Revue de presse du 10/12/2019

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DÉMOCRATIE

Comment l’Arabie saoudite fait son lobbying en France

« Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a recours à de multiples agences de communication dans l’Hexagone. Et peut compter sur la bienveillance du Quai d’Orsay. L’Arabie saoudite a singulièrement renforcé son lobbying à l’égard des pays occidentaux ces dernières années. Et le pays devrait utiliser la présidence du G20, qui se poursuivra jusqu’au sommet des dirigeants à Riyad les 21 et 22 novembre 2020, pour démultiplier les tentatives de séduction. Dans ce cadre, l’Arabie saoudite déploie un réseau particulièrement actif en France. Aux yeux de Riyad, il s’agit d’un pays de second rang, surtout comparé aux enjeux économiques et militaires qui animent la relation avec les Etats-Unis. Pour autant, l’Hexagone attire toute l’attention du Prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS). Notre pays est devenu le terrain de jeux concurrentiel, entre les influences opposées du Qatar (Frères Musulmans), des Emirats et de l’Arabie saoudite (salafisme). En avril 2019, Ali Bensaad dans un article, parle même de Françarabie comme il existe une Françafrique. Faut-il aller jusque-là ? Riyad n’ambitionne pas de convaincre l’opinion française et n’a pas besoin d’une communication massive. Ses cibles sont les sphères dirigeantes, les milieux patronaux et enfin les élites musulmanes. »

Source : RUPTURES

ENVIRONNEMENT

En-Roads [VO]

« Le Massachusetts Institute of Technology (MIT) a lancé En-Roads, un simulateur en ligne (encore en version beta), pour mesurer l’impact de diverses mesures afin de préserver le monde du dérèglement climatique. Qu’allez-vous préconiser ? »

Source : En Roads

FRANCE

Comment survivre au “jeudi noir”… et faire passer la réforme que les “Français” réclament

« A la télé, on n’en finit plus de vanter le recours aux précaires ubérisés pour échapper à la grève des salariés qui défendent leurs faramineux régimes spéciaux. Tout en rappelant la nécessité et les bienfaits de la réforme du gouvernement, que les Français désirent “au fond d’eux-mêmes”. »

Source : TELERAMA

Deux PME françaises remportent le marché des nouveaux lanceurs LBD pour les forces de l’ordre

« Deux PME françaises sont les grandes gagnantes de l’appel d’offres du ministère de l’intérieur (lancé fin 2018) pour la fourniture de lanceurs de balles de défense (LBD) dont l’usage lors des manifestations de gilets jaunes a fait polémique. Selon le bulletin officiel des annonces des marchés publics, un premier marché a été attribué au groupe Rivolier pour la fourniture d’un lanceur à 6 coups, le tout pour une valeur de marché de 727.450 euros incluant 180 LBD et leur équipement associé. Trois autres sociétés (non citées nommément) avaient également répondu à l’appel d’offres. Rivolier se présente comme un groupe familial à capitaux français et comme un « systémier » intégrant notamment des matériels externes pour fournir les armées et les forces de sécurité intérieure. Il a notamment remporté en 2003 un contrat pour fournir 250.000 pistolets de marque allemande SIG Sauer aux forces de l’ordre (Police nationale et Gendarmerie). »

Source : BFM TV

GÉOPOLITIQUE

Le gouvernement allemand prévoit de nouvelles interventions militaires et un réarmement massif

« L’armée allemande (Bundeswehr) se prépare à de nouvelles interventions militaires. Les plans ont été annoncés par la ministre allemande de la défense, Annegret Kramp-Karrenbauer (Union Chrétienne-démocrate, CDU), sur une base de la Bundeswehr dans la Sarre. «Nous pourrions entreprendre des missions supplémentaires aujourd’hui», s’est-elle vantée. Des plans concrets ont été élaborés pour une mission de combat au Mali en Afrique de l’Ouest. L’armée allemande mène actuellement des missions de formation dans le cadre de la «vraie lutte contre le terrorisme», qui est toutefois «actuellement menée exclusivement par la France». Il existe «une volonté de la France de placer l’intervention sur une base plus large», car le sentiment général est «que la situation n’est pas facile en ce qui concerne les forces armées maliennes et autres […] Cela devait être discuté dans le cadre de l’extension habituelle des mandats.» »

