dimanche, 14 juillet 2024

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Algérie / Classée au Top 15 mondial : Sonatrach a le vent en poupe

     Cette nouvelle consécration met en valeur les précieux efforts déployés par la Compagnie nationale des hydrocarbures dans le secteur des hydrocarbures en Algérie.

La Compagnie pétrolière nationale, la Sonatrach, figure, désormais, dans le top des 15 plus grandes sociétés productrices de pétrole au monde pour l’année 2021. Au 12éme rang du podium mondial, Sonatrach devance ainsi les plus grandes compagnies pétrolières, telles que la française «Total Energies» ou encore la Qatarie «Qatar Energy» et le géant mexicain «Pemex».

C’est ce qui ressort du rapport produit par le magazine britannique spécialisé The Economist qui a consacré une étude des capacités de production des grandes sociétés internationales de pétrole dans le monde. Avec un volume de 185 millions de tonnes équivalent pétrole, la compagnie nationale algérienne décroche le statut de grande société internationale de production de pétrole, figure ainsi parmi la pole position au sein du marché énergétique mondial. La moyenne de production quotidienne de la compagnie nationale, qui est évaluée à plus de 3 millions de barils, a propulsé la Sonatrach à ce rang.

Ce volume de la production nationale d’hydrocarbures a, finalement, renforcé la position du groupe Sonatrach au rang de société mondiale. Se basant sur les chiffres de l’année 2021 uniquement, faut-il le rappeler, The Economist reprenant S&P Global a propulsé la Sonatrach dans le groupe des 15 meilleures sociétés mondiales. Cette nouvelle consécration, met en valeur les précieux efforts déployés par la compagnie nationale des hydrocarbures, afin de maintenir sa position parmi les leaders mondiaux de l’industrie pétrolière et gazière. Plus encore, et de performance en performance, la Sonatrach a également vu son patron trôner parmi le top des cinq plus grands managers du Moyen-Orient. Tewfik Hakkar a été élu quatrième dans le top 100 du magazine Forbès pour l’année 2022, désignant les meilleurs P-DG du Moyen-Orient.

Pour rappel, les efforts consentis par la compagnie nationale Sonatrach, qui lui ont valu la reconnaissance et la gratitude du président Tebboune, ont permis à l’Algérie de relever les défis importants dus aux effets de la géopolitique et ceux de la pandémie mondiales. Aujourd’hui, l’Algérie peut se targuer de réaliser de meilleures performances, comparativement aux années précédentes. Avec des revenus pétroliers de l’ordre de 17.1 milliards de dollars, enregistrés au premier semestre de l’année en cours, l’Algérie peut prétendre jouer les premiers rôles au sein de la communauté internationale. Nombreuses sont les sociétés mondiales et cabinets d’expertises et d’analyses en matière d’énergie qui braquent, depuis peu, leurs projecteurs sur le pays. Sur la base de données et recoupements, la revue américaine Mees, avait situé les revenus pétroliers du pays aux alentours de 36 milliards de dollars à la fin de l’année 2022.

En 2021, ces revenus n’avaient pas franchi la barre des 23,3 milliards de dollars. Tout cela est à mettre au chapitre des efforts consentis pas la compagnie pétrolière Sonatrach qui a su déployer un plan d’action, pour le moins, ambitieux et courageux. Avec une augmentation de la production nationale à hauteur de 9 000 barils par jour depuis juin 2022, le volume des exportations s’est vu augmenter de 4%. À travers sa compagnie nationale des hydrocarbures, l’Algérie a réussi à relever des défis multiples en revoyant à la hausse ses volumes de production, pour se conformer à ses engagements vis-à-vis de l’Opep+, répondre à ses besoins domestiques et assurer un volume ascendant des exportations, pour assouvir la demande exprimée au plan mondial. Et dire que le volume de la production nationale a baissé de l’ordre de 10%, comparativement aux années précédentes, où la production journalière était de l’ordre de 1,65 million de mètres cubes.

