Vietnam / XIIIe Congrès national du Parti : Protéger l’indépendance, la souveraineté et l’intégration territoriale

   « Défendre fermement la Patrie, maintenir un environnement pacifique et stable » a été un élément important abordé lors du XIIIe Congrès du Parti communiste du Vietnam.

Cérémonie de signature du Traité complémentaire aux Traités de 1985 et de 2005 concernant la délimitation de la frontière Vietnam – Cambodge, le 5 octobre 2019 à Hanoï. Photo : Thông Nhât/VNA/CVN

Pour atteindre l’objectif, la grande mission de la diplomatie vietnamienne a été de défendre la nation tout en cherchant de nouvelles façons de promouvoir la coopération internationale au service de l’édification, du développement national et pour affirmer la position du pays.

Dans un article sur les préparatifs du XIIIe Congrès du Parti, le secrétaire général du Parti et président de la République, Nguyên Phu Trong, a évalué : « Les activités extérieures et l’intégration internationale se sont renforcées et ne cessent de s’élargir, contribuant à consolider un environnement pacifique et stable pour le développement ; permettant de maintenir l’indépendance, la souveraineté, le droit de souveraineté, l’unité, l’intégrité territoriale et les intérêts stratégiques du pays ; le prestige et la position du Vietnam sur la scène internationale se sont continuellement améliorés ».

Défendre les frontières, préserver la paix et l’amitié

Avec les secteurs de la défense nationale et de la police, celui des Affaires étrangères ont participé activement au bornage, à l’inauguration de nouveaux postes-frontières, à la gestion des lignes de frontière et aux activités de coopération transfrontalière, contribuant à intensifier le développement, l’amitié et la solidarité avec les pays limitrophes.

Après les succès du bornage avec la Chine et le Laos, le 5 octobre 2019, le Vietnam et le Cambodge ont signé deux accords sur la délimitation et le bornage frontalier terrestre. Ces documents permettront de garantir l’instauration d’une frontière pacifique et propice au développement de chaque pays. À ce jour, 84% des travaux de bornage ont été réalisés, soit une distance de 1.045 km.

Les deux pays ont officiellement échangé les documents de ratification du Traité complémentaire de 2019 et le Protocole sur la démarcation et le bornage de la frontière terrestre commune, qui ont été signés le 5 octobre 2019.

Un marin vietnamien sur l’île Da Lat, dans l’archipel de Truong Sa. Photo : Trân Viêt/VNA/CVN

Selon le vice-ministre des Affaires étrangères Lê Hoài Trung, cet événement a marqué une « grande victoire » des deux pays après plus de 36 ans de travail en la matière.

Le Vietnam et le Cambodge ont franchi une « étape historique », a déclaré Koy Pisey, vice-présidente de la Commission des affaires frontalières du Cambodge (CBAC) au journal cambodgien Khmer Times.

Outre la protection et la gestion des lignes de frontière, les villes et provinces mettent l’accent sur le développement socio-économique du peuple dans les zones frontalières.

Maintenir la paix en Mer Orientale

Conformément à la direction stratégique du XIIe Congrès du Parti, « Promouvoir les solutions des dissimilitudes en mer en se basant sur les principes fondamentaux des lois internationales, la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (UNCLOS) de 1982 et les Codes de conduite régionales », les affaires extérieures ont contribué à la protection de la souveraineté, le droit souverain et la juridiction en Mer Orientale.

Des soldats vietnamiens montent la garde dans une zone frontalière à Diên Biên (Nord). Photo : Xuân Tu/VNA/CVN

L’UNCLOS 1982, les principes fondamentaux des relations internationales en vertu de la Charte des Nations unies ainsi que les principes de fonctionnement de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) constituent une base pratique et juridique dans le processus de lutte de la protection de la souveraineté, le droit souverain et la juridiction en mer. Les droits et les intérêts légitimes du Vietnam en Mer Orientale continuent à être renforcés et protégés. Toutes les activités de violation étrangères ont été repoussées ; et l’amitié et la coopération entre le Vietnam et les pays voisins sont toujours garanties.

