dimanche, 14 juillet 2024

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Le Vietnam gagne deux places au classement mondial IDH 2022

      Contrairement à la plupart des pays en développement, le Vietnam a réussi à maintenir sa croissance économique pendant les années les plus difficiles de la pandémie de COVID-19, s’est félicité le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
Des élèves de l’école primaire Sinh Tôn, archipel de Truong Sa, lors de la rentrée scolaire 2022-2023. Photo : VNA/CVN

Bien que le rythme moyen de croissance ait ralenti et que les groupes et les individus vulnérables aient connu des périodes de réelles difficultés, une inversion majeure des progrès du développement humain a été évitée, a-t-il déclaré.

La valeur de l’indice de développement humain (IDH) du Vietnam de 0,703 en 2021 est restée pratiquement inchangée par rapport à 2019 (0,704), et le pays a progressé de deux places dans le classement mondial, passant de la 117e place sur 189 pays en 2019 à la 115e sur 191 pays en 2021.

Le PNUD a fait cette déclaration lors du lancement du Rapport mondial sur le développement humain (RDH) 2021/22, « Temps incertains, vies bouleversées : façonner notre avenir dans un monde en mutation », vendredi 9 septembre à Hanoï.

Le rapport affirme qu’un ensemble d’incertitudes s’accumulent et interagissent pour perturber la vie de manière inédite. Les deux dernières années ont eu un impact dévastateur pour des milliards de personnes dans le monde.

Pour la première fois depuis 32 ans que le PNUD calcule l’IDE, qui évalue la santé, l’éducation et le niveau de vie d’une nation, celui-ci a diminué mondialement pendant deux années consécutives.

En grande partie à cause de la pandémie de COVID-19, le développement humain est retombé à ses niveaux de 2016, annulant ainsi une grande partie des progrès vers la réalisation des Objectifs de développement durable.

L’inversion est presque universelle, puisque plus de 90% des pays ont enregistré une baisse de leur IDH en 2020 ou 2021 et plus de 40% ont vu leur score chuter au cours de ces deux années, signalant que la crise continue de s’aggraver pour beaucoup.

Alors que certains pays commencent à se remettre sur pied, la reprise est inégale et partielle, creusant encore les inégalités en matière de développement humain. L’Amérique latine, les Caraïbes, l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud ont été particulièrement touchées.

« Le monde cherche par tous les moyens à répondre aux crises consécutives. Nous avons vu avec le coût de la vie et les crises énergétiques que, s’il est tentant d’y apporter des solutions rapides comme les subventions aux combustibles fossiles, les tactiques de secours immédiats retardent les changements systémiques à long terme que nous devons apporter », a déclaré Achim Steiner, administrateur du PNUD.

Pour tracer une nouvelle voie, le rapport recommande de mettre en œuvre des politiques axées sur l’investissement – des énergies renouvelables à la préparation aux pandémies – et sur l’assurance – notamment la protection sociale – qui prépareront nos sociétés aux aléas d’un monde incertain.

Parallèlement, l’innovation sous ses nombreuses formes (technologique, économique, culturelle) peut également renforcer les capacités pour répondre aux difficultés à venir.

« Pour traverser l’incertitude, nous devons redoubler d’efforts en matière de développement humain sans nous contenter d’améliorer la richesse ou la santé des personnes », a déclaré Pedro Conceição du PNUD, auteur principal du rapport.

« Celles-ci sont bien sûr importantes. Mais nous devons également protéger la planète et fournir aux individus les outils dont ils ont besoin pour se sentir plus en sécurité, reprendre le contrôle de leur vie et conserver l’espoir dans l’avenir », a-t-il indiqué.

Élan de développement humain

Le Vietnam est membre du Groupe du développement humain élevé depuis 2019. L’IDH combine le revenu national brut par habitant, l’espérance de vie à la naissance et le nombre moyen et attendu d’années de scolarisation en un seul indice pour fournir une mesure généralisée du développement humain.

