Le nageur chinois Sun Yang a été injustement puni

          20.03.2020

Par Rick Sterling − Source Oriental Review

Sun Yang

Sun Yang est médaillé d’or olympique et détenteur du record du monde de natation. Il a récemment été jugé coupable d’une violation des règles antidopage (ADRV) et interdit de compétition pendant huit ans. À moins que son appel pour annuler la décision ne soit fructueux, cela mettra fin à la carrière de nageur de cet athlète de 28 ans.

La décision a été accueillie avec choc et colère par ses nombreux fans en Chine ; certains médias occidentaux et des compétiteurs de natation ont jubilé. Qu’est-ce qui se cache derrière cette importante décision ? S’agissait-il de défendre le « sport équitable » ou d’une parodie de justice ? A-t-elle fait avancer ou reculer la cause de la lutte contre le dopage ? L’article suivant décrit l’affaire Sun Yang et son contexte.

La première violation des règles antidopage par Sun Yang

Sun Yang a été puni d’une interdiction de huit ans car il s’agit de son deuxième ADRV. Les circonstances de cette première infraction sont importantes.

À partir de 2008, le médecin de Sun Yang a prescrit un médicament pour le cœur (trimétazidine) pour traiter les incidents où l’athlète avait des palpitations cardiaques et des étourdissements. Ce médicament n’était pas interdit. En janvier 2014, la trimétazidine a été ajoutée à la liste des médicaments interdits « en compétition » de l’AMA [Agence mondiale antidopage, NdT]. Sun Yang et son médecin n’étaient pas au courant de ce changement. S’ils l’avaient su, ils auraient soit continué le médicament avec une autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (AUT), soit l’auraient abandonné. Ils n’étaient pas au courant et ainsi, quatre mois plus tard, Sun Yang a été testé positif à la trimétazidine.

Les autorités ont convenu que la violation n’était pas intentionnelle et Sun Yang a reçu une légère sanction de trois mois. Mais cette décision compte toujours comme un ADRV complet.

Accusations des nageurs occidentaux

Bien que la violation ait été jugée non-intentionnelle, et que le médicament ait été généralement considéré comme n’améliorant pas la performance, l’incident a été pris par certains concurrents de natation comme preuve de la culpabilité de Sun Yang. Aux Jeux Olympiques de Rio 2016, le nageur australien Mack Horton a refusé de serrer la main de Yang après le 400 mètres nage libre. Horton a ensuite laissé entendre que Yang était un « tricheur » lors de la conférence de presse.

Plus récemment, le nageur sud-africain Chad LeClos a condamné Sun Yang et a commenté sa défaite contre Yang aux Jeux olympiques de Rio sur 200 mètres nage libre. « Nous savons tous que c’est un sale nageur… J’étais de loin en tête à 50 mètres de la fin de cette course, mais Sun Yang m’a dépassé. C’est le seul homme qui a fait ça, et ça veut tout dire. […] Sun m’a dépassé comme si je n’avais pas bougé dans les 25 derniers mètres, ce qui est inouï. »

La vidéo du 200 mètres nage libre montre ce qui s’est réellement passé. Comme le font remarquer les commentateurs de la course, Chad LeClos a plongé trop profondément dans le virage final et « avait déjà épuisé une grande partie de son énergie ». Les accusations de LeClos sont sans fondement. Il s’est à peine accroché pour remporter la deuxième place, avec Conor Dwyer à trois centièmes de seconde derrière.

Les performances de nage de Sun Yang ont été remarquablement régulières. Par exemple, ses temps au 200 mètres nage libre lors des compétitions mondiales sont :

2010 Jeux asiatiques – 1:46:25;
2012 Jeux Olympiques de Londres – 1:44:93;
2014 Jeux asiatiques – 1:45:23;
2016 Jeux Olympiques de Rio – 1:44:65;
2018 Jeux asiatiques – 1:45:43;
2019 World Athletics – 1:44:93.

Le concurrent australien Mack Horton n’a aucune preuve, mais il « sait » en quelque sorte que Sun Yang se dope. Il affirme que sa position n’est pas personnelle ou due à un préjugé national. Pourtant, lorsqu’il s’agit d’un Australien accusé, son attitude est très différente. Comme décrit ici, « Horton était bien plus calme après que la nageuse australienne Shayna Jack ait échoué à un test de dépistage de drogue à la veille des championnats du monde l’année dernière ». Comme le montre la vidéo, Mack s’éloigne du sujet lorsqu’on l’interroge à ce sujet.

