L’Internationale progressiste alerte Michelle Bachelet sur la situation démocratique en Equateur (video)

L’ancien président équatorien Rafael Correa s’adresse aux médias au siège de son parti Alianza Pais à Guayaquil, Equateur, le 25 novembre 2017. (image d’illustration)

Dans une lettre signée entre autres par Noam Chomsky et Yanis Varoufakis, l’Internationale progressiste alerte la Haut-commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU sur la situation en Equateur où le parti de Rafael Correa est empêché de se présenter.

«Nous assistons à l’effondrement des institutions démocratiques en Equateur» : dans un courrier adressé à la Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, l’Internationale progressiste (IP), un groupe international de mouvements politiques de gauche, a exprimé son inquiétude face à la suspension le 19 juillet du parti équatorien Mouvement pour l’engagement social (Fuerza compromiso social), lié à l’ancien président Rafael Correa, pour les élections de 2021 dans ce pays.

Les signataires, parmi lesquels on retrouve l’intellectuel Noam Chomsky, l’une des avocates de Julian Assange, Renata Avila ou encore l’ancien ministre grec des finances Yanis Varoufakis, appellent à «des élections libres et régulières en Equateur». L’IP exhorte les instances de l’Onu à activer des mécanismes indépendants d’observation «de la légitimité et de l’impartialité du processus électoral en Equateur» et des mesures de précaution urgentes, «pour les personnes dont les droits ont été bafoués».

«Nous sommes alarmés par le refus des autorités électorales d’enregistrer Fuerza Compromiso Social, le parti politique associé à Rafael Correa […] aux prochaines élections présidentielles : une flagrante violation des normes constitutionnelles et institutionnelles qui devraient garantir l’exécution d’un processus démocratique libre et juste», peut-on encore lire dans la lettre datée 27 juillet et rédigée à Londres.

Le CNE équatorien a rendu publique le 19 juillet sa décision de suspendre quatre partis politiques d’opposition à Lenin Moreno, dont celui de l’ex-président Rafael Correa, écartant de facto cette figure de l’anti-impérialisme sud-américain de la course à la présidentielle pour 2021 ainsi que des élections législatives. Cette décision faisait suite à une requête de Pablo Celi, Contrôleur général de l’Etat et proche de l’actuel président Lenin Moreno. Le CNE a affirmé avoir observé des irrégularités dans la procédure d’enregistrement du parti de l’ancien président ainsi que des trois autres formations également suspendues. Rafael Correa ne cesse de dénoncer une «mascarade juridique».

Meriem Laribi


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Entretien avec Rafael Correa, ancien président de l’Equateur Face au virus, le pire se trouve en Amérique latine : Bolsonaro et des chiffres effrayants. Le meilleur aussi : Cuba envoie ses médecins dans le monde et, beaucoup moins connu, le Venezuela a reçu les félicitations de l’Organisation Mondiale de la Santé pour son approche à la fois rapide, moderne, radicale et très sociale. Très peu de décès. Et les autres pays ? Nous ferons un tour du continent avec Rafael Correa qui fut président de l’Equateur (2007 – 2017) et qui accorda l’asile politique à Julian Assange. Il a beaucoup fréquenté Chavez, Evo Morales, Lula, Kirchner… et il continue à observer ce continent plein de contrastes…


 

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