ONU / Cuba : « Les menaces et les chantages ne nous arracheront pas la moindre concession »

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Intervention de Bruno Rodriguez Parrilla, ministre des Relations extérieures de la République de Cuba, lors du 74e Débat général de l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York (traduction)

« Quiconque connaît l’histoire des Cubains dans leur longue lutte de libération et dans la défense résolue de la liberté et de la justice conquises est en mesure de comprendre aisément la force, la sincérité et l’autorité de ces convictions et de ces positions de notre peuple », a déclaré le chef de la diplomatie cubaine. Photo: ONU

Monsieur le Président ;

Monsieur le Secrétaire général ;

Messieurs les chefs d’État ou de gouvernement ;

Mesdames et messieurs les délégués,

Je tiens tout d’abord à exprimer mes condoléances sincères aux Bahamas pour les pertes en vies humaines et les terribles destructions matérielles causées par l’ouragan Dorian. J’appelle la communauté internationale à mobiliser les ressources nécessaires à leur relèvement.

Monsieur le Président,

Je dénonce devant cette Assemblée générale des Nations Unies : l’administration étasunienne a, ces derniers mois, adopté des mesures criminelles et non conventionnelles pour empêcher notre pays de se fournir en carburant à partir de différents marchés, et ce en menaçant et en traquant les compagnies qui le transportent, les gouvernements où elles sont enregistrées et battent pavillon, les compagnies maritimes et les compagnies d’assurances.

Aussi nous heurtons-nous, depuis ces derniers mois, à de graves difficultés pour garantir les approvisionnements en carburant nécessaires à notre vie quotidienne, ce qui nous a contraints d’adopter d’urgence des mesures temporaires d’urgence que seul peut prendre un pays organisé, où un peuple uni et solidaire est prêt à se défendre de l’agression étrangère et à préserver la justice sociale qu’il a conquise.

Tout au long de l’année dernière, l’administration étasunienne a renforcé qualitativement ses mesures hostiles contre Cuba. Elle a imposé des obstacles supplémentaires à notre commerce extérieur et renforcé sa traque constante de nos relations bancaires et financières avec le reste du monde. Elle a limité au maximum les voyages et n’importe quelle possibilité d’interaction entre les peuples des deux nations. Elle entrave aussi dans toute la mesure du possible les liens et contacts des Cubains vivant aux USA avec leur patrie.

La stratégie de l’impérialisme contre Cuba continue d’être guidée par les propositions infâmes que le sous-secrétaire d’État Lester Mallory avait présentées dans un mémorandum en 1960 : « Il n’existe pas d’opposition politique réelle [à Cuba] … Le seul moyen possible de lui faire perdre [au gouvernement cubain] son appui intérieur, c’est de provoquer le désenchantement et le découragement par l’insatisfaction économique et les pénuries… Il faut mettre en œuvre au plus vite tous les moyens possibles pour miner la vie économique… en refusant à Cuba argent et fournitures afin de réduire les salaires nominaux et réels et, donc, de provoquer de la faim, du désespoir et finalement le renversement du gouvernement. »

La Loi Helms-Burton de 1996, foncièrement illégale, guide la conduite agressive des États-Unis contre Cuba, son essence même étant la prétention déclarée de contester le droit de la nation cubaine à la libre détermination et à l’indépendance.

La Loi Helms-Burton prétend aussi imposer l’autorité juridique des USA et la juridiction de leurs cours aux relations commerciales et financières de Cuba avec n’importe quel autre pays, au mépris du Droit international, de la juridiction nationale de Cuba et d’États tiers, et imposer la législation et la volonté politique des États-Unis au reste du monde.

Le blocus économique, commercial et financier des États-Unis continue d’être le principal obstacle au développement de Cuba et à l’actualisation en cours de notre modèle socialiste de développement économique et social.

Les États-Unis allouent tous les ans des dizaines de millions de dollars de leur budget à la subversion politique, en vue d’induire notre peuple en erreur et de saper son unité, orchestrant une campagne d’intoxication qui vise à discréditer la Révolution, ses dirigeants, son glorieux patrimoine historique, à dénigrer ses politiques économiques et sociales en faveur du développement et de la justice sociale, et finalement à détruire les idées du socialisme.