La seconde violation des règles antidopage par Sun Yang

Bien que la décision de justice vienne d’être rendue, l’incident sur lequel elle porte s’est produit en 2018. Le 4 septembre 2018, vers 22 heures, une équipe de trois personnes de l’International Doping Tests & Management (IDTM) est arrivée au domicile de Sun Yang. Leur mission consistait à prélever des échantillons de sang et d’urine hors compétition de l’athlète.éé

Sun Yang a reconnu l’agent de contrôle du dopage (ACD) grâce à un test similaire effectué l’année précédente. Ce test avait été si anormal que Sun Yang a déposé une plainte écrite contre l’agent. Mais ils ont continué et tout se passait normalement jusqu’à ce que Sun Yang observe l’assistant le photographier subrepticement lors de la prise de sang. Considérant que c’était une conduite très peu professionnelle, il a demandé à examiner leurs documents.

L’assistant n’avait pas de papiers, juste une carte d’identité chinoise. L’infirmière qui a fait la prise de sang avait un certificat d’infirmière junior mais rien qui l’identifiait à IDTM [International Development of Transfusion Medicine, NdT] ou à une autre agence officielle.

Sun Yang a téléphoné à son médecin et au capitaine de l’équipe de natation pour leur demander conseil. Ils ont convenu que la documentation était insuffisante. Après des heures de débat et d’argumentation, il a été convenu que le test était annulé, mais que faire de l’échantillon de sang existant ? L’agent de contrôle du dopage a déclaré qu’ils ne pouvaient pas partir sans l’équipement. Sun Yang et ses conseillers ont déclaré qu’ils ne pouvaient pas permettre que l’échantillon de sang aille à des personnes non autorisées. Le flacon contenant l’échantillon sanguin a donc été cassé, car c’était la seule façon pour les conseillers de Sun de récupérer l’échantillon sanguin.

Les témoignages sont contradictoires quant à savoir si l’équipe de contrôle antidopage a fait part de la gravité de la situation et des conséquences possibles. Ce qui est clair, c’est que Sun Yang suivait les instructions de son médecin (qui est arrivé sur place) et que celui-ci suivait les conseils d’un médecin chinois chevronné et expert en contrôle antidopage. Sun Yang pensait qu’il était dans son droit et, de plus, il pensait avoir l’accord de l’agent de contrôle du dopage pour dire qu’il s’agissait d’un test avorté.

La commission antidopage de la FINA déclare que Sun Yang n’a pas commis de délit de dopage

Après l’incident, l’agence de collecte (IDTM) et Sun Yang ont fait des déclarations contradictoires sur ce qui s’est passé. La fédération mondiale de natation (FINA) a convoqué une commission antidopage pour examiner l’affaire.

Le 3 janvier 2019, la commission antidopage de la Fédération internationale de natation (FINA) a rendu sa décision. Elle a reconnu que l’équipe de l’IDTM ne disposait pas des documents appropriés et que Sun Yang n’avait pas été suffisamment averti que ses actions pouvaient être considérées comme un refus de se conformer. La commission antidopage de la FINA a décidé qu’il n’y avait pas de place pour l’ambiguïté et que Sun Yang n’avait pas commis de violation des règles antidopage.

L’AMA décide de faire appel de la décision

L’Agence mondiale antidopage (AMA) aurait été « furieuse » de la décision du panel antidopage de la FINA d’absoudre Sun Yang. Elle a décidé de faire un coûteux appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). L’objectif était d’annuler la décision de la commission antidopage de la FINA, et l’AMA a cherché à imposer une sanction plus sévère à Sun Yang.

Sun Yang arrive pour une rare audience publique sur le dopage au Tribunal Arbitral du Sport

Pourquoi l’AMA ferait-elle cela ? Son siège est à Montréal, au Canada, et ses agents sont principalement européens, canadiens et australiens. Est-ce un facteur ? C’est possible. Ils sont également soumis à la pression des médias. Lors du championnat du monde de natation de 2019, le nageur australien Mack Horton a refusé de monter sur le podium aux côtés de Sun Yang. Les protestations sur le podium et les accusations non fondées de « tricherie » font l’objet de beaucoup de bruit dans la presse et de très peu de critiques.

Décision du Tribunal arbitral du sport (TAS)

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) est basé en Suisse. Dans l’affaire Sun Yang, il y avait un juge italien et deux juges britanniques.

Le CAS a annoncé sa décision le 28 février 2020 : « Sun Yang est reconnu coupable d’un délit de dopage et sanctionné par une période d’inéligibilité de 8 ans ». La semaine suivante, il a publié l’explication de 78 pages. Sur les points critiques où la FINA a déterminé que Sun Yang n’était pas coupable, ils ont dit qu’il l’était.

Ils ont dit que la documentation de l’IDTM était suffisante, que l’échantillon de sang était valide et qu’en cassant le conteneur pour conserver le sang, il l’avait « trafiqué ». En outre, ils ont dit que Sun Yang avait été averti des conséquences de cette manipulation.

