Actualités / AU FIL DES JOURS

par Belkacem Ahcene-Djaballah

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– Au Maroc, la Communication a disparu de l’architecture de la nouvelle (et récente) équipe gouvernementale.

De ce ministère, qui regroupait la Culture et la Communication, anciennement dirigé par Mohamed Laaraj, il ne reste plus que la Culture. Cette dernière est désormais rattachée au ministère de la Jeunesse et des Sports, affectée également au porte-parole du gouvernement.

L’étonnement passé, la suppression de la Communication suscite en ce moment beaucoup d’interrogations et, surtout, laisse très sceptique durant une phase annoncée de modernisation et de développement.

Pourquoi cette suppression ? L’existence du Conseil national de la presse (et de la Haca pou l’audiovisuel), pilier essentiel pour l’organisation de la profession, avec les pleins pouvoirs pour délivrer la carte de presse, garantir le respect de la déontologie, assurer l’arbitrage ou la médiation en cas de contentieux et développer la liberté de la presse et de l’édition, bien qu’il ne dispose pas de toutes les prérogatives dont pouvait se prévaloir le ministère de la Communication. Plusieurs institutions vont assurément se retrouver (plutôt «se sentir» tant elles se sont habituées au «parapluie administratif) «orphelines».

Les interrogations sont nombreuses. Sans réponse officielle pour l’instant.

La suppression va, peut-être, même booster le secteur qui aura ainsi l’occasion de se «libérer» des griffes d’une Administration n’existant (presque) plus dans les pays à volonté démocratique… que cette volonté soit sincère et vraie (ce qui est rare dans nos pays) ou factice et «tape-à-l’œil».

On se souvient de la courte expérience de l’Algérie avec la loi d’avril 90 relative à l’Information du temps de Mouloud Hamrouche qui avait créé un Csi (aux pouvoirs d’intervention assez larges) et supprimé le ministère. Ça a marché au départ… Mais «chassez le naturel, il revient au galop»… parfois par des chemins détournés. Sous couvert de l’«état d’urgence», les bureaucrates ont vite repris le dessus… Résultat des courses : un secteur ouvert à «tous vents» et à toutes les (mauvaises) humeurs… (Voir plus haut la dernière citation de Slim).

– Un homme politique chef de parti, ayant pignon sur rue, s’est dernièrement exprimé pour critiquer les «nouveaux débarqués de la scène politique» apparus dans le sillage du mouvement populaire du 22 février. Pour lui, «ils ne regardent pas le Hirak populaire comme une opportunité pour la démocratie», écrit-il. «Ces derniers ont cru que le Hirak viderait la scène politique de sa composante, qu’ils en deviennent, sans passé militant, les acteurs principaux, selon la logique du gain facile», ajoute Makri.

Le point de vue d’un homme d’appareil (les institutions étatiques avec lesquelles son parti a eu une collaboration suivie depuis plusieurs décennies, avec même des participations à des gouvernements), qui commence à avoir la «peur au ventre», sait bien que ces «nouveaux débarqués», pour beaucoup, ont l’avantage d’être bien plus jeunes que lui, ont les dents longues et très acérées et, surtout, ont appris ou compris les leçons du passé récent. Pas de pitié pour les «vieux» qui ne se remettent pas en cause et ce quelle que soit leur foi politique ou religieuse. Chih !

– L’Algérie a désormais son concours de beauté pour les filles qui portent le Hidjab. C’est Khadidja de la wilaya de Bel-Abbès qui a été élue récemment la première Miss Hidjab algérienne à Alger. Elle représentera l’Algérie dans le concours de Miss Hidjab qui sera organisé à l’étranger. En 2018, Sara Iftekhar, 20 ans, une étudiante en droit du comté du Yorkshire s’était qualifiée pour la première finaliste voilée de Miss England. Qui a dit que le hidjab était un cache-laideur ou un cache-misère… ou un cache-frasques… On n’attend plus qu’un concours de M. Barbe ou M. Kamis ! Le temps, la mode et l’argent les plus sûrs moyens pour gommer les différences.


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