La Russie, l’Iran et la Turquie adoptent une déclaration commune sur la Syrie

02.07.2020

La Russie, l’Iran et la Turquie ont adopté mercredi une déclaration commune sur la Syrie après une visioconférence des dirigeants des pays garants du processus d’Astana, a indiqué le service de presse du Kremlin.

Les présidents des trois pays ont discuté de la situation actuelle sur le terrain en Syrie, ont passé en revue les développements depuis leur dernière réunion, le 16 septembre 2019 à Ankara, et ont confirmé leur détermination à renforcer la coordination trilatérale à la lumière de leurs accords, indique la déclaration commune.

Les trois parties « ont insisté sur leur ferme engagement envers la souveraineté, l’indépendance, l’unité et l’intégrité territoriale de la République arabe syrienne ainsi qu’envers les objectifs et les principes de la Charte des Nations Unies », peut-on lire dans la déclaration.

Elles ont rejeté toutes les tentatives visant à créer de nouvelles réalités sur le terrain sous prétexte de combattre le terrorisme, y compris les initiatives d’autonomie illégitimes, et ont exprimé leur détermination à s’opposer aux programmes séparatistes visant à saper la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie ainsi qu’à menacer la sécurité nationale des pays voisins, ajoute le déclaration.

Les trois parties ont examiné en détail la situation dans la zone de désescalade d’Idlib et ont souligné la nécessité de maintenir le calme sur le terrain en mettant pleinement en œuvre tous les accords sur Idlib, selon le document.

Elles ont également exprimé leur profonde inquiétude quant à la situation humanitaire en Syrie et à l’impact de la pandémie de COVID-19, appelant la communauté internationale, en particulier l’ONU et ses agences humanitaires, à accroître leur assistance à tous les Syriens sans discrimination, politisation et conditions préalables.

La déclaration indique que les présidents sont convenus de tenir le prochain sommet tripartite en Iran dès que possible.

Le processus vers un règlement pacifique en Syrie, également connu sous le nom de processus d’Astana, a été lancé en janvier 2017 par la Russie, l’Iran et la Turquie à Astana, capitale du Kazakhstan, qui a été rebaptisée Noursoultan.

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