by GRAIN | 27 Aoû 2026 Semences

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Alors que le marché chinois des semences atteint le chiffre astronomique de 19,1 milliards de dollars des États-Unis, le géant asiatique est, depuis plus de vingt ans, un importateur net de céréales, dépendant principalement des États-Unis, de l’Australie, de l’Ukraine et du Brésil. En Chine, seules 2 % des entreprises semencières disposent des capacités nécessaires en matière de sélection variétale, de production et de commercialisation des semences[1] [2]. Les dix premières entreprises semencières chinoises ne détiennent à elles toutes que 13,8 % des parts de ce marché. Cette capacité de sélection variétale nationale insuffisamment développée a été identifiée à juste titre par les autorités comme un goulot d’étranglement majeur dans la stratégie de sécurité alimentaire du pays.
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En 2021, avant même que la guerre en Ukraine et les guerres commerciales ouvertes menées par le président Donald Trump ne mettent davantage en lumière la vulnérabilité de la Chine en matière de semences, le gouvernement chinois a lancé le « Plan d’action pour la revitalisation de l’industrie semencière », qualifiant les semences de « microprocesseurs de l’agriculture ».
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Face à l’intensification constante des tensions géopolitiques, la Chine s’empresse de restructurer son secteur semencier afin de reproduire le modèle de ses rivaux et de réduire considérablement sa dépendance aux importations. Moins de cinq ans après le lancement du plan national sur les semences, la croissance rapide du secteur a semble-t-il permis à la Chine de porter à 75 % son taux d’autosuffisance dans la production nationale de semences potagères[3].
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Cette transformation mobilise d’importants capitaux et infrastructures afin d’étendre la présence nationale et internationale des entreprises semencières chinoises en suivant une double stratégie. Sur le plan technologique, la Chine mise sur un déploiement accéléré des semences génétiquement modifiées (OGM), de l’édition génomique et de la sélection variétale assistée par l’IA afin d’accroître la production céréalière nationale. Parallèlement, elle cherche à développer ses marchés semenciers à l’étranger, en veillant à ce que les céréales et autres cultures réimportées en Chine soient produites à partir de semences développées par des entreprises chinoises. L’objectif est ainsi de créer une chaîne d’approvisionnement en boucle fermée, renforçant le contrôle la Chine sur son approvisionnement alimentaire[4].
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Un développement semencier soutenu par l’État
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Afin de soutenir une industrie semencière axée sur les biotechnologies, le gouvernement chinois a déployé un large éventail de mesures : création d’infrastructures nationales de recherche partagées, accès prioritaire au foncier pour la production de semences, accélération de l’accès aux matériel génétique pour les entreprises. Plutôt que de répartir équitablement son soutien entre les milliers d’entreprises semencières locales existantes, l’État a choisi d’en renforcer un petit nombre afin de consolider le secteur, créant ainsi un nouveau modèle d’approvisionnement et de contrôle des ressources de sélection.
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Le ministère chinois de l’Agriculture et des Affaires rurales a sélectionné 69 entreprises nationales exemplaires et a créé une « équipe nationale des semences agricoles », leur accordant un accès privilégié aux capitaux et à d’autres ressources. L’architecture centrale de ce nouveau programme repose largement sur un groupe de géants publics de l’industrie semencière : CITIC-Longping, Sinochem-Syngenta et la State Development and Investment Corporation (SDIC), une entreprise publique de capital-investissement[5].
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Parmi ces acteurs, neuf filiales de CITIC, dirigées par Longping, ont été désignées comme entreprises modèles, tandis que le State Development Seed Technology Group, détenu par la SDIC, a obtenu sept places sur la liste. Collectivement, ces entreprises détiennent désormais plus de 100 brevets sur des technologies de sélection biotechnologique.
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Cette association croissante entre institutions publiques et entreprises technologiques semencières traduit une reconfiguration majeure de la structure financière qui sous-tend l’avenir agricole de la Chine. En décembre 2024, Longping Hi-Tech a cédé une participation de près de 11 % au capital de Longping Biotechnology, une filiale basée à Hainan spécialisée dans le développement de cultures génétiquement modifiées, au Central Enterprise Rural Industry Investment Fund, géré par la SDIC, pour un montant de 53 millions de dollars, portant ainsi la part de la SDIC à près de 45 %. En acquérant des participations stratégiques au capital de grandes entreprises semencières telles que Guofeng Biotechnology et Dabeinong et en devenant actionnaire majoritaire de Fengle Seed Industry (première entreprise semencière cotée en bourse du pays), ces investisseurs soutenus par l’État ont étendu leur influence sur le secteur des biotechnologies semencières en l’espace de quelques années[6].
