Moscou : conférence de presse de Sergueï Lavrov et de son homologue algérien Sabri Boukadoum

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et son homologue algérien Sabri Boukadoum tiennent une conférence de presse à Moscou. Lors de leur rencontre, les ministres devraient discuter des relations bilatérales et de l’agenda régional.



    L’Algérie et la Russie exigent un cessez-le-feu immédiat et un dialogue politique pour la Libye

Entre-temps, la Turquie et la Russie ont annoncé la création d’un groupe de travail chargé de trouver une solution au puzzle libyen
Sabri Boukadoum
AFP/RYAD KRAMDI  –   Sabri Boukadoum, ministre algérien des affaires étrangères

Les ministres des affaires étrangères de l’Algérie et de la Russie, Sabri Boukadoum et Sergueï Lavrov, ont appelé à un cessez-le-feu immédiat en Libye mercredi, en prélude à un dialogue entre le gouvernement d’accord national de Tripoli (GNA), reconnu par les Nations unies, et le Parlement de Tobrouk, qui est supervisé par Khalifa Haftar. « Un cessez-le-feu immédiat doit être décrété et nous devons immédiatement nous efforcer de rétablir le dialogue politique pour trouver une solution pacifique au conflit et apporter la paix à toutes les régions de la Libye sans exception », a déclaré le chef de la diplomatie algérienne lors d’une conférence de presse après avoir rencontré M. Lavrov.

M. Lavrov a déclaré que la Russie discutait avec les deux parties au conflit en Libye, avec les pays voisins et avec « d’autres acteurs extérieurs » afin de parvenir à « une cessation immédiate des hostilités ». « Non pas comme la fin de nos efforts, mais comme une étape qui doit être immédiatement suivie par un dialogue pour une solution politique qui prenne en compte toutes les régions libyennes », a-t-il ajouté.

Selon M. Lavrov, l’existence d’un gouvernement à Tripoli et d’un parlement à Tobrouk ne fait qu’aggraver la situation dans le pays. « Tant que cette dichotomie subsistera, il y aura toujours un risque que les acteurs extérieurs parient d’un côté ou de l’autre. Et ce qu’il faut, c’est rassembler tous les Libyens et les aider à trouver des compromis fondés sur un équilibre des intérêts de tous », a-t-il déclaré.

Le ministre algérien a souligné que la position de son pays coïncide avec celle adoptée lors de la Conférence de Berlin en janvier, car elle vise à encourager la participation de tous les voisins de la Libye, pour laquelle elle a eu des entretiens avec la Tunisie, l’Égypte et d’autres pays. M. Boukadoum a déclaré qu’il était d’accord avec son homologue russe pour créer des mécanismes bilatéraux afin de rechercher une solution au conflit libyen en favorisant le dialogue politique dans la nation africaine.

Ce mercredi encore, Moscou et Ankara sont parvenus à un accord lors d’une réunion des vice-ministres des affaires étrangères dans le même but : étudier la création d’un groupe de travail conjoint sur la Libye, qui devrait tenir le premier cycle de négociations dans la capitale russe, selon le département dirigé par Lavrov. À cet égard, la Russie et la Turquie s’efforceront de créer les conditions d’un cessez-le-feu permanent dans la nation africaine et de promouvoir le dialogue politique conformément aux décisions adoptées lors de la conférence de Berlin.

La Turquie soutient les forces et milices loyales au GNA qui font face à l’Armée nationale libyenne (LNA) du maréchal Khalifa Haftar, qui soutient le Parlement de Tobrouk et est à son tour soutenue par l’Égypte, les Émirats arabes unis et la Russie.


 

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