Conflit en Ukraine : les dernières informations

Militaires russes à Armyansk en Crimée, Russie, le 24 février 2022 (image d’illustration) (image d’illustration).© Konstantin Mihalchevskiy Source: Sputnik

 

L’intervention armée visant selon la Russie à «démilitariser» l’Ukraine, suit son cours, après la reconnaissance par Moscou de l’indépendance des républiques autoproclamées du Donbass. De nombreux pays dénoncent ce qu’ils qualifient d’invasion. 

Jeudi 10 novembre  L’armée ukrainienne a repris douze localités dans la région de Kherson la région de Kherson a affirmé son commandant en chef, Valery Zaloujny alors que les Russes avaient annoncé le 9 novembre se retirer de la rive droite du Dniepr. «Au cours de la journée précédente, des unités des forces de défense ont avancé de 7 kilomètres, prenant le contrôle de six localités dans la direction de Petropavlivka-Novoraïsk» a-t-il indiqué sur Telegram, ajoutant que l’armée ukrainienne avait repris «le contrôle de 6 localités dans la direction de Pervomaïske-Kherson». Mercredi 9 novembre

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a ordonné ce 9 novembre le retrait de troupes situées sur la rive droite du Dniepr dans la région de Kherson, dans le cadre de l’«opération spéciale» en Ukraine.

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Le gouverneur par intérim de la région de Kherson, Vladimir Saldo, a confirmé que le chef adjoint de l’administration de la région, Kirill Stremooussov, était décédé dans un accident de voiture sur le territoire de la région. «Il m’est très pénible d’annoncer que Kirill Stremooussov est décédé aujourd’hui. Il est décédé sur le territoire de la région de Kherson, en se déplaçant dans une voiture qui a eu un accident», a-t-il écrit sur sa chaîne Telegram. «C’est un père de famille nombreuse, il a cinq enfants et le sixième est à naître. Bien sûr, nous nous occuperons d’eux, mais, malheureusement, il est impossible de ramener Kirill à la vie», a-t-il ajouté.

Le vice-gouverneur de la région de Kherson, Kirill Stremooussov, a annoncé auprès de l’agence TASS, que des centaines de combattants des forces ukrainiennes avaient été repoussé donc certains avaient trouvé la mort. «Quelques centaines [de combattants de l’armée ukrainienne] ont été repoussés, les colonnes [de soldats ukrainiens] étaient considérables», a-t-il déclaré, précisant que se trouvaient parmi eux de nombreux mercenaires anglophones et polonais. Mardi 8 novembre

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exhorté les Américains à « maintenir une unité inébranlable» jusqu’au «rétablissement de la paix» en Ukraine, alors que se tiennent aux Etats-Unis des élections de mi-mandat cruciales aux Etats-Unis dont les résultats pourraient affecter le soutien de Washington à Kiev. «Je vous demande de maintenir une unité inébranlable, comme c’est le cas maintenant, [et ce] jusqu’au jour même où nous entendrons tous ces mots importants dont nous avons rêvé, jusqu’à ce que nous entendions que la paix a finalement été rétablie», a-t-il lancé dans une allocution en visioconférence depuis Kiev où il recevait la «Médaille de la Liberté» américaine. Il a remercié «le président Biden, les deux partis au Congrès et chaque citoyen américain» pour l’important soutien financier, militaire et diplomatique à l’Ukraine.

Le FSB a annoncé avoir «mis fin aux activités d’un groupe de diversion et de sabotage du Service de sécurité de l’Ukraine, qui avait pour mission d’organiser des actes terroristes contre des responsables de l’administration militaire et civile de la région de Kherson». «Au cours des investigations, neuf citoyens ukrainiens ont été identifiés et arrêtés […] Au cours de perquisitions 5 kilos de plastic, des détonateurs, des allumeurs, dont trois prêts à être utilisés par les forces armées ukrainiennes, des grenades, des armes légères, des munitions ainsi que des moyens spéciaux de renseignement ont été saisis», a-t-il ajouté, précisant : «Un véhicule piégé à l’aide duquel les agents saboteurs prévoyaient de commettre un attentat contre les responsables de l’administration a été détecté et neutralisé.» Toujours selon le FSB, les personnes impliquées seront «placées en détention provisoire». Dimanche 6 novembre

Les troupes ukrainiennes ont tiré six roquettes Himars en direction de la centrale hydroélectrique de Kakhovka, dont l’une a touché l’écluse du barrage. Une destruction de celui-ci menacerait d’inondation près de 80 localités, dont Kherson, située à 60km.  «Tout est sous contrôle. La plupart des frappes ont été repoussées par la défense aérienne, un seul missile a atteint sa cible, mais il n’a pas causé de dégâts critiques», a indiqué Rouslan Agaïev, de l’administration de Novaïa Kakhovka à l’agence de presse RIA Novosti.

Selon les services d’urgence de la région de Kherson, les attaques des groupes de sabotage et de reconnaissance ukrainiens contre les lignes électriques a provoqué des coupures de courant dans dix localités, y compris dans la ville de Kherson. «Trois piliers en béton armé de lignes électriques à haute tension ont été endommagés à la suite de l’attaque terroriste sur la ligne Berislav-Kakhovka», a déclaré un représentant des services d’urgence de la région, cité par l’agence Tass. L’administration régionale a également déclaré que l’approvisionnement en eau de Kherson avait été coupé. Les services s’activent pour rétablir les approvisionnements, rapporte l’administration.

Vendredi 4 novembre  L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a affirmé le 3 novembre n’avoir décelé à ce stade «aucun signe d’activités nucléaires non déclarées» dans trois lieux inspectés à la demande de Kiev, accusé par Moscou d’avoir effacé les preuves de préparation d’une «bombe sale». «Notre évaluation technique et scientifique des résultats que nous avons jusqu’à maintenant n’a montré aucun signe d’activités nucléaires ou de matériels non déclarés à ces trois endroits», a affirmé le patron de l’AIEA Rafael Grossi, dans un communiqué.

Jeudi 3 novembre  La Russie et l’Ukraine ont opéré un nouvel échange d’une centaine de prisonniers. 107 prisonniers russes ont ainsi été libérés et transportés à Moscou, afin d’y suivre un traitement et une réadaptation, a fait savoir le ministère russe de la défense. Kiev a de son côté confirmé l’échange de prisonniers par la voix du chef de cabinet de la présidence ukrainienne, Andriï Iermak, sur Telegram. «107 militaires ont été libérés: six officiers, et 101 soldats et sergents», dont «beaucoup ont été blessés en mars» lors de combats à Mariupol.   Echange de prisonniers entre Moscou et Kiev : 107 militaires russes récupérés Mercredi 2 novembre

Le Conseil de sécurité a rejeté une résolution rédigée par la Russie réclamant une enquête sur ses accusations concernant l’implication de Washington dans le développement présumé d’armes biologiques en Ukraine. La résolution qu’elle a soumise au vote mercredi a recueilli deux voix en faveur (Russie et Chine), trois voix contre (France, Etats-Unis et Royaume-Uni, qui ont un droit de véto). Les dix membres non permanents du Conseil se sont tous abstenus.

Le ministère russe de la Défense a annoncé la reprise par Moscou de sa participation à l’accord d’Istanbul sur l’exportation des céréales ukrainiennes et russes après avoir obtenu de Kiev, par l’entremise de la Turquie, «les garanties écrites nécessaires sur la non-utilisation du corridor humanitaire et des ports ukrainiens pour mener des hostilités contre la Fédération de Russie».

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Mardi 1 novembre Lors de sa rencontre avec Kadri Simson, commissaire européen chargé de l’énergie Kadri Simson, le président ukrainien Vladimir Zelensky a déclaré que 40% environ des infrastructures énergétiques du pays avaient été endommagées, dont des centrales thermiques et hydroélectriques, rapporte l’agence TASS. Auparavant, Zelensky évoquait 30% des infrastructures touchées.

Lundi 31 octobre  La représentation permanente de la Chine au Conseil de sécurité de l’ONU a appelé les pays occidentaux à répondre positivement à Sergueï Lavrov et à entamer des négociations avec la Russie. «Les mentalités de la guerre froide, des blocs, de la division, de la confrontation, de l’isolement, ne permettront pas d’instaurer la paix», a déclaré Geng Shuang, représentant permanent adjoint de la République populaire de Chine à l’ONU. «Promouvoir des pourparlers de paix» : la Chine auprès du Conseil de sécurité de l’ONU

Dimanche 30 octobre  Aleksandr Volga, le chef de l’administration de la ville d’Enerdogar, dans laquelle se trouve la centrale nucléaire de Zaporojié, a fait savoir que l’approvisionnement en électricité de la localité avait été perturbé par des frappes attribuées à l’Ukraine. Il a également annoncé que le courant devrait être rapidement rétabli.

Samedi 29 octobre La Russie a annoncé ce 29 octobre qu’elle suspendait sa participation à l’accord assurant la poursuite des exportations de céréales ukrainiennes, après l’attaque de drones ayant visé dans la matinée des navires russes au large de la Crimée. Après l’annonce de la suspension de la participation russe à l’accord céréalier, l’ONU a appelé à préserver ce dernier, soulignant qu’il avait un «impact positif» pour l’accès à l’alimentation de millions de personnes à travers le monde. L’Ukraine a elle dénoncé un «faux prétexte» à la décision russe, et a appelé à faire pression pour que Moscou «s’engage à nouveau à respecter ses obligations» pour cet accord.

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Lors de récentes discussions à l’ONU sur la façon de préserver l’espace extra-atmosphérique d’une course aux armements, la délégation russe a dénoncé le recours au spatial civil, par Washington et ses alliés, dans le cadre du conflit ukrainien.

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Vendredi 28 octobre  Des restrictions d’électricité «sans précédent» sont prévues «ces prochains jours» dans la région de Kiev, en raison d’importants dégâts infligés au système énergétique du pays par des récentes frappes russes, selon l’opérateur ukrainien DTEK. «Malheureusement, des coupures plus sévères et plus longues seront mises en place ces prochains jours», a annoncé le département régional de ce groupe privé sur Facebook.

«La tâche de recruter 300 000 personnes a été accomplie» : c’est ce qu’a annoncé, ce 28 octobre, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, lors d’une rencontre de travail avec le président Vladimir Poutine. Le membre du gouvernement a précisé, à cette occasion, que «82 000 hommes [avaient] été envoyés dans la zone de déroulement de l’opération militaire spéciale, dont plus de 41 000 opèrent au sein d’unités». Le chef de l’Etat a quant à lui salué le «patriotisme» des soldats mobilisés.

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Jeudi 27 octobre  Le gouverneur de Sébastopol a fait état d’une attaque de drone sur la centrale de Balaklava dans la nuit du 26 au 27 octobre. Celle-ci a causé un incendie rapidement maîtrisé, ne faisant aucune victime et n’interrompant pas l’alimentation électrique.

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Le gouverneur de la région de Kherson, Vladimir Saldo, a rapporté sur la chaine de télévision Crimée-24 que plus de 70 000 habitants de la région avaient quitté la rive droite du Dniepr.  «Ici, il est assez difficile d’obtenir des données statistiques. Certains contactent le centre d’appel, en disant qu’ils veulent se rendre sur la rive gauche. Mais Kherson est une ville fluviale, les gens ont leurs propres bateaux. En fait, je suis sûr que plus de 70 000 personnes sont sorties en une semaine depuis que la traversée a été organisée», a-t-il avancé.

Mardi 25 octobre  Le ministère russe des Affaires étrangères a pris des mesures de rétorsion contre les sanctions anti-russes de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe des 6 et 13 octobre. La Fédération de Russie a élargi la liste des représentants des Etats membres de l’UE interdits d’entrée sur son territoire. Sont notamment visés les représentants de l’industrie de l’armement qui sont impliqués dans la fourniture de produits à l’Ukraine.

Lundi 24 octobre Sergueï Lavrov a accusé les Occidentaux de ne pas avoir respecté l’intention de l’accord sur les céréales : «les pays les plus pauvres ne reçoivent qu’une petite partie des céréales ukrainiennes». Il a souligné que la Russie travaillerait plus activement avec le Secrétaire général de l’ONU pour que l’aide aux pays les plus pauvres «soit mise en œuvre». De son côté, l’Ukraine a riposté en accusant la Russie de retarder délibérément plus de 165 navires destinés au transport de céréales en prolongeant les inspections menées conformément à un accord conclu sur ces livraisons cruciales pour de nombreux pays d’Afrique et d’Asie. Lavrov : les Occidentaux n’ont pas respecté l’idée initiale de l’accord sur les céréales Dimanche 23 octobre

Le ministre russe de la défense Sergueï Choïgou a effectué une tournée téléphonique, joignant ses homologues français, turc, britannique et américain. Le général d’armée russe a fait part aux ministres de ses «préoccupations» face à la situation en Ukraine, qui se dirige selon lui, progressivement, vers une nouvelle escalade incontrôlée et facilitée par les Occidentaux. Choïgou a alerté d’une possible utilisation par Kiev d’une «bombe sale». Le ministère britannique de la défense a réfuté les propos russes, les qualifiant «d’allégations». Dmytro Kouleba, ministre ukrainien des Affaires étrangères, les a quant à lui qualifiés de «mensonges». «L’Ukraine est un membre engagé du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) : nous n’avons pas de « bombes sales »» a-t-il déclaré, avant d’ajouter: «les Russes accusent souvent les autres de ce qu’ils planifient eux-mêmes». «Je crois que désormais le monde doit réagir aussi durement que possible» a, de son côté, appelé le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

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Le 23 octobre, le ministère russe de la Défense a fait état d’un échange avec le ministère français dans un communiqué : «Le ministre de la Défense de la Russie, le général d’armée Sergueï Choïgou s’est entretenu par téléphone avec le ministre français de la Défense Sébastien Lecornu. Ils ont évoqué la situation en Ukraine, qui se dirige progressivement vers une nouvelle escalade incontrôlée. Le général d’armée Sergueï Choïgou a fait part à son homologue français de ses préoccupations quant aux éventuelles provocations de l’Ukraine et la possible utilisation d’une « bombe sale ».»

Samedi 22 octobre  Plus d’un million de foyers sont sans électricité en Ukraine à la suite de frappes russes sur des infrastructures énergétiques dans le pays, a annoncé ce 22 octobre un conseiller de la présidence ukrainienne Kyrylo Timochenko. «A ce jour, 672 000 abonnés ont été déconnectés dans la région de Khmelnytskyi, 188 400 dans la région de Mikolaïv, 102 000 dans la région de Volyn, 242 000 dans la région de Cherkasy, 174 790 dans la région de Rivne, 61 913 dans la région de Kirovograd et 10 500 dans celle d’Odessa», a-t-il détaillé sur les réseaux sociaux.

Selon l’opérateur Ukrenergo, de nouvelles frappes, attribuées à la Russie, ont visé des infrastructures énergétiques dans l’Ouest de l’Ukraine. D’après lui, les forces russes «ont procédé à une nouvelle attaque avec des missiles sur des installations énergétiques des principaux réseaux dans les régions occidentales de l’Ukraine». «L’étendue des dommages est comparable ou pourrait dépasser les conséquences de l’attaque des 10-12 octobre», a ajouté l’opérateur. Des restrictions d’énergie sont «appliquées de force» dans plusieurs régions, dont la capitale Kiev et sa région, a précisé Ukrenergo, promettant que ses spécialistes «prennent toutes les mesures  pour rétablir la fourniture d’électricité dès que possible dans les régions actuellement privées d’électricité».

