Algérie / Mise à la retraite des enseignants universitaires seniors : Quelles alternatives ?

 

“The purpose of education is to replace an empty mind with an open one” (Malcolm Forbes, Owner of Forbes Magazine).

“Education does not cease when you leave college or leave the university. Education is a lifetime process” (Jim Rohn, American entrepreneur).

“The great thing about learning is that you never have to stop. There’s no limit as to the amount of knowledge you can obtain” (Mahatma Ghandi).

“The productivity now at universities is terrible. Tenure is a terrible idea. It keeps them around forever and they don’t have to work hard” (Jack Welch, former CEO of General Electric).

Par Arezki Ighemat *

La décision prise par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de mettre à la retraite les enseignants/chercheurs âgés de 70 ans et plus, a fait couler beaucoup d’encre et les avis sont divergents quant au pourquoi et au comment de cette décision. Certains considèrent qu’elle est justifiée par le contexte économique prévalant dans le pays, caractérisé par un chômage intellectuel élevé. Cette frange de la population —qui comprend bien entendu le gouvernement— pense qu’en mettant les enseignants/chercheurs de 70 ans et plus à la retraite, elle pourrait embaucher des jeunes diplômés —dont le nombre croît d’année en année— pour les remplacer. Un autre groupe de gens, comprenant en majorité les enseignants universitaires eux-mêmes, sont opposés à cette décision, prétextant que l’Université a encore besoin des enseignants seniors parce que leurs qualifications et leur expérience sont irremplaçables. Les jeunes diplômés ne sont pas encore prêts, ni quantitativement ni qualitativement, à prendre la relève. Un troisième groupe, composé aussi bien d’enseignants que d’étudiants, considère que les seniors sont au bout de leurs capacités et ont une productivité marginale décroissante. Par conséquent, un sang nouveau doit être apporté par des jeunes diplômés qui sont plus à même de maîtriser les nouvelles technologies d’enseignement et de recherche. Pour aider à sortir de cet imbroglio et de cette controverse qui ne mène nulle part, il est utile de poser les vraies questions qui nous permettront de répondre à la question principale : Quels sont les facteurs préliminaires à considérer avant même d’aborder la question de la mise à la retraite et les alternatives qui peuvent éviter la mise à la retraite des enseignants/chercheurs seniors ?

Quels sont les facteurs à considérer avant la question de la mise à la retraite ?
Avant d’aborder la question qui nous préoccupe, celle de la mise en retraite des enseignants/chercheurs seniors, il est nécessaire d’examiner deux sujets préliminaires qui fourniront quelques éléments de réponse à cette question. Le premier de ces sujets est la nécessité de «séparer le bon grain de l’ivraie», nous expliquerons ce que nous voulons dire par là dans le paragraphe qui suit. Le deuxième sujet —qui est le corollaire du premier— est comment faire cette séparation ?