Fin mars 2020, le Vietnam a envoyé au secrétaire général de l’ONU une note diplomatique pour s’opposer aux revendications territoriales chinoises en Mer Orientale et affirmer sa souveraineté.

La porte-parole du ministère des Affaires étrangers, Lê Thi Thu Hang, a affirmé : « Il s’agit d’un acte normal, exprimant la position et protégeant les droits et les intérêts légitimes du Vietnam ». Pour sa part, le président du Conseil d’experts de la Fondation eurasienne de soutien à la recherche scientifique, Grigory Trofimchuk, a déclaré que la Mer Orientale n’est pas seulement un problème dans les relations entre le Vietnam et la Chine ou celui de l’ASEAN, mais aussi l’un des problèmes importants pour l’ONU.

Outre ses intenses activités diplomatiques, le Vietnam a apporté de grandes contributions pour accélérer les négociations entre l’ASEAN et la Chine concernant l’élaboration de la Code de conduite (COC) en Mer Orientale conformément aux lois internationales.

En tant que président de l’ASEAN en 2020, le Vietnam a promu l’esprit de solidarité au sein de l’ASEAN, affirmé le rôle central de cette association et engagé fortement la transformation de la Mer Orientale en zone maritime stable où les différences et les litiges sont résolues par les mesures pacifiques et les lois internationales.

Au cours du XIIe Congrès national pour le mandat 2015-2020, les activités des affaires étrangères ont grandement contribué à la protection des lignes de frontière, au maintien d’un environnement pacifique et stable, favorisant l’œuvre d’édification et de protection nationale.

Hoàng Phuong – Viêt Duc/CVN


Le Vietnam demande à tous pays concernés de respecter sa souveraineté, son droit souverain et sa juridiction en Mer Orientale, a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Lê Thi Thu Hang, le 29 janvier.
La porte-parole du ministère des Affaires étrangères Lê Thi Thu Hang.            Photo : VNA/CVN

 

>> Mer Orientale : la guerre des notes diplomatiques
>> Les Philippines restent attachées à l’achèvement d’un Code de conduite en Mer Orientale
>> Japon et Philippines affirment une coopération étroite sur les questions en Mer Orientale
>> Exposition de cartes et d’archives sur Hoàng Sa et Truong Sa 

Répondant aux questions des journalistes concernant l’approbation le 22 janvier par le Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale de Chine, de la loi sur les garde-côtes, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Lê Thi Thu Hang a déclaré que lors de la promulgation et de l’application des documents juridiques relatifs aux mers, les pays doivent obéir au droit international et aux pactes internationaux qu’ils ont signés, notamment la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982 (UNCLOS).
Le Vietnam dispose suffisamment de bases juridiques et de preuves historiques pour affirmer sa souveraineté sur les archipels de Hoàng Sa (Paracel) et Truong Sa (Spratly) selon le droit international, sa souveraineté, son droit souverain et sa juridiction en les zones maritimes conformément à l’UNCLOS, a-t-elle rappeléEn ce sens, elle a assuré que le Vietnam est déterminé et persistera à exécuter des mesures fondées sur le droit international pour défendre ces droits légitimes.

Le Vietnam demande aux pays concernés de respecter sa souveraineté et ses droits souverains et sa juridiction en Mer Orientale, et d’avoir la responsabilité d’exécuter d’une façon volontaire  le droit internationale, en particulier l’UNCLOS, de mettre fin à d’autres actions d’accroître les tensions, et contribuer activement à l’instauration de la confiance, au maintien de la paix et de la stabilité, et la promotion de l’ordre mondial dans ces eaux, la sécurité et la liberté de la navigation maritime en Mer Orientale, a-t-elle souligné.

VNA/CVN

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *