Dépassement du million de personnes décédées des suites de la covid-19

    Selon les données compilées par l’université Johns-Hopkins située au Maryland, aux États-Unis, la covid-19 aurait fait plus d’un million de morts à travers le monde en date du 27 septembre 2020. La nouvelle survient alors que plusieurs pays, dont la situation s’était stabilisée pendant l’été, font face à une seconde vague qui s’annonce meurtrière.

Lors des premiers mois de 2020, la covid-19 frappe d’abord en Chine. L’Organisation mondiale de la santé proclame qu’il s’agit d’une pandémie en mars, alors que la propagation se répand dans d’autres pays d’Asie et en Europe (ItalieEspagneRoyaume-Uni, etc.) où les systèmes de santé sont mis à rude épreuve. Graduellement, c’est au tour des États-Unis et de plusieurs pays d’Amérique latine d’assister à une hausse importante du nombre de cas, d’hospitalisations et de décès. Plusieurs mesures, comme la distanciation sociale, le port d’un couvre-visage et la fermeture de l’économie, sont imposées afin de freiner cette progression. Elles connaissent un succès inégal, selon les pays. De plus, elles créent des tensions sociales et un ralentissement économique important qui forcent les gouvernements à intervenir massivement. L’évolution du nombre de cas et de décès se poursuit au cours de l’été, mais les méthodes de comptabilité diffèrent, ce qui influence fortement les résultats. Selon l’université américaine Johns-Hopkins, le cap des 33 millions de cas, dont les deux tiers seraient guéris, et du million de morts aurait été franchi autour du 27 septembre 2020. Ce nombre se répartit à peu près de la façon suivante : Amérique latine et Caraïbes (34 %), Europe (23 %), États-Unis (20 %), autres (23 %). Il est intéressant de souligner que l’Afrique, l’Océanie, le Laos, le Cambodge et la Mongolie restent moins, voire peu touchés, alors que des pays populeux comme les États-Unis, le Brésil, l’Inde et le Mexique comptent pour environ la moitié des décès. Des espoirs sont fondés dans la découverte d’un vaccin, mais l’automne 2020 est surtout marqué par des inquiétudes, alors qu’une recrudescence de cas et de décès, que certains associent à une « seconde vague » de la covid-19, est observée à plusieurs endroits.


   Derrière la barre symbolique du million de morts du Covid-19, des images marquantes

Le 11 janvier 2020, le premier mort dû au Covid-19 a été recensé en Chine. Neuf mois plus tard, la pandémie ne semble pas faiblir et nous venons de franchir le seuil du million de morts du virus officiellement enregistrés. Retour en images sur cette crise sanitaire qui ébranle le monde.

Apparu en décembre 2019 dans la ville du Wuhan, au centre de la Chine, le virus responsable de la maladie infectieuse respiratoire appelée Covid-19 se propage en quelques semaines sur le territoire chinois. Sur cette photo prise le 19 février 2020, des policièr·es portant des masques protecteurs se rendent à cheval dans le territoire éloigné d'Altay, dans la région du Xinjiang, en Chine, afin d'y observer sa propagation.
STR / AFP

Apparu en décembre 2019 dans la ville du Wuhan, au centre de la Chine, le virus responsable de la maladie infectieuse respiratoire appelée Covid-19 se propage en quelques semaines sur le territoire chinois. Sur cette photo prise le 19 février 2020, des policièr·es portant des masques protecteurs se rendent à cheval dans le territoire éloigné d’Altay, dans la région du Xinjiang, en Chine, afin d’y observer sa propagation.

