Le Maroc et l’Espagne continuent à s’écharper sur les frontières maritimes de Rabat

Deux projets de loi sur la délimitation de la zone économique exclusive ont été retirés de l’ordre du jour du parlement marocain suite à une opposition à leur contenu formulée par le parti au pouvoir en Espagne, ont indiqué des sources au quotidien Al Akhbar.

© Sputnik . Alexey Vitvitsky

Le parlement marocain a reporté l’adoption de deux projets de loi, prévue pour lundi 23 décembre, relatifs à la délimitation des eaux territoriales et de la zone économique exclusive du royaume chérifien, ont assuré des sources parlementaires citées par le quotidien arabophone Al Akhbar. Ce report intervient suite à l’opposition des autorités espagnoles à l’intention du Maroc de délimiter ses frontières maritimes sud, précisent les mêmes sources.

Le média explique que les dispositions introduites dans les deux projets de loi prévoient la création d’une zone économique exclusive de 200 milles marins au large des côtes marocaines. Ainsi, les deux textes de loi permettront la délimitation légale de la zone maritime face au littoral du Sahara occidental, ajoute-t-il, précisant que cet aménagement sera un bouclier contre toute remise en cause de la souveraineté du Maroc sur «la totalité de son espace maritime».

Selon Al Akhbar, c’est le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) qui dirige le gouvernement actuel du pays qui s’est opposé à la l’initiative du Maroc de procéder à la délimitation de ses frontières maritimes sud.

La porte du dialogue est toujours ouverte

Lors de la présentation des deux textes de loi, le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, avait expliqué que plusieurs facteurs politiques, juridiques, économiques et techniques avaient «amené à l’élaboration et la présentation de ces projets de loi dans la conjoncture actuelle», rappelle le quotidien.

Néanmoins, le chef de la diplomatie marocaine a ajouté que les dispositions contenues dans les deux textes de loi constituaient une plateforme juridique solide pour d’éventuelles négociations en vue d’un accord pouvant avoir lieu à ce sujet avec les pays ayant un espace maritime limitrophe de celui du Maroc.

La proposition de ces deux projets de loi, selon M.Bourita, «ne signifiait pas la non-ouverture du Maroc à une solution de conflit éventuel avec ses voisins», notamment l’Espagne, «dans le cadre du dialogue constructif et du partenariat positif», rapporte Al Akhbar.

Les autorités marocaines devraient mener une rude bataille de négociations sur ces deux projets de loi, conclut le média.


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