Premier sujet : La nécessité de «séparer le bon grain de l’ivraie»
Il faut souligner tout d’abord le fait que les enseignants universitaires algériens —comme d’ailleurs ceux des autres universités à travers le monde— ne sont pas un compact homogène. Non seulement ils n’ont pas tous le même niveau, ce qui est dans la nature des choses, mais ils n’ont pas tous les mêmes conscience et éthique professionnelles ; ce qui est plus problématique. Si les différences de niveau sont acceptables, les différences dans l’éthique professionnelle le sont moins car elles ont des conséquences plus nocives sur la qualité de la formation des étudiants, surtout sur le plan moral. Si on fait donc abstraction des différences de niveau et que l’on considère principalement les différences éthiques, les enseignants peuvent être divisés en deux groupes : ceux qui prennent leur métier à bras le corps —ils préparent leurs cours minutieusement, les mettent à jour régulièrement, utilisent les sources les plus variées possibles d’information, ne commettent jamais de plagiat, sont assidus et ponctuels, respectent leurs étudiants et les orientent dans leurs études et projets, etc.—et ceux qui ne font rien de tout cela. Dans le second groupe —ceux qui n’ont pas d’éthique professionnelle— il y a les enseignants qui enseignent le même cours (même contenu, mêmes sources, mêmes méthodes) pendant plus de dix ans, parfois des décennies, voire même pendant toute leur carrière. Toujours dans le même groupe, il y a ceux qui sont plus absents que présents, mais qui perçoivent leurs salaires et avantages normalement. Il y a aussi ceux qui ne se documentent pas pour enrichir et améliorer leurs cours. Tous ces comportements ont une conséquence directe sur la formation et le niveau de nos étudiants qui sont souvent critiqués pour leur faible niveau de formation. Nous ne disons pas que la baisse du niveau est due uniquement au manque d’éthique de certains enseignants—les étudiants ont une part de responsabilité dans cette baisse de qualité—mais le gros de la baisse est dû principalement aux comportements nocifs d’un groupe d’enseignants. Nous ne disons pas non plus que tous les enseignants sont dans le groupe des «sans éthique». Nous sommes convaincus qu’une bonne partie, probablement la plus grande, fait son métier dans les règles de l’art. Par ailleurs, si notre propos ici n’est pas de déterminer le nombre d’enseignants qui appartiennent à chaque groupe, il est cependant important d’identifier les moyens de «séparer le bon grain de l’ivraie».

Deuxième sujet : Comment «séparer le bon grain de l’ivraie» ?
Pour pouvoir «séparer le bon grain de l’ivraie» –déterminer qui fait son travail consciencieusement et ceux qui ne le font pas— quatre réformes pourraient être introduites : (1) abandonner le système de nomination à vie des enseignants ; (2) introduire la devise «Publish or Perish» ; (3) introduire —ou revaloriser (s’il existe déjà)— le système d’évaluation des enseignants par les étudiants (comme cela existe dans les grandes universités du monde) ; et (4) créer le système des «awards» (récompenses) et «prizes» (prix) qui sont des stimulants importants.

Première réforme : abandonner le système de la nomination à vie des enseignants
Dans le système universitaire algérien —comme c’est d’ailleurs le cas dans l’ensemble du secteur étatique— les enseignants, une fois recrutés, gardent leur poste jusqu’à l’âge de la retraite. A l’exception de fautes graves, ils ne peuvent pas être licenciés. C’est le système que nous appelons, dans le jargon administratif algérien, la «titularisation» ou dans le jargon anglo-saxon, «tenure». Ce système encourage les enseignants à «se reposer sur leurs lauriers» et à ne faire aucun effort pour améliorer —quantitativement et qualitativement— leur enseignement. Pour cette raison, ces enseignants, que nous espérons peu nombreux, non seulement ne progressent pas mais -et c’est ce qui est pire-transmettent un savoir suranné et obsolète à leurs étudiants, qui sont souvent accusés, à tort, d’avoir un faible niveau de formation.