Vendredi 21 octobre  Selon les autorités de la région de Kherson, les forces ukrainiennes seraient responsables de la mort de quatre personnes, dont des journalistes, suite au bombardement d’un pont utilisé pour évacuer les civils. Kiev a contesté cette version.

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Jeudi 20 octobre  L’Ukraine a limité la consommation en électricité de sa population et ses entreprises, notamment à Kiev, après plusieurs frappes russes ces derniers jours qui ont fortement endommagé ses infrastructures énergétiques. Dans la capitale ukrainienne Kiev, le maire Vitali Klischko a exhorté les entreprises, les magasins, les cafés et les restaurants à «économiser au maximum» leur consommation en électricité sur les éclairages et la publicité lumineuse. «Même de petites économies au sein de chaque ménage aidera à stabiliser le système énergétique du pays», a-t-il ajouté sur les réseaux sociaux. Dans plusieurs autres régions, les autorités locales ont également appelé les habitants à réduire drastiquement leur consommation en électricité, alors que la Russie a détruit 30% des centrales électriques ukrainiennes en une semaine, selon le président Volodymyr Zelensky.

«Après trois jours de discussions, les ambassadeurs de l’UE ont approuvé des mesures contre des entités fournissant des drones iraniens qui frappent l’Ukraine», a indiqué la présidence tchèque de l’UE sur Twitter.

Mercredi 19 octobre  Des restrictions à l’approvisionnement en électricité seront introduites dans toute l’Ukraine à partir du 20 octobre, a annoncé un conseiller de la présidence après plusieurs séries de frappes russes visant des infrastructures critiques. «Demain, le 20 octobre 2022, des restrictions pour l’approvisionnement en électricité seront introduites dans toute l’Ukraine», a annoncé sur Telegram Kyrylo Timochenko, appelant les Ukrainiens à «minimiser leur consommation», faute de quoi des «coupures temporaires» auront lieu.

Le prix Sakharov pour la liberté de pensée a été décerné ce 19 octobre par le Parlement européen au «courageux» peuple ukrainien. «Ce prix est dédié aux Ukrainiens qui se battent sur le terrain. A ceux qui ont été obligés de fuir. A ceux qui ont perdu des proches et des amis. A tous ceux qui résistent et se battent pour leurs convictions», a déclaré la présidente du Parlement européen Roberta Metsola, en annonçant dans l’hémicycle à Strasbourg ce choix qui a fait «consensus» parmi les groupes politiques parlementaires.

«Environ 5 millions d’habitants» des territoires de Lougansk, Donetsk, Kherson et Zaporojié – rattachés à la Fédération de Russie à l’issue de référendums contestés par Kiev et ses alliés occidentaux – se trouvent actuellement en Russie, a affirmé ce 19 octobre le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Nikolaï Patrouchev, cité par les agences de presse russes.

S’exprimant en visioconférence lors d’une réunion du Conseil de sécurité russe ce 19 octobre, le président russe Vladimir Poutine a annoncé l’instauration de la loi martiale dans les régions de Kherson et de Zaporojié, ainsi que dans les Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, dans le Donbass. Le Kremlin a ensuite publié un décret annonçant l’entrée en vigueur de cette loi martiale localisée à partir du 20 octobre à minuit.

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Selon des journalistes de l’AFP, plusieurs explosions ont été entendues dans le centre de Kiev ce 19 octobre, peu après le déclenchement de la sirène anti-aérienne.  D’après l’agence de presse française, la capitale ukrainienne a été attaquée à plusieurs reprises depuis le 17 octobre par des drones kamikazes russes, qui auraient fait plusieurs morts et visé notamment des infrastructures énergétiques.

L’armée de l’air ukrainienne a affirmé avoir détruit plus de 200 drones iraniens depuis la mi-septembre, alors que Téhéran a nié à plusieurs reprises ces derniers jours fournir des armes et des drones à la Russie. «Depuis le premier abattage d’un drone kamikaze Shahed 136 de fabrication iranienne […] le 13 septembre à Koupiansk, la défense aérienne de l’armée de l’air et d’autres composantes des Forces de défense ont détruit 223 drones de ce type», a-t-elle indiqué sur Telegram. Moscou avait fait savoir la veille que ses forces n’utilisaient que de la technologie russe.

L’armée russe s’apprête à évacuer la population de la ville de Kherson, face à une situation «tendue» où «l’ennemi n’abandonne pas ses tentatives d’attaques sur les positions des troupes russes», a annoncé le général Sergueï Sourovikine, récemment nommé à la tête des forces russes dans les territoires concernés par «l’opération militaire spéciale» en Ukraine.

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Mardi 18 octobre  Le Kremlin a assuré ce 18 octobre ne «pas avoir d’information» sur les accusations d’utilisation par son armée de drones de fabrication iranienne en Ukraine, Kiev accusant Moscou de s’en servir pour frapper des infrastructures d’approvisionnement en électricité et en eau. Interrogé sur le sujet en conférence de presse, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a répondu : «De la technologie russe est utilisée, avec des noms russes.» Il a renvoyé vers le ministère de la Défense pour toute question complémentaire.

Lundi 17 octobre Un échange de prisonnier d’ampleur a eu lieu entre la Russie et l’Ukraine.  «Nous avons libéré 108 femmes de captivité», a déclaré le conseiller à la présidence ukrainienne Andriï Iermak sur Telegram, qualifiant ce moment d’«émouvant». «Nous avons reçu 110 personnes, Kiev a  reçu 108 personnes. Deux femmes ont refusé d’aller en Ukraine et ont décidé de rester en Russie», a quant à lui indiqué Denis Pouchiline, Président de la République populaire de Donetsk. Parmi les citoyens russes libérés se trouvent 72 marins de navires civils détenus par Kiev depuis février 2022.

Le maire de Moscou Sergueï Sobianine a annoncé la fin de la mobilisation partielle dans la capitale russe. «Les objectifs de la mobilisation partielle fixés par le décret du président et l’instruction du ministère de la Défense, sont complètement atteints», a-t-il rapporté, ajoutant que les points de rassemblement des personnes appelées seraient fermés ce 17 octobre 2022 à 14h. Il a ensuite remercié les personnes appelées et leurs familles : «La mobilisation est devenue une grande épreuve pour des milliers de familles de Moscou dont les pères, les maris et les fils vont désormais servir dans l’armée régulière. Néanmoins, il a été possible de mettre en œuvre la mobilisation partielle en premier lieu grâce au sens du devoir, de la responsabilité et au patriotisme des Moscovites.»

Alors que les autorités ukrainiennes ont fait état de nouvelles frappes sur Kiev, le ministère russe de la Défense a rapporté ce 17 octobre : «Au cours des dernières 24 heures, les forces armées russes ont continué de lancer des frappes avec des armes de haute précision à longue portée basées dans les airs et en mer contre des installations de contrôle militaire et contre le système énergétique ukrainien. Toutes les cibles ont été atteintes.»

Les autorités ukrainiennes ont fait état de frappes, notamment sur Kiev. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a en particulier mentionné l’usage de «drones kamikazes» et accusé la Russie d’avoir frappé un immeuble résidentiel. Le Premier ministre ukrainien, Denys Chmygal, a souligné que les «infrastructures énergétiques» de l’Ukraine avaient été frappées à Kiev ainsi que dans les régions de Dnipropetrovsk (centre-est) et Soumy (nord-est). «Des centaines de localités sont sans électricité», a-t-il ajouté Moscou, qui souligne régulièrement ne cibler que les infrastructures militaires, n’a pas commenté pour l’heure. Le 10 octobre, la Russie avait fait état de «frappes massives» sur tout le territoire ukrainien (et sur Kiev). Les autorités russes avaient expliqué avoir ciblé les infrastructures énergétiques et de communication militaires, à la suite de l’attaque du pont de Crimée.

Dimanche 16 octobre  La chaîne Belarus-1 a affirmé que les forces de l’ordre biélorusses avaient empêché une série d’attentats dans le pays. Le vice-ministre biélorusse de l’Intérieur Guennady Kazakevitch a dénoncé à la télévision «l’initiative de Bypol», qui serait selon lui «un projet des services spéciaux occidentaux, généreusement financé».  Bypol a été créé à Varsovie en 2020 par un ancien fonctionnaire de police biélorusse, opposant au gouvernement Loukachenko ayant émigré en Pologne. Minsk accuse cette organisation de s’entraîner «sur le territoire polonais» et de bénéficier d’«une expérience du combat sur le territoire ukrainien».

«L’OTAN est déjà impliquée de facto dans ce conflit», a déclaré Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, avant d’ajouter que cela ne changeait «nullement les objectifs» de la Fédération de Russie.  «C’est beaucoup plus difficile pour nous», a-t-il commenté, en réponse à une question lors de son point presse. Avant d’ajouter : «[Les capacités de l’OTAN sont] une contrainte supplémentaire, mais nos ressources nous permettent de poursuivre l’opération dans ces conditions». Et Peskov de conclure : «Elle sera menée à son terme.»

Samedi 15 octobre Les premiers soldats russes du nouveau groupement militaire entre Moscou et Minsk sont arrivés au Bélarus, ont indiqué les autorités bélarusses, après l’annonce cette semaine de la création de cette force visant à défendre les frontières du pays. Minsk dément vouloir envoyer son armée combattre en Ukraine aux côtés des Russes, accusant Kiev de planifier une attaque à son encontre. De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé Moscou de vouloir «entraîner le Bélarus dans la guerre». 1

Une infrastructure énergétique dans la région de Kiev a été gravement endommagée et des calendriers de coupures de courant pourraient être mis en place, a déclaré la société [énergétique ukrainienne] Ukrenergo, citée par l’agence de presse Tass. «Un site d’infrastructure énergétique dans la région de Kiev a été gravement endommagé. Les spécialistes de la société énergétique nationale Ukrenergo travaillent déjà pour rétablir la fiabilité de l’approvisionnement en électricité à Kiev et dans la région centrale», selon la chaîne Telegram de la société. Le centre de régulation d’Ukrenergo prévient que des calendriers de coupures d’urgence peuvent être appliqués, ajoute le communiqué. «Les consommateurs sont invités à consommer l’électricité avec parcimonie, notamment de 17h à 23h», est-il précisé dans le message. Une alerte aérienne aurait été déclarée [ce 15 octobre] à Kiev et dans toutes les régions d’Ukraine, selon des informations. Alexeï Kouleba, chef de l’administration de la région de Kiev, a écrit sur son canal Telegram qu’une «frappe de missiles avait été effectuée, ciblant l’un des districts de la région de Kiev».

Vendredi 14 octobre Le président russe Vladimir Poutine a affirmé ce 14 octobre ne pas prévoir de nouvelles frappes «massives» en Ukraine, après celles du début de semaine lancées en représailles de la destruction partielle du pont de Crimée qu’il impute à Kiev. «Dans l’immédiat, il n’y a pas la nécessité de frappes massives. Actuellement, il y a d’autres objectifs. Pour l’instant. Après on verra», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse après un sommet régional au Kazakhstan, assurant qu’il n’avait pas pour but «de détruire l’Ukraine».

Interrogée par l’AFP, la représentante spéciale de l’ONU Pramila Patten a expliqué que les viols et agressions sexuelles attribués aux forces russes étaient «une stratégie militaire» et «une tactique délibérée pour déshumaniser les victimes». «Quand des femmes et des filles sont séquestrées pendant des jours et violées, quand vous commencez à violer des petits garçons et des hommes, quand on voit une série de cas de mutilations d’organes génitaux, quand vous entendez les témoignages de femmes évoquant des soldats russes équipés de viagra, c’est clairement une stratégie militaire. Et quand les victimes évoquent ce qui a été dit pendant les viols, il est clair que c’est une tactique délibérée pour déshumaniser les victimes», a-t-elle expliqué.

Jeudi 13 octobre Toute attaque nucléaire de la Russie contre l’Ukraine entraînera une réponse militaire des occidentaux «si puissante que l’armée russe sera anéantie», a affirmé le chef de la diplomatie de l’Union européenne Josep Borrell. «Poutine dit qu’il ne bluffe pas avec la menace nucléaire. Il doit alors comprendre que les pays qui soutiennent l’Ukraine, l’Union européenne et ses Etats membres, les États-Unis et l’OTAN, ne bluffent pas non plus. Toute attaque nucléaire contre l’Ukraine entraînera une réponse, pas une réponse nucléaire, mais une réponse militaire si puissante que l’armée russe sera anéantie», a-t-il déclaré précisément, devant le collège d’Europe à Bruges.

La Russie et l’Ukraine ont annoncé ce 13 octobre chacun de leur côté avoir procédé à un nouvel échange de 20 prisonniers de chaque camp. «Vingt militaires russes sont rentrés du territoire ukrainien contrôlé par Kiev», a fait savoir le ministère russe de la Défense, cité par les agences de presse du pays. «Tous les militaires libérés reçoivent l’assistance psychologique et médicale nécessaire», a indiqué le ministère. «Nouvel échange de prisonniers, nouveaux moments de joie. On a réussi a libéré 20 personnes», s’est pour sa part félicité sur Telegram le chef du cabinet de la présidence ukrainienne Andriï Iermak. Parmi ces 20 combattants figurent «14 soldats des forces armées ukrainiennes, 4 membres de la défense territoriale, un membre de la garde nationale et un membre des forces navales ukrainiennes», a précisé Andriï Iermak.

D’après le gouverneur de la région russe de Belgorod, Viatcheslav Gladkov, une frappe ukrainienne a visé un immeuble de la ville éponyme située à la frontière entre l’Ukraine et la Russie.

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Le réseau électrique ukrainien a été «stabilisé» après les frappes russes des derniers jours qui ont notamment visé des infrastructures énergétiques et qui avaient provoqué des coupures de courant, a indiqué l’opérateur ukrainien Ukrenergo. «Les spécialistes […] ont stabilisé l’approvisionnement en énergie dans toutes les régions d’Ukraine», a annoncé sur Facebook le directeur d’Ukrenergo, Volodymyr Kudrytsky.

Les forces russes se trouvent aux portes de Bakhmout après la capture de deux villages près de cette ville dans la région de Donetsk. Selon la chaîne Telegram des combattants de Donetsk, ils ont pris le contrôle des villages d’Opytné et d’Ivangrad, directement au sud de Bakhmout.

Mercredi 12 octobre Kiev a annoncé la reprise aux forces russes de cinq localités de la région méridionale de Kherson. «Les forces armées de l’Ukraine ont libéré cinq localités de plus dans le district de Beryslav de la région de Kherson : Novovasylivka, Novogrygorivka, Nova Kamianka, Tryfonivka, Chervoné», a indiqué la présidence ukrainienne. Moscou n’a pour le moment pas commenté cette information.

Mardi 11 octobre Le ministre russe des Affaires étrangères a affirmé qu’il existait des informations «convaincantes» selon lesquelles des militaires de carrière américains seraient sur le terrain en Ukraine, notamment pour aider à l’utilisation des systèmes d’armes.

