251 tueries de masse en 216 jours ! Le lobby des armes domine la vie politique américaine

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par Chems Eddine Chitour

« Notre Père, qui est aux cieux, que ton nom soit sanctifié […]. Que la liberté de porter des armes soit préservée, et celle de protéger nos familles. Amen»

« In God We Trust » et « In Guns We Trust ». Credo du lobby des armes NRA 

Les Etats-Unis ont été frappés par deux tueries de masse le 3 et le 4 août en moins de 13 heures, samedi et dans la nuit de dimanche, d’abord à El Paso (Texas) puis à Dayton (Ohio), faisant 30 morts et une soixantaine de blessés – Le tireur d’El Paso est un homme blanc de 21 ans originaire d’Allen, près de Dallas, il s’appelle Patrick Crusius. La police a annoncé que l’auteur de la fusillade de Dayton était Connor Betts, un homme blanc de 24 ans. Sa sœur, Megan Betts, figure parmi les victimes. Dans une allocution, Donald Trump a condamné le «suprémacisme blanc», l’idéologie qui a motivé le terroriste d’El Paso, tout en se gardant de souhaiter un plus grand contrôle des armes. Il a qualifié lundi de « crimes contre l’humanité ». « Notre nation doit condamner d’une seule voix la racisme, le sectarisme et le suprémacisme blanc». 

Qui sont les victimes? 

Voici ce que l’on sait lundi 5 août de ces 29 hommes et femmes tuées lors de ces 250e et 251e fusillades de l’année dans le pays. Sept victimes de la fusillade d’El Paso étaient des citoyens mexicains (…). Une femme est également morte en protégeant son enfant de deux mois, rapporte The New York Times. Lors des tirs, elle tenait son bébé dans les bras. Elle s’est effondrée par terre en se positionnant au-dessus de lui. Le bébé, Paul, a été touché par une balle et a deux doigts cassés. Dans l’Ohio, à la suite de la fusillade de Dayton, la police a identifié les neuf victimes du tireur comme étant cinq hommes et quatre femmes. Parmi elles, six étaient noires et trois blanches. La plus jeune victime est la soeur du tireur »(1). 

Tueries de masse 

Chaque année, il y a en moyenne 340 fusillades par an aux États-Unis. La tuerie la plus meurtrière a eu lieu le 1er octobre 2017, Stephen Paddock, 64 ans, ouvre le feu de la fenêtre de sa chambre au 32e étage de l’hôtel Mandalay Bay sur la foule assistant à un concert de musique country à Las Vegas. Bilan : 58 morts et près de 500 blessés : « Il n’existe pas de définition précise d’une tuerie de masse aux Etats-Unis. 146 fusillades de masse ont été perpétrées entre 1967 et 2017, avec une moyenne de huit morts. 

Le Investigative Assistance for Violent Crimes Act of 2012 définit un « meurtre de masse » lorsqu’il y a au moins trois victimes, à l’exclusion du meurtrier. Un rapport exhaustif tenu par USA Today répertorie toutes les victimes des tueries de masse de 2006 à 2017, dans lesquelles au moins 4 personnes ont été assassinées : le total est de 1.358 victimes pour 271 tueries. 

Cela équivaut à une tuerie de masse environ tous les 16 jours, environ 22,5 par an, avec une moyenne de 5,01 victimes par tuerie. Il n’est pas avéré que les troubles psychologiques soient un facteur déterminant » (2). 

Etat des lieux des tueries de masse et lobbyisme 

Chaque année des « tristes records sont battus. Le journal Libération fait le point en 2018 : plusieurs massacres dans des écoles ont marqué l’histoire récente du pays, notamment à Columbine (12 élèves et un professeur tués en 1999), à Virginia Tech (33 morts en 2007) ou à Sandy Hook (20 enfants et 7 adultes tués en 2012). Depuis cette tuerie, 273 fusillades ont eu lieu dans des écoles, estime l’ONG Gun Violence Archive. Dans son dernier rapport sur la mortalité aux Etats-Unis, le Centre fédéral de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a recensé 36.252 morts par arme à feu en 2015. 