Malgré des difficultés liées au COVID-19, le Vietnam se fixe l’objectif d’atteindre une croissance économique de 6,5% en 2022. Photo : VNA/CVN

Le Vietnam a enregistré des progrès constants dans les trois dimensions de l’IDH depuis les années 1990. Le taux d’augmentation de l’IDH a ralenti au cours de la dernière décennie, principalement parce que le Vietnam est désormais un pays plus aisé avec des niveaux relativement élevés d’espérance de vie et de niveau d’instruction pour son niveau de revenu.

L’indice d’inégalité entre les sexes (IIS) du Vietnam, qui mesure la perte de développement humain due à l’inégalité entre les hommes et les femmes, a continué de s’améliorer en 2021. Le score du Vietnam était de 0,296, ce qui place le pays au 71e rang sur 170 pays.

L’IIS a pris en compte la santé reproductive, l’autonomisation et la participation au marché du travail. Le Vietnam obtient de bons résultats en termes de mortalité maternelle, d’éducation des filles et de participation des femmes au marché du travail, mais la représentation des femmes au parlement reste faible.

« Pour l’avenir, le Vietnam est bien placé pour retrouver son élan perdu en raison du COVID-19 et gérer les incertitudes associées aux crises en cascade décrites dans le RDH », a déclaré le Professeur Jonathan Pincus, économiste senior du PNUD.

« Le déploiement rapide et universel des vaccins a permis à la vie de revenir à la normale et réduit la pression sur les hôpitaux, les cliniques et les écoles. La politique gouvernementale a été flexible et adaptative, ce qui a permis à des secteurs comme le tourisme et les transports d’afficher une reprise impressionnante en 2022 », a-t-il observé.

Le PNUD a également noté qu’il y aurait de nombreux défis pour le Vietnam dans les temps à venir. Le changement climatique est le plus important. On s’attend à ce qu’il déplace les populations et leurs moyens de subsistance, affectant gravement le niveau de développement humain dans les zones les plus vulnérables au changement climatique.

Deuxièmement, le développement économique du Vietnam dépend des tendances de croissance dans le reste du monde. La guerre en Europe, la hausse des prix et la perturbation des modèles commerciaux mondiaux sont d’importantes sources d’incertitude.

Le PNUD a recommandé au Vietnam d’accroître les investissements dans les infrastructures, l’éducation, la formation et la recherche afin d’accroître la résilience nationale et la capacité de s’adapter rapidement et avec flexibilité à l’évolution des conditions mondiales.

Il est important de noter que le système de protection sociale du Vietnam doit être modernisé pour aider tous les citoyens à gérer les risques de catastrophe économique et naturelle et à maintenir le niveau de vie même pendant les périodes difficiles, a-t-il recommandé, estimant que l’expérience de la pandémie a démontré que des lacunes se sont creusées dans les programmes nationaux de protection sociale et d’assistance sociale.

La numérisation de l’enregistrement et de la prestation de l’aide sociale et la base de ces systèmes sur la citoyenneté universelle plutôt que sur la résidence locale leur permettront de réagir plus équitablement et plus rapidement en période de risque accru, a-t-il encore indiqué.

VNA/CVN



Le PNUD publie son rapport sur l’Indice de développement humain (IDH) : Algérie au 3e rang en Afrique

