Actualités / AU FIL DES JOURS

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Par Belkacem Ahcène Djaballah

1/ faut-il en rire ? faut-il en pleurer ? on ne sait plus quoi faire ou dire face au charlatanisme et aux affairistes de la religion…«raquis», imams cathodiques, télévisons sensationnalistes… et autres déséquilibrés mentaux… récemment, une femme, invitée sur le plateau d’une émission controversée sur une chaîne de télé satellitaire «algérienne», a créé le buzz sur les réseaux sociaux. La vidéo de l’émission a dépassé le 1,5 million de vues en l’espace de 2 jours de diffusion seulement. L’émission a montré, donc, une femme qui se dit «possédée» (depuis 15 ans) par un démon prénommé «sherkss». Plutôt, à mon avis, une frustrée -quelque part- hystérique ! le plus choquant était l’intervention d’un imam cathodique, «cheikh» Chemssou pour ne pas le nommer, qui répétait très sérieusement…au démon, qu’il était prêt à le brûler avec le coran s’il ne sortait pas de cette malheureuse victime…ce que l’occupant, certainement bien au chaud en cette période hivernale, a refusé de faire ! une émission diffusée en prime-time, qui ne portait aucune limitation d’âge pour l’interdiction au jeune public…et animée par une jeune animatrice totalement dépassée. On a déjà eu l’exorciste Belahmar (qui a eu, par la suite, l’avantage d’être «interviewé» par une autre chaîne que l’on croyait plus raisonnable) et aussi Chenfara (présent et propriétaire, dit-on, d’une autre chaîne télé off-shore). 

A quand le grand exorcisme…en appliquant au plus vite les textes réglementaires existants et en promulguant, si besoin est, d’autres pour se sortir de la «pensée magique primitive». 

2/ A fin janvier 2019, 314 journaux électroniques se sont conformés aux dispositions du code de la presse et de l’édition…ceci au…Maroc. Quant à nous, c’est encore la bouteille à l’encre, en l’absence de textes réglementaires d’application pourtant prévus par la loi relative à l’information de 2012 -dans laquelle «marinent» des rédactions et des journalistes dilués dans la sphère des «réseaux sociaux». L’ «ouverture» à tout vent, au tout-venant et à tout-va (informel, quand tu nous tiens !) favorise, il est vrai, par le biais de l’application des textes réglementaires généralistes existants (comme ceux destinés à la lutte contre la cybercriminalité) le «contrôle» par le haut. N’y échappent que les journalistes émargeant auprès d’organes de presse existants. Même chose pour les fameuses télés satellitaires…une situation qui n’arrange que … les managers -annoncés ou discrets- de l’informel…et leurs «parrains» politiques. 

3/ Après 8 années passées derrière les barreaux, Asia Bibi est enfin libre et peut quitter…le Pakistan. Le 29 janvier, la cour suprême a confirmé son acquittement mais cette décision ne s’est pas faite sans heurts. En effet, en novembre 2018, les sympathisants du parti islamiste Tehreek-e-Labaik s’étaient mobilisés dans les rues pakistanaises. Après avoir bloqué le pays pendant trois jours, les militants ont obtenu un appel en justice pour que la femme chrétienne ne soit pas acquittée. «Le seul châtiment pour Asia est la décapitation», scandait un manifestant. Pourquoi donc tout ce remue-mena(in)ge(s) ? en 2010, elle avait été condamnée pour « blasphème»…car elle aurait «bu l’eau d’un puits réservé aux musulmans». Tout ceci au pays de la bombe atomique, du cricket, d’écrivains et de penseurs fabuleux et de prix Nobel…mais ou va donc le monde musulman ? 

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