Coordination entre les pays voisins après l’attentat de Tébessa : L’Algérie est le socle de la stabilité régionale

    L’enjeu dont les voisins doivent assimiler comme une menace cruciale, c’est bien la nouvelle reconfiguration qui se trame par les puissances et leurs visées néocoloniales du monde de l’après-coronavirus.

L’attentat terroriste qui a coûté la mort à cinq citoyens de Tébessa a suscité un élan de solidarité et une série de condamnations à l’intérieur comme à l’extérieur.
Mais cet événement douloureux a participé à une décantation au plan régional via le Parlement africain qui vient de dénoncer fermement cet odieux acte terroriste. Le voisinage aussi, c’est dire que le terrorisme et ses conséquences sont une menace qui guette notre région et notre voisinage, ce qui implique pour les Etats frontaliers de coordonner et d’échanger les renseignements sur cette hydre mortifère et son danger avéré via son instrumentalisation par des forces occultes et des puissances dans un agenda propre et en osmose avec leurs intérêts de domination. L’Algérie, qui accroît sa cadence et sa force de présence sur le plan diplomatique est consciente de cette menace et les défis qu’elle doit relever pour y faire face. C’est ce qui explique la solidarité exprimée par nos voisins proches, à savoir la Tunisie et la Libye, qui ont condamné fermement l’acte terroriste odieux.

Au-delà de cette solidarité, il y a une nouvelle réalité faite d’alliance et de stratégie communes dans la perspective de sécuriser les frontières des voisins et aussi au niveau régional comme c’est le cas du Sahel. L’Algérie a affiché ses positions constantes et irréversibles sur les questions relevant des principes de sa politique étrangère. L’ingérence dans les affaires des pays souverains, la cause palestinienne et la décolonisation comme c’est le cas pour le Sahara occidental, sont autant de points qui ont caractérisé la position de l’Algérie par rapport à la crise libyenne et aussi la lutte contre le terrorisme et ce qui se trame contre la Tunisie sur ce plan.

L’Algérie ne veut pas que l’Afrique du Nord, à travers ses Etats, devienne un espace de lutte féroce des puissances étrangères et néocoloniales dans le but de reconfigurer la géopolitique de la région sur la base d’approches de domination au détriment de la sécurité et de la stabilité de la région maghrébine et l’entité nord-africaine.
Pour ce faire, l’Algérie déploie ses efforts diplomatiques pour trouver des issues pacifiques à la crise qui terrasse la Libye qui ne cesse de s’enfoncer dans l’abysse de la guerre fratricide après avoir été victime d’attaques par des puissances étrangères appartenant à l’Otan.
La solidarité entre les pays voisins se traduit à travers cette démarche défendue par l’Algérie qui rejette d’emblée et sans ambages que l’on s’immisce dans les affaires internes de nos voisins.

Après les développements gravissimes de la situation au niveau de nos frontières Ouest, avec le Maroc et ce qui se trame comme alliance avec les puissances étrangères et l’entité sioniste après avoir annoncé vertement la normalisation avec elle, l’Algérie fait preuve de prudence et de sagesse pour maintenir la stabilité dans la région et ne pas pousser en des aventures qui risquent de dégénérer vers des conflits aux conséquences néfastes sur les pays de la région. L’Algérie n’est pas dans une position d’agresseur ni dans une posture de celui qui joue les trouble-fêtes. Sa relation avec les autres voisins montre on ne peut clairement que la démarche de la diplomatie algérienne est de nature à faire de la solidarité et la coopération fraternelle son dada et son maître-mot.

La pandémie de coronavirus est un exemple saillant de la solidarité et l’entraide entre l’Algérie et la Tunisie. C’est le cas aussi pour la Libye et les difficultés dans lesquelles elle est plongée. L’Algérie n’a jamais épargné ses efforts dans le but d’apporter son soutien à ces pays frères dans les domaines multiples, surtout au plan sécuritaire et de l’échange de renseignements dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et le crime organisé. L’enjeu dont les voisins doivent assimiler comme une menace cruciale, c’est bien la nouvelle reconfiguration qui se trame par les puissances et leurs visées néocoloniales du monde de l’après-coronavirus.
L’Algérie est consciente des enjeux et les défis, cela est déjà en soi une garantie, mais la vigilance et la coopération étroite entre les pays voisins sont un atout des plus précieux pour parer à tous les risques et à tous les dangers qui se dressent contre les pays du Maghreb et la région en général.

Hocine NEFFAH

 

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