Relations avec les économies émergentes : Poutine prend la parole au sommet des BRICS

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Ce 22 juin, le président russe Vladimir Poutine participe au sommet des BRICS qui se tient par visioconférence. Une manière pour Moscou de consolider ses alliances avec la Chine et les pays émergents, en pleine crise avec l’Occident.


      «Domination» : pour Poutine, les élites dirigeantes occidentales «s’accrochent aux ombres du passé» 

Lors d’un discours au Forum économique de Saint-Pétersbourg, le président russe a notamment reproché à la classe dirigeante de certains Etats occidentaux de vivre dans l’illusion d’une domination politique et économique du monde – désormais révolue. S’exprimant tout à la fois sur des sujets économiques, politiques, environnementaux ou encore géopolitiques ce 17 juin lors de la session plénière Forum économique de Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine a souligné l’émergence d’un nouveau monde, dans lequel les Occidentaux n’occuperaient plus une place centrale. «Il s’agit de processus objectifs, de changements vraiment révolutionnaires, tectoniques dans la géopolitique, l’économie mondiale, la technologie, dans tout le système des relations internationales où croît le rôle de pays et de régions dynamiques et prometteurs, dont les intérêts ne peuvent pas être ignorés», a ainsi déclaré Vladimir Poutine.

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Or, selon le dirigeant russe, «il semble que les élites dirigeantes de certains pays occidentaux se bercent de telles illusions, ne veulent pas remarquer des choses évidentes en s’accrochant obstinément aux ombres du passé.» Le chef d’Etat prend pour exemple l’idée, trompeuse à ses yeux, selon laquelle «la domination de l’Occident dans la politique et l’économie mondiale est une constante éternelle». Cette vision des choses, considère-t-il, pousse certains dirigeant occidentaux à des comportements impérialistes sur la scène internationale : «Pour eux, tout le reste est la périphérie, leur arrière-cour, ils les traitent toujours comme des colonies, alors que les peuples qui y vivent sont considérés comme des gens de deuxième classe, car ils s’estiment comme exceptionnels. […] Cela explique leur désir irrésistible de punir, d’écraser économiquement ceux qui ne leur correspondent pas et ne veulent pas leur obéir aveuglément». Les dirigeants russes accusent régulièrement les Occidentaux de faire de l’ingérence dans les affaires de pays souverains, au nom notamment des droits de l’Homme, via des interventions militaires (en Irak 2003, en Libye en 2011…) ou des sanctions économiques. Les Occidentaux accusent de leur côté la Russie d’avoir violé la souveraineté territoriale de l’Ukraine, en rattachant la Crimée en 2014 (via un référendum non reconnu par Kiev et les Occidentaux) et en lançant une vaste opération militaire fin février 2022. Cette offensive est justifiée, selon Vladimir Poutine, notamment par la nécessité de protéger les populations du Donbass d’un «génocide» de la part des militaires et combattants nationalistes ukrainiens.


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