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Après sa rencontre à Saint-Pétersbourg avec le président russe Vladimir Poutine, le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a réitéré son appel à mettre en place «une zone de protection» autour de la centrale nucléaire de Zaporojié. «Nous ne pouvons plus perdre de temps. Les enjeux sont élevés. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour prévenir un accident nucléaire» qui affecterait l’Ukraine et au-delà, a-t-il déclaré dans un communiqué de l’AIEA.  La situation «est de plus en plus dangereuse, précaire et difficile, avec des attaques militaires fréquentes qui menacent la sécurité nucléaire», a-t-il ajouté. Il a également expliqué avoir eu une «importante conversation» avec Vladimir Poutine.

Le président russe Vladimir Poutine s’est déclaré «ouvert à un dialogue» avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) concernant la centrale nucléaire de Zaporojié. «Nous allons volontiers parler de toutes les questions d’intérêt mutuel ou qui suscitent peut-être une préoccupation, par exemple, ce qui concerne la situation autour de la centrale nucléaire de Zaporojié», a déclaré Vladimir Poutine, en recevant le chef de l’AIEA Rafael Grossi à Saint-Pétersbourg. «En tout cas, nous sommes ouverts à ce dialogue», a-t-il souligné.

Le bureau du procureur général d’Ukraine a annoncé avoir exhumé les corps de 78 civils dans deux villes de la région de Donetsk. «Des sites de nombreuses sépultures ont été découverts dans les villes libérées de Sviatoguirsk et Lyman», a-t-il indiqué, faisant état de 34 corps exhumés à Sviatoguirsk et 44 à Lyman.

La Russie a annoncé avoir détruit de nouvelles infrastructures stratégiques ukrainiennes, ce qu’ont confirmé les gouverneurs de Dniepropetrovsk et de Lviv. Le gouvernement ukrainien a appelé ses citoyens à limiter leur consommation d’électricité.

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La présidence ukrainienne a annoncé avoir obtenu la libération de 32 soldats ukrainiens dans la cadre d’un échange avec la Russie, ainsi qu’avoir récupéré le corps d’un Israélien ayant combattu du côté de l’Ukraine. «Aujourd’hui, un nouvel échange de prisonniers a été réalisé, on a réussi à libérer 32 militaires et à récupérer le corps de l’Israélien Dmytro Fialka», a indiqué sur Telegram le chef du cabinet de la présidence ukrainienne, Andriï Iermak. Moscou n’a pour le moment pas confirmé cette affirmation.

Les dirigeants du G7 ont promis «de demander des comptes au président Vladimir Poutine» après les frappes russes de ces deux derniers jours menées en réponse à l’explosion survenue sur le pont de Crimée. «Nous condamnons ces attaques de la façon la plus véhémente possible et rappelons que les attaques aveugles contre des populations civiles innocentes constituent un crime de guerre», ont déclaré les dirigeants dans un communiqué, après une réunion d’urgence tenue en ligne avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

La création annoncée d’une force militaire commune entre Moscou et Minsk constitue «l’exemple le plus récent de la complicité» de la Biélorussie avec la Russie dans l’opération militaire en Ukraine, ont déclaré les pays du G7. «Nous réitérons notre appel aux autorités de Biélorussie à arrêter de permettre les forces armées russes d’utiliser» leur territoire pour soutenir l’opération militaire en Ukraine, ont ajouté les chefs d’Etat et de gouvernement du G7 après une réunion d’urgence tenue en ligne avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé Moscou de vouloir «entraîner la Biélorussie dans la guerre» et a réclamé auprès du G7 une mission d’observation internationale à la frontière entre l’Ukraine et la Biélorussie.  «La Russie tente d’entraîner directement la Biélorussie dans cette guerre», a-t-il dénoncé, selon le texte en anglais de son discours diffusé par la présidence ukrainienne.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé ses homologues du G7 à aider à la création d’un bouclier aérien en mesure d’arrêter les frappes russes qui s’abattent sur son pays et se sont multipliées depuis deux jours. «Je vous demande de renforcer l’effort général pour aider financièrement à la création d’un bouclier aérien pour l’Ukraine. Des millions de personnes seront reconnaissantes au G7 pour une telle assistance», a-t-il expliqué, lors d’une réunion virtuelle d’urgence des dirigeants des pays du G7, selon le texte en anglais de son discours diffusé par la présidence ukrainienne.

La Russie a désigné officiellement le géant américain Meta, maison-mère de Facebook et Instagram, comme organisation «terroriste et extrémiste». Meta a été classé parmi les organisations «terroristes et extrémistes» du service russe de surveillance financière, selon le site internet de cet organisme gouvernemental.

Selon le gouverneur de la région de Lviv, Maxime Kozitsky, des infrastructures énergétiques ont été touchées par des frappes dans l’ouest de l’Ukraine. D’après lui, il y a eu «trois explosions sur deux sites d’infrastructure de la région». De son côté, le maire de Lviv, Andriy Sadovy, a fait état d’une «frappe de missile sur une infrastructure critique» qui a provoqué une coupure d’électricité dans 30% de la ville.

La Biélorussie a assuré que la force militaire formée avec son allié russe est uniquement défensive, au moment où Minsk accuse Kiev de préparer une offensive. «Les objectifs du groupement régional sont purement défensifs. Et toutes les opérations, menées actuellement, visent à adopter une réaction adéquate aux actions menées près de notre frontière», a indiqué le ministre biélorusse de la Défense, Victor Khrenine, cité dans un communiqué de son ministère.

Les bombardements russes de plusieurs villes en Ukraine «pourraient avoir violé» le droit de la guerre, selon une représentante de l’ONU. «Cibler des attaques directement contre des civils et des infrastructures civiles, c’est-à-dire qui ne sont pas des objectifs militaires, est un crime de guerre», a souligné la porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, Ravina Shamdasani. «Nous sommes gravement préoccupés par le fait que certaines des attaques semblent avoir ciblé des infrastructures civiles essentielles. De nombreux biens civils, dont des dizaines de bâtiments résidentiels et d’infrastructures civiles vitales, parmi lesquels au moins 12 installations énergétiques, ont été endommagés ou détruits dans huit régions, ce qui indique que ces frappes pourraient avoir violé les principes sur la conduite des hostilités en vertu du droit international humanitaire», a-t-elle insisté.

Le constructeur automobile japonais Nissan va vendre tous ses actifs en Russie à l’Etat russe, a annoncé le gouvernement de la Fédération. «Les actifs russes de Nissan Manufacturing Rus deviendront la propriété de l’État», a indiqué le ministère de l’Industrie et du Commerce, précisant que l’opération comprenait l’usine Nissan à Saint-Pétersbourg, mise à l’arrêt en mars, et un centre de vente et de marketing à Moscou. «Le comité exécutif de Nissan a approuvé la vente de ses actifs russes à la Fédération de Russie», a ajouté le ministère.

Sur France Inter, la ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, a expliqué que la Biélorussie serait «bien avisée» de ne pas entrer en guerre après l’annonce de la veille du président Alexandre Loukachenko. «Il faut lancer un avertissement à ce pays. Tout soutien supplémentaire à la guerre que mène la Russie en Ukraine entraînerait des sanctions supplémentaires», a-t-elle ajouté. Elle a précisé que «la question sera[it] très certainement à l’agenda des discussions du G7» qui doit se réunir en urgence le 11 octobre en début d’après-midi par visioconférence.

Selon le président biélorusse Alexandre Loukachenko, l’Ukraine préparerait une attaque sur son territoire, sur le modèle de ce qu’il s’est passé en Crimée. Face à ces menaces, il a annoncé un déploiement de troupes commun avec la Russie.

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Lundi 10 octobre Dans une prise de parole à la mi-journée dans le cadre d’une réunion du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, le président Vladimir Poutine a spécifié que des «frappes massives» avaient eu lieu à l’aide d’«armes de haute précision». Il a précisé que des «sites énergétiques, de commandement et de communication de l’armée ukrainienne» avaient été visés. Le dirigeant russe a en outre promis des réponses «dures» et proportionnelles aux menaces posées à la sécurité de la Fédération de Russie. Il a notamment évoqué l’«acte terroriste» commis sur le pont de Crimée la veille, et attribué par les enquêteurs russes aux services secrets ukrainiens (SBU). Suivez en continu les dernières évolutions.

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Lors d’un entretien avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, Emmanuel Macron a fait part de son «extrême inquiétude» après la série de frappes sur l’Ukraine. «Il a réaffirmé son soutien plein et entier aux côtés du président Zelensky, et l’engagement de la France à accroître son soutien à l’Ukraine en réponse aux besoins formulés par Kiev, y compris en matière d’équipement militaire», a par ailleurs indiqué l’Elysée.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a demandé à Olaf Scholz et Emmanuel Macron une réponse «dure» à la Russie à la suite de frappes de missiles sur plusieurs villes ukrainiennes.  «Nous avons discuté du renforcement de notre défense aérienne, de la nécessité d’une réaction européenne et internationale dure, ainsi que d’une pression accrue sur la Russie», a affirmé le président ukrainien sur Twitter. Dans le même temps, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell s’est dit «profondément choqué» par les frappes.  Les réactions de certaines chancelleries occidentales tranchent avec leur silence lors de l’attaque visant le pont de Crimée dans laquelle trois personnes sont mortes. Vladimir Poutine avait dénoncé le 9 octobre un «acte terroriste» et accusé les services de renseignements ukrainiens d’en être les auteurs.

Ce 10 octobre au matin, les autorités ukrainiennes ont fait état de frappes sur la capitale ukrainienne Kiev, ainsi que sur de multiples villes du pays. Anton Gerashchenko, un conseiller du ministère ukrainien de l’Intérieur a notamment rapporté une frappe sur la rue Vladimirskaya à Kiev, où se trouvent les quartiers généraux des services secrets, le Service de sécurité d’Ukraine (SBU). Pour l’heure, la Russie n’a pas commenté.

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La veille, le président russe Vladimir Poutine avait accusé le SBU d’être coupable d’un «acte terroriste», à savoir l’explosion survenue sur le pont de Crimée.  Dans la matinée du 8 octobre, un incendie s’était déclaré sur le pont de Crimée, à la suite de l’explosion d’un camion. Au moins trois personnes sont mortes, selon les autorités russes, qui ont ouvert une enquête criminelle. «Il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un acte terroriste visant à détruire une infrastructure civile russe d’importance critique», a commenté le président russe. Il s’agirait des premières frappes sur Kiev depuis le 26 juin. «Ils essayent de  nous détruire tous, de nous effacer de la surface de la Terre», a réagi Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux, appelant les citoyens à rester dans les abris.

Dimanche 9 octobre  «Les auteurs, les exécutants et les commanditaires [de l’explosion sur le pont de Crimée] sont les services secrets ukrainiens», a déclaré ce 9 octobre Vladimir Poutine lors d’une réunion avec le chef du Comité d’enquête russe, rapportent plusieurs agences de presse russes. «Il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un acte terroriste visant à détruire une infrastructure civile russe d’importance critique», a ajouté le président russe. Le chef du Comité d’enquête russe, Alexandre Bastrykine, a abondé en ce sens lors de sa rencontre avec le chef de l’Etat russe, rapportant par ailleurs avoir «déjà tracé l’itinéraire du camion à l’origine de l’explosion». Selon celui-ci, le camion aurait transité via «la Bulgarie, la Géorgie, l’Arménie, l’Ossétie du Nord et région [russe] de Krasnodar». «Nous avons identifié les transporteurs, les personnes qui ont participé à la logistique du camion», a-t-il ajouté. Et de conclure: «avec l’aide des officiers du FSB, nous avons réussi à identifier des suspects».

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Samedi 8 octobre  «Le général d’armée Sergueï Sourovikine a été nommé commandant du groupement mixte de troupes dans la zone de l’opération militaire spéciale sur décision du ministre russe de la Défense», a déclaré ce 8 octobre aux journalistes le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov. Un propos relayé par l’agence de presse russe Tass. Commandant suprême de l’armée de l’air depuis 2017, le militaire est diplômé de l’Ecole supérieure de commandement interarmées d’Omsk, de l’Académie militaire Frounzé et de l’Académie d’état-major général, précise l’agence. Il a servi en Afghanistan, au Tadjikistan et en Tchétchénie. Depuis octobre 2013, il était commandant des troupes du district militaire de l’Est, et, depuis mars 2017, chef du groupement des forces russes en Syrie. En août, le président russe Vladimir Poutine avait attribué à Sergueï Sourovikine le grade de général d’armée.

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Le ministère russe de la Défense de la Fédération affirme dans un communiqué que «malgré la présence de représentants de l’AIEA sur le territoire de la centrale nucléaire de Zaporojié», l’armée ukrainienne poursuivrait «ses provocations pour créer la menace d’une catastrophe technologique». Le ministère indique qu’«au cours de la journée, la ville d’Energodar et le territoire adjacent à la centrale nucléaire ont été bombardés à deux reprises par les forces armées ukrainiennes à l’aide de systèmes de lance-roquettes multiples Grad». «Au total, 15 roquettes ont été tirées par les troupes ukrainiennes depuis la localité de Marganets sous leur contrôle, dans la région de Dniepropetrovsk», ajoute notamment la même source.

L’armée américaine ne pourra bientôt plus fournir à l’Ukraine les équipements de pointe qu’elle lui a donnés jusqu’ici, ses réserves arrivant à leurs limites notamment en termes de munitions, selon des responsables et des experts américains cités par l’AFP. Les Etats-Unis sont de loin les premiers donateurs d’armement à l’Ukraine, avec plus de 16,8 milliards d’assistance militaire à Kiev. Mais les stocks américains de certains équipements «atteignent les niveaux minimums nécessaires à la planification et la formation», et le réapprovisionnement pourrait prendre «plusieurs années», selon Mark Cancian, du Center for strategic and international studies. «Nous sommes en train de tirer des leçons» sur les besoins en munitions de l’armée américaine dans un conflit entre grandes puissances, qui sont «bien supérieurs» aux prévisions, selon un militaire américain cité par l’agence de presse sous le couvert de l’anonymat.

Vendredi 7 octobre Les combattants du bastion de Donetsk, dont la région a récemment rejoint la Fédération de Russie, ont annoncé la capture de trois villages près de la ville de Bakhmout : Otradivka, Vessela Dolyna et Zaïtsevé. L’armée russe avait annoncé la capture de Zaïtsévé, la veille, dans son bilan quotidien. 10h34 CET Au moins cinq civils ont été tués dans une frappe ukrainienne ayant touché un bus dans la région de Kherson, dont l’adhésion à la Russie a été récemment entérinée.  «Des combattants des forces armées ukrainiennes ont tiré sur un bus transportant des civils sur le pont Darievski […] ils se rendaient au travail», a indiqué sur Telegram un cadre de l’administration russe, Kirill Stremooussov, précisant qu’il y avait au moins cinq morts et cinq blessés. Il a diffusé la vidéo d’un bus bleu éventré de toutes parts et d’un autre véhicule endommagé dans une file d’attente d’automobiles. «Les équipes d’ambulance sont rapidement arrivées sur les lieux et ont fourni une assistance médicale d’urgence aux victimes», a-t-il ajouté.

Mercredi 5 octobre  Le président russe Vladimir Poutine a déclaré qu’il tablait sur une stabilisation de la situation militaire dans les territoires récemment rattachés à la Russie suite à des référendums, malgré le recul des troupes russes face aux forces de Kiev sur les fronts de Kharkov et de Kherson. Il a de surcroît exprimé son «profond respect» aux habitants des territoires qui ont rejoint la Fédération de Russie pour leur courage face aux privations.