Mohamed OUANEZAR


                           Algérie : 3 découvertes de gisements de gaz et de pétrole dans le Sahara

Algérie : 3 découvertes de gisements de gaz et de pétrole dans le Sahara
Image d’illustration © Andrzej Kryszpiniuk/Unsplash

Le géant algérien des hydrocarbures Sonatrach a annoncé avoir fait trois découvertes de pétrole et de gaz dans le Sahara algérien, dont l’une en partenariat avec le groupe italien Eni.

 

La première exploration, réalisée par Sonatrach sur fonds propres, concerne deux réservoirs dans le périmètre de recherche – In Amenas 2 – du Bassin d’Illizi en Algérie, selon le communiqué de Sonatrach (25/7/2022).

« Les débits enregistrés, lors des tests, sont de 300.000 m3/jour de gaz et 26 m3/jour de condensat, à partir du premier réservoir et de 213.000 m3/jour de gaz et 17 m3/jour de condensat à partir du deuxième réservoir« , a précisé le groupe.

⋙ « Bombes climatiques » : 195 projets pétroliers et gaziers gigantesques révélés par une enquête du Guardian

La deuxième découverte a été réalisée par Sonatrach et son partenaire italien Eni dans la région nord du Bassin de Berkine et « a mis en évidence une découverte de pétrole brut« . « Durant le test de production, le puits a donné lieu à 1.300 barils/jour d’huile et 51.000 m3/jour de gaz associé« , souligne le groupe Sonatrach.

La mise en production anticipée des deux premières découvertes se fera de manière accélérée via le raccordement des puits aux installations existantes. La troisième découverte faite par le groupe algérien a été enregistrée « lors du forage d’un puits sur le périmètre de recherche Taghit du Bassin de Bechar, où une production intéressante de gaz a été obtenue lors du test« .

Début janvier, Sonatrach avait annoncé des investissements de 40 milliards de dollars entre 2022 et 2026 dans l’exploration, la production et le raffinage de pétrole ainsi que la prospection et l’extraction de gaz. Les recettes du groupe ont augmenté de 70% en 2021 grâce à une hausse de 19% de ses exportations d’hydrocarbures, a indiqué en janvier son PDG, Toufik Hakkar.

Pour le climat, laisser le gaz et le pétrole dans les sols

L’Algérie, dont les réserves prouvées de gaz naturel s’élèvent à près de 2.400 milliards de m3, fournit environ 11% du gaz consommé en Europe, contre 47% pour la Russie. Il est le premier exportateur africain de gaz naturel et le 7e mondial.

Plusieurs pays cherchant à réduire leur dépendance des livraisons russes depuis l’invasion de l’Ukraine se sont tournés vers l’Algérie. Lors du sommet algéro-italien tenu le 18 juillet, l’Algérie a annoncé une augmentation de ses livraisons de gaz à l’Italie, dont elle est devenue le premier fournisseur devant la Russie, après l’invasion de l’Ukraine.

⋙ En pleine guerre en Ukraine, la Russie continue de s’enrichir grâce à son gaz et son pétrole

Toutefois, selon une récente étude publiée par des chercheurs de l’University College de Londres (Welsby et al, Nature, 2021), 60 % du pétrole et du gaz ainsi que 90 % du charbon encore présents dans les sols doivent y rester, si nous voulons limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C au maximum – comme le prévoient les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat.


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Mohamed Arkab donne le coup d’envoi a l’exploitation de Ghar Djebilet  : Un potentiel de plus de 3 milliards de tonnes de minerai de fer

Le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, a procédé, ce samedi après-midi dans la wilaya de Tindouf, au coup d’envoi de l’exploitation du gisement de fer à Ghar Djebilet.

Lors de cet événement, le membre du gouvernement a soutenu que des efforts colossaux seront consentis par l’Etat dans le développement du secteur minier, et ce par des investissements ciblés et stratégiques. Il a souligné que ces  objectifs seront atteints par l’engagement de réformes du cadre  d’un cadre législatif et réglementaire  et la mise en œuvre de mesures incitatives à l’investissement, dans ce segment d’activités. Il a assuré que les informations utiles sur la cartographie géologique et le potentiel des mines, seront fournies aux investisseurs.