Il s’agit souvent de suicides – plus de 22.000 – mais le rapport fait également état de 12.979 homicides. 

On compte aussi 489 décès accidentels et près de 500 morts lors d’interventions policières. 248 victimes des homicides par arme à feu avaient moins de 14 ans, et 4.140 avaient entre 15 et 24 ans. Selon Gun Violence Archive, qui recense les incidents liés aux armes à feu, 402 mineurs ont été blessés ou tués aux Etats-Unis depuis le début de l’année. 

Mettant en exergue la puissante NRA, il écrit : « 179 millions de dollars ont été dépensés depuis 2004 par la National Rifle Association (NRA), le puissant lobby des armes, pour influencer la politique américaine. Calculé par le Center for Responsive Politics, ONG spécialisée dans le financement politique, ce chiffre regroupe les dépenses de lobbying et les contributions directes et indirectes à des candidats. Forte de cinq millions de membres et de revenus annuels supérieurs à 400 millions de dollars en 2016, la NRA arrose les élus pour s’assurer qu’aucune loi imposant un contrôle plus strict des armes ne soit votée. Parmi les plus choyés, Marco Rubio, sénateur de Floride. « On prie toujours pour qu’une terrible journée comme aujourd’hui n’arrive jamais », a-t-il tweeté après la tuerie, s’attirant les foudres de nombreux détracteurs qui lui ont reproché son hypocrisie. 

Car selon le New York Times, Rubio a bénéficié à ce jour de plus de 3,3 millions de dollars de la NRA. La Floride est ironiquement baptisée le « Gunshine State », en raison de la facilité de s’y procurer une arme. 

L’Etat du sud-est américain, où vivent 21 millions de personnes, détient le record du nombre de permis de port d’arme : plus de deux millions. 

Le nombre d’armes en circulation est sans doute beaucoup plus élevé, certaines ne nécessitant pas de permis, d’autres étant illégales. Selon une étude réalisée en 2015 par la revue médicale Injury Prevention, 32,5 % des résidents de Floride possédaient une arme – la moyenne nationale est de 29 % »(3). 

Les responsabilités diluées 

251 tueries de masse en 216 jours ! Dans ces tueries sanglantes auxquelles la conscience humaine ne s’habitue pas, on invoque souvent pour évacuer le problème et ne pas ouvrir la boîte de Pandore, la responsabilité mentale du tueur ; ainsi de nombreux meurtriers de masse aux États-Unis avaient une maladie mentale au moment des faits, mais le nombre de tueries de masse augmente bien plus rapidement que le nombre de personnes atteintes de maladies mentales. Même le traitement médiatique participe de cette chape de plomb pour « minimiser » des tueries de masse, par contre le moindre attentat attribué au terrorisme (sous-entendu islamique) est relayé en boucle par tous les médias pendant des jours. Cependant pour comprendre ce phénomène de tuerie de masse, ouvrons la boîte de Pandore pour savoir en fait, ce qu’il en est des responsabilités du fond rocheux suprémaciste américain le Ku Klux Klan, la NRA, et les présidents des Etats-Unis. 

Les néonazis et le Ku Klux Klan toujours actifs 

Le Ku Klux Klan est une organisation extrémis-te qui prône l’apartheid et une Amérique blanche. Elle avait apporté son soutien à Donald Trump dès le début de sa campagne. Le 3 décembre 2016, des membres du KKK ont défilé en Caroline du Nord pour célébrer son élection. Elle plonge ses racines dans la guerre de Sécession du Sud esclavagiste contre le Nord. Graduellement, elle va muer contre les Hispaniques et récemment avec le feuilleton islamiste contre les musulmans et tout ce qui n’a pas la pureté du sang originelle. Cela rappelle la limpieza de sangre espagnole (la pureté du sang) lors de la Reconquista. 

Pour Etienne Jacob, les néonazis et Ku Klux Klan « groupes de haine » sont toujours plus nombreux aux Etats-Unis. Il cite un directeur de journal qui attise la haine. Il rapporte un rapport annuel du Southern Poverty Law Center publié où le président Donald Trump est accusé de « banaliser la haine » et de favoriser la recrudescence des mouvements suprémacistes. 