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Les Etats membres de l’Union européenne se sont mis d’accord sur une nouvelle série de sanctions contre la Russie après le rattachement de quatre nouvelles régions à la Fédération de Russie. Comme l’a annoncé la présidence tchèque de l’UE, l’accord a été conclu au niveau des ambassadeurs des Vingt-Sept. Les noms et entités ciblés par ces nouvelles sanctions doivent être publiés jeudi au Journal officiel de l’UE, ont précisé des diplomates.

Vladimir Poutine a signé les décrets d’adhésion des Républiques de Donetsk et Lougansk, ainsi que des régions de Kherson et Zaporojié, à la Fédération de Russie. Les traités d’adhésion signés par le président russe à l’issue de référendums dans ces quatre régions avaient été ratifiés par les chambres hautes et basses du Parlement, ces derniers jours. L’adhésion des quatre régions russes est donc désormais inscrite dans la loi.

Mardi 4 octobre  Joe Biden et Volodymyr Zelensky se sont entretenus par téléphone. La Maison Blanche a annoncé un nouvel envoi américain d’équipements militaires à l’Ukraine, pour une valeur totale de 625 millions de dollars. Cet envoi comprendra en particulier de nouveaux Himars pour l’armée ukrainienne. Ces systèmes de lance-roquettes très précis et puissants ont joué un rôle important dans les récentes avancées militaires ukrainiennes.

Au lendemain du vote de la Douma d’Etat, le Conseil de la Fédération de Russie (chambre haute de l’Assemblée fédérale de Russie) a ratifié à l’unanimité l’adhésion des Républiques de Donetsk et de Lougansk, et des régions de Kherson et Zaporojié.

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Dimanche 2 octobre Les villes de Saint-Pétersbourg, Kazan, Rostov-sur-le-Don et Sébastopol ont organisé le 1er octobre des concerts célébrant l’adhésion à la Russie des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, ainsi que des régions de Kherson et de Zaporojié. LIRE AUSSI Des concerts organisés dans plusieurs villes russes pour célébrer les adhésions à la Fédération

L’état-major de la Défense territoriale de la République populaire de Donestk a fait valoir sur sa chaîne Telegram qu’«au cours des dernières 24 heures, de 8h le 1er octobre à 8h le 2 octobre, à la suite de bombardements par les forces armées ukrainiennes sur le territoire de la République populaire de Donetsk, sept personnes [avaient] été tuées et dix autres civils blessés».

Samedi 1 octobre Oleg Synegoubov, gouverneur (dans l’administration ukrainienne) de la région de Kharkov, a accusé des soldats russes d’avoir «attaqué ces civils qui tentaient d’échapper aux bombardements», près de Koupiansk. «Un convoi de voitures avec des civils abattus à bord a été découvert», a-t-il affirmé sur Telegram. Selon un décompte préliminaire qu’il a communiqué, «24 personnes dont une femme enceinte et 13 enfants» auraient été tuées. Les autorités russes n’ont pas commenté pour le moment ces allégations.

Le ministère russe de la Défense a déclaré que les «troupes alliées» s’étaient retirées de la ville de Krasny Liman (Lyman) devant des forces ukrainiennes disposant localement «d’une nette supériorité en forces et en moyens». LIRE AUSSI La Défense russe annonce un retrait de Krasny Liman «en raison d’une menace d’encerclement»

L’armée ukrainienne a affirmé avoir «encerclé» plusieurs milliers de soldats russes dans la ville de Lyman, un important nœud ferroviaire sous contrôle de Moscou. «Les forces russes sont encerclées à Lyman», a indiqué à la télévision ukrainienne un porte-parole de l’armée ukrainienne, Serguiï Tcherevatiï, cité par l’agence Interfax-Ukraine. Selon lui, «environ 5 000-5 500 Russes» étaient retranchés dans et autour de Lyman ces derniers jours. «Mais les derniers combats ont [depuis] réduit leurs effectifs», a-t-il ajouté à la télévision ukrainienne. Selon Serguiï Gaïdaï, le gouverneur mis en place par Kiev de la région voisine de Lougansk, les soldats russes présents «dans le chaudron» de Lyman «ont trois options: s’enfuir, mourir tous ensemble ou se rendre», a-t-il indiqué sur les réseaux sociaux.

Vendredi 30 septembre Le président russe Vladimir Poutine a signé des traités d’adhésion à la Fédération de Russie avec les dirigeants des Républiques populaires de Lougansk et Donetsk (dans le Donbass) et des régions de Zaporojié et Kherson, provoquant la condamnation des Occidentaux. Ces signatures faisaient suite à l’organisation de référendums d’adhésion à la Russie dans ces territoires, dont la légalité et la légitimité ont été contestées par Kiev et ses alliés, dans le contexte toujours prégnant du conflit en Ukraine.

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Selon des informations recueillies par RIA Novosti, au moins 23 personnes auraient été tuées lors d’une frappe des forces armées ukrainiennes sur une colonne de voitures qui attendaient de passer vers la partie de Zaporojié contrôlée par les forces russes. «Pour le moment, on a des informations selon lesquelles il y a 23 morts et 34 blessés parmi les civils de Zaporojié. […] Cela s’est passé sur le marché automobile sur l’autoroute d’Orekhovskoïé, d’où une colonne est formée pour quitter [la partie de] la région [contrôlée par Kiev]», a écrit sur sa chaîne Telegram, Vladimir Rogov, membre du conseil principal de l’administration militaire et civile de la région. S’exprimant sur ce tragique épisode, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a pour sa part attribué la frappe en question à ses ennemis : «Seuls des terroristes complets peuvent faire ça et ne devraient pas avoir leur place dans le monde civilisé. […] Racaille sanguinaire! Vous répondrez certainement pour chaque vie ukrainienne perdue !», a-t-il écrit le 29 septembre sur les réseaux sociaux.

Jeudi 29 septembre  La Finlande va fermer à compter du 29 septembre minuit (23h à Paris) ses frontières aux citoyens russes munis de visas de tourisme européen de l’espace Schengen, a annoncé le gouvernement.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a fait savoir qu’une «cérémonie de signature d’accords sur l’entrée des nouveaux territoires dans la Fédération de Russie» se tiendra à Moscou le 30 septembre en présence de Vladimir Poutine. LIRE AUSSI Le Kremlin annonce une cérémonie «de signature d’accords» à Moscou après les référendums d’adhésion

Le chef de la mission diplomatique de la République populaire de Lougansk à Moscou, Rodion Mirochnik, a fait savoir, cité par l’agence de presse RIA Novosti, qu’une «trentaine de personnes, dont des enfants, [avaient] été tuées lors du bombardement d’une colonne [de réfugiés]» par les forces ukrainiennes dans la région de Kharkov. «Maintenant, depuis que des combats ont commencé sur le territoire de la région de Kharkov, le nombre de personnes qui partent vers la région de Belgorod en Russie, ou traversent notre territoire a augmenté», a ajouté Rodion Mirochnik, sur la chaîne de télévision Rossia-24.

Mardi 27 septembre  Le Conseil de sécurité de l’ONU a évoqué les référendums sur l’adhésion à la Russie. Un message vidéo du président ukrainien Volodymyr Zelensky a été diffusé lors de la séance, avant que l’ambassadeur russe Vassili Nebenzya n’apporte un contrepoint. LIRE AUSSI Passe d’armes entre la Russie et l’Ukraine au Conseil de sécurité de l’ONU

Les commissions électorales supervisant les référendums d’adhésion à la Fédération de Russie dans les Républiques populaires de Donetsk et Lougansk et dans les territoires de Zaporojié et Kherson ont validé les résultats suivants : 99,23% en faveur de l’adhésion dans la République populaire de Donetsk, 98,42% dans la République populaire de Lougansk, 87,05% dans la région de Kherson, 93,11% dans la région de Zaporojié.

Lundi 26 septembre  Les Etats-Unis ont annoncé une nouvelle aide de 457,5 millions de dollars à l’Ukraine pour financer les forces de l’ordre, notamment la police, les garde-frontières et les policiers chargés d’enquêter sur les crimes de guerre dont Kiev accuse l’armée russe, notamment à Izioum. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov avait qualifiée ces accusations de «mensonge» le 19 septembre. Cette nouvelle aide américaine porte à 645 millions de dollars l’aide totale des Etats-Unis au financement de seules forces de l’ordre ukrainiennes. Elle s’ajoute aux milliards de dollars d’aide militaire que Washington a déjà débloqué pour Kiev.

Dimanche 25 septembre Après trois jours de vote, le taux de participation aux référendums d’adhésion à la Fédération de Russie s’élève à 76,09% dans la République populaire de Lougansk (LPR), 51,55% dans la région de Zaporojié, 48,91% dans la région de Kherson et plus de 50% dans la République populaire de Donetsk (DNR), selon les autorités locales. Le seuil de 50% signifie que le suffrage est déclaré valable selon les commissions électorales centrales. Il prendra fin le 27 septembre. Kiev et ses alliés occidentaux se refusent néanmoins à reconnaître la légitimité de ces scrutins.

Samedi 24 septembre  Le colonel général Mikhaïl Mizintsev a été nommé ce 24 septembre au poste de vice-ministre de la Défense chargé du soutien matériel et technique des forces armées russes, selon communiqué du ministère de la Défense. Il était auparavant chef du Centre national de commandement de la Défense de la Fédération de Russie. Le général d’armée Dmitri Boulgakov a été libéré de ses fonctions de vice-ministre russe de la Défense et va être transféré à un autre poste, selon la même source.

Vendredi 23 septembre De retour d’un déplacement de quelques jours en Ukraine, le procureur antiterroriste français Jean-François Ricard se dit «extrêmement décidé» à faire aboutir les sept enquêtes ouvertes en France depuis le lancement de l’opération militaire russe en Ukraine, pour des soupçons de crimes de guerre. «On est extrêmement décidé. On n’ouvre pas des enquêtes juste pour la forme […] pour des effets d’annonce. On ouvre des enquêtes pour établir in fine des responsabilités et qu’il y ait des procès, devant une juridiction française ou une autre», insiste Jean-François Ricard lors d’un entretien à l’AFP le 23 septembre au tribunal judiciaire de Paris.

Des enquêteurs de l’ONU ont déclaré que «sur la base des preuves recueillies par la Commission, celle-ci a conclu que des crimes de guerre ont été commis en Ukraine». Le président de la commission d’enquête, Erik Mose, a notamment mis en lumière les bombardements russes sur des zones civiles, de nombreuses exécutions, des actes de torture, des mauvais traitements ainsi que les violences sexuelles. Jeudi 22 septembre

Six personnes auraient été tuées par des frappes ukrainiennes sur un marché couvert du centre de Donetsk, selon le maire de la ville, Alexeï Koulemzine, cité ce 22 septembre par l’agence TASS. «Selon les informations qui nous parviennent, six personnes ont été tuées […]. Il y a eu également six blessés», a-t-il écrit sur sa chaîne Telegram.

Ce 22 septembre se tient une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies au niveau ministériel, sur le conflit en Ukraine, en présence notamment du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et de la ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna. LIRE AUSSI Le Conseil de sécurité de l’ONU tient une réunion ministérielle sur la situation en Ukraine

Les ministres des Affaires étrangères du G7 ont condamné «l’escalade de Moscou» concernant le conflit en Ukraine et promis de prendre de «nouvelles sanctions», suite à l’annonce d’une «mobilisation partielle» en Russie, dans un communiqué publié dans la nuit. Les ministres «ont déploré l’escalade délibérée de la Russie, y compris la mobilisation partielle de réservistes et la rhétorique nucléaire irresponsable», à l’issue d’une rencontre en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Le G7 devrait «prendre de nouvelles sanctions ciblées» et va «maintenir une pression économique et politique soutenue sur la Russie», selon le communiqué.

Le Haut représentant de l’UE pour la politique étrangère Josep Borrell a affirmé le 21 septembre que les 27 examinaient de nouvelles sanctions contre la Russie. Une déclaration faite à l’issue d’une réunion extraordinaire informelle des ministres des Affaires étrangères de l’UE à New York au cours de laquelle ils ont adopté une déclaration condamnant «avec force la dernière escalade de la Russie». «Nous allons continuer à augmenter notre aide militaire et étudier de nouvelles mesures restrictives» contre la Russie, a-t-il affirmé.

Mercredi 21 septembre  Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a fustigé ce qu’il considère être une «rhétorique nucléaire dangereuse» de la part de la Russie. «Ce n’est pas nouveau, il l’a déjà fait à de nombreuses reprises […] Nous resterons calmes et continuerons à soutenir l’Ukraine», a-t-il ajouté en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, à New York.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky ne «croit pas» à l’utilisation d’armes nucléaires par Moscou dans le conflit en Ukraine, a-t-il déclaré dans une interview à la chaîne allemande Bild TV. «Je ne crois pas que ces armes seront utilisées. Je ne crois pas que le monde laissera faire», a affirmé le chef de l’Etat ukrainien selon des extraits de cette interview retranscrits par Bild.

John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale, dans une interview avec la chaîne ABC, a dénoncé une «rhétorique irresponsable de la part d’une puissance nucléaire», concernant, selon lui, le possible recours à l’arme nucléaire de la Russie. Il a annoncé prendre «au sérieux» cette éventualité précisant toutefois : «Nous surveillons du mieux que nous pouvons leur posture stratégique de manière à pouvoir changer la nôtre si besoin. Rien ne dit actuellement que ce soit nécessaire.»

Lors de son briefing quotidien, le ministère russe de la Défense a accusé l’Ukraine d’avoir «continué à bombarder la ville d’Energodar et le territoire de la centrale nucléaire de Zaporojié». «A la suite de l’explosion d’un obus ukrainien de gros calibre, l’un des tuyaux du système d’eau du premier système de sécurité de la cinquième unité de production a été endommagé. De plus, dans la nuit du 20 septembre, l’artillerie ukrainienne a frappé une ligne électrique provenant de la cinquième unité de production de la centrale nucléaire, près de la ville d’Energodar», a-t-il ajouté. «La centrale nucléaire a été bombardée depuis des positions de tir des forces armées ukrainiennes près de la localité de Marganets. Des unités d’artillerie des forces armées ukrainiennes ont été détruites par un tir de riposte», a-t-il encore fait valoir, précisant que «la situation radiologique à la centrale nucléaire de Zaporojié rest[ait] normale».

La Chine appelé à un «cessez-le-feu à travers le dialogue» dans le conflit en Ukraine, et insisté sur la nécessité de respecter «l’intégrité territoriale de tous les pays». «La souveraineté et l’intégrité territoriale de tous les pays doivent être respectées, les objectifs et principes de la Charte des Nations unies doivent être suivis, les préoccupations sécuritaires légitimes de tous les pays doivent être prises en compte, et tous les efforts propices à une résolution pacifique des crises doivent être soutenus», a déclaré un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, lors d’une conférence de presse. «Nous appelons les parties concernées à mettre en place un cessez-le-feu à travers le dialogue et la consultation, et à trouver une solution qui règle les préoccupations sécuritaires légitimes de toutes les parties dès que possible», a-t-il ajouté. «La Chine appelle toutes les parties concernées à aplanir leurs différences convenablement par le dialogue et la consultation, et est prête à travailler avec la communauté internationale pour continuer à jouer un rôle constructif dans la désescalade de la situation», a-t-il conclu.

