L’Emir Abdelkader et Hadj Ahmed Bey : «Deux grandes figures de la résistance anticoloniale»

     

L’EMIR ABDELKADER ET HADJ AHMED BEY
« LA DOUBLE STATURE D’HOMMES D’ETAT »
« DEUX GRANDES FIGURES DE LA RESISTANCE ANTI-COLONIALE »
« D’UNE NATION PLUSIEURS FOIS MILLENAIRES »

(*) Dr Boudjemaâ HAICHOUR
Chercheur Universitaire Ancien ministre

Depuis les siècles de notre histoire millénaire que les Rois numides ont consacré leurs efforts à la naissance d’une Nation de l’homme libre où se sont succédées les résistances populaires contre les invasions et les convoitises lorsque l’Algérie se trouvait au cœur des grandes puissances de la Méditerranée régentant le commerce internationale des flux commerciaux.

En 1830 au départ du Dey d’Alger fuyant les hordes barbares de Charles X qui n’a pas honoré ses dettes liées aux importations du blé, avec son armada qui entreprit la conquête française de l’Algérie débarquant sur la côte de Sidi Fredj et qui durera 132ans de colonisation des plus inhumaine et des plus sanguinaires sous le couvert d’un alibi du coup d’éventail.

La résistance populaire anti coloniale s’organise du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Cheïkh Bouamama, Cheïkh Al Mokrani, Les Ouled Sidi Cheïkh, Cheïkh Al Haddad, Les Zaâtcha etc… Les trésors d’Alger ont été pillés par les généraux qui ont fait de l’Algérie une colonie de peuplement. Tout a été expérimenté : les enfumades, la politique de la terre brûlée, le génocide humain sur des populations civiles, le napalm, les bombes atomiques, le vol de nos archives, des milliers de déportés en Calédonie, Guyane, Martinique etc… déracinés, torturés telle était la colonisation civilisatrice de la France coloniale.

Deux grands hommes aux qualités guerrières remarquables. Figures emblématiques du combat multiforme contre les Généraux formés dans les guerres napoléoniennes de la colonisation française. Ils seront appelés par le destin à réaliser le dessein commun en mettant en œuvre leurs grandes stratégies militaires d’un Etat-Nation.

L’EMIR OU LA QUETE D’UNE PARENTE NOBLE DES H’CHEM


Il s’agit de l’Emir Abdelkader, un homme d’épée éduqué dans la plus pure tradition confrérique de la Qadiriya dont son père Mahiéddine était le Mokadem qui dirigeait la Zaouia de la Guet’na de l’Oued El Hammam à 20 km à l’Ouest de Mascara. Il est né en 1808 près de Mascara et mort en exil en 1883 à Damas.

Famille de Chorfa de la tribu des Béni Hachem dans la plaine du Ghris. Il portait un grand attachement aux siens et vénérait sa mère Lalla Zohra. D’esprit indépendant, l’Emir Abdelkader accompagnera son père pour accomplir en 1827 le pèlerinage à la Mecque où il recevra une forte culture religieuse.

Ce voyage de deux ans va lui permettre de visiter les Lieux Saints et d’entamer une recherche de la Généalogie en quête d’une parenté avec les descendants de Sidi Abdelkader El Djilani en visitant Bagdad et en séjournant en Egypte pour s’acquérir des réformes de Mohamed Ali avant de rejoindre son pays natal.

HADJ AHMED BEY KOUROUGHLI DANS LA LIGNEE DES BENGANA


Quant à Hadj Ahmed Bey, cet homme illustre qu’il fut est le dernier Bey de Constantine. Il est né vers 1783 et mort le 30 Août 1850 à Alger. Il a combattu farouchement les conquérants français durant dix-huit ans au même moment où l’Emir Abdelkader se déployait à l’Ouest contre les troupes coloniales.

Hadj Ahmed BEY en dépit de ses origine turques par son père et sa mère Hadja Ghania fille des Bengana, grand seigneur du Sud-est du pays, son père Mohamed Chérif était un turc qui a gouverné pendant seize ans la province de Constantine.

