Revue de presse du 28/05/2019

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CRISE DE L’EMPLOI

Pourquoi retrouver le plein en emploi en 2025 c’est possible

« Taux de chômage à 7 % à horizon 2022, puis cible de plein emploi à horizon 2025. C’est l’objectif présidentiel. Les Français sont habitués aux fausses promesses en la matière depuis 40 ans. Autant dire qu’ils sont échaudés, et qu’ils n’accordent que très peu de crédit à ce type de déclaration. L’objectif est pourtant beaucoup moins héroïque qu’il n’y paraît. Car deux éléments ont changé en profondeur sur le marché du travail depuis quelques années. Le premier élément de rupture, c’est l’accroissement de la population en âge de travailler. Cette population de 15-65 ou 20-65 ans stagne ou s’érode depuis 2010, quand elle augmentait encore de 200 à 300 000 par an entre 2000 et 2008. Cette tranche d’âge de population joue un rôle décisif dans la formation de l’offre de travail et la tendance à la stagnation va s’inscrire dans la durée. Ainsi aujourd’hui, à taux d’activité constant, la stagnation de l’emploi ne fait plus ou quasiment plus augmenter le chômage en valeur absolue. C’est une rupture considérable du point de vue strictement comptable par rapport aux décennies passées. »

Source : XERFI CANAL

DÉMOCRATIE

Un documentaire sur la tournée de BHL… financé par le service public !

« Il y a des choses qui ne changent pas. À intervalle régulier, BHL sort un livre, un film, ou une pièce qui fait l’objet d’une promotion médiatique retentissante… et inlassablement, ces productions emphatiques et autocentrées ne provoquent (au mieux) que l’indifférence du public [1]. La dernière pièce du penseur médiatique ne fait pas exception : Looking for Europe a bénéficié d’une couverture médiatique généreuse, comme en témoignent plusieurs extraits choisis [2]. Ainsi dans le JDD, Anna Cabana est émue : « On le connaissait étincelant, engagé pour de vrai, le panache généreux. Mais jamais on ne l’avait trouvé touchant. » Et d’évoquer, enthousiaste, des salles remplies pour ce « show itinérant contre le spectre du fascisme » (15/04). Gilles Sengès, de L’Opinion, a admiré « le rythme, la puissance et la performance de l’acteur », du septième rang de l’auditorium de Gdansk. D’ailleurs, ses voisins polonais ont également été « impressionnés » même « s’ils reconnaissent ne pas avoir tout compris » (17/04). À Christophe Carron, dans Slate, la pièce de BHL évoque les propos subtils d’un ancien professeur : « BHL, c’est un intellectuel luciole. Il cherche la lumière en permanence, et quand il fait noir, il s’éclaire lui-même ». Et de vanter, malgré quelques réserves, sa « tirade habitée », et son « élan husserlien » (13/04). »

Source : ACRIMED

Suicide d’Arnaud Dubus, correspondant à Bangkok, symptôme d’une profession à l’agonie

« Je relaie la tribune de la branche thaïlandaise de l’Union de la presse francophone, co-écrite par une trentaine de collègues d’Arnaud Dubus. Notre petite communauté a perdu un de ses piliers, miné par la précarité du métier. L’ensemble de ses collègues et amis s’associe à la peine de sa famille et espère que sa contribution inestimable au journalisme en Asie du sud-est ne sera pas oubliée. »

Source : Union de la presse francophone

ENVIRONNEMENT

Débunkage des arguments climato-sceptiques

« Ce site (tenu par un doctorant en environnement) propose deux séries de vidéos (accompagnées d’articles avec les sources) qui démontent de façon pointue et pertinente les arguments de deux conférences climato-sceptiques (V. Courtillot et F. Gervais). À noter aussi une excellent série sur l’énergie… »