Il a indiqué que les pouvoirs publics accroîtront progressivement la productivité  des produits miniers, notamment ceux à haute valeur ajoutée. Ainsi que le développement de grands projets industriels et miniers visant à valoriser les ressources minières locales.

Mohamed Arkab a cité  des exemples liés aux  projets de transformation du phosphate à Tébessa, et l’exploitation du zinc et du plomb dans la vallée d’Amizour à Béjaïa, en sus de l’exploitation  du gisement de fer de Ghar Djebilet à Tindouf. .

Le ministre a également confirmé le lancement du Complexe minier d’Algérie est un plan de développement et de valorisation des mines de minerai de fer de Nezha et Boukhadra dans la wilaya de Tébessa, qui permettra la production d’environ 6 millions de tonnes a horizon 2030.

Il a estimé, néanmoins, que les besoins locaux ne seront pas couverts sans l’apport inestimable de la mine de Ghar Djebilet, la troisième plus grande réserve de fer au monde. Avec, en sus, option pour l’exportation.

A ce propos, le ministre de l’Energie et des Mines a révélé que les réserves, uniquement de la partie ouest du gisement, sont évaluées  à plus de 3 milliards de tonnes, en surface, donc faciles à exploiter.

Le projet sera concrétisé en trois étapes, étalées de 2022 à 2040.

Dans un premier temps,  2 à 3 millions de tonnes de minerai de fer seront  extraites et  et transportées par voie terrestre. Ensuite, extraction de 40 a 50 millions de tonnes par an, qui seront acheminées par voie ferroviaire.

Soulef Biskri


70 ans après la découverte du gisement de fer : Début d’exploitation de la mine de Ghar Djebilet  

70 ans après la découverte du gisement de fer : Début d’exploitation de la mine de Ghar Djebilet

Le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, s’est déplacé, ce samedi dans la wilaya de Tindouf, pour donner le coup d’envoi de la première phase de la mise en exploitation de la mine de fer, située à Ghar Djebilet, laquelle sera assurée en partenariat avec des grandes entreprises minières chinoises. Les plus hautes autorités du pays confèrent à ce projet un caractère hautement stratégique pour le développement économique, au plan local et national. En Conseil des ministres du mois de mai dernier, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait mis en relief « l’importance du projet pour les opérations de production, d’exportation et de réduction de la dépendance à l’importation des matières premières, ainsi que sa contribution dans la création de nouveaux postes d’emploi et la création d’une dynamique économique ». Il est attendu, en effet, que la mise en service de ladite mine de fer générera quelques 6000 emplois directs, dans une échéance de trois ans. L’intérêt de ce méga-projet réside essentiellement dans l’immense potentiel du gisement, qui placerait l’Algérie, à moyen terme, au leadership de l’industrie sidérurgique et métallurgique, à l’échelle du continent noir, selon les prévisions des experts. Les caractéristiques du site, découvert en 1952 mais laissé en jachère jusqu’alors, confortent les meilleurs pronostics. Le gisement de Ghar Djebilet, s’étale sur plus de 131 km2. Ses réserves, les troisièmes plus importantes au monde, sont évaluées à presque 3,5 milliards de tonnes de minerai, dont 1,7 milliard de tonnes seraient aisément exploitables.

Des mesures d’accompagnement ont été prises pour un rendement optimum du gisement de fer de Ghar Djebilet. Le ministre en charge de l’Energie et des mines pilote, avec ses collègues des Transports et des Travaux publics, la réalisation de plusieurs projets de réalisation de structures et infrastructures d’appoint (production de sidérurgie, aires de stockage du minerai brut extrait, chargements sur des camionnettes électriques et des trains adaptés…). Il s’agit aussi de la construction de lignes ferroviaires reliant la wilaya de Tindouf à d’autres villes, en vue du transport du fer brut et ses dérivés.

S. Biskri


 

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