L’annonce d’une mobilisation partielle faite par Vladimir Poutine a suscité des commentaires goguenards de la part du Royaume-Uni et des Etats-Unis, qui y voient un «signe de faiblesse, de l’échec russe». Berlin s’inquiète d’une «escalade».

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Dans son adresse à la nation, le président Vladimir Poutine a annoncé une «mobilisation partielle» en Russie, à savoir la mobilisation des citoyens actuellement en «réserve» de l’armée de Russie. L’annonce concerne 300 000 réservistes.

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Les autorités ukrainiennes ont accusé la Russie d’avoir bombardé le site de la centrale de Zaporojié, tout en assurant que le taux de radiation dans cette installation ne dépassait pas la norme. «Les terroristes russes ont bombardé à nouveau la centrale nucléaire de Zaporojié pendant la nuit», a déclaré l’opérateur public des centrales nucléaires ukrainiennes, Energoatom, sur Telegram.  «Le taux de radiation sur le site de la centrale […] se trouve au niveau naturel» et les «rejets» radioactifs dans l’environnement «ne dépassent pas les normes autorisées», a de son côté ajouté la direction de la centrale de Zaporojié sur son Telegram.  Mardi 20 septembre

«L’idée même d’organiser des référendums dans des régions qui ont subi la guerre […] est la signature du cynisme», a déclaré Emmanuel Macron en marge de la 77e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Le chef de l’Etat a par ailleurs annoncé qu’il s’entretiendra «avec le président Poutine dans quelques jours sur la question nucléaire en particulier».

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Lundi 19 septembre  «C’est un mensonge. Nous allons bien sûr défendre la vérité dans cette affaire» : c’est en ces termes que le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a répondu à une question qui lui était posée sur les récentes accusations de Kiev, à propos de «crimes de guerre» attribués à l’armée russe dans le nord-est de l’Ukraine.

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Kiev a accusé ce 19 septembre la Russie d’avoir bombardé le site de la centrale nucléaire de Pivdennonooukraïnsk, dans le sud de l’Ukraine. Les autorités russes n’ont pas commenté pour le moment cette accusation.

Une frappe «punitive» ukrainienne sur Donetsk a tué 13 civils, dont deux enfants, a accusé Alexeï Kemzouline, le maire de la capitale de la République populaire de Donetsk. Le nombre de blessés reste indéterminé. «Neuf obus de calibre 155 mm ont été tirés depuis le village de Netaïlové», sur la place des commissaires de Bakou, où se tenait un marché, a-t-il précisé. La présidence ukrainienne a de son côté affirmé que «10 civils avaient été tués et 22 blessés» à la suite de frappes russes la veille, le 18 septembre.

Vendredi 16 septembre  L’UE est «profondément choquée» par la découverte – selon Kiev – de centaines de corps enterrés sommairement près d’Izioum, en Ukraine, et «condamne ces atrocités dans les termes les plus forts», a déclaré le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell. «La guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine a laissé une traînée de sang et de destruction. […] La Russie, ses dirigeants politiques et toutes les personnes impliquées dans les violations continues du droit international et du droit humanitaire international en Ukraine devront rendre des comptes», a-t-il estimé dans un communiqué. Les autorités russes n’ont pas commenté à ce jour les allégations ukrainiennes au sujet de ces corps qui auraient été enterrés sommairement.

Le président de la République populaire de Lougansk, Léonid Passetchnik, s’est exprimé concernant la mort du procureur général de la RPL. «Sergueï Gorenko, procureur général de la RPL, et son adjoint Ekatérina Steglenko sont décédés vendredi 16 septembre dans un attentat. L’explosion qui a eu lieu au siège du Parquet général de la République populaire de Lougansk a prouvé que le régime de Kiev avait franchi toutes les limites», a-t-il expliqué. «L’incident d’aujourd’hui confirme une fois de plus que l’Ukraine, sous le gouvernement au pouvoir aujourd’hui, se révèle être un Etat terroriste. Les organes de maintien de l’ordre recherchent les personnes impliquées dans ce crime», a-t-il ajouté.

Le procureur général de la RPL Sergey Gorenko est décédé des suites de blessures subies lors d’une explosion dans le bâtiment du bureau du procureur général à Lougansk. Le président du Comité d’enquête de la Fédération de Russie, Alexandre Bastrykine, a ordonné l’ouverture d’une enquête pénale sur la mort du procureur général et de son adjointe, Ekatérina Steglenko.

Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU souhaite envoyer «sous peu» une équipe à Izioum en Ukraine pour vérifier les allégations des autorités ukrainiennes évoquant une fosse commune et des exécutions. «Nos collègues en Ukraine, de la mission de surveillance des droits de l’homme en Ukraine, vérifient ces allégations et ils visent à organiser une visite à Izioum pour déterminer les circonstances de la mort de ces personnes» retrouvées dans cette ville, a indiqué Elizabeth Throssell, porte-parole du Haut-Commissariat, lors du briefing régulier de l’ONU à Genève.

Sur Telegram, Viatcheslav Gladkov, gouverneur de la région de Belgorod, a fait savoir que l’armée ukrainienne avait frappé la ville russe de Valouïki.  «A Valouïki, l’alimentation électrique des établissements sociaux et des immeubles d’habitation a été entièrement rétablie, à l’exception de la rue Chkolnaïa», a-t-il fait savoir, ajoutant : «Dans la matinée, l’examen des immeubles sur le territoire se poursuivra afin de déterminer l’ampleur des destructions. Comme toujours, nous aiderons les résidents dans la réparation de leurs maisons et de leurs moyens de transport personnels.»

L’Ukraine a affirmé avoir trouvé «450 tombes» à Izioum. «Quatre cent cinquante tombes» ont ainsi été découvertes, «ce n’est qu’un seul des sites d’enterrements massifs découverts près d’Izioum», a tweeté un conseiller de la présidence ukrainienne, Mykhaïlo Podoliak. Moscou n’a pour le moment pas commenté l’information.

Berlin a placé sous tutelle les activités allemandes du géant pétrolier russe Rosneft, qui gère de nombreuses raffineries en Allemagne. Les filiales de Rosneft en Allemagne, qui représentent 12% de la capacité de raffinage pétrolier du pays, sont placées sous «administration fiduciaire» forcée par l’agence nationale qui gère les réseaux d’énergie, a indiqué le ministère de l’Economie dans un communiqué. Avec cette mise sous tutelle «il s’agit de répondre aux risques qui pèsent sur la sécurité des approvisionnements» en énergie dans le pays, a précisé le ministère.

Le Trésor américain a annoncé une nouvelle salve de sanctions contre des entreprises du secteur des technologies ou encore plusieurs responsables russes. «Les Etats-Unis continueront à prendre des mesures fortes afin que la Russie rende des comptes pour ses crimes de guerre, les atrocités et son agression», a fait savoir Janet Yellen, secrétaire au Trésor, dans un communiqué. Sont, entre autres, concernés 22 responsables et entités qui sont désormais placés sur la liste noire américaine dont Vladimir Komlev, qui dirige le système de paiement Mir. 31 entreprises présentent notamment dans le secteur spatial russe, comme la construction de satellites, mais aussi dans les technologies de pointe, comme celles impliquées dans la fabrication de semi-conducteurs ou l’informatique quantique, sont également visées par ces nouvelles sanctions.

Jeudi 15 septembre  Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé, le soir du 15 septembre, qu’une «fosse commune» avait été découverte à Izioum, ville reprise par l’armée ukrainienne il y a quelque jours dans le cadre de sa contre-offensive dans la région de Kharkov. «Nous voulons que le monde sache ce que l’occupation russe a provoqué», a déclaré le chef d’Etat sans donner de détails. Selon lui, une enquête a commencé. Les autorités russes n’ont pas encore réagi à ces allégations.

Lors de son briefing, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré : «Nous avons maintes fois déclaré que les livraisons d’armes occidentales à l’Ukraine conduisaient à la prolongation des hostilités, faisant de nouvelles victimes parmi les civils. Qui plus est, elles rapprochent la situation de la ligne dangereuse d’un affrontement militaire direct entre la Russie et les pays de l’OTAN. Une fois de plus, nous voudrions souligner que les Etats-Unis et leurs alliés, qui fournissent des armes au régime de Kiev, se font en fait complices de ses crimes de guerre. Si Washington décide de fournir à Kiev des missiles à plus longue portée, il franchira la ligne rouge et deviendra partie prenante du conflit.»

Par la voie de leurs porte-parole, la présidence et le ministère des Affaires étrangères russes ont critiqué le «pacte de sécurité de Kiev» qui promeut un partenariat de défense immédiat pour l’Ukraine, et évoque une future adhésion du pays à L’OTAN.

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Mardi 13 septembre Lors d’une conversation téléphonique entre le président russe Vladimir Poutine et le chancelier fédéral allemand Olaf Scholz, «l’attention principale a été accordée à la situation autour de l’Ukraine dans le contexte de l’opération militaire spéciale menée par la Russie», rapporte le Kremlin. Selon la présidence russe, Vladimir Poutine a en particulier attiré l’attention du chef de gouvernement allemand «sur les violations flagrantes du droit international humanitaire commises par l’Ukraine et sur le bombardement continu des villes du Donbass à la suite duquel des civils sont tués et des infrastructures civiles sont délibérément endommagées». Selon un communiqué de la chancellerie allemande, Olaf Scholz a quant à lui «insisté auprès du président russe pour qu’une solution diplomatique soit trouvée le plus rapidement possible, basée sur un cessez-le-feu, un retrait complet des troupes russes et le respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Ukraine». D’après la même source, le chancelier a «souligné que d’éventuelles nouvelles mesures d’annexion russes ne resteraient pas sans réponse et ne seraient en aucun cas reconnues».

Le chef de la diplomatie de l’Union européenne Josep Borrell va proposer aux Etats membres d’accorder un nouveau financement pour la fourniture d’armements à l’Ukraine, a-t-il annoncé au Parlement européen. «Je vais proposer prochainement aux Etats membres l’octroi d’une sixième tranche d’aide de la Facilité européenne pour la paix pour poursuivre l’aide militaire à l’Ukraine», a déclaré ce 13 septembre Josep Borrell aux élus européens réunis à Strasbourg, sans préciser de montant. Les pays de l’UE ont déjà alloué 2,5 milliards d’euros de cette Facilité en 5 tranches de 500 millions d’euros et la proposition devrait porter également sur un montant de 500 millions, selon ses services.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a fait savoir que «selon les informations reçues» des habitants de la région de Kharkov étaient la cible «d’actions punitives» de la part des Ukrainiens. «Des gens sont torturés, maltraités. Evidemment c’est scandaleux. L’opération militaire spéciale se poursuivra», a-t-il ajouté.

Dans son briefing, le ministère russe de la Défense a annoncé que «les Forces aérospatiales russes, les troupes de missiles et l’artillerie effectu[ai]ent de lourdes frappes sur les unités des Forces armées ukrainiennes dans tous les secteurs d’opération».

Lundi 12 septembre  La Russie a fait savoir ce 12 septembre par le biais de son ministère de la Défense avoir frappé les troupes ukrainiennes dans les villes de Koupiansk et Izioum, dans la région de Kharkov, à l’est du pays — zone qui est confrontée ces derniers jours à une contre-offensive ukrainienne. «Des personnels et du matériel militaire de la formation nationaliste ukrainienne Kraken, de la 113e brigade de défense territoriale et de la 93e brigade mécanisée ont subi des frappes dans les localités de Koupiansk et d’Izioum», a ainsi annoncé le ministère dans un communiqué, évaluant les pertes adverses à 250 militaires — un chiffre que n’a pas commenté Kiev. La Défense russe a également fait état de bombardements près des localités de Kostromka et Belogorka, dans la région de Kherson, dans le sud du pays, où les autorités ukrainiennes ont également revendiqué des succès. LIRE AUSSI Izioum : l’armée russe frappe les forces ukrainiennes, engagées dans une contre-offensive

L’intervention militaire russe en Ukraine va continuer «jusqu’à ce que les objectifs soient atteints», a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. Il a par ailleurs estimé qu’il n’y avait actuellement «pas de perspective de négociations» entre Moscou et Kiev. Ces derniers jours, les forces de Moscou ont cédé du terrain à celles de Kiev dans la région de Kharkov (à l’est de l’Ukraine) et repoussé les attaques dans celle de Kherson (sud du pays).

Des coupures de courant ont touché le 11 septembre de larges territoires dans l’est de l’Ukraine notamment «dans les régions de Kharkiv et de Donetsk, une partielle dans les régions de Zaporijjia, Dnipropetrovsk et Soumy», selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a accusé les «terroristes russes». «Aucune installation militaire [n’a été touchée]», a-t-il ajouté, précisant que le but est selon lui «de priver les gens de lumière et de chauffage». Les autorités des régions de Soumy, Dnipropetrovsk et Poltava ont ensuite rapidement annoncé que le courant avait été rétabli intégralement. La Russie, qui affirme depuis le début de son offensive militaire qu’elle vise uniquement les infrastructures militaires et non civiles, n’a pas réagi à ces accusations.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que son armée avait repris aux forces russes la ville stratégique d’Izioum, dans l’est de l’Ukraine, où Kiev mène une contre-offensive. Dans son allocution quotidienne au 200e jour du conflit, Volodymyr Zelensky a remercié les militaires ukrainiens qui ont selon lui «libéré des centaines de nos villes et villages […] dont les plus récents sont Balakliïa, Izioum et Koupiansk». Moscou, qui avait annoncé deux jours auparavant un «regroupement» de troupes situées dans la région de Kharkov, afin «d’intensifier les efforts dans la direction de Donetsk», n’a pas réagi à cette information.

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Dimanche 11 septembre  Le président russe Vladimir Poutine a mis en garde dimanche son homologue français Emmanuel Macron contre des «conséquences catastrophiques» des attaques contre la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojié, la plus grande d’Europe et sous contrôle des forces russes, d’après un compte-rendu du Kremlin. Lors d’un entretien téléphonique avec Emmanuel Macron, Vladimir Poutine a attiré l’attention sur des «attaques régulières ukrainiennes contre les sites de la centrale de Zaporojié, y compris le dépôt des déchets radioactifs, ce qui pourrait aboutir à des conséquences catastrophiques». Samedi 10 septembre 19h48 CET Le ministère russe de la Défense a annonce, ce 10 septembre, que «pour atteindre les objectifs annoncés de l’opération militaire spéciale visant à libérer le Donbass, la décision a été prise de faire le regroupement des troupes qui sont positionnées dans les régions de Balaklea et d’Izioum [dans la région plus vaste de Kharkov, dans l’est de l’Ukraine] afin d’intensifier les efforts dans la direction de Donetsk». Partant, selon la même source, «une opération a été menée en trois jours visant à organiser le redéploiement du groupe des troupes des régions d’Izioum et de Balakleya vers le territoire de la République populaire de Donetsk» – une des deux républiques du Donbass, dont la Russie a reconnu l’indépendance vis-à-vis de l’Ukraine en février dernier, juste avant le lancement de son «opération militaire spéciale».