Source : Le Réveilleur

EUROPE

L’extravagant train de vie des députés européens

« Le budget du Parlement européen devrait dépasser les 2 milliards d’euros en 2020. Une augmentation notamment liée aux salaires très confortables des eurodéputés ainsi qu’à leurs nombreux avantages. Le Parlement européen ne compte pas ses dépenses. En 2020, son budget devrait passer la barre symbolique des 2 milliards d’euros selon Le Monde, qui cible de nombreuses dérives budgétaires. Le journal note en effet que malgré une baisse du nombre d’élus de 751 à 705 en mai prochain, du moins en cas de Brexit, les eurodéputés ont en effet prévu d’augmenter de nouveau leurs moyens de 2,68%. Pour rappel, l’institution européenne dispose déjà de 2,5 millions d’euros par an et par député alors que l’Assemblée nationale ne dispose « que » d’un million d’euros par député. À titre d’exemple de dépenses, Le Monde évoque les frais d’hébergement des eurodéputés. En effet, lors des sessions plénières, les élus, une partie de leurs assistants et des fonctionnaires sont forcés de passer trois nuits à Strasbourg. L’administration a par ailleurs récemment relevé le plafond d’indemnité de la nuit d’hôtel à Strasbourg à 180 euros pour ses fonctionnaires. Très contestée, cette pratique défendue par la France a un coût de 114 millions d’euros par an selon un rapport de 2014 de la Cour européenne des comptes. »

Source : CAPITAL

Tout va mal en Grande-Bretagne…Vraiment ?

« Mon expérience des diners en ville est fort instructive. Comme la plupart de ceux qui m’invitent connaissent et mon métier et mes opinions, presque à chaque fois la conversation se porte sur la Grande-Bretagne et c’est toujours pour m’affirmer que tout va très mal en Grande-Bretagne et que de toutes façons, c’est bien fait pour eux et que les choses seront bien pires dès qu’ils sortiront de l’Europe. Commençons par le premier point qui, étant constitué de FAITS, ne devrait pas prêter à la discussion et pourtant mes interlocuteurs, qui doivent tirer leur information de la lecture des journaux français semblent disposer d’une information que je n’ai pas et que j’ai du mal à trouver. Pour moi, la Grande-Bretagne va plutôt bien, en tout cas, elle va beaucoup mieux que la France. La presse française serait -elle biaisée ? Je n’ose le croire… »

Source : INSTITUT DES LIBERTES : BLOG CHARLES GAVE

Le débat caché en zone euro : l’impact de la chute démographique

« La démographie : un paramètre-socle de la production et de la demande. Sa trajectoire imprime sa marque sur longue période. Les changements de régime en la matière ont un impact économique lourd, souvent déstabilisant, et l’Europe est dans un de ces moments de son histoire. La zone euro, prise globalement, c’est d’abord un espace qui est entrée depuis 2008 dans une zone de décélération de sa population, laquelle s’affirmera dans les deux décennies à venir pour virer au léger déclin à horizon 2040-2050. Derrière cela, il y a, on le sait, des fondamentaux de fécondité, qui n’assurent pas le renouvellement, autrement dit une croissance naturelle, hors immigration. Cela veut dire que le dynamisme du grand marché est plombé à la base. Et que les entreprises de la zone seront toujours plus enclines à rechercher leurs débouchés en dehors de l’espace européen. »

Source : XERFI CANAL

FRANCE

Le pitoyable bilan de M. Macron en écologie

« Emmanuel Macron réunit le conseil de défense écologique, une nouvelle instance dont il a annoncé la création lors de sa conférence de presse concluant le grand débat, le 25 avril. A quoi va servir ce Conseil, qui allonge la liste de… 61 conseils et commissions déjà existantes sur les questions d’environnement ? Ce conseil sera décisionnaire, explique le gouvernement, à l’image du Conseil de défense qui se réunit toutes les semaines sur les questions militaires. Des décisions pourraient être annoncées en fin de matinée, lors de la conférence de presse que donneront Edouard Philippe et François de Rugy. En attendant, il est utile de regarder quelle a été l’action du gouvernement en matière d’environnement depuis le départ tonitruant de Nicolas Hulot fin août 2018. M. Hulot avait quitté le gouvernement parce qu’il n’arrivait pas à imposer des choix écologiques clairs. Son bilan, après un an au gouvernement, était très décevant. Le problème est que, depuis, cela ne s’est pas amélioré. »

Source : REPORTERRE

« Attaque » de la Pitié : la fake news de Castaner échappe à la loi contre les fausses informations

« Le tribunal de grande instance de Paris a rejeté la plainte adressée par deux élus communistes contre les « fake news » de Christophe Castaner à propos de la pseudo-attaque de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière par des gilets jaunes le 1er mai dernier. La loi contre les fausses informations impose de nouvelles obligations de transparence aux opérateurs de plateforme. Dès lors qu’approche une élection d’importance (présidentielles, législatives, européennes, etc.), ces intermédiaires doivent révéler aux utilisateurs « une information loyale, claire et transparente » sur l’identité de ceux qui ont payé pour promouvoir « des contenus d’information se rattachant à un débat d’intérêt général » sur leurs services en ligne. »