Source : Mondialisation

INEGALITES

Attaquer la dette et la pauvreté par tous les bouts

« « C’est bien de manifester, mais, s’il vous plait, arrêtez d’être contre, cela ne sert à rien. Ce qu’il faut, c’est montrer ce que nous voulons. » Cette critique est en partie justifiée : si l’on veut mobiliser les énergies pour un véritable changement, on ne peut pas se contenter de critiquer le capitalisme, le néolibéralisme ou le fascisme. Il faut montrer, arguments à l’appui, qu’une autre voie est possible et désirable. Cependant deux remarques doivent être faites. Premièrement, agir contre ce que l’on ne veut pas peut être très utile, car se battre pour la justice commence souvent par combattre l’injustice. La lutte contre l’esclavage ou la discrimination envers les femmes sont de bons exemples. Ces combats, organisés autour d’une revendication contre une injustice, portent en eux les valeurs d’égalité et de liberté. Les deux positions (« contre » et « pour ») ne sont pas contradictoires mais complémentaires. »

Source : CADTM

LIBERTÉS

Quand Israël manipule la définition de l’antisémitisme et tente de l’imposer en France

« Le mardi 3 décembre à Paris, le Parlement français, déserté par la moitié de ses députés, a adopté une résolution « approuvant la définition de l’antisémitisme de l’IHRA ». À peine plus d’un quart des députés ont voté pour, et la proportion n’a pas été plus importante dans les rangs des groupes de la majorité présidentielle. Le malaise était tel que le député porteur de la résolution a dû confirmer à la tribune que celle-ci « exclut les exemples de l’IHRA », une déclaration qui devrait, logiquement, réduire considérablement la portée de ce vote. Le malaise profondément ressenti par les députés était révélateur du choc violent entre deux logiques : la logique de la propagande israélienne et de ses relais en France, avançant sous le masque de la lutte contre « les formes modernes de l’antisémitisme », et la logique de la tradition antiraciste et universaliste profondément ancrée et active en France. C’est ce choc que nous allons tenter de décrypter ici, avant de nous interroger sur les conséquences de l’épisode que nous venons de vivre et du vote qui l’a conclu. »

Source : MIDDLE EAST EYE

MATIÈRES PREMIÈRES

La guerre informationnelle autour des métaux rares contenus dans les voitures électriques

« Les métaux rares regroupent une trentaine de matières premières, rares non pas dans les quantités présentes dans la croûte terrestre mais par les difficultés qu’elles représentent pour leur extraction, puisqu’elles sont sous leur forme brute mélangées à d’autres métaux. C’est dans cette division entre les métaux que se trouve la principale pierre d’achoppement : « Il faut purifier huit tonnes et demie de roche pour produire un kilo de vanadium, seize tonnes pour un kilo de cérium, cinquante tonnes pour l’équivalent en gallium, et le chiffre ahurissant de mille deux cents tonnes pour un malheureux kilo d’un métal encore plus rare, le lutécium. » (Pitron, La guerre des métaux rares). Le débat se cristallise plus particulièrement sur une sous-catégorie de métaux rares appelés terres rares. Ceux-ci sont composés de 17 métaux particulièrement stratégiques puisqu’ils sont utilisés dans les smartphones, les automobiles, les éoliennes, les panneaux photovoltaïques; en bref toutes les technologies liées au développement durable, mais également dans certains composants militaires. »

Source : Infoguerre

RÉFLEXION

L’anticapitalisme des décroissants

« Le texte est composé de 3 parties d’inégales longueurs : sur le capitalisme, sur la décroissance, sur une revendication de libre parole qui débouche sur un appel à l’unité avec les syndicats pour le 5 décembre . En tant que décroissants, ces 3 parties nous interpellent : parce que nous pouvons nous définir comme anticapitalistes, mais pas seulement ; parce que la critique adressée à la décroissance nous semble manquer sa cible ; parce que depuis longtemps, quant à la stratégie générale pour sortir du capitalisme, nous sommes plus que sceptiques vis-à-vis de ces appels à l’unité qui feraient l’impasse sur une base idéologique préalable et minimale de convergence. Car il ne suffit pas d’être anticapitaliste pour légitimer une mobilisation : il faudrait aussi, au préalable, partager une vision même minimale mais au moins commune de ce nous pourrions entendre par « vie bonne dans une société juste ». Autrement dit, surtout quand on ne peut que constater l’incroyable capacité de résilience et de récupération du capitalisme, il ne suffit pas de se définir par le « contre », il faut aussi être capable d’expliciter un « pour ». »