De la même manière que l’Emir Abdelkader, après avoir fréquenté la medersa coranique et sa nomination comme Gaïd El Aoussi en 1809.

Il fera le pèlerinage à la Mecque et rencontrera le vice-roi réformateur Mohamed Ali d’Egypte. De retour en 1815, il sera nommé comme Khalifa à Constantine durant quatre ans.

Voulant prendre le pouvoir par la force, il échouera et s’est réfugié à Alger pour être choisi par le Dey en raison de ses hautes qualités comme Bey de Constantine. Ce qui caractérise le personnage de Hadj Ahmed Bey, c’est qu’il refuse du moins intérieurement, de dépendre de la Sublime porte, même s’il est resté attaché à la conception turque du pouvoir au lieu de se poser Chef d’une résistance nationale purement algérienne.

Il refusa d’ailleurs que son Beylick soit une colonie de janissaires. Comme l’Emir Abdelkader, il se hâte de réprimer les abus et de protéger les habitants contre les brutalités des Turcs en châtiant tous ceux qui créent le désordre et la corruption.

Après la prise d’Alger par les Français et l’exil du Dey, il est considéré comme le seul représentant du Sultan de Constantinople. Cette fidélité qu’il affecte à l’égard du souverain ottoman, n’est pour lui qu’un moyen d’obtenir des secours en temps de guerre.

HADJ AHMED BEY SOUVERAIN INDEPENDANT DE LA SUBLIME PORTE


En fait Hadj Ahmed Bey est désormais un souverain algérien ayant son propre Diwan sorte de (Cabinet), composé de hauts dignitaires qu’il consulte et tient compte de leurs avis dans les grandes situations. Cet homme aux yeux noirs d’allure fulgurante, au visage bruni par le soleil barré de très grandes moustaches à la mode turque, vêtu de soie brodée et d’une propreté méticuleuse, lui donnant une allure juvénile et séduisante.

Hadj Ahmed Bey un Gouverneur beylickal jouissant d’une parfaite autonomie. Bien sûr comme tous les Beys qui l’ont précédé, a toujours fourni au Dey d’Alger le Denouch en argent et en nature. Son territoire s’étend de Bordj Bou Arréridj à Tébessa comprend la Grande tribu des Hanancha, des Ouled Abdennour, les Medjana dirigés par la famille Mokrani et le Sud gouverné par Cheïkh El Arab.

Chacune est divisée en grandes tribus et Caïdates dont les Chefs sont issus de l’aristocratie traditionnelle.

L’ETAT DANS LA CONCEPTION D’AHMED BEY
Cet ensemble selon les statistiques de l’époque avoisine les 1 200 000 habitants dont la ville de Constantine pourrait vraisemblablement avoir une population de 49 000 habitants. Ce Beylickat donne l’impression d’une organisation étatique.

Ceci si l’on considère la forme de Gouvernance avec comme toile de fond, un Gouvernement relativement autonome, une armée, une administration, une activité économique et des relations internationales. Son Gouvernement était juste et équitable. Il rendait ses jugements suivant la loi coranique et la Sunna. Ahmed Bey abolira le système ottoman et réorganisera son administration.

Il modernisera son armée et nommera les fonctionnaires aux emplois supérieurs. Il apportera une nouvelle conception dans la Gouvernance par une transformation radicale du pouvoir et gouvernera avec les élites sages de la population en créant un Majliss sorte de Conseil où l’autorité exécutive et législative dans le Constantinois relève du Diwan. Ce dernier est renforcé par deux Muftis, deux Cadis, des Aduls (notaires) et le Nadher Awkaf, les hauts fonctionnaires de l’Etat, les grands Cheïkhs des tribus ainsi que certains dignitaires.

Hadj Ahmed Be écrit le Duc de Rovigo : « ne prit jamais de décisions importantes sans en consulter son Diwan, laissant la liberté de s’exprimer à toute son assistance ».