L’éditorial, écrit par Goodloe Sutton, patron du Democrat-Reporter, un hebdomadaire en Alabama, a donné le ton. Dans un brûlot complotiste contre la « classe dirigeante », le journaliste sommait le Ku Klux Klan à « sortir de nouveau la nuit » pour « nettoyer » Washington. Coïncidence ou non, son appel a été publié le même jour que le rapport annuel du Southern Poverty Law Center (SPLC), un centre d’études des mouvements extrémistes aux États-Unis. Ce document de 73 pages dresse un large état des lieux des groupes vecteurs de haine dans le pays. On y trouve aussi bien le Ku Klux Klan que des mouvements suprémacistes noirs, néonazis, néoconfédérés, anti-migrants, skinheads ou intégristes religieux » (4). « Ainsi, en 2018, 1.020 organisations de ce type ont été comptabilisées sur le territoire, une hausse de 7% par rapport à l’année précédente. Jamais un tel chiffre n’avait été atteint depuis 1971, date de la création du SPLC. 

En constante hausse de 1999 à 2011, les groupes haineux avaient connu une forte baisse de 2011 à 2014. Mais depuis quatre ans, la tendance s’est inversée et leur nombre a augmenté de 30% ces quatre dernières années. 

Les groupes suprémacistes blancs enregistrent la plus forte croissance, avec une augmentation de près de 50% l’an dernier, dans la lignée des violences survenues à Charlottesville en août 2017. « La colère des suprémacistes blancs a atteint son maximum en 2018, année marquée par leur crainte hystérique de perdre leur majorité blanche au profit d’un changement démographique », indique Heidi Beirich, directrice des projets de renseignement du SPLC. 

L’entrée au Congrès de deux femmes musulmanes et d’un sénateur bisexuel a « renforcé cette peur », ajoute-t-elle (…). Si les  nationalistes sont parfois « déçus de Donald Trump », celui-ci est accusé de « banaliser la haine ». « Encouragé par Fox News, le président continue d’injecter ses idées anti-migrants et anti-musulmans dans la conscience publique », dénonce le rapport. 

L’ex-procureur général des États-Unis, Jeff Sessions, est également pointé du doigt pour sa proximité avec les mouvements anti-musulmans, de même que le secrétaire d’État Mike Pompeo. Ainsi, le nombre de groupes haineux contre l’immigration illégale et les musulmans sont en augmentation. La présidence Trump aurait en outre favorisé l’apparition de 31 nouveaux groupes nationalistes noirs en 2018 »(4). 

La NRA, ce lobby qui gouverne la Maison-Blanche 

La National Rifle Association, qui défend le droit de porter des armes aux Etats-Unis, exerce, grâce à des méthodes de lobbying inédites, une influence colossale sur le pays et n’a jamais été aussi puissante que sous la présidence Obama. Elle soutient aujourd’hui activement Donald Trump. Le « business » des armes ne s’est, de fait, jamais aussi bien porté. Les Etats-Unis comptent désormais plus d’armes à feu que d’habitants. Leur nombre s’établirait à 357 millions, pour une population d’un peu moins de 320 millions. La montée du terrorisme a évidemment accentué la tendance. Mais encore plus décisives ont été les menaces de Barack Obama de limiter les ventes d’armes, via un contrôle systématique des acheteurs. « Les chiffres le prouvent : la peur de restrictions sur les ventes a un effet plus puissant que les tueries et les attaques terroristes. Barack Obama est le meilleur vendeur d’armes de la planète », résume Louis Navellier, qui dirige un fonds d’investissement du même nom à Reno (Nevada) »(5). « Et gare à qui ose dénoncer cet état de fait ! Considéré comme le lobby le plus puissant du monde, la NRA a prouvé qu’elle était capable de faire tomber quiconque se mettait au travers de sa route. Le démocrate Al Gore s’en souvient, lui qui a perdu la présidentielle de 2000 pour avoir tenté d’imposer une loi anti-armes l’année précédente, lorsqu’il était vice-président de Bill Clinton. (…) Aucun élu n’échappe à ses fourches aujourd’hui. Chacun reçoit une note allant de A à F, selon la force avec laquelle il défend le lobby des armes. (…) » (5). 