Ils ont reconnu que l’interdiction de huit ans est « sévère », mais ont suggéré que les changements de règles de l’AMA en 2021 permettront à d’autres athlètes confrontés à une situation similaire de bénéficier d’une réduction de la sanction.

La décision était-elle juste ?

Cette affaire se résume à la question de savoir si Sun Yang avait ou non un motif légitime pour interrompre le test. Les facteurs suivants sont importants :

1) Sun Yang est l’un des nageurs les plus testés au monde. En moyenne, il a été testé toutes les deux semaines au cours des huit dernières années : 180 fois au total. Il a eu des tests de dopage négatifs peu avant et après le test avorté ; il a été testé les 15, 19, 20, 21 et 24 août plus le 28 septembre en 2018. L’incident du 4 septembre 2018 est la SEULE fois où il a interrompu le test. S’il avait quelque chose à cacher, il aurait pu éviter le test et enregistrer une violation des règles de localisation (trois sont autorisés sur une période de 12 mois).

2) Sun Yang n’a pas remis en cause l’autorité de l’équipe avant que les problèmes ne commencent. Il a commencé à soupçonner que l’équipe de test n’était pas légitime lorsque l’assistant a commencé à le photographier. C’était la preuve que l’assistant n’avait pas été correctement formé. Puis Sun Yang a découvert que l’assistant n’avait pas de papiers d’identité et l’infirmière non plus.

3) Il y a de bonnes raisons d’exiger que toute une équipe de test soit correctement formée et certifiée. L’échantillon de sang d’un athlète est précieux. Un test pourrait être falsifié ou un échantillon de sang altéré par une substance interdite. Un contrôle antidopage défectueux ou manipulé pourrait détruire une carrière.

4) Sun Yang a proposé de réaliser le test avec un assistant de contrôle du dopage (ACD) dûment accrédité. C’était un moyen facile de résoudre l’impasse, mais l’agent de contrôle du dopage a refusé, vraisemblablement sur instruction du superviseur de l’IDTM en Suède.

5) L’agent de contrôle du dopage a été un acteur clé dans cette controverse. Étant donné que Sun Yang s’était déjà plainte de cet individu, il se peut qu’elle ait été hostile et déterminée à l’égard de Sun Yang. Pourquoi IDTM a-t-il envoyé la même personne ?

6) À une époque où les sports internationaux impliquent d’énormes sommes d’argent et de politique, il est nécessaire de réglementer strictement les entrepreneurs privés qui gèrent les tests. Il existe des possibilités de corruption et de malversation. IDTM est une société privée suédoise qui a fusionné avec une société privée américaine (Drug Free Sport) en 2018. Le témoignage d’un responsable de l’AMA lors de l’audition indique qu’il y a peu de supervision des contrôleurs et peu de protection des droits des athlètes. Ils ont fait valoir que les contrôleurs n’ont pas besoin de montrer une autorisation pour le contrôle d’un certain athlète pendant une certaine période. Théoriquement, n’importe lequel des 500 agents de contrôle du dopage de l’IDTM pourrait se présenter à tout moment et effectuer un contrôle sans avoir besoin de montrer quoi que ce soit de plus. Cette société privée gère même les autorisations d’usage à des fins thérapeutiques avec des « délais d’exécution rapides de moins de 48 heures ». Le potentiel de corruption est évident.

7) Les rapports sensationnels sur le vaisseau sanguin qui a été brisé sont trompeurs. Il s’agissait de la bouteille qui contenait le récipient de sang. Les conteneurs de sang contenant le sang de Sun Yang de cette nuit-là sont intacts et toujours conservés sous la réfrigération dans un hôpital. Ils ont été conservés afin de pouvoir être testés par les autorités compétentes.

8) La commission du CAS a semblé faire des présomptions sur Sun Yang. Cela est attesté par leurs spéculations gratuites sur sa personnalité. Ils disent : « L’athlète semble avoir une personnalité forte, et semble s’attendre à ce que ses opinions prévalent ». Ils affirment : « À aucun moment, l’athlète n’a exprimé de regret quant à ses actions, ni indiqué que, avec le recul, il aurait peut-être été préférable pour lui d’agir différemment ». Pourtant, cette question n’a jamais été posée à Sun Yang. Au contraire, on lui a demandé pourquoi il avait agi comme il l’a fait. Enfin, la commission accuse Sun Yang de « rejeter la faute » au lieu de reconnaître qu’il suivait les conseils du capitaine de l’équipe de natation et du médecin. Des facteurs culturels peuvent être impliqués.