Il opérera sa réforme fiscale héritée par le système ottoman qui fut très oppressif et lourd. Il supprimera tous les impôts non coraniques tels la « Ghrama », impôt personnel en argent et remplacé par le « Hakor », considéré comme le loyer de la terre se payant après la vente du blé. Pour ce qui est de « wadifat Dnouch », c’est un impôt pour l’achat des présents au Pacha d’Alger.

Egalement il y avait l’impôt dit « Haq al Burnous » à l’occasion de nomination du Cheïkh ou Caïd.

Il y a aussi « la Adda » impôt imposé sur les tribus et le « Djabri » impôt sur les propriétés du Beylick enfin la « Bischara » ou contribution offerte au Bey lors de l’investiture belickale de son renouvellement ou autre événement qui lui soit personnel. Ainsi le « Achour » devient la base essentielle de l’impôt dans le Constantinois, qui consiste à payer le dixième des revenus de toutes sortes.

Le Bachamba est le plus haut personnage après le Bey. Elle fut confiée à Benaïssa en quelque sorte son 1er ministre qui supplie le Bey dans toutes les affaires. Il y a aussi le Khaznadji c’est-à-dire l’argentier, chef de l’administration des douanes, le commandant des fantassins dans les expéditions qui préside également aux arrestations politiques, exécutions secrètes et aux confiscations. Il frappe la monnaie en tant que directeur général.

Il nomme un Calife qui le remplace durant son absence pour gouverner l’administration des tribus. Cette fonction est ordinairement accordée aux proches. Cette charge fut donnée à Mostefa Balahwane qui a épousé sa nièce. Il y a le Caïd des El Aoussi, charge assimilée à celle du Dauphin, c’est-à-dire Caïd Eddar confiée à Belebdjaoui, représentant l’autorité municipale. Il y a caïd El Achour, Kateb Esser ou secrétaire confidentiel, Agha El Djeïch et Agha El Askar et Nadher El Awkaf.

C’est une véritable République qu’institua Hadj Ahmed Bey. Il en frappa sa monnaie, élevant le drapeau de couleur rouge orné par un sabre à double lames, symbolisant le Djihad sur les frontons de son administration avec le sentiment d’un Etat national. Le commerce qu’on évalue à l’époque à cinq millions de francs reflète l’état d’organisation financière de la province de Constantine.

Sa monnaie de bonne facture qui a été frappée en or, argent, bronze et cuivre portait le nom du Sultan Mahboub et Constantine dans l’autre revers. De son époque Ahmed Bey signa des T et entreprendra des relations diplomatiques avec le Gouvernement français (Duc de Rovigo). Il signa des Traités avec Tunis, la Tripolitaine et la Porte Sublime.

Hadj Ahmed Bey a dirigé le Beylickat de Constantine de 1826 à 1850 date de son décès et enterré au cimetière Sidi Abderahmane Al Thalibi avec les membres de sa famille. A ne pas confondre avec Salah Bey qui resta 22 ans de règne et enterré à Sidi Al Kettani de Constantine avec sa famille, près de Souk El Asser lieu de la Médersa El Kettania où étudièrent de nombreuses personnalités dont Houari Boumediene et Ali Kafi.

LES COMBATS CONTRE LES GENERAUX NAPOLEONNIENS


Que devrons nous retenir du destin de ces deux dirigeant de l’Algérie anti-coloniale. Le Maréchal Clauzel nommé par Thiers alors ministre de l’intérieur, Gouverneur général d’Alger, partisan ardent de la colonisation échoue contre l’armée de l’Emir Abdelkader à l’Ouest. Il échouera face aux vaillants combattant de Hadj Ahmed Bey dans la bataille de 1836 à Constantine avec honte et déshonneur.

Cet échec a eu un retentissement important en France. Plusieurs de ses généraux et hauts gradés y périrent. La presse s’acharna contre Clauzel qui sera remplacé par Danrémont en tant que Gouverneur général d’Alger.