Jeudi dernier, se fondant sur des calomnies grossières, le Département d’État a annoncé qu’il refuserait tout visa d’entrée aux États-Unis au général d’armée Raul Castro Ruz, Premier secrétaire du Parti communiste de Cuba. Il s’agit là d’une décision dénuée de tout effet pratique, mais qui cherche avant tout à bafouer la dignité de Cuba et à blesser les sentiments de notre peuple. Il s’agit aussi de simples miettes électorales que cette administration jette à l’extrême droite cubano-américaine. N’empêche que les mensonges éhontés et offensifs qu’elle utilise pour la justifier – et que nous rejetons dans les termes les plus énergiques – traduisent bien la bassesse et la putréfaction de cette administration, qui baigne dans la corruption, le mensonge et l’immoralité.

Toutes ces actions transgressent le Droit international et violent la Charte des Nations Unies.

Le prétexte le plus récent, que le président étasunien Donald Trump a réitéré ici-même mardi dernier, consiste à rendre Cuba responsable de l’échec qu’a essuyé son administration dans sa tentative de renverser par la force le gouvernement bolivarien du Venezuela, si bien que, pour escamoter sa prouesse au peuple vénézuélien, les porte-parole yankees ne cessent de ressasser la calomnie infâme : Cuba possède au Venezuela « de vingt à vingt-cinq mille soldats » ; « l’impérialisme cubain y exerce sa domination ».

Quelques minutes avant, le président brésilien, de cette tribune-ci, vous a lu le scénario de mensonges rédigé à Washington et a même renchéri : maintenant, ce sont « environ soixante mille militaires cubains » installés au Venezuela !

Obsédée par Cuba, l’administration étasunienne, avec laquelle fait chorus le Brésil, s’en prend aux programmes de coopération médicale que Cuba, forte des sentiments de solidarité de centaines de milliers de personnels médicaux absolument volontaires, offre à des dizaines de pays en développement en faveur de leurs communautés les plus délaissées. Ces programmes s’inscrivent dans des projets de coopération signés avec les gouvernements de ces pays et sont reconnus à ce titre, depuis de nombreuses années, par la communauté internationale, par cette même Organisation des Nations Unies et par l’Organisation mondiale de la santé comme un véritable exemple de coopération Sud-Sud.

Résultat ? De nombreuses communautés brésiliennes sont privées des services de santé gratuits et de qualité que des milliers de coopérants cubains prêtaient dans le cadre du programme « Davantage de médecins »…

À quoi il faut ajouter, durant cette période, les menaces et les chantages les plus éhontés contre nos pays, les invitations les plus immorales à ce qu’il trahisse ses principes et ses engagements internationaux, en échange de pétrole à des conditions préférentielles et d’amitiés douteuses.

Le 1er janvier dernier a marqué le soixantième anniversaire de la Révolution qui nous a permis d’accéder à notre véritable et définitive indépendance. À cette occasion, Raul Castro, Premier secrétaire du Parti communiste de Cuba, a affirmé : « Nous sommes préparés comme Cubains à résister à un éventuel scénario de confrontation que nous ne souhaitons pas, et nous espérons que les esprits les plus équilibrés de l’administration étasunienne sauront l’éviter. »

Nous le réitérons une fois de plus : même dans les circonstances actuelles, nous ne renonçons pas à avoir des relations civilisées avec les États-Unis, mais à condition qu’elles reposent sur le respect mutuel et sur l’acceptation de nos profondes différences.

C’est là, nous le savons, le souhait de notre peuple. Mais aussi le sentiment de la majorité du peuple étasunien et l’aspiration majoritaire des Cubains qui y vivent.

Je confirme également, une fois de plus, que les agressions économiques, aussi dures qu’elles soient, les menaces et les chantages ne nous arracheront pas une seule concession. Quiconque connaît l’histoire des Cubains dans leur longue lutte de libération et dans la défense résolue de la liberté et de la justice conquises est en mesure de comprendre aisément la force, la sincérité et l’autorité de ces convictions et de ces positions de notre peuple.

