Les droits des Palestiniens toujours bafoués devant un silence international

      29.06.2020

  Conflit israélo-palestinien

La grave pandémie de Covid-19 qui dure depuis plusieurs mois se propage à tous les continents et constitue une menace sérieuse tant pour la santé des populations qu’à l’économie mondiale. Si elle n’est pas endiguée rapidement et sérieusement, elle risque de devenir un fléau d’une gravité exceptionnelle. Les pays toujours colonisés en souffrent beaucoup plus que les autres devant un silence international flagrant.

S’il faut noter, pour la énième fois, que les mesures urgentes méritent d’être prises tant par la mobilisation des énergies : (financement, OMS, recherche médicale…) que par la volonté politique et la solidarité afin de préserver la vie humaine et son bien-être, il en est de même pour ce qui est de rappeler les droits du peuple palestinien doublement réprimé. Sans oublier évidemment la recherche de solutions aux conflits existants qui accentuent l’insécurité dans le monde et la détresse des populations. D’abord, l’ONU créée après les affres de la Seconde Guerre mondiale se doit de mobiliser tous les moyens appropriés et mettre la volonté nécessaire pour que règnent enfin la paix et la quiétude partout dans le monde. Pour rester dans le domaine des conflits hélas beaucoup subsistent actuellement, tels en Syrie, en Libye, au Yémen… et surtout le conflit israélo-palestinien qui remonte à 1948 et à ce jour n’est pas encore réglé soit depuis 72 longues années !!! D’autre part, pour un fonctionnement harmonieux et efficace, la réforme de l’ONU s’avère nécessaire comme par exemple le droit de véto, comment concevoir qu’un seul membre permanent puisse annihiler la volonté des 14 autres membres ? Un blocage inapproprié qui retarde la solution à certains problèmes tel le conflit du Proche-Orient, le véto s’avère injuste et anti-démocratique ! Il créé plus de problèmes qu’il n’en résout.
Pour revenir au plus vieux conflit celui israélo-palestinien, la collusion israélo/Etats-Unis sape la cohésion de l’ONU qui la rend impuissante et impopulaire. Car malgré d’innombrables résolutions votées pour sa solution, c’est-à-dire création d’un Etat palestinien comme prévu lors du partage de1947, l’Etat israélien a vu le jour en 1946 mais pas l’Etat Palestinien !!! Les territoires occupés en 1967 ne sont pas restitués malgré les résolutions 242, 3368 et autres ; à cela s’ajoutent les accords d’Oslo qu’Israël a signés mais pas respectés ! et qui s’apparentent aux accords de Munich de triste mémoire. Israël au lieu d’évacuer les terres qui ne sont pas les siennes en accapare toujours davantage, tels avec la construction du mur de séparation, qui d’ailleurs est jugé illégal par la CIJ (Cour internationale de justice), la construction de colonies et maintenant veut annexer une partie de la vallée du Jourdain ! que restera-t-il aux Palestiniens? L’Etat qui leur est dévolu par la résolution 181 et autres n’existe pas et les territoires qui leur reviennent sont toujours sous occupation israélienne !
Ce pays qui n’a respecté jusqu’à ce jour aucune loi internationale, en refusant obstinément de s’y conformer, doit une fois de plus être rappelé à l’ordre ! L’ONU créée pour faire régner la paix et la justice après les affres de la Seconde Guerre mondiale ne doit pas se départir de cette mission première et doit aujourd’hui agir vigoureusement pour amener l’Etat israélien à se conformer aux résolutions internationales, sous peine de sanctions comme prévue par la charte de l’ONU. De ce fait, il serait primordial de réitérer à l’Etat israélien ses obligations d’appliquer le droit et la justice internationale ; le droit à la liberté et à la souveraineté sont des valeurs universelles auxquelles nul ne peut y déroger !
Sur ce, nous demandons que soit votée une énième résolution concernant ce vieux conflit : réaffirmer le droit des Palestiniens à avoir un Etat conformément à la résolution181 et à celles qui ont suivi, son territoire sera celui du partage de 1947 ou du moins de ceux occupés en 1967, Jérusalem-Est étant occupée en sera sa capitale, arrêt de la construction des colonies et des annexions, le mur de séparation qui «piétine» sur la ligne verte est à modifier pour suivre son tracé, ou encore mieux être détruit, étant jugé illégal par la CIJ, plan de paix qui rend la stabilité et la sécurité à la région et plan marshal pour le développement local. Les nations de ce monde constituent une famille, une grande famille où doit régner la quiétude et la paix pour une vie meilleure – inchallah -.
Hadj Ali Saïd
Oumoussa Lakhdar


 

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