Italie : le parti Frères d’Italie remporte les législatives,et Giorgia Meloni, future présidente du Conseil italien

Comme prévu,  Frères d’Italie devient le premier parti en Italie après sa victoire historique pour la droite nationale italienne dans les élections législatives tenues dimanche 25 septembre.

 

Sa dirigeante Giorgia Meloni, qui devrait devenir Premier ministre, et première femme qui gouverne la péninsule transalpine promet de gouverner pour tous les Italiens. Le parti Frères d’Italie de Giorgia Meloni a recueilli entre 22 et 26% des voix, tandis que ses partenaires de coalition, la Ligue de Matteo Salvini et le parti Forza Italia de Silvio Berlusconi

La coalition de droite recueillerait pour l’heure près de 47% des suffrages. La coalition a un «net avantage aussi bien à la Chambre qu’au Sénat», s’est réjoui sur Twitter Matteo Salvini. «La nuit sera longue, mais je veux déjà vous remercier». Le Parti démocrate (PD), la principale formation de gauche, doit se contenter d’un score oscillant entre 17 et 21%. Le Mouvement 5 Etoiles (M5S, ex-antisystème) obtient entre 13,5 et 17,5% des voix, en chute par rapport à son score historique de plus de 30% en 2018.
Selon le ministère italien de l’Intérieur, la participation était de 64% à 23h00, le chiffre le plus bas jamais enregistré.


     Législatives en Italie : L’extrême droite remporte la mise

Le parti post-fasciste Fratelli d’Italia, dirigé par Giorgia Meloni, est arrivé en tête aux législatives dimanche 25 septembre en Italie. Un fait sans précédent depuis 1945. En restant dans l’opposition à tous les gouvernements qui se sont succédé depuis les législatives de 2018, Fratelli d’Italia s’est imposé comme la principale alternative et est passé de 4,3 % il y a quatre ans à environ un quart des voix (entre 22 et 26 %), selon les premiers sondages de sortie des urnes, devenant ainsi le premier parti du pays. La coalition qu’elle forme avec l’autre parti d’extrême droite, la Ligue de Matteo Salvini, et Forza Italia, le parti conservateur de Silvio Berlusconi, raflerait jusqu’à 47 % des suffrages et, avec le jeu complexe des circonscriptions, devrait s’assurer la majorité absolue des sièges aussi bien à la Chambre des députés qu’au Sénat. Pour la première fois depuis 1945, un parti post-fasciste pourrait gouverner l’Italie, la coalition entre FDI, FI et la Ligue étant assurée, selon les projections en sièges, d’avoir la majorité aussi bien à la Chambre des députés qu’au Sénat. Giorgia Meloni a revendiqué dimanche soir la direction du prochain gouvernement. « Les Italiens ont envoyé un message clair en faveur d’un gouvernement de droite dirigé par Fratelli d’Italia », a déclaré Giorgia Meloni lors d’une brève allocution à la presse à Rome. « Nous gouvernerons pour tous les Italiens », a-t-elle promis. « Nous le ferons dans l’objectif d’unir le peuple », a-t-elle ajouté dans un discours de rassemblement et d’apaisement en reconnaissant que la campagne électorale avait été « violente et agressive ».

Le Parti démocrate (PD), la principale formation de gauche, n’a pas réussi à faire jouer le vote utile contre l’extrême droite et doit se contenter d’un score oscillant entre 17 et 21 %. Le Mouvement 5 étoiles (M5S, ex-antisystème) obtient entre 13,5 et 17,5 % des voix, en chute par rapport à son score historique de plus de 30 % en 2018. En pole position pour devenir la première femme cheffe de gouvernement, Giorgia Meloni, une Romaine de 45 ans, qui jeune militante disait admirer Mussolini, est parvenue à dédiaboliser son image et à rassembler sur son nom les peurs et les colères de millions d’Italiens face à la flambée des prix, le chômage, les menaces de récession ou l’incurie des services publics. Avec ses deux alliés Salvini et Berlusconi, elle promet des baisses d’impôts, le blocage des migrants traversant la Méditerranée, ainsi qu’une politique familiale ambitieuse pour relancer la natalité dans un pays vieillissant. Ce séisme politique intervient deux semaines après celui qui, en Suède, a vu la victoire d’un bloc conservateur comprenant les Démocrates de Suède (SD), parti issu de la mouvance néonazie qui a réalisé une forte percée, devenant la première formation de droite du pays nordique. SD et FdI font partie du même groupe au Parlement européen. Dans ce qui a été (mal) perçu à Rome comme un avertissement sans frais, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a rappelé que l’UE disposait « d’instruments » pour sanctionner les États membres portant atteinte à l’État de droit et à ses valeurs communes. Giorgia Meloni a prévenu Bruxelles qu’elle exigerait de revoir les termes de la relation de l’Italie avec l’UE : « La fête est finie, l’Italie va commencer à défendre ses intérêts nationaux », a-t-elle mis en garde. Elle réclame notamment une réforme du pacte de stabilité et la renégociation, pour tenir compte de l’inflation, de l’aide colossale de 190 milliards d’euros octroyée par ses partenaires européens à la troisième économie de la zone euro pour se relancer après la pandémie.


R.I.


 

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