Monsieur le Président,

Les relations bilatérales entre Cuba et le Venezuela reposent sur le respect mutuel et sur la solidarité véritable. Nous appuyons sans la moindre hésitation le gouvernement légitime que préside le camarade Nicolas Maduro Moro et l’union civico-militaire du peuple bolivarien et chaviste.

Nous condamnons la politique de l’administration étasunienne contre le Venezuela : promotion du putsch et du magnicide, guerre économique, sabotage de la production électrique. Nous rejetons l’application de graves mesures coercitives unilatérales et le vol d’actifs, de compagnies et de revenus d’exportations. Ces actions constituent une menace dangereuse à la paix et à la sécurité régionales, une agression directe contre la population vénézuélienne que l’on prétend mettre à genoux par les voies les plus cruelles.

Nous appelons la communauté internationale à prendre conscience de ces faits, à réclamer la levée de ces mesures coercitives unilatérales, à refuser le recours à la force et à encourager un dialogue respectueux avec le gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela conformément aux principes du Droit international et à l’ordre constitutionnel de ce pays.

Voilà quelques jours à peine, les États-Unis et une poignée de pays ont décidé de faire revivre le Traité interaméricain d’aide réciproque (TIAR), un instrument désuet qui envisage le recours à la force militaire. C’est là une décision insane qui représente un recul historique et un danger pour la paix et la sécurité régionales, et qui prétend justifier, par un subterfuge juridique, l’ingérence dans les affaires intérieures de la République bolivarienne du Venezuela.

Elle constitue aussi une grossière violation de la Proclamation de l’Amérique latine et des Caraïbes comme Zone de paix, que tous les chefs d’État ou de gouvernement de cette région ont signé à La Havane en janvier 2014. Tout aussi grossière est la décision des États-Unis de ressusciter la funeste doctrine Monroe, cet instrument de domination impérialiste au nom duquel Notre Amérique a connu, de la part des États-Unis, des interventions et des invasions militaires, des coups d’État, des dictatures militaires et les crimes les plus épouvantables.

Comme cette Assemblée générale a pu le constater voilà quelques jours, le président étasunien ne se lasse pas d’attaquer le socialisme dans ses déclarations publiques, à des fins bassement électorales, tout en fomentant une intolérance maccarthyste contre ceux qui croient en la possibilité d’un monde meilleur et nourrissent l’espoir de vivre en paix, en harmonie durable avec la Nature et en solidarité avec les autres.

Le président Trump ignore – ou préfère l’occulter – que c’est le capitalisme néo-libéral qui est responsable de l’inégalité économique et sociale croissante que souffrent aujourd’hui jusqu’aux sociétés les plus développées ; que c’est le capitalisme qui fomente par sa nature même la corruption, la marginalisation sociale, la hausse de la criminalité, l’intolérance raciale et la xénophobie. Le président Trump oublie ou ignore que c’est le capitalisme qui a engendré le fascisme, l’apartheid et l’impérialisme.

Les États-Unis persécutent sans vergogne des dirigeants et des mouvements populaires et sociaux par des campagnes de calomnies, et par des procès scandaleusement manipulés et politiquement motivés pour annuler les politiques qui, grâce au contrôle souverain sur les ressources naturelles et à la réduction graduelle des clivages sociaux, avaient permis d’édifier des sociétés plus justes et plus solidaires, d’apporter une issue à la crise économique et sociale et de faire briller un espoir pour les peuples d’Amérique.

C’est ainsi qu’ils ont agi contre l’ancien président brésilien Luis Inacio Lula da Silva, dont nous réclamons la liberté.

Nous rejetons également les tentatives téléguidées depuis Washington de déstabiliser le gouvernement nicaraguayen et ratifions notre solidarité invariable avec le président Daniel Ortega.

Nous nous solidarisons avec les nations des Caraïbes quand elles réclament à juste titre une réparation pour les séquelles épouvantables de l’esclavage, ainsi que le traitement juste, spécial et différencié qu’elles méritent.

