Libye / Fayez el-Sarraj annonce qu’il quittera ses fonctions d’ici fin octobre, selon la TV

Par

Le dirigeant du Gouvernement d’union nationale (GNA) de Libye, Fayez el-Sarraj, a déclaré ce 16 septembre son «désir sincère» de quitter son poste «avant fin octobre au plus tard».

Le chef du gouvernement d’union nationale (GNA) libyen, Fayez el-Sarraj, a annoncé son intention de renoncer à ses fonctions au profit de la structure du pouvoir exécutif avant la fin octobre, a fait savoir Al-Jazeera.

«J’annonce à tout le monde mon désir sincère de transférer mes pouvoirs à la nouvelle structure exécutive avant fin octobre au plus tard», a-t-il déclaré.

Il a précisé qu’il attendait la fin des travaux de la commission de négociation et la formation d’un nouveau Conseil présidentiel.

Situation en Libye

 

Manifestation anti-gouvernementale à Tripoli
© REUTERS / HAZEM AHMED

Plus tôt dans la journée, une source au sein de l’administration présidentielle algérienne a déclaré à Sputnik que Fayez el-Sarraj avait l’intention d’annoncer sa démission dans les prochaines heures en raison des pressions exercées sur lui.

La Libye vit une période de confrontation entre le GNA, qui contrôle Tripoli et l’ouest du pays, et l’Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar, qui coopère avec le parlement siégeant à l’est de la Libye. Le GNA bénéficie du soutien de la Turquie et du Qatar tandis que l’ANL est supportée par l’Égypte et les Émirats arabes unis.


    Libye : Démission du gouvernement installé à Benghazi

Le gouvernement installé à Benghazi a présenté sa démission après les violences ayant marqué les dernières manifestations dans la ville d’Al-Marj, dans l’est de la Libye, rapporte Associated Press. Le Premier ministre Abdallah al-Thani a présenté la démission de son gouvernement à Aguila Saleh, président de la Chambre des représentants basée à l’est, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Ezzel-Deen al-Falih, cité par AP. De son côté, le porte-parole de la Chambre des représentants, Abdallah Abaihig, a confirmé la démission du gouvernement, affirmant que les élus l’examineraient lors de leur prochaine réunion, selon la même source. Aucune date n’a été fixée pour cette réunion. La Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul) a exigé dimanche une «enquête approfondie et immédiate» sur les incidents survenus samedi dans la ville d’Al Mardj et qui se soldés par un mort, trois blessés et plusieurs arrestations. Les manifestations d’Al-Marj et celles qui ont été observées récemment dans d’autres régions de la Libye, sont motivées par des frustrations profondes au sujet des mauvaises conditions de vie, des pénuries d’électricité et d’eau, de la corruption endémique, de la mauvaise gouvernance et du manque de services dans tout le pays. La mission onusienne relève que ces manifestations soulignent aussi le besoin urgent de «lever le blocus pétrolier» et «de revenir au processus politique inclusif» afin de répondre aux aspirations du peuple libyen à un «gouvernement représentatif», à la paix et à la dignité.


           La solution en Libye passe par le Maghreb


 

        Démission de Fayez el-Sarraj: redistribution des cartes politiques sans issue démocratique


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

العربية AR 简体中文 ZH-CN English EN Français FR Deutsch DE Italiano IT Português PT Русский RU Español ES Tiếng Việt VI