Cette publication contemporaine des élections de 2016 montre l’allégeance de Donald Trump : « On comprend mieux pourquoi les Républicains sont si nombreux à venir prêter allégeance à la NRA (…) Donald Trump n’a pas dérogé à la règle. Il a ravi l’assemblée en jouant les cow-boys, dans un one-man-show spécialement conçu pour l’occasion (…). Il promet de rétablir l’usage des armes dans toutes les écoles, cinémas et supermarchés. « Je ne vous laisserai jamais tomber. Je suis membre de la NRA. Mes enfants sont membres de la NRA. 

Ils ont tellement de pistolets à la maison, ça commence à m’inquiéter ». Ce discours marque un virage à 180 degrés pour le New-Yorkais, qui a longtemps plaidé pour une interdiction des armes d’assaut (…). Après la tuerie de Newtown, qui avait fait 27 morts dans une école élémentaire du Connecticut en 2012, il s’était même dit « en osmose » avec Barack Obama » (5). 

« A Louisville, les casquettes « In Guns We Trust » sont ainsi partout, en clin d’oeil à la devise nationale « In God We Trust ». Leur bible, c’est le deuxième amendement de la Constitution, qui garantit le droit des Américains de porter des armes. Un amendement rédigé en 1791, qui n’est pas forcément adapté à la réalité du XXIe siècle (…). 

En attendant, c’est contre Hillary Clinton que la NRA fourbit ses armes. Elle ne cesse d’évoquer ces 33.000 Américains qui meurent chaque année sous les balles – deux tiers par suicide, le reste par homicide ou accident domestique. Depuis 2001, celles-ci ont fait 1.000 fois plus de victimes américaines que le terrorisme » (5). 

L’ère de l’administration Trump 

Il serait injuste d’écrire que les tueries de masse ont été provoquées par le discours du président Trump. En fait depuis près de 70 ans, date de la première tuerie de masse importante, toutes les administrations ont vu ces tueries avoir lieu. 

Cependant, nous sommes en pleine campagne électorale et c’est de bonne guerre, tout doit être fait pour déstabiliser l’adversaire. Ainsi : « Les attaques s’enchaînent contre Donald Trump. Après la huitième tuerie la plus meurtrière de l’histoire du pays (…) il été accusé par ses adversaires démocrates d’alimenter la montée de l’intolérance avec ses fréquentes déclarations au vitriol. Le candidat à la primaire démocrate Beto O’Rourke met directement en cause Donald Trump, a-t-il notamment déclaré. Sur CNN, dimanche 4 août : « Au cours des trois dernières années, le nombre de crimes motivés par la haine a augmenté, sous un gouvernement qui qualifie les Mexicains de violeurs et de criminels». «Nous assistons à une augmentation des crimes haineux chaque année depuis trois ans, sous une administration dont le président traite les Mexicains de violeurs et de criminels», a-t-il lancé après avoir rendu visite aux blessés dans un hôpital d’El Paso. «Trump est un raciste et il attise le racisme dans ce pays». «Le président en personne promeut le racisme et la suprématie blanche» a-t-il ajouté. »Ça ne vient pas seulement de lui», a-t-il toutefois indiqué, en fustigeant également la chaîne Fox News et la propagande raciste qui circule sur internet » (6). 

Conclusion 

On sait qu’Amnesty Internatioal s’alarme des « discours de haine » portés par certains dirigeants. Ainsi 2016, année noire pour les droits de l’Homme, selon Amnesty International, l’ONG fustige une rhétorique « venimeuse » et les « discours déshumanisants » des dirigeants politiques une rhétorique « toxique » et des « discours fondés sur la peur ». Au-delà de la responsabilité de la NRA, la responsabilité des gouvernants est importante, en fait tout est bon pour arriver au pouvoir. 