Source : Nextinpact

GÉOPOLITIQUE

Une petite visite à Guanzhou

« Dans la guerre commerciale qui fait rage entre Washington et Pékin, dont l’épisode Huawei n’est que le dernier avatar, le dragon vient de lancer un avertissement qui n’est pas passé inaperçu. A Guanzhou, le président chinois Xi Jinping s’est rendu au siège d’une société de haute technologie spécialisée dans les terres rares. Le message n’a échappé à personne : En formalisant la défiance envers Huawei par un décret lui rendant très difficile les relations commerciales avec des entreprises américaines [Google etc.], Donald Trump a-t-il enclenché un mouvement de fond aux conséquences difficilement prévisibles ? Mais si Donald Trump peut faire bloquer l’accès aux composants américains, son homologue Xi Jinping a aussi des leviers à actionner. Sa visite ce lundi d’un site d’extraction de terres rares est sans doute loin d’être anodin. Ces terres, pas si rares, sont indispensables à la fabrication de nombreux composants électroniques et la Chine en est le fournisseur mondial de référence, et de loin. Elle pourrait donc très bien imposer des restrictions sur les exportations qui toucheraient durement en retour les fabricants de composants et par extension leurs concepteurs… c’est à dire ces mêmes entreprises américaines qui ont suspendu leurs approvisionnements à Huawei ! »

Source : CHRONIQUES DU GRAND JEU

« La vérité s’évanouit dans un nuage toxique »

« Vous vous souvenez de l’attaque chimique de Douma, en Syrie, qui avait donné lieu à des frappes de missiles de représailles de la part des USA, de la France et du Royaume-Uni ? Une fuite récente de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques jette aujourd’hui le doute sur la culpabilité d’Assad. Silence gêné dans les médias grand public, sauf un : le journal britannique Mail on Sunday, où le journaliste Peter Hitchens a exposé l’affaire sans mâcher ses mots. Qu’il en soit remercié. L’auteur de l’article ci-dessous, Tim Hayward, qui travaille depuis longtemps sur la propagande médiatique autour de la Syrie, reprend l’essentiel des propos de Hitchens et fait une analyse succinte des premières conclusions à en tirer. »

Source : ENTELEKHEIA

LIBERTÉS

Reportage sur place: le gouvernement de l’Équateur collabore avec Washington pour s’emparer des affaires personnelles de Julian Assange

« Des responsables équatoriens ont perquisitionné illégalement les biens personnels du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, à l’ambassade du pays à Londres hier. Une déclaration publiée en ligne a confirmé que la perquisition avait eu lieu à la demande des États-Unis pour obtenir une «assistance judiciaire» dans le cadre de ses efforts pour extrader Assange. La perquisition a eu lieu 40 jours après que Assange ait été enlevé par une force d’intervention policière et traîné hors de l’ambassade alors qu’il bénéficiait de l’asile politique obtenu en 2012. Il a été contraint de laisser sur place toutes ses affaires personnelles, y compris ses documents personnels, juridiques et médicaux, ainsi que ses appareils électroniques. (…) El Pais a écrit: «La perquisition de la pièce scellée d’Assange aura lieu le 20 mai dans le cadre d’une requête d’entraide judiciaire adressée au gouvernement de l’Équateur par le ministère de la Justice des États-Unis.» »

Source : WORLD SOCIALIST WEB SITE

Chelsea Manning emprisonnée à nouveau après avoir refusé de témoigner contre WikiLeaks

« La lanceuse d’alerte Chelsea Manning a été emprisonnée pour la deuxième fois depuis le mois de mars par un juge fédéral à Alexandria, en Virginie, après avoir refusé de nouveau de témoigner devant un grand jury chargé de porter des fausses accusations contre le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange. Le juge fédéral Anthony Trenga a rejeté deux requêtes présentées par les avocats de Manning visant à annuler la citation à comparaître et à révéler toute preuve de surveillance électronique illégale par le gouvernement. Trega, nommée à son poste par le président George W. Bush, et qui s’était prononcée en faveur de l’interdiction de voyager xénophobe de Trump contre les musulmans, a choisi d’ordonner que Manning soit emprisonnée immédiatement après une audience de deux heures. En plus de l’emprisonnement, il a imposé de manière vindicative une amende de 500 dollars par jour si elle ne témoigne pas après un mois de détention et 1000 dollars par jour après deux mois. Selon ses avocats, l’imposition d’une pénalité financière coercitive est extrêmement inhabituelle, elle est généralement maniée pour obliger les représentants de sociétés à témoigner et non de simples particuliers. »