A l’Ouest L’Emir Abdelkader a vaincu l’armée française dans la bataille du Mactaâ le 12 Juin 1835. Bugeaud venait de signer le traité de la Tafna avec l’Emir le 20 Mai 1837.

Ces deux hommes qui ont résisté héroïquement aux troupes françaises tout au long de leurs combats, n’avaient jamais essayé de s’allier, alors que le sort de l’Algérie étaient entre leurs mains. Un climat de méfiance et de défiance regrettable dira Abdeljalil Temimi régnait entre eux.

Malgré que l’Emir et Ahmed Bey ont remporté des succès foudroyants au plan militaire et politique à Mactâa et à la 1ère bataille de, la prise de Constantine fut prise après le Traité de la Tafna le vendredi 13 Octobre 1837 lors de la 2ème bataille de Constantine qui eut un retentissement considérable en France que la prise d’Alger.

L’ETAT DANS L’ESPRIT DE L’EMIR ABDELKADER
L’Emir Abdelkader dont « le portrait est l’expression d’un homme fier et rigoureux dont le visage fait ressortir une blancheur mate, caché partiellement par un léger collier de barbe noire, laissant deviner au travers de son regard aux yeux d’un gris vert, ombré de cils noirs, un gentlemen d’une sobriété vestimentaire digne d’un grand commandeur ». Il dirigera la résistance anti-coloniale de 1832 à 1847. Par les Traités de 1834 signés avec le Général Desmichels et de 1837 avec le Maréchal Bugeaud.

La France reconnaissait l’autorité de l’Emir sur tout le Beylickat d’Oran et une partie de celui d’Alger où l’Emir a tenté d’organiser l’Etat Algérien. Un homme d’une simplicité sans égal qui a horreur du luxe ostentatoire, sauf ses deux burnous blanc et brun qui le personnalisent qu’il a mis lors de son investiture le 22 Novembre 1832 par l’allégeance en tant que Chef de la guerre sainte, c’est-à-dire Commandeur des croyants (Amir Al Mou’minine).

Homme du Coran et de la tradition, il se conforme à la ligne du Prophète Mohamed (qssl) où il dira : « Je gouvernerai la loi à la main et si la loi ordonne, je ferai moi-même, de mes deux mains, une saignée derrière le coup de mon frère ». Il se présente plus qu’un Commandeur des croyants comme un véritable chef de l’Etat au sens démocratique et moderne du terme.

D’ailleurs il s’attachera à ce que la justice civile fut rendue selon les exigences de la religion par les cadis, recrutés parmi les lettrés, renouvelables chaque année et appointés. Le tribunal des Oulémas se prononce dans les cas graves en assurant que la loi avait été bien interprétée.

Les décisions des docteurs de la loi c’est-à-dire des magistrats firent jurisprudence. En fait tout en s’appuyant sur l’autorité du Coran, l’Emir retint les causes politiques des causes criminelles. Les procès étaient rapidement instruits et les sentences immédiatement exécutées.

L’IDEAL PATRIOTIQUE ET L’IDEAL RELIGIEUX CHEZ L’EMIR
Chez l’Emir Abdelkader l’idéal patriotique et l’idéal religieux se confondaient, puisque le premier tirant sa justification du second et le soutinrent au cours de toute la résistance coloniale qui a duré quinze ans. Son programme est soumis aux tribus qui lui apportèrent tout le concours matériel, financier et humain. En prenant la tête de la résistance, l’Emir Abdelkader consacra son pouvoir de fait sur la majeure partie des provinces.

Par son action patiente et énergétique, l’Emir réussit à faire entrer plus des deux tiers du pays sous son autorité. En unifiant l’intérieur, l’Emir Abdelkader avait l’ambition de fonder une Nation arabe indépendante, un véritable Etat avec ses fondements juridiques, son territoire, sa souveraineté, son armée, son administration, son économie et sa diplomatie intelligent et sans reproche.