9) Le témoignage et la déclaration de Sun Yang n’étaient pas clairs en raison d’une mauvaise traduction. Là encore, il semble que la commission du TAS ait critiqué injustement le nageur de 28 ans. La commission du TAS fustige Sun Yang pour ses efforts visant à faire venir un meilleur traducteur lors de son discours de clôture. Comme le montre la partie 4 de la vidéo, à 2:29:00, alors que le traducteur avait du mal à traduire, Sun Yang a fait signe et un homme s’est avancé et a dit : « L’équipe de Sun Yang m’a demandé de jouer un rôle de soutien dans la traduction ». Le président de la commission dit : « J’espère que les parties ne s’opposeront pas si vous soutenez une meilleure traduction. Vous pouvez y aller, s’il vous plaît ». Mais il y a ensuite un désaccord et dans sa décision, la commission du TAS accuse Sun Yang de ne pas respecter « l’autorité des autres ou les procédures établies ». En contraste avec cette accusation farouche, le comportement de Sun Yang semble respectueux et sincère.

10) L’un des témoins les plus importants a été le membre du personnel de l’AMA qui a interprété les Standards. On pourrait soutenir qu’il était en conflit d’intérêts, car l’AMA était l’appelant dans cette affaire. Il a déclaré qu’il serait « trop onéreux » d’exiger des contrôleurs qu’ils disposent de documents précisant le nom de l’athlète à contrôler, l’heure et l’agent de contrôle du dopage responsable. Cela n’a aucun sens logique ou pratique. Il devrait être facile de créer un document approprié qui servirait également de reçu pour l’athlète. Le membre du personnel de l’AMA s’est excusé et a embrouillé la situation, en prétendant qu’il ne pouvait pas y avoir de formulaires séparés selon qu’il s’agit d’un contrôle en compétition (lorsque le contrôle est effectué sur des gagnants non connus à l’avance) ou hors compétition (lorsque les contrôleurs se rendent au domicile ou sur le lieu de travail d’un athlète).

Conclusions

Il ne devrait pas y avoir d’ambiguïté concernant les exigences relatives à une équipe de prélèvement. Actuellement, les exigences des Standards internationaux de contrôle et d’investigation (ISTI), rédigés par l’AMA, sont différentes de celles des directives de l’AMA. La sémantique des ISTI fait l’objet d’un débat et d’une confusion. Le TAS a déterminé que l’accréditation et la documentation de l’équipe de contrôle étaient suffisantes, alors que la commission antidopage de la FINA a conclu le contraire. Il n’y a pas que Sun Yang et son équipe qui ont estimé que l’équipe de contrôle n’avait pas les qualifications requises ; la commission antidopage de la FINA leur a donné raison.

Sun Yang se tient sur le podium avec son drapeau national après avoir reçu sa médaille d’or dans la finale du 400m nage libre masculin aux 18e Jeux asiatiques de Jakarta en 2018

Il ne devrait pas y avoir d’ambiguïté quant à savoir si un athlète a été averti d’un « manquement ». Le TAS a déterminé que l’agent de contrôle du dopage a donné un avertissement verbal adéquat à Sun Yang. La commission de la FINA a déterminé le contraire. Il ressort clairement de la procédure que Sun Yang ne s’en est pas rendu compte. La commission de la FINA a soulevé le point important qu’il n’y a pas de place pour l’ambiguïté sur cette question et c’est pourquoi il est essentiel d’avoir un formulaire écrit de « refus de se conformer ». Les directives relatives au prélèvement d’échantillons sanguins indiquent qu’un avis écrit est nécessaire. « L’ACD doit s’efforcer d’obtenir la signature de témoins pour confirmer le refus du sportif », ont-ils déclaré. La page de titre de ces directives présente l’ISTI et l’introduction indique qu’elles « développent » l’ISTI. Cela confirme qu’il s’agit déjà d’une exigence, en contradiction avec la décision du TAS.

Tout le personnel de contrôle qui se rend au domicile privé d’un athlète doit être formé et certifié à l’aide de preuves appropriées. Ils devraient également être tenus de montrer l’ordre de mission, y compris l’ACD, le nom du sportif et la période de temps. L’idée qu’une lettre de certification générique devrait suffire ouvre la porte à des malversations.

L’IDTM compte 500 agents de contrôle du dopage certifiés. Sans cette exigence, n’importe lequel de ces ACD pourrait se rendre chez Sun Yang à tout moment. L’équipe de contrôle est en mission, ce qui coûte des milliers de dollars et implique l’invasion de la vie privée d’un athlète. La déclaration de l’agent de l’AMA selon laquelle il est « trop onéreux » pour les contractants de test de fournir cette documentation n’est pas crédible.

Les ambiguïtés et les exigences peu claires précisées ci-dessus ont joué un rôle énorme dans cette affaire. Il en résulte que Sun Yang a été injustement condamnée pour violation des règles antidopage. C’est une parodie de justice qui porte préjudice au mouvement antidopage et à l’esprit olympique.

Rick Sterling

Traduit par Zokal pour le Saker Francophone


 

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