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Vitaly Gantchev, chef de l’administration civilo-militaire russe de la région de Kharkov, a recommandé à tous les habitants de la région d’évacuer pour sauver leurs vies, rapporte l’agence Tass. Selon lui, des représentants de l’administration travaillent dans les centres d’hébergement temporaire et ils sont prêts à fournir aux réfugiés de la nourriture, un hébergement chauffé, des médicaments

L’armée ukrainienne revendique une importante percée de «plusieurs dizaines de kilomètres» dans la région de Kharkov après une contre-offensive débutée quelques jours plus tôt dans cette zone du front.  «Nos soldats avancent sur les lignes de front dans le sud dans plusieurs zones allant de deux à plusieurs dizaines de kilomètres», a déclaré la porte-parole du commandement militaire du sud de l’Ukraine, Natalia Goumeniouk. Dans l’est, l’Ukraine affirme avoir repris le contrôle de la ville de Koupiansk, qui se trouve sur des routes d’approvisionnement de l’armée russe. La plus grande ville dont Kiev revendique la reprise jusqu’à présent est celle de Balaklia, dont la population avant le lancement de l’opération russe était estimée à 30 000 habitants. «La ville de Balaklia, région de Kharkov, est libérée par les troupes ukrainiennes ! […] Le drapeau ukrainien a été hissé dans le centre-ville», a déclaré sur Twitter le ministère de la Défense Ukrainien, vidéo à l’appui.

La Défense russe revendique des frappes «contre l’état-major de la 5e brigade de la garde nationale ukrainienne, ainsi que sur des sites temporaires de stationnement des unités appartenant à la 92e brigade mécanisée et à la formation nationaliste Kraken aux environs des localités de Balaklia et de Tchougouïev [région de Kharkov]». Le ministère dit aussi avoir visé «le poste de commandement de la 54e brigade mécanisée aux environs de la localité de Raï-Aleksandrovka dans la République populaire de Donetsk». Ces frappes auraient éliminé jusqu’à «300 militaires ukrainiens et 15 véhicules militaires».

Vendredi 9 septembre  Le chef d’Etat russe Volodymyr Zelensky a affirmé le 9 septembre que «les forces armées ukrainiennes [avaient] libéré et pris le contrôle de plus de 30 localités» dans la région de Kharkov.

Les 27 ministres des Finances de l’Union européenne ont donné ce 9 septembre leur feu vert à une nouvelle aide de cinq milliards d’euros à l’Ukraine sous forme de prêt, afin de l’aider face aux conséquences du conflit.

La Russie accuse les pays européens d’accaparer la majorité des céréales exportées d’Ukraine. Vladimir Poutine prévoit de parler avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan de l’accord conclu le 22 juillet à Istanbul, qui réglemente l’exportation de céréales d’Ukraine et doit ou non être reconduit après quatre mois. La rencontre est prévue le 15 septembre à Samarcande, en Ouzbékistan, en marge d’un sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai. « Nous estimons qu’il est juste d’augmenter l’approvisionnement des pays les plus pauvres », a répété le 9 septembre Vladimir Poutine, soutenant que les exportations ukrainiennes allaient majoritairement vers l’Europe et non pas vers les pays pauvres, ce que nie Kiev.

16h43 CET L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a fait état ce 9 septembre d’une «coupure totale de courant» dans la ville sous contrôle russe d’Energodar en Ukraine, où est située la centrale nucléaire de Zaporojié, une situation qui «compromet la sécurité des opérations». «C’est totalement inacceptable. Cela ne peut pas continuer», a déclaré dans un communiqué le directeur général, Rafael Grossi, appelant à «cesser immédiatement les bombardements dans la zone». Depuis plusieurs semaines, Kiev et Moscou s’accusent réciproquement de bombardements sur le site de la centrale de Zaporojié, contrôlé par les Russes. 16h22 CET Kiev a affirmé le 8 septembre que ses troupes avaient repris plusieurs localités dans la région de Kharkov et progressé dans le sud du pays. Le représentant de la Russie à l’ONU a néanmoins démenti tout changement significatif sur le champ de bataille, affirmant qu’il ne s’agissait pas d’une «percée». LIRE AUSSI Contre-offensive ukrainienne : «Il ne s’agit pas d’une percée», selon le représentant russe à l’ONU 12h08 CET L’ONU a indiqué ce 9 septembre avoir documenté plus de quatre cents détentions arbitraires et disparitions forcées par les forces russes en Ukraine ainsi que 51 arrestations arbitraires par les forces ukrainiennes.

Lundi 5 septembre  En déplacement dans le Kamchatka, Vladimir Poutine a rendu hommage aux habitants et aux militaires du Donbass. «J’admire leur courage», a déclaré le chef de l’Etat russe : «notamment [le courage] de ceux qui combattent pour leur patrie en première ligne». «Ce ne sont pas des militaires professionnels. Et ils combattent mieux que les militaires professionnels», a-t-il ajouté. Le Président russe estime que la «tragédie» qui se déroule actuellement dans le Donbass est la conséquence du changement de régime à Kiev en 2014, suivi de deux grandes opérations militaires menées contre les régions autoproclamées. «Toutes nos tentatives de résolution pacifique du problème ont échoué à cause de la position du régime de Kiev» a répété Vladimir Poutine, avant de conclure: «Notre devoir est d’aider ces populations».  « Pour nous, l’Ukraine, c’est l’Ukraine tout entière. Toutes les 25 régions, sans aucune concession ni compromis », estimait quant à lui le Président ukrainien Volodymyr Zelensky le 24 juillet 2022.

La Commission européenne et l’Ukraine ont signé lundi un accord sur une aide de 500 millions d’euros qui sera consacrée au logement et à l’éducation des personnes déplacées ainsi qu’à l’agriculture de ce pays en guerre. Ce financement, annoncé par l’exécutif européen en marge d’une réunion du Conseil d’association UE-Ukraine auquel participe le Premier ministre Denys Chmygal, entre dans le cadre d’engagements pris au printemps.

Samedi 3 septembre  La centrale nucléaire de Zaporojié a «de nouveau perdu la connexion» au réseau électrique, a annoncé ce 3 septembre dans un communiqué l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dont des experts se trouvent sur place. Cet incident, qui s’était déjà produit le 25 août, est survenu «après de nouveaux bombardements dans la zone», selon les informations fournies par les autorités ukrainiennes à l’instance onusienne. Le site continue cependant à fonctionner «grâce à une ligne de secours», précise l’AIEA. Moscou et Kiev s’accusent réciproquement, depuis plusieurs semaines, de frappes sur le site de la centrale nucléaire. En outre, le 2 septembre, l’Ukraine a déclaré avoir frappé une base russe à Energodar, ville où se trouve la centrale sous contrôle russe.

14h47 CET Selon la défense russe, «le régime de Kiev a de nouveau essayé de s’emparer de la centrale» de Zaporojié. Dans un extrait de son briefing du 3 septembre, le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense, a fait état d’une nouvelle tentative de l’Ukraine de s’emparer de la centrale nucléaire de Zaporojié. Selon Moscou, les forces ukrainiennes avaient déjà tenté de s’emparer du site le 1er septembre, alors même que l’AIEA dépêchait une mission ce jour-là. Cette centrale se trouve sous contrôle russe en Ukraine, depuis les premiers jours de l’offensive russe lancée fin février. Depuis plusieurs semaines, Kiev et Moscou s’accusent réciproquement de frappes sur le site.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a proposé à son homologue russe Vladimir Poutine la médiation de la Turquie pour aider à résoudre la crise autour de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojié, dont la Russie a pris possession dans les premiers jours de son offensive en Ukraine. Lors d’un entretien téléphonique entre les deux hommes, «le président Erdogan a déclaré que la Turquie peut jouer un rôle de facilitation sur la centrale nucléaire de Zaporojié, comme elle l’a fait pour l’accord sur les céréales», a fait savoir la présidence turque dans un communiqué.

Vendredi 2 septembre  Au lendemain d’une visite d’une mission de l’Agence internationale de l’énergie atomique à la centrale nucléaire de Zaporojié, l’Ukraine a affirmé ce 2 septembre avoir frappé une base russe à Energodar, ville où se trouve la centrale, sous contrôle de l’armée russe. «Dans les localités de Kherson et d’Energodar, des frappes précises de nos troupes ont détruit trois systèmes d’artillerie de l’ennemi, ainsi qu’un dépôt de munitions», a déclaré l’armée ukrainienne dans son rapport du soir. Les autorités russes n’ont pas commenté pour le moment ces déclarations. Moscou et Kiev s’accusent réciproquement depuis plusieurs semaines de bombardements sur le site de la centrale de Zaporojié.

Jeudi 1 septembre  La Défense russe a dressé un bilan des pertes ukrainienne des dernières 24 heures. Selon un communiqué publié le premier septembre, «l’ennemi a perdu 31 chars, 22 véhicules de combat d’infanterie, 18 autres véhicules blindés de combat, 8 camionnettes équipées des mitrailleuses de gros calibre, 17 véhicules spéciaux et plus de 350 soldats». Le texte annonce par ailleurs que plus de «100 nationaliste» et «15 pièces de matériel militaire» ont été «détruits» par des frappes dans la zone de Tchassov Iar (région de Donetsk).  «Au total, depuis le début de l’opération militaire spéciale, 280 avions, 151 hélicoptères, 1 852 véhicules aériens sans pilote, 371 systèmes de missiles antiaériens, 4 663 chars et autres véhicules blindés de combat, 822 véhicules lance-fusées, 3 363 canons d’artillerie de campagne et mortiers, ainsi que 5192 véhicules militaires spéciaux ont été détruits», énumère la Défense.

Le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a déclaré avoir «vu ce qu’il avait besoin de voir» lors d’une inspection ce 1er septembre à la centrale nucléaire de Zaporojié sous contrôle russe en Ukraine, régulièrement bombardée depuis des semaines (les deux parties s’accusant réciproquement de ces frappes). «Nous avons pu, pendant ces quelques heures, rassembler beaucoup d’informations. J’ai vu les principales choses que j’avais besoin de voir», a déclaré Rafael Grossi aux médias russes qui accompagnaient la délégation d’experts de l’AIEA.

Le chef d’Etat français a prôné la poursuite du dialogue avec Moscou, estimant qu’il fallait «assumer de pouvoir toujours continuer à parler à tout le monde», surtout ceux avec qui l’on n’est «pas d’accord». LIRE AUSSI Conflit en Ukraine : Emmanuel Macron «assume» la poursuite du dialogue avec la Russie 09h00 CET Dans un communiqué publié ce 1er septembre, le ministère russe de la Défense a fait état d’une tentative de prise par les troupes ukrainiennes de la centrale nucléaire de Zaporojié – actuellement contrôlée par les forces russes – alors même que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a entamé une visite sur le site. Moscou s’est néanmoins dit prêt à assurer la sécurité de cette visite. «Aujourd’hui, vers 6h00, heure de Moscou, des troupes ukrainiennes avec deux groupes de commandos d’un effectif [comprenant] jusqu’à 60 hommes dans sept embarcations ont débarqué sur le rivage du réservoir de Kakhovka, à trois kilomètres au nord-est de la centrale nucléaire de Zaporojié, et ont tenté de s’emparer de la centrale», rapporte ainsi la Défense russe. LIRE AUSSI Centrale de Zaporojié : Moscou évoque l’offensive d’un commando ukrainien, l’AIEA arrivée sur place Mercredi 31 août

Le ministère russe de la Défense a dénoncé le «régime de Kiev» qui «continue de frapper délibérément des infrastructures civiles dans les Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, et dans d’autres lieux libérés des nationalistes au cours de l’opération militaire spéciale». «Des écoles, des hôpitaux, des jardins d’enfants et des immeubles résidentiels subissent des bombardements […] De telles actions constituent un crime de guerre et la communauté internationale doit prendre des mesures immédiates pour empêcher le régime de Kiev de bombarder des écoles et pour éviter la mort d’enfants», a-t-il ajouté. «La partie russe met en œuvre un ensemble de mesures nécessaires afin de protéger ces établissements d’enseignement de toute menace», a-t-il conclu.

Le ministère russe de la Défense a fait état ce 30 août de nouvelles «provocations» du «régime de Kiev […] visant à perturber le travail de la mission de l’AIEA et à créer une menace de catastrophe technologique à la centrale nucléaire de Zaporojié». «Lors du bombardement de la centrale par l’artillerie ukrainienne, un obus a touché le bâtiment du complexe de recyclage de déchets radioactifs solides. Les bombardements de la centrale nucléaire de Zaporojié ont été menés à partir de positions de tir des forces armées ukrainiennes se trouvant près de la localité de Nikopol, sur la rive opposée du réservoir de Kakhovka. L’unité d’artillerie de l’ennemi a été détruite par un tir de riposte. La situation radiologique à la centrale nucléaire de Zaporojié reste normale. Le personnel surveille l’état technique de la centrale et assure son fonctionnement continu», a précisé le ministère. De leur côté, les autorités ukrainiennes ont accusé la Russie d’avoir bombardé la ville où se trouve la centrale. «L’armée russe bombarde Energodar», a déclaré sur Telegram Ievguen Ievtouchenko, chef de l’administration de Nikopol, située en face d’Energodar, de l’autre côté du fleuve Dniepr. «La situation avec ces provocations est dangereuse», a-t-il ajouté.  Dmytro Orlov, maire pro-Kiev d’Energodar, actuellement exilé, a de son côté publié sur Telegram des images du conseil municipal ce cette ville à la façade endommagée. Ce bâtiment se trouve à plusieurs kilomètres du site de la centrale nucléaire.

Lundi 29 août  Le Comité d’enquête russe a annoncé sur Telegram la mort d’Alexeï Kovalev, qui était chef adjoint de l’administration militaire et civile de la région de Kherson en charge des questions agricoles. Il est mort «après avoir été blessé par balles». «L’attaque a été menée à son domicile, le 28 août. Une jeune femme qui vivait avec le défunt a également été victime des malfaiteurs», a-t-il ajouté.

Dans un communiqué de presse, le ministère russe de la Défense a fait savoir : «Ce 29 août, sur l’ordre direct de Vladimir Zelensky, les forces ukrainiennes ont tenté une offensive dans les régions de Nikolaïev et de Kherson dans trois directions. A la suite de la défense active des troupes russes, les unités des forces armées ukrainiennes ont subi de lourdes pertes.» D’après la même source, «au cours des combats, 26 chars ukrainiens, 23 véhicules de combat d’infanterie, neuf autres véhicules de combat blindés ont été détruits, deux avions d’assaut Su-25 ont été abattus». Le ministère a fait état de la perte de «560 militaires» côté ukrainien.

D’après les autorités de la région dans laquelle se trouve la centrale nucléaire de Zaporojié, une frappe ukrainienne a percé le toit du bâtiment spécial de la centrale contenant combustible nucléaire. 1

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réclamé des sanctions contre le groupe russe Rosatom pour son «chantage aux radiations» à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojié. «Ce n’est pas normal qu’il n’y ait toujours pas de sanctions contre Rosatom pour ce chantage aux radiations à la centrale nucléaire de Zaporojié», a-t-il déclaré lors d’une intervention vidéo dans le cadre d’une conférence sur l’énergie à Stavanger (Norvège).

Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a l’intention de laisser plusieurs personnes à la centrale nucléaire de Zaporojié en permanence, a déclaré  à RIA Novosti le représentant permanent de la Fédération de Russie auprès des organisations internationales à Vienne, Mikhaïl Oulianov. «Comme nous le comprenons, l’intention du directeur général est de laisser plusieurs personnes à la station en permanence», a-t-il expliqué auprès de l’agence de presse.