Il n’est que de voir la forteresse Europe qui, après avoir semé la désolation par les pays colonisateurs qui la composent, se barricade plus que jamais L’Occident montre plus que jamais que les slogans de droits humains ne sont valables que pour les blancs de préférence riches, pour les sans-grade, ils iront rejoindre les épaves sans voix mais pas sans droits. Le fascisme revient sous une forme plus fragmentée et l’exemple le plus criard est celui de l’Etat d’Israël et de l’impunité qu’elle s’octroie. Non le monde n’est pas juste, ces morts mexicains, noirs et même blancs, avaient des espérances. 

L’égoïsme des hommes par le marché néolibéral et l’à-plat-ventrisme des hommes politiques n’augurent rien de bon. Nous sommes bien dans un ensauvagement structurel du monde. 

Chems-Eddine Chitour 

Notes 

1.http://www.lefigaro.fr/international/fusillades-a-el-paso-et-dayton-qui-sont-les-victimes-20190805 

2.https://fr.wikipedia.org/wiki/Tueries_de_masse_aux_%C3%89tats-Unis 

3.https://www.liberation.fr/planete/2018/02/15/fusillades-aux-etats-unis-cinq-chiffres-pour-un-fleau_1630047 

4.http://www.lefigaro.fr/international/2019/02/21/01003-20190221ARTFIG00166-neonazis-ku-klux-klan-les-groupes-de-haine-toujours-plus-nombreux-aux-etats-unis.php 

5.https://www.lesechos.fr/2016/06/la-nra-ce-lobby-qui-gouverne-lamerique-1111415 

6.https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/fusillade-d-el-paso-le-candidat-a-la-primaire-democrate-beto-o-rourke-met-directement-en-cause-donald-trump_3565535.html#xtor=EPR-51-[etats-unis-donald-trump-demande-a-ce-que-les-auteurs-de-fusillades-soient-rapidement-executes_3565571]-20190805-[related] 


Après les fusillades de masse, Donald Trump appelle à une « vérification intelligente des antécédents » des acheteurs d’armes à feu

WASHINGTON – Le président américain Donald Trump a demandé vendredi une « vérification intelligente des antécédents » des acheteurs d’armes à feu en réponse aux récentes fusillades de masse qui ont choqué les États-Unis.

« Franchement, nous avons besoin d’une vérification intelligente des antécédents », a déclaré Donald Trump aux journalistes alors qu’il quittait la Maison Blanche pour une collecte de fonds dans les Hamptons à Long Island, connue comme une destination estivale pour les nantis de la ville de New York.

« Ce n’est pas une question de NRA, de Républicains ou de Démocrates », a dit le président. La National Rifle Association (NRA) est le groupe de pression le plus influent du pays dans le domaine des armes à feu.

Donald Trump a annoncé avoir parlé avec le chef de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, le chef de la minorité au Sénat, Charles Schumer, et la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, au sujet de la législation sur les armes à feu.

« Je pense que nous pouvons effectuer des vérifications significatives des antécédents », a noté le président américain, ajoutant qu’il estimait qu’il y avait un plus fort soutien sur ce sujet aujourd’hui qu’après la fusillade du lycée de Parkland en 2018.

Deux fusillades de masse ont coûté la vie à 31 personnes en l’espace de 13 heures au cours du week-end à El Paso (Texas) et à Dayton (Ohio), suscitant douleur et colère contre les dirigeants du pays pour leur inaction à la suite de ces attaques répétées.

« Nous allons avoir ces discussions bipartites et quand nous serons de retour (après les vacances parlementaires du Sénat), nous espérons pouvoir nous réunir et faire passer quelque chose », a déclaré M. McConnell dans un entretien accordé jeudi à la la station de radio WHAS du Kentucky.

« Les vérifications des antécédents et les signes avant-coureurs mèneront probablement la discussion », a-t-il ajouté. « Ce sont deux éléments qui seront assurément au centre des préoccupations lorsque nous verrons ce que nous pouvons rassembler et adopter ».



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