Deuxième réforme : introduire la devise «Publish or Perish»
Une des raisons pour lesquelles une partie des enseignants universitaires ne font pas l’effort d’améliorer le contenu et les méthodes de leur enseignement est qu’ils ne sont pas tenus par l’obligation de productivité. Une grande partie —et ici nous disons bien une «grande» partie— des enseignants n’a jamais publié aucun ouvrage ou même article. Pour ce faire, encore faut-il lire, ce que beaucoup ne font pas —soit par choix personnel, soit par manque de livres et de bibliothèques, soit les deux à la fois. Le résultat est que certains enseignants enseignent le même cours pendant plus d’une décennie, parfois plusieurs, et ne font pas l’effort d’y intégrer les changements sociaux et technologiques rapides qui se produisent dans le pays et dans le monde. D’où, encore une fois, les effets sur la qualité de la formation des étudiants. Pour éviter cette routinisation dans le comportement des enseignants et les encourager à lire et à produire, les pays anglo-saxons ont introduit la devise «Publish or Perish» (publier ou périr). Cette devise implique que si un enseignant ne publie pas un certain nombre d’écrits (ouvrages ou articles) pendant un certain laps de temps, il/elle peut être licencié(e) par son université. Parallèlement à cette devise, en raison de la pénurie réelle de livres et pour encourager les enseignants à lire, les universités algériennes devraient introduire le système dit ILL (Inter-Library Loan) qui permet aux enseignants et aux étudiants d’obtenir les livres dont ils ont besoin de n’importe quelle université ou centre de recherche national ou même international. Nous sommes conscients que l’établissement d’un tel système ne peut se faire du jour au lendemain, mais si nous voulons que nos enseignants se mettent au diapason des normes internationales, ces deux mesures — «Publish or Perish» et le système «ILL»– sont un «must».
Troisième réforme : introduire le système d’évaluation des enseignants par les étudiants
L’autre lacune du système universitaire algérien est que les enseignants sont généralement évalués, soit administrativement (par leurs responsables administratifs), soit par leurs pairs (conseils scientifiques ou autres), soit par les deux systèmes à la fois. Ces méthodes d’évaluation n’étant pas parfaites (partialité, règlements de compte, sur ou sous-évaluation, etc.), les grandes universités internationales ont introduit le système d’évaluation des enseignants (généralement semestriel) par leurs propres étudiants. Ce système —même s’il n’est pas lui-même parfait (notamment évaluation davantage des traits de caractère que de la valeur pédagogique des enseignants)— permet, si on élimine les évaluations «extrêmes» et si on considère une période de temps suffisante, d’avoir une idée générale de l’aptitude pédagogique des enseignants. Ce système peut, bien entendu, être combiné avec les systèmes d’évaluation administrative et celui de l’évaluation par les pairs pour aboutir à une évaluation des enseignants la plus proche possible de la réalité.

Quatrième réforme : introduire le système des «awards» et «prizes»
Un autre moyen —totalement absent de nos universités mais qui très pratiqué dans les universités internationales, notamment anglo-saxonnes— est le système des «awards» ou «prizes». Ces récompenses et ces prix, en effet, sont un outil efficace pour encourager les enseignants universitaires à faire toujours plus et mieux. Dans les grandes universités internationales, ces prix peuvent prendre la forme de stimulants financiers ou moraux ou les deux en même temps. Ils sont offerts soit par les universités qui emploient les enseignants ou par des fondations publiques ou privées. De telles fondations n’existent, malheureusement, pas chez nous car les responsables universitaires considèrent que leurs priorités sont ailleurs et que le secteur privé, à l’exception de cas très rares, n’a pas la tradition de contribuer au développement de la formation et de la recherche universitaires.

Quelles sont les alternatives à la mise à la retraite des enseignants seniors ?
Afin d’éviter que l’Université algérienne se vide de ses meilleures compétences et de subir les conséquences que cela puisse avoir sur la production de nouvelles capacités à même de les remplacer, sur la qualité de la formation des étudiants et sur le prestige de l’Université, il serait judicieux de repenser la décision de mise en retraite des enseignants de 70+ ans à la lumière de ce qui précède et de ce qui suit.
En effet, si cette décision peut paraître, à court terme, une solution au problème du chômage intellectuel —qui est une réalité qu’on ne peut ignorer— elle ne règle pas pour autant tout le problème. Au contraire, elle peut l’aggraver en créant un vide qui peut s’avérer plus douloureux que le médicament destiné à soigner la maladie, c’est-à-dire la mise à la retraite des enseignants seniors. C’est la raison pour laquelle il est utile d’explorer les alternatives à cette thérapie. Compte tenu de notre expérience dans l’enseignement et la recherche de près d’une cinquantaine d’années, successivement en Algérie (université d’Alger, Cred, INESG, ministères et entreprises nationales, médias, etc.), aux Etats-Unis (Penn State University, Purdue University), et au Ghana (Cape Coast University et Legon University), nous proposons les alternatives suivantes —qui sont loin d’être exhaustives— mais que nous considérons comme une thérapie moins douloureuse, notamment sur le plan émotionnel, et plus productive.