Premier pays d'Europe touché par le Covid-19, l'Italie a été durement meurtrie dans les premières semaines de sa lutte contre le virus. Très vite, les hôpitaux sont débordés et leur personnel est épuisé, comme ici, le 13 mars 2020, à l'hôpital de Crémone, au sud-est de Milan. Partout dans le monde, le travail acharné du personnel de santé, qui aura permis de sauver de nombreuses vies, sera salué. Aujourd'hui, alors que la pandémie progresse de nouveau en Europe (en France et en Espagne notamment), l'Italie semble résister à une seconde vague d'infections. 
Paolo Miranda / AFP

Premier pays d’Europe touché par le Covid-19, l’Italie a été durement meurtrie dans les premières semaines de sa lutte contre le virus. Très vite, les hôpitaux sont débordés et leur personnel est épuisé, comme ici, le 13 mars 2020, à l’hôpital de Crémone, au sud-est de Milan. Partout dans le monde, le travail acharné du personnel de santé, qui aura permis de sauver de nombreuses vies, sera salué. Aujourd’hui, alors que la pandémie progresse de nouveau en Europe (en France et en Espagne notamment), l’Italie semble résister à une seconde vague d’infections.

Le 18 mars 2020, une femme passe devant l'esplanade du Trocadéro à Paris, vidée de ses touristes. La veille, le gouvernement a déclaré le confinement de la population française, interdisant toutes les sorties sauf les déplacements essentiels dans le but de freiner la propagation du coronavirus. De nombreux pays laisseront ainsi leur économie à l'arrêt ou presque pour enrayer l'avancée de l'épidémie sur leur territoire, à l'image de l'Argentine qui connaît le plus long confinement au monde (plus de cinq mois de restrictions).
Ludovic Marin / AFP

Le 18 mars 2020, une femme passe devant l’esplanade du Trocadéro à Paris, vidée de ses touristes. La veille, le gouvernement a déclaré le confinement de la population française, interdisant toutes les sorties sauf les déplacements essentiels dans le but de freiner la propagation du coronavirus. De nombreux pays laisseront ainsi leur économie à l’arrêt ou presque pour enrayer l’avancée de l’épidémie sur leur territoire, à l’image de l’Argentine qui connaît le plus long confinement au monde (plus de cinq mois de restrictions).

De l'Italie à la Chine en passant par les États-Unis, on prend la température pour détecter des signes de fièvre, l'un des symptômes du Covid-19. Le 17 mars 2020, dans le camp de déplacés syriens Deir al-Ballut de la province d'Alep, le long de la frontière avec la Turquie, le personnel médical informe la population des dangers du virus et tente d'empêcher sa propagation sur ce sol déjà frappé par la guerre.
Rami al Sayed / AFP

De l’Italie à la Chine en passant par les États-Unis, on prend la température pour détecter des signes de fièvre, l’un des symptômes du Covid-19. Le 17 mars 2020, dans le camp de déplacés syriens Deir al-Ballut de la province d’Alep, le long de la frontière avec la Turquie, le personnel médical informe la population des dangers du virus et tente d’empêcher sa propagation sur ce sol déjà frappé par la guerre.

Avec la pandémie, les gestes barrières et la distanciation physique rythment notre quotidien, comme ici au Dolores Park de San Francisco, en Californie, le 22 mai 2020. Les États-Unis sont le pays le plus touché par la crise sanitaire avec plus de sept millions de cas de contamination et plus de 205.000 décès. Son président, Donald Trump, est sous le feu des critiques pour sa gestion de l'épidémie, notamment après avoir longtemps minimisé la gravité du virus.
Josh Edelson / AFP

Avec la pandémie, les gestes barrières et la distanciation physique rythment notre quotidien, comme ici au Dolores Park de San Francisco, en Californie, le 22 mai 2020. Les États-Unis sont le pays le plus touché par la crise sanitaire avec plus de sept millions de cas de contamination et plus de 205.000 décès. Son président, Donald Trump, est sous le feu des critiques pour sa gestion de l’épidémie, notamment après avoir longtemps minimisé la gravité du virus.