Nous ratifions notre engagement historique envers l’autodétermination et l’indépendance du peuple frère portoricain.

Nous appuyons la réclamation de souveraineté légitime de l’Argentine sur les Îles Malouines, Sandwich du Sud et Géorgie du Sud.

Monsieur le Président,

La conduite de l’administration étasunienne, fondée sur sa stratégie de domination militaire et nucléaire, constitue une menace à la paix et à la sécurité internationales.

Les États-Unis disposent de près de huit cents bases militaires dans le monde. Ils travaillent à la militarisation de l’espace extra-atmosphérique et du cyberespace, et recourent de manière secrète et illégale aux technologies de l’information et des communications pour attaquer d’autres États. Leur sortie du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) et le démarrage immédiat des tests de missiles à portée intermédiaire ouvrent la porte à une nouvelle course aux armements.

Miguel Diaz-Canel Bermudez, président du Conseil d’État et du Conseil des ministres de Cuba, a déclaré ici-même l’an dernier : « L’exercice du multilatéralisme et le plein respect des principes et des normes du Droit international afin de progresser vers un monde multipolaire, démocratique et équitable, sont des conditions requises pour garantir la coexistence pacifique, préserver la paix et la sécurité internationales et trouver des solutions durables aux problèmes systémiques. »

Nous réitérons notre appui inconditionnel à un règlement vaste, juste et durable du conflit israélo-palestinien fondé sur la création de deux États afin que le peuple palestinien puisse exercer son droit à l’autodétermination et disposer d’un État indépendant et souverain dans les frontières antérieures à 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale. Nous rejetons l’action unilatérale des États-Unis qui ont installé leur représentation diplomatique à Jérusalem. Nous condamnons la violence des forces israéliennes contre la population civile de Palestine et les menaces d’annexion en Cisjordanie occupée.

Nous réaffirmons notre solidarité invariable avec le peuple sahraoui et appuyons la recherche d’une réponse à la question du Sahara occidental afin que ce peuple puisse exercer son droit à l’autodétermination et vivre en paix sur son territoire.

Nous appuyons la recherche d’un règlement pacifique et négocié de la situation imposée à la Syrie, sans ingérence étrangère et dans le plein respect de sa souveraineté et de son intégrité territoriale. Nous repoussons toute intervention directe ou indirecte sans l’accord des autorités légitimes de ce pays.

Nous exprimons notre solidarité avec la République islamique d’Iran devant l’escalade agressive des États-Unis. Nous condamnons la sortie unilatérale des États-Unis de l’Accord nucléaire avec l’Iran. Nous appelons au dialogue et à la coopération conformément aux principes du Droit international.

Nous nous félicitons du dialogue intercoréen. Seuls le dialogue sans condition et les négociations permettront d’aboutir à un règlement politique durable dans la péninsule coréenne. Nous condamnons énergiquement les sanctions unilatérales imposées injustement à la République populaire démocratique de Corée.

L’expansion permanente de l’OTAN vers les frontières de la Russie provoque de sérieux dangers, aggravés par des sanctions arbitraires que nous rejetons.

Monsieur le Président,

Nous admirons et appuyons les marches des étudiants ces jours-ci et l’appel qu’ils ont lancé. Les changements climatiques, dont certains effets sont d’ores et déjà irréversibles, menacent notre survie à tous, notamment celle des Petits États insulaires en développement.

Le capitalisme est insoutenable. Ses modèles de production et de consommation irrationnels et insoutenables, la concentration injuste, mais croissante, de la richesse, sont la principale menace à l’équilibre écologique de la planète. Il n’y aura pas de développement durable sans justice sociale.

L’application d’un traitement spécial et différencié aux pays du Sud dans les relations économiques internationales ne saurait être différée plus longtemps.

La situation en Amazonie doit nous pousser à chercher des solutions grâce à la coopération de tous, sans exclusions ni politisation, dans le plein respect de la souveraineté des États.