Première alternative : il s’agit de permettre aux enseignants seniors de créer des opportunités nouvelles de travail. A l’âge de la retraite —et pourquoi pas quelques années avant— les enseignants pourraient utiliser leur expérience et leurs connaissances pour constituer des «think tanks», des bureaux de consulting, être conseillers dans certaines institutions de l’Etat ou dans les entreprises publiques ou privées, créer des instituts d’enseignement privés (voire des universités privées) et des centres de recherche, et autres activités. En participant à ces activités, les enseignants accroîtraient les capacités d’enseignement et de recherche du pays. Ces institutions pourraient aussi travailler en collaboration avec les secteurs économiques du pays et les institutions d’enseignement et de recherche étrangères en vue de sortir l’université algérienne de son ornière strictement nationale. Cette ouverture sur le monde économique réel national et sur l’extérieur accroîtrait la capacité des universités nationales et profiterait des expériences étrangères. Ici, il n’est pas inutile de paraphraser Winston Churchill qui disait : «The privilege of a university education is a great one ; the more widely it is extended, the better for any country” (Le privilège de l’éducation universitaire est immense ; plus il est élargi, plus cela est bénéfique pour un pays donné). Cependant, pour que cela puisse se produire, il est nécessaire que l’Etat offre son soutien financier et moral à ces seniors pour leur permettre de devenir de vrais entrepreneurs et des chercheurs de renom capables d’être aussi ou plus compétitifs que leurs homologues étrangers.

Deuxième alternative : La seconde alternative à la mise à la retraite des enseignants seniors est d’introduire —ou de revaloriser— le système des années sabbatiques et des «post-docs». Ces possibilités, qui existaient dans les deux premières décennies après l’Indépendance, mais qui se sont érodées, voire même ont disparu ces dernières décennies en raison, prétextent les responsables universitaires, du manque de moyens financiers, pourraient permettre aux enseignants d’élargir leurs horizons dans le cadre de projets de recherche entrepris en collaboration soit avec les secteurs économiques nationaux, soit avec des institutions d’enseignement et de recherche étrangères.
Il serait, en effet, bénéfique de (ré)instaurer ce système pour rehausser le prestige de l’université algérienne, le niveau de ses enseignants et, par ricochet, de ses étudiants. Etant donnée l’embellie actuelle des prix du pétrole et du gaz, l’Etat n’a plus de raison de ne pas supporter ce système dont l’objectif est l’accroissement des capacités des universités algériennes, et donc celles du pays dans son ensemble.

Troisième alternative : La troisième alternative que nous proposons à la mise à la retraite des enseignants seniors consisterait, pour ces derniers, à trouver des postes comme «Visiting Professors» dans les universités internationales de renom. En effet, le fait de «se frotter» à leurs homologues des universités d’accueil et d’avoir à enseigner à des étudiants ayant des exigences et des préoccupations différentes ne pourrait que renforcer les capacités pédagogiques et de recherche des enseignants seniors. Les «Vising Professors» algériens pourraient aussi faire des publications communes avec leurs collègues étrangers et donc renforcer leur productivité, leur prestige et leur compétitivité au niveau international. Par ailleurs, les universités algériennes devraient davantage s’ouvrir aux enseignants-chercheurs étrangers et offrir, en retour, des postes de «Visiting Professors» aux plus prestigieux d’entre eux. En particulier, les universités algériennes devraient puiser dans la réserve des enseignants algériens de la diaspora qui ne demandent qu’à apporter leur contribution au développement de leur pays.