Source : WORLD SOCIALIST WEB SITE

VUES D’AILLEURS

Comment les semences génétiquement modifiées et le « RoundUp » de Monsanto/Bayer déterminent la politique des États-Unis au Venezuela

« Au fur et à mesure que la crise politique au Venezuela s’est développée, on a beaucoup parlé de l’intérêt manifeste de l’administration Trump pour la privatisation et l’exploitation des réserves pétrolières du Venezuela, les plus importantes au monde, par des géants américains du pétrole comme Chevron et ExxonMobil. Pourtant, l’influence d’une autre société américaine notoire, Monsanto – aujourd’hui filiale de Bayer – n’a pas été mentionnée. Alors que de nombreuses autres nations d’Amérique latine sont devenues « libres pour tous » pour l’entreprise de biotechnologie et ses filiales, le Venezuela a été l’un des rares pays à combattre Monsanto et d’autres géants agrochimiques internationaux et à gagner. Toutefois, depuis cette victoire – remportée sous le régime chaviste – l’opposition vénézuélienne, soutenue par les États-Unis, s’est efforcée d’y remédier. Aujourd’hui, alors que le gouvernement parallèle de Juan Guaidó tente de prendre le pouvoir avec l’appui des États-Unis, le fait que les principaux donateurs politiques de ceux qui, aux États-Unis, sont les plus fervents promoteurs du changement de régime au Venezuela soient étroitement liés à Monsanto et détiennent d’importants intérêts financiers chez Bayer est très révélateur. »

Source : LE GRAND SOIR

Le Département d’État des USA se vante de son action destructrice au Venezuela, puis supprime sa « confession »

« Le 24 avril dernier, six jours avant que le « président intérimaire » vénézuélien autoproclamé Juan Guaido ne tente de renverser le gouvernement démocratiquement élu du Venezuela aux côtés d’une poignée de transfuges militaires, le Département d’État américain avait publié une fiche d’information dans laquelle il se targuait du rôle central de Washington dans la tentative de coup d’État. Après avoir pris conscience de son erreur parce qu’elle l’incriminait, le Département d’État a rapidement pris des mesures pour supprimer cette page. Grayzone a obtenu une copie complète du rapport supprimé. La page en question envoie aux oubliettes toute revendication d’indépendance de Guaido par rapport à Washington, pour commencer parce que le Département d’État, utilise la phrase « il a annoncé sa présidence intérimaire… en janvier » en exergue d’une section consacrée à un résumé des « résultats-clés » des efforts américains à l’encontre du Venezuela. La Secrétaire d’État américaine adjointe pour les affaires de l’hémisphère occidental, Kimberly Breier, a récemment twitté pour affirmer que « depuis qu’il est président par intérim, Juan Guaido a apporté des résultats concrets au peuple du Venezuela ». Son tweet était accompagné d’une infographie détaillant les réalisations présumées de l’administration putschiste sur la base de données compilées par la défunte Assemblée nationale, le seul organe directeur réellement contrôlé par Guaido. Mais la fiche d’information sur le Venezuela que le Département d’État avait publiée, puis supprimée quelques jours plus tôt racontait une histoire tout à fait différente. »

Source : ENTELEKHEIA

Les forces de sécurité américaines prennent d’assaut l’ambassade du Venezuela à Washington.

« Jeudi midi, des agents des forces de l’ordre des États-Unis, dont certains portaient un casque, des gilets pare-balles et des béliers, se sont introduits de force à l’ambassade du Venezuela à Washington. Là, ils ont arrêté quatre militants pacifistes qui s’y trouvaient déjà. Les militants, Kevin Zeese, Margaret Flowers, Adrienne Pine et David Paul, font partie d’un groupe qui se fait appeler le Collectif de protection de l’ambassade (EPC en anglais). C’est le gouvernement élu et internationalement reconnu du président Nicolas Maduro qui les a invités à rester à l’ambassade du Venezuela il y a plus d’un mois. Les forces américaines ont mené le raid contre l’ambassade en violation flagrante des lois internationales qui régissent les relations diplomatiques entre États. Le raid s’inscrit dans le droit fil des actions irresponsables et illégales menées par l’Administration Trump dans le but de forcer un changement de régime au Venezuela. Pays, où se trouvent les plus grandes réserves prouvées de pétrole sur la planète. »

Source : WORLD SOCIALIST WEB SITE

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