Source : DECROISSANCES : BLOG MICHEL LEPESANT

Deficit structurel, PIB potentiel : des indicateurs budgétaires très discutables

« Les traités européens imposent le respect de règles de déficit et de dette simples à exprimer : le déficit public ne doit pas être supérieur à 3% du PIB et la dette publique supérieure à 60% du PIB. Nous avons vu, cependant, que ces règles font l’objet d’interprétations dans le cadre de la procédure de déficit excessif et qu’il est donc possible de proposer des approches permettant notamment d’investir plus malgré cette contrainte apparente. Nous allons évoquer ici des notions introduites dans le Pacte de Stabilité et de Croissance (PSC) qui ont complexifié les règles ci-dessus pour limiter des biais réels ou supposés. Nous verrons in fine qu’il n’est ni utile ni souhaitable de les maintenir si nous voulons accélérer les mutations à entreprendre pour la transition écologique, sans attendre le grand soir d’une renégociation du traité. Cette question se pose avec acuité car le PSC devrait être révisé en 2020, sur la base notamment de l’évaluation des règles budgétaires européennes réalisées par le Comite budgétaire européen en 2019. »

Source : CHRONIQUES DE L’ANTHROPOCÈNE

SOCIETÉ

L’année 2020 sera celles des révoltes populaires dans la plupart des pays du monde

« L’année 2020 risque d’être extrêmement propice aux révolutions et aux soulèvements populaires dans plus de 115 pays de la planète. »

Source : Startegika 51

ÉCONOMIE

Un capitalisme rentable sans croissance : le hold up de la valeur

« Le capitalisme est engagé depuis plus d’une décennie dans une dynamique que l’on pourrait qualifier d’énigmatique, tant elle défie les lois économiques standards. A bien des égards la situation évoque le Japon des années 90. A défaut de fournir une clé d’explication à ce qui fait de plus en plus figure de régime de croissance, de par sa durée, ou de me prononcer sur la soutenabilité macro-économique de ce régime, j’aimerais démonter les enchainements qui le caractérisent, à travers un schéma très simplificateur. Plutôt que de dérouler une chaîne causale, comportant un présupposé sur l’origine des déséquilibres, de trancher l’insoluble dilemme, crise de l’offre, avec à sa racine un essoufflement du progrès technique ou crise de la demande, dont la source proviendrait des salaires et de la rigueur budgétaire, je préfère partir de deux symptômes singuliers de la période que nous traversons. »

Source : XERFI CANAL

Latécoère passe définitivement sous pavillon américain

« Le fonds américain Searchlight s’empare finalement du leader français de l’amplification lumineuse après une OPA couronnée de succès et validée par l’AMF. Le fonds américain acquiert ainsi une participation de 62,76% au capital de l’entreprise. »

Source : Portail de l’IE

Les chiffres scandaleux des Partenariats Public-Privé britanniques

« Le Royaume Uni a exporté son modèle de Partenariats public-privé à travers le monde, alors même que ceux-ci implosent au niveau national. Le dernier scandale, qui a largement été repris par la presse britannique, dévoile les dessous des PPPs, et l’escalade des coûts auxquels des hôpitaux, des antennes de police ou des écoles doivent faire face, dans un environnement budgétaire déjà contraint. »

Source : Le blog de Cécilia Gondard

ÉTATS-UNIS

Comment les milliardaires tentent d’acheter la primaire démocrate pour contrer Sanders

« Au grand dam des électeurs, le nombre de candidats à la primaire démocrate ne cesse d’augmenter. L’arrivée du milliardaire Michael Bloomberg et du gestionnaire de fonds d’investissement Deval Patrick marque le franchissement d’un nouveau palier dans la panique des élites néolibérales face à la montée de la gauche américaine, au risque de faire imploser le parti démocrate et d’offrir un second mandat à Donald Trump. Malgré la défaite d’Hillary Clinton en 2016 et les sondages prometteurs de deux candidats marqués à gauche dans d’hypothétiques duels face à Trump, ces cercles de dirigeants restent convaincus que seul un candidat modéré peut l’emporter face à l’ancienne star de télé-réalité. À cette curieuse certitude s’ajoute une forte angoisse à l’idée de s’aliéner la classe des ultra-riches qui contribue au financement du parti et dont certains éléments ont déjà indiqué préférer Trump à Elizabeth Warren. »

Source : Le Vent se lève


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