Par Inès Dali


L’Algérie est classée à la 3e place sur 53 pays à l’échelle africaine dans la nouvelle édition du rapport annuel 2021/2022 sur le classement mondial des pays selon l’indice de développement humain (IDH), publié jeudi par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
Avec un indice de 0,745, l’Algérie est classée dans la catégorie dite à IDH «élevé», selon ce rapport intitulé «Temps incertains, vies bouleversées : façonner notre avenir dans un monde en mutation». En première position en Afrique, on retrouve l’île Maurice qui se classe parmi les IDH «très élevé», suivie par les Seychelles dont l’IDH est le même que celui de l’Algérie, «élevé».
A l’échelle mondiale, l’Algérie est classée au 91e rang sur 191 pays notés. L’île Maurice occupe la 63e place mondiale et les Seychelles la 72e. En matière d’IDH, l’Algérie devance l’Egypte (97e), la Tunisie (97e), l’Afrique du Sud (109e). Ces pays sont classés dans la catégorie à IDH «élevé». L’Algérie a également devancé le Maroc (123e) classé dans la catégorie à IDH «moyen». L’IDH évalue la santé, l’éducation et le niveau de vie d’une nation. Ainsi, un seul pays africain est classé dans la catégorie à IDH «très élevé», tandis que sept autres sont dans la catégorie à IDH «élevés», 17 sont dans la catégorie à IDH «moyen», et 28 des pays africains étudiés dans le rapport se classent dans la catégorie à IDH «faible». Seule la Somalie n’est pas évaluée dans le rapport du PNUD.
Le Soudan du Sud, le Tchad, le Niger, la République centrafricaine et le Burundi, le Mali, le Mozambique et le Burkina Faso, viennent en bas du tableau et sont classés dans la catégorie des IDH «faible».
Selon le PNUD, 59% des pays ayant un IDH faible ou moyen, dont plusieurs en Afrique, ont vu leurs performances en matière d’IDH décliner entre 2020 et 2021. Ces chiffres descendent à 61% pour les pays ayant un IDH élevé et à seulement 33% pour ceux ayant un IDH très élevé. Bien qu’en 2021, l’institution ait noté une certaine reprise au niveau mondial, elle a été partielle et inégale. La plupart des pays à IDH «très élevé» ont enregistré des améliorations, tandis que la plupart des autres ont connu des baisses continues.
A l’échelle mondiale, on retrouve la Suisse à la tête du classement. Elle est suivie par la Norvège classée 2e et l’Islande classée 3e.

Ces pays sont classés dans la catégorie à IDH «très élevé».

90% des pays ont vu leur IDH baisser
«Le retour en arrière peut devenir plus soudain ou plus fréquent, ou les deux ; il est déjà devenu évident pendant la pandémie de Covid-19.
Pour la première fois dans l’histoire, la valeur de l’IDH mondial a baissé, ramenant le monde à l’époque juste après l’adoption du programme 2030 pour le développement durable et de l’accord de Paris», a indiqué l’institution. Et d’ajouter : «Chaque année, quelques pays connaissent des baisses de leur IDH respectif.
Cependant, 90% des pays ont vu leur IDH baisser en 2020 ou en 2021, ce qui dépasse de loin le nombre de pays qui ont connu une inversion de tendance à la suite de la crise financière mondiale». L’Amérique latine, les Caraïbes, l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud ont été particulièrement touchées, selon le PNUD. Il commente que le développement humain est retombé à ses niveaux de 2016, en annulant une grande partie des progrès vers la réalisation des objectifs de développement durable.
Il a expliqué qu’un ensemble «d’incertitudes s’accumulent et interagissent pour perturber la vie de manière inédite», tout en mentionnant que «les deux dernières années ont eu un impact dévastateur pour des milliards de personnes dans le monde, lorsque des crises comme la Covd-19 et la crise en Ukraine se sont succédé et ont interagi avec des changements sociaux et économiques radicaux, des changements planétaires dangereux et une aggravation de la polarisation».
«Le monde vacille de crise en crise, piégé dans un cycle de lutte contre les incendies et incapable de s’attaquer à l’origine des problèmes auxquels nous sommes confrontés. Sans un changement radical de cap, nous risquons d’avoir à supporter encore davantage de privations et d’injustices», a également relevé le PNUD, en faisant observer que certains pays commencent à se remettre sur pied, mais la reprise demeure inégale et partielle, et creuse encore les inégalités en matière de développement humain. Pour tracer une nouvelle voie au développement humain, le PNUD recommande de mettre en œuvre «des politiques axées sur l’investissement des énergies renouvelables, la préparation aux pandémies et l’assurance, notamment de la protection sociale pour préparer les sociétés aux aléas d’un monde incertain». /

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