Monsieur le Président,

La corruption ronge les systèmes politiques et les modèles électoraux, toujours plus distancés de la volonté des peuples. Des minorités puissantes et exclusives, notamment les très grosses sociétés transnationales, décident de la nature et de la composition de gouvernements, de parlements et d’institutions de justice et d’application de la loi.

Devant son incapacité à soumettre le Conseil des droits de l’Homme à ses visées, l’administration étasunienne a décidé de s’en retirer pour entraver encore plus le dialogue et la coopération internationale en la matière.

Rien d’étonnant à cela. Les droits de l’Homme sont violés aux États-Unis d’une façon systématique et très souvent délibérée et flagrante. 36 383 personnes, soit cent par jour, y ont été tuées en 2018 par des armes à feu, dont l’administration protège les producteurs et marchands aux dépens de la sécurité des citoyens. 91 757 personnes meurent tous les ans de maladies cardiaques faute de traitement adéquat. La mortalité de la mère et de l’enfant est deux fois plus élevée chez les Afro-américains que chez les Blancs. 28 millions de personnes n’y ont pas d’assurance-maladie ni d’accès réel aux soins de santé. 32 millions de personnes sont des analphabètes fonctionnels. 2 200 000 Étasuniens sont incarcérés. 4 700 000 vivent en liberté conditionnelle. 10 millions sont arrêtés tous les ans. On comprend pourquoi le président Trump s’acharne à attaquer le socialisme.

Nous rejetons la politisation, la sélectivité, les approches punitives et le deux-poids-deux-mesures en matière de droits de l’Homme. Cuba restera attachée à la réalisation des droits humains de toutes les personnes et de tous les peuples, notamment à la paix, au développement et à l’autodétermination.

Nous devons empêcher que ne s’impose un modèle culturel unique, totalitaire à la manière d’un rouleau compresseur, qui détruit des cultures nationales, les identités, l’histoire, la mémoire, les symboles, l’individualité, et qui passe sous silence les problèmes structuraux du capitalisme et l’inégalité déchirante qui ne cesse de croître.

Le « capitalisme cognitif » nous offre du pareil au même. Le capital numérique couronne les chaînes de valeur mondiales, concentre la propriété des données numériques, exploite les identités, l’information et la connaissance et menace la liberté et la démocratie qui avaient déjà pris du plomb analogique dans l’aile. Nous devons besoin d’autres formes de pensée à nous, humaniste et contre-hégémonique, et d’une action politique résolue pour articuler la mobilisation populaire sur les réseaux, dans les rues et dans les urnes électorales.

Les États indépendants doivent exercer leur souveraineté sur le cyberespace, renoncer au mirage de la « société en réseau » ou de « l’ère de l’accès » et démocratiser la gouvernance de la Toile.

Monsieur le Président,

La pensée puissante et universelle de l’architecte de l’indépendance cubaine, José Martí, continue d’inspirer et d’alerter les Cubains des nouvelles générations. Les phrases qu’il écrivit quelques heures avant de tomber au champ d’honneur prennent à cet égard une importance singulière : « Je cours désormais tous les jours le risque de donner ma vie pour mon pays et pour mon devoir […] qui est d’empêcher à temps, par l’indépendance de Cuba, que les États-Unis ne s’étendent dans les Antilles et ne retombent, avec cette force de plus, sur nos terres d’Amérique. Tout ce que j’ai fait à ce jour et tout ce que je ferai, vise à ce but. »

Tout aussi capitale est l’idée qu’Antonio Maceo écrivit en 1888 : « Quiconque tentera de s’emparer de Cuba ne recueillera que la poussière de son sol baigné de sang, s’il ne périt dans la lutte ».

Voilà la même, l’unique Révolution cubaine que Fidel Castro Ruz a commandée et que dirigent aujourd’hui le premier secrétaire Raul Castro Ruz et le président Miguel Diaz-Canel Bermudez.

Et si quelqu’un prétend malgré tout obtenir la reddition de la Révolution cubaine ou espère que les nouvelles générations de Cubains trahiront leur passé ou renonceront à leur avenir, nous répèterons avec la passion de Fidel :

La Patrie ou la Mort !

Nous vaincrons !


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