Quatrième alternative : La quatrième alternative à la mise à la retraite des enseignants seniors est de leur permettre d’exercer, parallèlement à leurs activités d’enseignement et de recherche, des fonctions administratives au sein même de leur propre université. Ce système, qui existait en Algérie (et qui fonctionnait selon le procédé de la rotation), s’est malheureusement, à l’instar du système sabbatique, érodé au fil des années, remplacé par la nomination des responsables administratifs par les autorités de tutelle. Ce système, s’il était rétabli, pourrait améliorer la gestion administrative de nos universités qui croulent sous le poids de la bureaucratie et du nombre des étudiants qui augmente d’année en année à une vitesse vertigineuse. Il n’y a aucun doute que si on ne débureaucratise pas la gestion de l’université en faisant contribuer les enseignants eux-mêmes, les effets sur la qualité et la productivité de nos universités ira de pire en pire.

Conclusion
Nous avons vu que la décision du gouvernement de mettre à la retraite les enseignants âgés de 70+ ans à partir de la rentrée universitaire prochaine—si elle peut paraître justifiée sur le plan économique (réduction du chômage intellectuel)— soulève bien des questions préalables. Ces questions sont, entre autres : (1) la séparation des enseignants qui font leur métier dans les règles de l’art et dans le respect de l’éthique universitaire de ceux qui travaillent uniquement pour les fins de mois ; (2) comment séparer ces deux groupes d’enseignants. Nous avons ensuite abordé la question cruciale : faut-il ou non mettre les enseignants seniors en retraite et y a-t-il des alternatives à cette décision ? Nous avons répondu à cette question en proposant un certain nombre d’alternatives que nous jugeons moins douloureuses et plus bénéfiques à court et long terme. Ces alternatives sont : (a) permettre aux enseignants seniors de créer de nouvelles activités (instituts, centres de recherche, bureaux de consulting, etc.) ; (2) leur offrir des années sabbatiques et des «post docs» pour accroître leurs capacités pédagogiques et de recherche ; (c) envoyer les enseignants algériens comme «Visiting Professors» dans les universités étrangères, et accueillir des «Visiting Professors» et «Post docs» étrangers dans nos universités (renforçant ainsi les échanges entre universitaires) ; (d) faire contribuer les enseignants seniors à la gestion administrative de l’université (et par suite débureaucratiser sa gestion). Toutes ces alternatives nous semblent être plus bénéfiques -aux universités, aux enseignants et aux étudiants- que la mise à la retraite des enseignants seniors qui, non seulement ferait perdre à l’université des capacités importantes en matière de pédagogie et de recherche, sans être sûr de les remplacer par les nouveaux diplômés, ni en nombre, ni en qualité de la formation. En effet, l’éducation ne s’arrête pas à l’âge de la retraite, comme le souligne Jim Rohn dans la deuxième épigraphe indiquée au début de cet article : «Education doesn’t cease when you leave college or leave the university. Education is a lifetime process» (L’éducation ne cesse pas lorsque vous quittez le collège ou l’université. L’éducation est un processus qui dure toute la vie). Cette réalité est aussi confirmée par Mahatma Ghandi dans la troisième épigraphe citée plus haut : «The great thing about learning is that you never have to stop. There’s no limit to the amount of knowledge you can obtain» (La chose magnifique concernant l’éducation est que vous n’avez pas à arrêter. Il n’y a aucune limite à la quantité de connaissances que vous pouvez obtenir). Ces deux maximes peuvent, sans aucun doute, s’appliquer à l’enseignement et à la recherche car le processus de l’éducation (learning) et celui de l’enseignement (teaching) sont dialectiquement liés. n


  • Ph. D in economics, Master of Francophone Literature (Purdue University, USA)

 

One thought on “Algérie / Mise à la retraite des enseignants universitaires seniors : Quelles alternatives ?

  1. des professeurs universitaires avec des titres des universités prestigieuses Européennes et Américaines touchent à peine 900€ après 32 ans de service voir 35 ans . et leurs paires touchent 6× plus ailleurs et vous ajoutez l’huile sur le feu pour les mettre dehors à l’age de 70 ans c’est scandaleux et insolent de récompenser ces valeureux hommes et femmes de cette manière

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