Maroc / Le régime du Makhzen va vers « l’effondrement »

La situation économique et sociale difficile qui prévaut au Maroc, les restrictions, l’oppression et la détérioration des droits de l’homme, sont autant d’indicateurs qui montrent que le régime du Makhzen est menacé dans son existence, et que même « un miracle ne saurait sauver », selon un chercheur marocain. Dans une déclaration relayée par des médias, le directeur du Centre marocain d’études sur les réfugiés, Aziz Chahir, a estimé qu’au Royaume du Maroc « tous les voyants sont au rouge, et même un miracle ne saurait sauver le régime du Makhzen ». Pour Chahir, « tous les indicateurs montrent que le Makhzen traverse sa pire crise depuis des décennies, et ce, dans tous les domaines », en référence à la grogne sociale au Maroc (manifestations, protestations et mouvements de grève touchant l’ensemble des secteurs). Abordant la situation économique dans le pays, il a indiqué que « la croissance économique du Maroc ne dépasse pas 1%, et les réserves de change ne peuvent couvrir qu’une période de 6 mois d’importations, avec une baisse des investissements directs étrangers ».

L’éminent chercheur n’a pas manqué d’évoquer la question des droits de l’homme notamment avec la hausse alarmante des restrictions et des atteintes, la poursuite des juristes en raison de leurs opinions ainsi que le recours par le régime en place à des accusations à caractère sexuel et à de fausses accusations de blanchiment d’argent et d’espionnage. A ce tire, il a noté que quiconque exprimant son opinion par rapport à la politique du Makhzen est pris pour cible, y compris des journalistes, des juristes et des militants des droits humains, comme l’ont déjà affirmé de nombreuses organisations internationales humanitaires et de défense des droits de l’homme. Dans ce contexte, Aziz Chahir a qualifié le Royaume de « pays le plus injuste d’Afrique, en raison de la détérioration de la situation des droits de l’homme », ajoutant que « la misère touche toutes les classes de la société ». Evoquant la normalisation des relations entre le Royaume du Maroc et l’entité sioniste, largement condamnée par le peuple marocain, le chercheur a souligné que cette politique « n’a pas eu l’écho souhaité » par le Makhzen, dans un pays « au bord de l’effondrement ».

APS


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Après avoir puni une première fois les errements du régime marocain par une rupture des relations diplomatiques aussi surprenante que cinglante, l’Algérie lui a envoyé un message clair.

«Qui sème le vent, récoltera la tempête.». Le Maroc avait certainement autre chose à faire que de s’attaquer aussi frontalement et de façon répétée à l’Algérie. Un pays voisin et frère avec lequel il aurait pu, s’il l’avait voulu, construire une relation exceptionnelle dans un espace de paix où il aurait fait bon vivre. Ses calculs étriqués, égocentriques, ont fait qu’il opte pour un bellicisme chronique maladif vis-à-vis de lui. L’Algérie apparaît, en effet, comme un îlot de paix dans un environnement qui recèle pourtant, tous les ingrédients d’une déflagration régionale. Une citadelle imprenable, inébranlable que convoite le Palais royal. Un rêve illusoire qui l’a conduit à emprunter des chemins escarpés qui en disent long sur le degré atteint par le caractère conspirateur du Makhzen. La question sahraouie est à ce titre parmi les plus édifiantes. Question de décolonisation dont le droit à l’autodétermination est garanti par les différentes résolutions votées par le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, elles sont bafouées par Rabat pour faire chanter certains pays occidentaux. L’Espagne notamment, concernant la question des migrants en particulier et faire pencher Madrid du côté marocain pour s’opposer à la position algérienne et envenimer du coup les relations algéro-espagnoles. Ce qui n’a fait qu’exacerber la situation géopolitique tendue que vit cette région du monde, avec de surcroît la normalisation des relations entre le royaume du Maroc et Israël qui réprime, avec une férocité inégalée, le peuple palestinien, l’expropriant de ses terres et le privant d’un État. Une initiative qui a été accompagnée d’accords militaires entre Rabat et Tel-Aviv qui cache mal les velléités, d’agression, de déstabilisation qui visent l’Algérie dont les relations diplomatiques avec le Royaume alaouite sont rompues depuis le 24 août 2021. L’Algérie a rompu ses relations diplomatiques avec le Maroc voisin, en raison «d’actions hostiles» du royaume à l’égard du pays, avait affirmé le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra soulignant que «l’histoire avait montré que le royaume du Maroc n’a jamais cessé de mener des actions hostiles à l’encontre de l’Algérie». Le patron de la diplomatie algérienne, bête noire du régime marocain et qui le connaît comme sa poche ne pouvait mieux dire.

Le Maroc n’a, en effet, pas renoncé à ses intentions belliqueuses. Il en a fait la démonstration à travers des cyberattaques et en inondant régulièrement le territoire national de cannabis dont il est le premier exportateur mondial. Un danger permanent qui nécessitait une riposte forte. Après avoir puni une première fois les errements du régime marocain par une rupture des relations diplomatiques aussi surprenante que cinglante, l’Algérie lui a envoyé un message clair. Les images de l’exceptionnelle parade militaire qui ont accompagné la célébration du 60ème anniversaire de son indépendance relayées par les télévisions du monde ont montré que le pays disposait d’une puissance de feu qui fait de son armée un rempart infranchissable pour toute velléité, de destabilisation. Non seulement l’Algérie ne tendra pas l’autre joue, mais sa réplique sera dévastatrice pour tout ennemi qui tentera de porter atteinte à son intégrité territoriale. Que cela soit par voies, aérienne, maritime ou terrestre. Le Maroc en tremble déjà et les premiers soubresauts d’un royaume sur le qui-vive nous parvient à travers des sources digne de foi. Les médias marocains proches du Palais royal ont d’ailleurs largement commenté l’impressionnante parade militaire en tentant de» minimiser une potentielle force de frappe dont le caractère hautement dissuasif attesté a été reconnu par des experts militaires internationaux. Ce qui trahit l’état de fébrilité dans lequel s’est empêtré le Palais royal qui s’est acoquiné avec l’Etat sioniste dans un esprit bassement mesquin qui ne sert aucunement les intérêt de son peuple, rongé par une paupérisation rampante. On sent sourdre un vent de colère qui risque de se transformer en tsunami. Le Palais royal va certainement regretter ses choix aventuriers. Il est sans doute déjà trop tard…

Mohamed TOUATI


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