L’Emir Abdelkader exerce sur son peuple le prestige que lui ont donné son génie et la grandeur de la cause qu’il défend. Bugeaud son ennemi potentiel disait de lui : « qu’il était très remarquable que l’histoire doit le placer à côté de Jugurtha. C’est un homme de génie, certainement l’une des grandes figures historiques de notre époque ».

La justification historique de l’Emir en tant que chef politique réside dans l’accord intime qu’il a su maintenir avec le passé et l’espérance de son peuple dont il en reste le fidèle interprète.

Alors pour répondre à ceux qui nient ne pas comprendre que l’Algérie était une Nation pleine et entière et un Etat au sens conceptuel du terme, l’Emir Abdelkader en a fait la traduction constitutionnelle moderne.

L’EMIR REMET L’ETAT DANS SES FONDEMENTS HISTORIQUES


Il remet l’Algérie dans ses fondements historiques en tant que Nation ayant un Etat dans lequel un ordre social, politique, économique, juridique et diplomatique, orienté vers le bien commun, établi et maintenu par son autorité munie par les pouvoirs démocratiques que lui confèrent l’esprit de la Moubaya’a.

Les sociétés occidentales avaient une toute autre conception dans le processus de formation d’un Etat. Est-ce le contrat social cher à J.J Rousseau dont le pacte devient le fondement de l’Etat et du pouvoir de l’Etat, c’est-à-dire de la souveraineté et des libertés individuelles. Ou celle de Locke qui est davantage liée à la réalité historique sous forme de contrat politique ? Est-ce que la naissance de l’Etat intéresse-t-elle le droit tel que soutenu par l’allemand Jellinek dans son livre traduit en français « L’Etat moderne et son droit » ou par Carré de Malberg dans sa « Contribution à la théorie générale de l’Etat ».

Le fondement juridique d’un Etat réside en dernier ressort dans son projet de fondation. Sa personnalité juridique lui permet d’organiser son patrimoine propre. Ce qui caractérise l’Etat, c’est qu’il a la disposition de ces pouvoirs de gouvernement, de ces droits réguliers essentiels. Ainsi on peut dire que cette doctrine a la même origine historique que celle de la souveraineté/indépendance qu’avait entrepris l’Emir Abdelkader et Hadj Ahmed Bey dont les notions de l’Etat et du droit ne font qu’un.

C’est ce qu’envisageait le professeur autrichien Hans Kelsen en 1925 dans son aperçu d’une théorie générale de l’Etat (Allgemeine Staatslehre), identifier le droit de l’ordre étatique. C’est vouloir mutiler arbitrairement ce concept. Ce qui vrai c’est lorsque l’Etat est bien organisé, il peut exercer une action très profonde sur les règles juridiques.

L’EMIR ABDELKADER UN GRAND HOMME D’ETAT 
UN ERUDIT D’UNE CULTURE FOISONNANTE
Donc khaifale ou beylickale, l’œuvre de fondation de l’Etat chez l’Emir Abdelkader présente une typologie propre à nos coutumes, aux structures tribales et confrériques de l’époque où se superposent aux traditions communautaires des structures féodales créant parfois une hiérarchie héréditaire et des éléments sociologiques et religieux, source de gouvernance dans le droit coutumier.

Il reste que l’Emir Abdelkader est un homme de grande culture et de tolérance religieuse aimant les livres et collectionnant les manuscrits. Il imposait respect à tous ses interlocuteurs en fin négociateur. Il est poète et encourageait les écrivains dans les chants épiques. Il entretenait la foi des combattants. La mémoire collective retiendra que l’histoire de la Nation algérienne dans sa forme traditionnelle depuis la Numidie doit s’enrichir de toutes nos archives nationales de notre pays se trouvant surtout en France, en Turquie et ailleurs.

C’est la Révolution du 1er Novembre 1954 qui apposera le sceau de l’Etat Algérien moderne inspirée par les doctrines du droit constitutionnel au sens universel de notre matrice généalogique féconde de notre histoire millénaire à travers les âges et les générations.


(*) Dr Boudjemâa HAICHOUR
Chercheur Universitaire-Ancien ministre


 

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