En Inde, le nombre de cas détectés explose. En seulement deux semaines, l'immense territoire a enregistré un million de nouvelles contaminations. Aujourd'hui, bien que le pays d'Asie du Sud ait franchi la barre des 6 millions de cas détectés et des 96.000 morts, ces chiffres sont relativement bas par rapport à sa population qui s'élève à 1,38 milliard de personnes. Reste néanmoins que l'Inde est désormais le troisième pays le plus endeuillé par la pandémie et les enterrements se succèdent, comme ici à New Delhi, le 10 mai 2020.
Sajjad Hussain / AFP

En Inde, le nombre de cas détectés explose. En seulement deux semaines, l’immense territoire a enregistré un million de nouvelles contaminations. Aujourd’hui, bien que le pays d’Asie du Sud ait franchi la barre des 6 millions de cas détectés et des 96.000 morts, ces chiffres sont relativement bas par rapport à sa population qui s’élève à 1,38 milliard de personnes. Reste néanmoins que l’Inde est désormais le troisième pays le plus endeuillé par la pandémie et les enterrements se succèdent, comme ici à New Delhi, le 10 mai 2020.

Dans une maison de retraite du Salvador, une jeune femme embrasse sa tante à travers un rideau de protection, le 11 septembre 2020. Les personnes âgées, particulièrement vulnérables face au virus, sont les principales victimes de la pandémie.
Yuri Cortez / AFP

Dans une maison de retraite du Salvador, une jeune femme embrasse sa tante à travers un rideau de protection, le 11 septembre 2020. Les personnes âgées, particulièrement vulnérables face au virus, sont les principales victimes de la pandémie.

À Nadjaf, en Irak, les victimes du Covid-19 reposent à 20 kilomètres de la ville sainte dans un cimetière improvisé en plein désert (photo prise le 10 juin 2020). À cause de son système de santé fragile, le pays s'est retrouvé démuni face à la pandémie et ses hôpitaux ont notamment souffert d'une pénurie d'oxygène.
Ali Najafi / AFP

À Nadjaf, en Irak, les victimes du Covid-19 reposent à 20 kilomètres de la ville sainte dans un cimetière improvisé en plein désert (photo prise le 10 juin 2020). À cause de son système de santé fragile, le pays s’est retrouvé démuni face à la pandémie et ses hôpitaux ont notamment souffert d’une pénurie d’oxygène.

Avec les restrictions de rassemblement qui ont paralysé le monde –et qui sont pour la plupart toujours d'actualité–, les musicien·nes ont dû faire preuve de créativité. Sur une idée de l'artiste Eugenio Ampudia, le quatuor UceLi interprète Crisantemi, un quartet de Puccini, devant un public composé de 2.292 végétaux lors d'un concert retransmis en streaming pour marquer la réouverture du Grand Théâtre du Liceu, à Barcelone, le 22 juin. Les plantes ont ensuite été offertes au personnel soignant de l'hôpital public de la ville pour le remercier de son travail pendant l'épidémie.
Lluis Gene / AFP

Avec les restrictions de rassemblement qui ont paralysé le monde –et qui sont pour la plupart toujours d’actualité–, les musicien·nes ont dû faire preuve de créativité. Sur une idée de l’artiste Eugenio Ampudia, le quatuor UceLi interprète Crisantemi, un quartet de Puccini, devant un public composé de 2.292 végétaux lors d’un concert retransmis en streaming pour marquer la réouverture du Grand Théâtre du Liceu, à Barcelone, le 22 juin. Les plantes ont ensuite été offertes au personnel soignant de l’hôpital public de la ville pour le remercier de son travail pendant l’épidémie.

 

Un homme travaillant au cimetière Nossa Senhora à Manaus, au Brésil, termine de fabriquer des croix pour les enterrements, le 9 mai 2020. La gestion désastreuse de la crise du coronavirus par son président Jair Bolsonaro, qui a notamment tenté de saborder les mesures prises pour l'enrayer, est fortement pointée du doigt. Avec plus de 142.000 décès, le Brésil déplore désormais le deuxième nombre le plus élevé de morts au monde, derrière les États-Unis.
Michael Dantas / AFP

Un homme travaillant au cimetière Nossa Senhora à Manaus, au Brésil, termine de fabriquer des croix pour les enterrements, le 9 mai 2020. La gestion désastreuse de la crise du coronavirus par son président Jair Bolsonaro, qui a notamment tenté de saborder les mesures prises pour l’enrayer, est fortement pointée du doigt. Avec plus de 142.000 décès, le Brésil déplore désormais le deuxième nombre le plus élevé de morts au monde, derrière les États-Unis.


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