par et pour les Philippines, sans la moindre légitimité ni impartialité. Que certains pays puissent invoquer cette « sentence arbitrale » émanant d’un tel «tribunal », est tout à fait regrettable et stupéfiant.

La mer de Chine

La question de la soi-disant « liberté de navigation dans la mer de Chine méridionale » ne se pose pas. Plus de 60% du commerce extérieur et du transport des ressources énergétiques de la Chine y transitent. La Chine est donc plus soucieuse que quiconque de la liberté de navigation dans cette partie du monde. Chaque année, la mer de Chine méridionale est sillonnée par plus de 100 000 bâtiments de commerce. Jamais aucun d’eux n’a été confronté à un problème de liberté de navigation. Certains pays hors de la zone, au nom de cette « liberté de navigation » sont prompts à dépêcher sur place des navires de guerre pour y effectuer des manœuvres militaires et des gesticulations martiales, semant le trouble entre les pays de la zone, dans la hantise que la sérénité y règne. Voilà quelle est l’origine des tensions dans la mer de Chine méridionale.

À l’heure actuelle, grâce aux efforts conjugués de la Chine et des pays de l’ASEAN, la situation dans la zone est restée stable et s’améliore constamment. Les Etats riverains maintiennent entre eux le dialogue afin de surmonter au mieux leurs différends. Dans le cadre de la mise en œuvre complète et effective de la « Déclaration sur la conduite des Parties dans la mer de Chine méridionale », la Chine et les pays de l’ASEAN ont poursuivi activement les consultations sur un « Code de conduite » et n’ont cessé d’obtenir des avancées significatives. Le président philippin, Rodrigo Duterte, vient juste d’achever une visite officielle très réussie en Chine. A cette occasion, les deux pays ont dégagé d’importants consensus, notamment pour accélérer l’exploitation conjointe des gisements off-shore de pétrole et de gaz, mais aussi pour hâter la réalisation du « Code de conduite « .

Les Etats riverains ont toute la volonté, la sagesse et les capacités requises pour régler convenablement la question de la mer de Chine méridionale et parvenir à la stabilité, au développement et à la prospérité à long terme de la région. Nous espérons que les pays extérieurs à la région agiront davantage dans le sens de la paix et de la stabilité dans la zone, et non pas le contraire.


Lire aussi :


Déclaration conjointe de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni – Situation en mer de Chine méridionale (30 août 2019)


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