Le Kremlin a appelé la communauté internationale à faire «pression» sur les forces ukrainiennes pour réduire la tension autour de la centrale nucléaire de Zaporojié, que Moscou et Kiev s’accusent mutuellement de bombarder. «Tous les pays ont l’obligation de faire pression sur la partie ukrainienne pour qu’elle cesse de mettre en danger le continent européen en bombardant la centrale nucléaire de Zaporojié et les zones adjacentes», a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a annoncé être en route vers la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojié, cible ces dernières semaines de frappes faisant craindre le risque d’un accident majeur. «Le jour est venu, la mission de l’AIEA vers Zaporojié est désormais en route. Nous devons protéger la sécurité de l’Ukraine et de la plus grande centrale d’Europe», a écrit Rafael Grossi sur Twitter, précisant que la mission arriverait sur place «plus tard cette semaine».

Dimanche 28 août  Un drone-kamikaze ukrainien a été abattu au-dessus du territoire de la centrale nucléaire de Zaporojié, selon le service de presse de l’administration d’Energodar qui s’exprimait auprès de l’agence RIA Novosti. «Les militaires des forces armées russes ont abattu un drone-kamikaze de l’armée ukrainienne alors qu’il prenait pour cible le stock de combustible nucléaire irradié, à en juger par la trajectoire du vol […]», a indiqué l’interlocuteur de l’agence, précisant que le drone abattu s’était écrasé sur le toit du bâtiment spécial de la centrale nucléaire. Aucune infrastructure n’a été endommagée et personne n’a été blessé, selon la même source.

La diplomatie russe estime que l’inspection de l’AIEA à la centrale nucléaire de Zaporojié aura lieu, indépendamment de «l’influence destructrice de Kiev», a déclaré ce 28 août la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, sur la chaîne de télévision Rossia-1. Elle a par ailleurs accusé les Occidentaux de vouloir faire croire qu’ils étaient parvenus à convaincre la Russie du bien fondé de cette inspection. «Nous estimons qu’elle [l’inspection de l’AIEA] doit vraiment avoir lieu», a-t-elle conclu.

Mercredi 24 août Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et celui de l’Agence atomique russe se sont rencontrés pour discuter d’une inspection de la centrale nucléaire Zaporojié. Le directeur général de l’instance onusienne, Rafael Grossi, celui de l’agence russe Rosatom, Alexeï Likhatchev, ainsi que l’ambassadeur russe auprès des organisations internationales à Vienne, Mikhaïl Oulianov, se sont vus à Istanbul, a fait savoir l’Agence atomique russe dans un communiqué. Ils ont «discuté en détail l’ensemble des sujets relatifs à l’inspection prévue par l’AIEA de la centrale nucléaire», selon l’agence russe.

Le comité d’enquête de la Fédération de Russie a annoncé ouvrir une enquête pénale sur le meurtre du chef de l’administration militaro-civile du village de Mikhaïlovka dans la région de Zaporojïe, Ivan Souchko. Celui-ci serait mort à la suite de l’explosion de sa voiture, d’après le comité. Selon des informations préliminaires, un engin explosif aurait été placé sous le siège de la voiture du fonctionnaire.

Un incendie s’est déclenché ce 24 août sur toute la surface du centre commercial «Galaktika» de Donetsk après que l’armée ukrainienne a frappé la ville. Selon les autorités locales, les visiteurs ont été évacués et personne n’a été blessé. Donetsk : un centre commercial touché lors d’un bombardement par les forces ukrainiennes

Lors d’une prise de parole ce 24 août, Sergueï Choïgou,  ministre russe de la Défense, a souligné que l’opération militaire en Ukraine suivait le «plan prévu». «Tout est fait pour éviter les victimes au sein de la population civile. Ceci ralentit, sans aucun doute, la vitesse de l’offensive, mais nous faisons cela en toute conscience», a-t-il commenté.

Mardi 23 août  L’Allemagne va livrer à l’Ukraine pour environ 500 millions d’euros de nouveaux armements, dont une partie en 2023, a indiqué un porte-parole du gouvernement allemand. Parmi les livraisons figurent notamment trois systèmes de défense antiaérienne Iris-T, «une douzaine de chars de dépannage, 20 lance-roquettes montés sur pick-up», ainsi que «des munitions de précision et des appareils anti-drones», a détaillé ce porte-parole auprès de l’AFP. Il a précisé qu’une grande partie de cet armement serait livrée en 2023.

L’ambassadeur d’Ukraine au Kazakhstan a appelé à «tuer autant de Russes que possible» afin que leurs enfants aient moins à le faire. Pour la diplomatie russe, les «nazis de Kiev» parlent désormais ouvertement de «nettoyage ethnique».

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Réunis par vidéo dans le cadre du sommet de la «plateforme de Crimée», plusieurs dirigeants occidentaux ont mis en garde la Russie contre toute tentative de modification des frontières de l’Ukraine. «Nous condamnons la Russie. Nous ne reconnaîtrons jamais aucune tentative de changer le statut de quelque partie de l’Ukraine que ce soit», a déclaré le chancelier allemand Olaf Scholz. De son côté, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a estimé que Vladimir Poutine voulait «faire à toute l’Ukraine ce qu’il avait] fait à la Crimée». Pour rappel, la Crimée avait, en 2014, lors d’un référendum basé sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, largement voté pour son rattachement à la Russie. Un référendum contesté par Kiev et les Occidentaux. «Nous ne pouvons permettre que les frontières ne soient modifiées par la force des armes. Nous ne reconnaîtrons jamais l’annexion par la Russie du territoire de l’Ukraine», a-t-il ajouté.

Le président français Emmanuel Macron a exhorté la communauté internationale à ne faire montre d’«aucune faiblesse, aucun esprit de compromission» face à la Russie. «Nous ne pouvons […] avoir aucune faiblesse, aucun esprit de compromission, parce qu’il en va de notre liberté à toutes et à tous, et de la paix dans toutes les parties du globe», a-t-il lancé dans un message vidéo au Sommet de la «plateforme de Crimée». Les Européens sont prêts à soutenir le «combat» de l’Ukraine «dans la durée», a-t-il ajouté à l’attention du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Dans un communiqué de presse mis en ligne sur son site, le ministère français des Affaires étrangères a annoncé que le chef de la diplomatie française Catherine Colonna s’était entretenu par téléphone avec son homologue Sergueï Lavrov. «Cet entretien, qui faisait suite aux échanges récents du président de la République avec le Président de l’Ukraine (17 août) et avec le président de la Fédération de Russie (19 août), a porté sur les modalités de l’envoi d’une mission d’experts de l’AIEA à la centrale nucléaire de Zaporijjia […] Elle a fait part du soutien de la France au déploiement rapide d’une mission d’experts de l’AIEA, conformément aux recommandations de son directeur général et dans le plein respect de la souveraineté ukrainienne. Elle a pris note de la confirmation de l’accord de principe apporté par la Russie sur ce point ainsi que de l’engagement de cette dernière à s’abstenir de toute action susceptible de mettre en danger la sécurité de cette mission», est-il expliqué dans le document.

Le président de la République populaire de Donetsk, Denis Pouchiline, s’est exprimé concernant les frappes réalisées sur Donetsk par l’armée ukrainienne : «Le régime de Kiev a dépassé à nouveau toutes les bornes en utilisant des méthodes terroristes. Il fait exploser des gens, des civils, il bombarde le centre-ville […] Malheureusement, deux personnes parmi les civils sont mortes des suites des  bombardements. Les informations sur les victimes sont en train d’être précisées. Des obus de calibre 155 mm de l’OTAN sont utilisés. En fait, l’Occident est impliqué dans l’élimination ciblée d’infrastructures civiles à Donetsk. Dans l’ensemble, j’estime que le régime criminel de Kiev doit être tenu responsable comme il le mérite.»

La Lituanie pourrait rechercher une «solution régionale» pour interdire les touristes russes dans l’UE si les États membres ne parviennent pas à s’entendre sur une sanction à l’échelle de toute l’Union, a déclaré le ministre lituanien des affaires étrangères. Gabrielius Landsbergis a indiqué qu’il s’attendait à des discussions avec la Lettonie, l’Estonie, la Finlande et la Pologne sur cette question à Prague la semaine prochaine, en marge d’une réunion des ministres des affaires étrangères de l’UE.  «Nous recherchons avant tout une solution européenne, car c’est la plus durable et la plus correcte d’un point de vue juridique», a-t-il expliqué devant la presse à Vilnius. «Si nous n’y parvenons pas, nous n’excluons pas la possibilité de rechercher une solution régionale qui inclurait les États baltes, la Pologne et potentiellement la Finlande», a-t-il ajouté.

L’ambassade américaine en Ukraine a averti que la Russie pourrait frapper «dans les prochains jours» des infrastructures civiles et bâtiments gouvernementaux, et a appelé les citoyens américains à «quitter l’Ukraine dès maintenant». «Le Département d’État dispose d’informations selon lesquelles la Russie intensifie ses efforts pour lancer des frappes contre l’infrastructure civile et les installations gouvernementales de l’Ukraine dans les prochains jours», a indiqué l’ambassade dans un message publié sur son site internet. Elle a appelé les citoyens américains à «quitter l’Ukraine dès maintenant en utilisant les moyens de transport terrestres privés disponibles».

Les forces armées ukrainiennes ont bombardé l’hôtel Tsentral de Donetsk, où séjournent les journalistes, selon un correspondant de TASS. Selon des données préliminaires, les journalistes n’ont pas été blessés, ils sont descendus au sous-sol. Des journalistes étrangers se trouvent également dans cet hôtel. D’après les témoignages, cinq voitures garées devant l’hôtel ont également été endommagées.

Le bâtiment de l’administration du chef de la République populaire de Donetsk, Denis Pouchiline, a subi un bombardement des forces armées ukrainiennes, selon l’administration du chef de la république qui s’exprimait auprès de l’agence TASS. Selon l’agence de presse de Donetsk, les obus ont touché la façade, la partie droite et l’étage supérieur ont également été endommagés. «Un incendie s’est déclaré dans l’immeuble. Des briques cassées, des morceaux de revêtement et des structures métalliques sont éparpillés un peu partout dans le quartier», a précisé l’agence. Le bâtiment du gouvernement de la RPD à Donetsk bombardé par les forces ukrainiennes

L’ancien président russe et vice-président du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, Dmitri Medvedev, a dénoncé sur Telegram le «régime de Kiev» qui, selon lui, «continue de s’inventer des sortes de « garanties de sécurité » pour l’avenir». «Seul un accord avec la Russie aurait pu donner des garanties de sécurité. Mais le gouvernement ukrainien, stimulé par l’argent et les missiles occidentaux, l’a refusé», a-t-il ajouté, précisant : «Le régime de Kiev comprend qu’il n’y a et qu’il ne peut y avoir aucune garantie de sécurité pour lui, pour les autorités actuelles ukrainiennes. Même les Etats-Unis n’offriront pas les garanties d’un avenir brillant à Zelensky.»

Lundi 22 août  Le vice-ministre russe des Affaires étrangères a évoqué le risque d’un affrontement entre la Russie et l’OTAN à cause de l’immixtion de celle-ci dans le conflit, tout en rappelant que Moscou n’emploierait d’arme nucléaire qu’en ultime recours.

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Dmitri Polianski, représentant permanent adjoint de la Russie auprès de l’ONU, a annoncé que Moscou avait demandé la tenue d’une réunion urgente du Conseil de sécurité concernant la situation à la centrale de Zaporojié. Cette réunion se tiendra le 23 août à 22h heure de Moscou (21h à Paris).

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell juge que la demande de certains pays de l’Union européenne d’empêcher la délivrance de visas aux citoyens russes «n’est pas une bonne idée». Parallèlement, la diplomatie russe a annoncé saisir l’ONU.

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Les forces armées ukrainiennes ont bombardé à nouveau le pont Antonovsky près de Kherson au moyen de systèmes de lance-roquettes multiples américains HIMARS, ont annoncé des représentants des services d’urgence régionaux. «Ils [les Ukrainiens] ont décidé de frapper pendant la journée au moment où il y a un nombre maximal des employés du service de réparation sur le lieu de travail et où la traversée en ferry fonctionne activement», ont indiqué les services de secours. En conséquence du bombardement, au moins 13 travailleurs ont été blessés et deux ont trouvé la mort. Personne n’a été blessé parmi les gens sur le ferry et les employés qui assurent le fonctionnement du passage.

S’exprimant devant un forum à Kiev, le commandant en chef de l’armée ukrainienne, le général Valery Zaloujny, a déclaré que «près de 9 000 héros [soldats] […] avaient été tués» depuis le lancement de l’opération militaire russe.

L’UE envisage d’organiser une mission «d’entraînement et d’assistance» à l’armée ukrainienne qui se déroulerait dans les pays voisins, a déclaré le Haut représentant de l’UE pour la politique étrangère, Josep Borrell. La proposition sera discutée la semaine prochaine à Prague lors du Conseil des ministres de la Défense des pays membres de l’UE, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à Santander. «J’espère qu’elle sera approuvée», a-t-il conclu. Réagissant à cette déclaration sur Telegram, Maria Zakharova, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a expliqué : «Il faut appeler un chat un chat : l’Union européenne va créer des bases d’entraînement afin de former des terroristes et des combattants nazis pour le régime de Kiev. Il y a cent ans, les Européens n’avaient pas non plus immédiatement saisi ce qu’était le fascisme. Puis ils ont compris, mais il était déjà trop tard.»

L’Irlande a annoncé la réouverture de son ambassade à Kiev, évacuée depuis le début de l’opération militaire russe fin février, rejoignant ainsi de nombreux pays occidentaux. «Alors que l’ambassade reprend ses activités sur le terrain à Kiev, la principale priorité de l’équipe sera de renouveler et de développer son réseau de contacts avec les responsables du gouvernement ukrainien afin de mieux les informer sur le soutien et l’assistance de l’Irlande», a expliqué le chef de la diplomatie Simon Coveney dans un communiqué.

Guennady Gatilov, représentant permanent de la Fédération de Russie auprès de l’ONU et d’autres organisations internationales à Genève, a fait savoir à l’antenne de la chaîne Rossia-24 que la Russie allait soulever la question du caractère discriminatoire des restrictions de visas à l’égard des Russes envisagées par les pays de l’Union européenne. «La question [des restrictions de visas envisagées par l’UE contre les citoyens russes] mérite un examen approfondi. Je dirais que c’est non seulement absurde mais aussi monstrueux. C’est de la russophobie pure, de ne pas délivrer des visas pour des motifs ethniques. Cette question relève de Genève, du Conseil des droits de l’homme. Nous allons la soulever instamment», a-t-il expliqué.

Le chef de la République populaire de Donetsk (RPD), Denis Pouchiline, a déclaré à la chaîne de TV Rossia-24 : «Tous les criminels de guerre, surtout les néonazis d’Azov, doivent être punis de manière appropriée pour tous leurs actes.» Le chef de la RPD a ajouté que les crimes commis par le personnel militaire ukrainien étaient nombreux, et que la RPD agissait donc en conformité avec sa position selon laquelle tous les criminels devaient être punis. «Les préparatifs de la première étape du tribunal touchent à leur fin. Les services d’enquête travaillent, et maintenant ce sont eux qui vont définir la date du premier tribunal de Marioupol. Pour l’instant, on peut dire que les documents sur 80 épisodes des crimes d’Azov sont prêts», a-t-il ajouté..

Le chef de l’administration militaire et civile du district de Kakhovka, Vladimir Leontiev, a fait savoir à la presse le 21 août que les forces ukrainiennes avaient de nouveau essayé de frapper la ville de Novaïa Kakhovka. «Le [système] de défense antiaérienne a fonctionné, il y a eu probablement environ 15 [explosions]. Mais [les obus] ont été abattus dans le ciel. Au-dessus du Dniepr, au-delà du Dniepr. Le système [de défense antiaérienne] a fonctionné de manière très puissante. Tout allait vers la centrale hydroélectrique de [Kakhovka] et la ville de Novaïa Kakhovka», a-t-il expliqué.

Dimanche 21 août  Les dirigeants américain, français, allemand et britannique ont appelé à la «retenue» autour de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojié, la plus grande d’Europe, actuellement sous le contrôle de l’armée russe. Les présidents Joe Biden et Emmanuel Macron ainsi que le chancelier Olaf Scholz et le Premier ministre Boris Johnson, qui se sont entretenus au téléphone, ont aussi demandé l’envoi «rapide» sur place d’une mission des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), selon un communiqué commun.

Accusant Kiev d’avoir utilisé des substances chimiques – la toxine botulique – contre des militaires russes et des civils dans la région de Zaporojié, Moscou va présenter «les preuves du terrorisme chimique par le régime de Kiev» à l’OIAC.

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Dans sa vidéo quotidienne le 20 août, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a mis en garde contre la Russie qui «pourrait s’efforcer de faire quelque chose de particulièrement dégoûtant, particulièrement cruel» la semaine prochaine alors que l’Ukraine fêtera son Jour de l’Indépendance. «Un des objectifs clefs de l’ennemi est de nous humilier […] [et de] semer l’abattement, la peur et des conflits», a-t-il ajouté, précisant vouloir «faire payer les occupants pour leur terreur».

Le secrétaire général de l’ONU a plaidé en faveur d’une coopération internationale afin que les produits agricoles russes puissent accéder aux marchés mondiaux «sans entrave» et ainsi éviter une crise alimentaire d’ampleur dès l’an prochain.

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Samedi 20 août  Selon l’administration militaire et civile de la ville d’Energodar, l’armée Ukrainienne a bombardé la la centrale nucléaire de Zaporojié. «Les expéditions punitives de Kiev ont ouvert le feu sur la centrale nucléaire de Zaporojié et le banlieue d’Energodar. Des frappes d’artillerie sur la zone de la centrale nucléaire de Zaporojié ont été enregistrées», a-t-elle fait savoir sur Telegram. Selon la même source, ces bombardements ont été effectués avec des «armes à longue portée de fabrication occidentale». «Les obus sont tombés à proximité immédiate de l’un des bâtiments administratifs. Les infrastructures essentielles de la centrale ne sont pas endommagées», a ajouté l’administration militaire et civile d’Energodar.

Une attaque au drone a visé l’état-major de la Flotte russe de la mer Noire à Sébastopol, sans faire de blessés, a indiqué le gouverneur de cette ville de la péninsule de Crimée, Mikhaïl Razvojaïev. «Le drone a été abattu juste au-dessus de l’état-major de la Flotte, il est tombé sur le toit et a pris feu», a-t-il écrit sur Telegram. L’incident «n’a pas fait de graves dégâts», ni de blessés, a-t-il précisé en rejetant la responsabilité de l’attaque sur les forces ukrainiennes. Il s’agit de la deuxième attaque au drone contre l’état-major de la Flotte russe de la mer Noire à Sébastopol en moins d’un mois.

Lors de la réunion plénière du premier Congrès international antifasciste, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a déclaré : «Au cours des 8 dernières années, le régime de Kiev a commis des crimes odieux contre des citoyens de la RPD [République populaire de Donetsk] et de la RPL [République populaire de Lougansk], à la suite desquels des milliers d’innocents sont morts. Le développement militaire du territoire ukrainien de l’OTAN a commencé et Kiev s’est dirigée vers l’adhésion à l’alliance.  Tout cela a créé des menaces inacceptables pour la sécurité de la Russie. Dans ce contexte, le commandant en chef suprême a pris la seule décision correcte de mener une opération militaire spéciale.»

Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a annoncé le 19 août une nouvelle aide militaire à Kiev. Elle comprend entre autres des missiles supplémentaires «pour faire le plus de différence possible sur le champ de bataille».

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Jeudi 18 août Kiev enterre-t-elle la possibilité d’une sortie de crise par la voie diplomatique ? Ce 18 août, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exclu toute négociation de paix avec Moscou sans le retrait préalable des troupes russes du territoire ukrainien, déclarant lors d’une conférence de presse à Lvov : «Des gens qui tuent, violent, frappent nos villes civiles avec des missiles de croisière chaque jour ne peuvent pas vouloir la paix. Ils devraient d’abord quitter notre territoire, ensuite on verra.» Le chef d’Etat a ajouté «ne pas faire confiance à la Russie».

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«Nous devons le dire tel que c’est : tout dégât potentiel à Zaporojié serait un suicide», a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres lors d’une visite à Lvov, dans l’ouest de l’Ukraine, appelant une nouvelle fois à «démilitariser» la centrale, actuellement contrôlée par l’armée russe. Se disant «gravement préoccupé» par la situation dans la plus grande centrale nucléaire d’Europe, le patron de l’ONU a appelé à ne pas l’utiliser «pour quelque opération militaire que ce soit». «Un accord est nécessaire de toute urgence pour rétablir Zaporojié en tant qu’infrastructure purement civile et pour assurer la sécurité de la région», a encore dit  Antonio Guterres. Le secrétaire général de l’ONU rencontrait ce 18 août à Lvov le président ukrainien Volodymyr Zelensky, mais aussi le chef d’Etat turc Recep Tayyip Erdogan.

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Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a promis que son organisation allait s’efforcer «d’intensifier» les exportations de céréales ukrainiennes avant l’arrivée de l’hiver, celles-ci étant cruciales pour l’approvisionnement alimentaire de nombreux pays d’Afrique. «Nous ferons de notre mieux pour intensifier nos opérations afin de faire face aux difficultés de l’hiver à venir», a déclaré Antonio Guterres à l’issue d’une rencontre trilatérale à Lviv, dans l’Ouest de l’Ukraine, avec les présidents ukrainien Volodymyr Zelensky et turc Recep Tayyip Erdogan.

Recevant son secrétaire général Antonio Guterres, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé ce 18 août l’ONU à «assurer la sécurité» de la centrale nucléaire de Zaporojié, conquise par l’armée russe et visée par plusieurs bombardements dont Moscou et Kiev s’accusent mutuellement. Le chef d’Etat ukrainien a dénoncé sur Telegram la «terreur délibérée» provoquée par la Russie, qui «peut avoir des conséquences catastrophiques majeures pour le monde entier». «L’ONU doit donc assurer la sécurité de ce site stratégique, sa démilitarisation et sa libération complète des troupes russes», a-t-il ajouté. LIRE AUSSI Moscou et Kiev se rejettent la faute des nouveaux bombardements sur la centrale de Zaporojié

Mercredi 17 août  Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a jugé lors d’une conférence de presse ce 17 août «urgent» qu’une «inspection» de l’Agence internationale de l’énergie atomique ait lieu à la centrale nucléaire de Zaporojié en Ukraine, sous contrôle russe et autour de laquelle frappes se multiplient. La centrale, la plus grande d’Europe, a été prise début mars par les troupes russes. Depuis plusieurs semaines, Moscou et Kiev s’accusent mutuellement de bombardements sur certains bâtiments du complexe. Les premières frappes, le 5 août, ont notamment touché un transformateur de ligne électrique haute tension, entraînant l’arrêt automatique du réacteur n°3 et le démarrage de ses groupes électrogènes de secours. «Cela constitue une grave menace pour la sécurité, qui augmente les risques d’accident ou d’incident nucléaire […] Il est urgent d’autoriser une inspection de l’AIEA et d’obtenir le retrait de toutes les forces russes» du site, a pour sa part estimé Jen Stoltenberg.

Mardi 16 août  Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres se rendra en Ukraine le 18 août où il participera notamment à une rencontre avec les présidents ukrainien Volodymyr Zelensky et turc Recep Tayyip Erdogan, a annoncé le 16 août son porte-parole. «A l’invitation du président Volodymyr Zelensky, le secrétaire général sera à Lviv jeudi pour participer à une rencontre trilatérale avec le président turc Recep Tayyip Erdogan et le dirigeant ukrainien», a déclaré Stéphane Dujarric lors d’un point presse, précisant qu’Antonio Guterres se rendrait ensuite à Odessa le 19 août, puis en Turquie.

Lors d’un entretien téléphonique avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, le président français Emmanuel Macron a évoqué «sa préoccupation quant à la menace que font peser la présence, les actions des forces armées russes et le contexte de guerre avec les conflits en cours sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires ukrainiennes, et a appelé au retrait de ces forces», selon l’Elysée. Les autorités ukrainiennes et russes s’accusent mutuellement de bombardements sur le site de la centrale nucléaire de Zaporojié, qui se trouve sous le contrôle de l’armée russe en Ukraine.

La dixième conférence de Moscou sur la sécurité internationale a débuté ce 16 août au centre Avangard. En inauguration de ce forum, qui regroupe depuis 2012 ministres de la Défense, responsables d’organisations internationales et experts non gouvernementaux, le dirigeant russe Vladimir Poutine s’est exprimé sur l’actualité internationale.  Evoquant la crise ukrainienne ainsi que la récente visite de Nancy Pelosi à Taïwan et les remous suscités par celle-ci, Vladimir Poutine a estimé que les «élites occidentales» semaient le «chaos» dans le cadre de leur politique internationale d’«endiguement». Dénonçant le modèle international américain comme une tentative de maintenir le «suprémacisme» de Washington, le président russe a dénoncé : «Les Etats-Unis organisent provocations, coups d’Etats, troubles publics… Par la menace et le chantage, ils forcent des pays indépendants à se soumettre à leur volonté.»

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Selon le ministère russe de la Défense, après le retrait des nationalistes de leurs positions aux alentours d’Artiomovsk, les forces russes et alliées ont découvert des éléments attestant de la violation directe par Kiev de la Convention de Genève. Ainsi, le 14 août, au sud d’Artiomovsk dans la République populaire de Donetsk, les militaires russes ont annoncé avoir retrouvé plus de 50 mines antichar EMP F2 de production française abandonnés par les unités de la 72e brigade mécanisée des Forces armées ukrainiennes Ces mines ne peuvent être ni retirées ni neutralisées une fois placées en position de combat. Leur utilisation est, selon le ministère russe, une violation directe des dispositions du deuxième protocole «Sur l’interdiction ou la limitation de l’emploi des mines, pièges et autres dispositifs», qui fait partie de la Convention sur l’interdiction ou la limitation de l’emploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme frappant sans discrimination, adoptée à New York le 10 octobre 1980.

Lundi 15 août  Lors de son discours d’ouverture forum militaro-technique international Armée-2022, le président russe a abordé plusieurs sujets, dont l’opération militaire en Ukraine. Il a rendu hommage aux combattants russes et leurs alliés.

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Le ministère russe de la Défense a annoncé que «Sergueï Choïgou a[vait] eu une conversation téléphonique avec le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres pour discuter des conditions du fonctionnement sûr de la centrale nucléaire de Zaporojié». «Ils ont également échangé des vues sur la « mission d’établissement des faits » sur l’incident dans le centre de détention provisoire à Elenovka», a également fait savoir le ministère. Enfin, selon cette même source, «les parties ont abordé les initiatives de l’ONU visant à simplifier les exportations des produits alimentaires et d’engrais russes».

Selon le maire de Gorlovka, Ivan Prikhodko, deux civils sont morts et trois ont été blessés lors d’un bombardement de la ville par l’armée ukrainienne. «Lors d’un bombardement du quartier résidentiel de Solnetchny de la ville de Gorlovka, des salopards ukrainiens néonazis ont tué deux civils et blessé trois habitants. Parmi les personnes décédées figure une jeune fille dont j’ai fait part de la blessure plus tôt», a-t-il expliqué sur Telegram.

Le représentant permanent adjoint de la Fédération de Russie auprès de l’ONU, Dmitri Poliansky, s’est exprimé auprès des journalistes concernant  la possible visite d’une délégation de l’AIEA à la centrale nucléaire de Zaporojié. «Il n’y a aucun obstacle, on plaide pour une telle visite depuis le début. Je sais que la partie ukrainienne pose certains problèmes […] Autant que je sache, les détails techniques [d’une visite des experts de l’AIEA à la centrale nucléaire de Zaporojié] sont en train d’être examinés», a-t-il expliqué.

Les autorités d’Energodar, ville dans laquelle se trouve la centrale nucléaire de Zaporojié, ont annoncé que des explosions avaient eu lieu à proximité de celle-ci. «Aujourd’hui, le 15 août, des tirs ont été effectués à nouveau sur les habitants et les infrastructures civiles de la ville d’Energodar du côté opposé du Dniepr. Les terroristes de l’armée ukrainienne effectuent des bombardements d’artillerie depuis plus d’une heure», a assuré l’administration de la ville sur Telegram.

La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a commenté les réactions «d’un certain nombre d’Etats occidentaux concernant la situation à la centrale nucléaire de Zaporojié». «Le 14 août, la délégation de l’UE auprès des organisations internationales à Vienne a effectué une campagne d’intoxication d’informations biaisées au sujet des menaces pesant sur la sécurité nucléaire et physique de la centrale nucléaire de Zaporojié, ainsi que sur les difficultés auxquelles l’AIEA est confrontée dans ses activités d’inspection à cette centrale», a-t-elle regretté. «Les pays occidentaux se permettent de nouveau de recourir à des mensonges évidents en déclarant que la Russie pose une menace pour la centrale nucléaire de Zaporojié. Il est évident que cela contredit les faits que nous avons cités à plusieurs reprises, y compris dans le cadre du Conseil de sécurité. Il est indéniable que les frappes sur la station et Energodar sont opérées par des groupes armés ukrainiens agissant sur les ordres de Kiev», a-t-elle ajouté. «Nous exhortons Washington, Bruxelles et d’autres capitales, surtout européennes, de mettre un terme à ces jeux et intrigues irresponsables concernant la centrale nucléaire de Zaporojié et de pousser immédiatement les autorités de Kiev à arrêter les bombardements de l’usine et de ses territoires adjacents», a-t-elle conclu.  alimentaires dans les pays les plus pauvres et faisant craindre une crise alimentaire mondiale. Turquie : le cargo Glory chargé de céréales ukrainiennes arrive à Istanbul

Deux nouveau navires chargés de 70 000 tonnes de céréales ont quitté le port ukrainien de Tchornomorsk, sur la mer Noire, en vertu de l’accord sur la reprise des exportations de Kiev, a annoncé le ministère ukrainien de l’Infrastructure. «Deux navires ont quitté le port de Tchornomorsk avec un volume total de cargaison de 70 000 tonnes. Le navire Rahmi Yaggi livrera 5 300 tonnes à la Turquie, et près de 65 000 tonnes de maïs seront livrées par le vraquier Ocean Lion à la Corée du Sud», a fait savoir le ministère sur sa chaîne Telegram.


 

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