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L’élevage et l’aquaculture sur le modèle du secteur semencier
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Le ministère de l’Agriculture et des Affaires rurales a reproduit cette même stratégie de création d’ « équipes nationales » pour les secteurs de l’élevage et de l’aquaculture. Comme pour les semences agricoles, le gouvernement a mis en place un consortium de conglomérats afin de renforcer son contrôle sur ces filières : ainsi, 86 entreprises ont été sélectionnées pour intégrer la liste nationale de sélection génétique pour les filières du bétail et de la volaille, notamment des géants tels que Wen’s Food Group et Foshan Gaoming District Xinguang Agriculture. Parallèlement, 121 entreprises ont été retenues pour le secteur de la sélection aquacole, notamment Guangdong Liang’s Aquatic Seed Industry, Guangdong Haid, Hainan Chenhai Aquatic et Ningbo Xiangshang Harbour Aquaculture and Breeding[7].
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Les effets de cette concentration commencent déjà à redessiner le profil des importations chinoises. À la fin du mois de juin 2024, les poulets de chair à plumage blanc issus de lignées sélectionnées en Chine avaient progressivement remplacé les souches importées des États-Unis, conquérant plus de 25 % du marché intérieur et réduisant progressivement la dépendance du pays à la génétique étrangère au profit d’un système d’approvisionnement piloté par l’État. Ces lignées chinoises de poulets de chair commencent désormais à conquérir les marchés internationaux, avec des exportations vers des pays comme la Tanzanie et le Pakistan[8].
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Alignement sur l’UPOV 91
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Parallèlement à la consolidation du secteur semencier, la Chine a récemment mis en place un cadre juridique plus strict visant à renforcer la protection des droits des obtenteurs commerciaux. La révision de la Loi sur les semences, adoptée en décembre 2021, a officiellement intégré un éventail plus large de protections des variétés végétales aligné sur l’UPOV 1991, connu sous le nom de système des « variétés essentiellement dérivées » (EDV). Le système des EDV interdit la libre diffusion de toute nouvelle variété de semences considérée comme héritant de la majeure partie de son patrimoine génétique d’une variété protégée, sans l’autorisation du propriétaire de la variété initiale protégée. Il permet ainsi aux entreprises de conserver leur monopole et de tirer profit d’un large éventail de résultats issus de la sélection variétale, tout en empêchant potentiellement les communautés paysannes de développer de nouvelles variétés de semences. Cette évolution a été suivie, en avril 2025, par l’adoption d’un ensemble de réglementations relatives à la protection des obtentions végétales (POV), la première réforme complète de ce dispositif depuis 2014, qui aligne explicitement ces réglementations sur la nouvelle Loi sur les semences (système EDV) [9].
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En octobre 2025, la délégation chinoise est parvenue à officialiser le chinois comme langue de travail lors des réunions annuelles de l’UPOV à Genève[10]. Cette convergence croissante témoigne d’une intégration croissante de la Chine au sein du régime de l’UPOV et s’accompagne d’un renforcement de l’application des droits de propriété intellectuelle sur les semences, comme partie intégrante de la réforme de son industrie semencière. Avec ce durcissement de la Loi sur les semences et du régime de protection des obtentions végétales, le contrôle des semences passe de facto des agriculteurs et agricultrices aux conseils d’administration de grandes entreprises, dominés par des groupes tels que la SDIC et Longping.
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Un réservoir de ressources génétiques multiplié au service de la sélection commerciale
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Pour bâtir une industrie semencière fondée sur les biotechnologies, la Chine mise également sur un autre pilier majeur : le renforcement de l’approvisionnement en ressources génétiques destinées à la sélection commerciale. Avec le lancement du Plan d’action pour la revitalisation en 2021, le ministère de l’Agriculture et des Affaires rurales a entrepris un vaste recensement national des ressources génétiques agricoles. Ce processus, qui s’est étalé sur trois ans, a couvert 625 000 villages afin de recueillir plus de 530 000 nouveaux échantillons de ressources génétiques. Trois cent trente-deux comtés ont été répertoriés pour la première fois dans les registres nationaux de recensement des ressources génétiques et, fait particulièrement remarquable, 87,5 % des ressources génétiques collectées provenaient de variétés locales cultivées par les communautés agricoles depuis des générations[11].
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Plus d’un demi-million d’échantillons de semences ont jusqu’à présent été prélevés dans les champs des exploitant·es et transférés vers une nouvelle banque nationale de semences créée à Pékin, qui abrite plus de 2 millions d’échantillons de ressources génétiques. En partenariat avec le géant technologique Tencent, une base de données numérique de ressources génétiques agricoles est en cours de développement afin de faciliter l’accès des obtenteurs à ce réservoir de matériel génétique multiplié et de soutenir la sélection semencière assistée par l’IA[12] [13].
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À l’heure actuelle, environ 80 % des capacités de sélection variétale du pays restent entre les mains d’institutions de recherche scientifique. Le gouvernement voit cette situation comme un frein à la relance du secteur semencier et appelle à renforcer les partenariats entre les organismes publics de sélection et le secteur semencier privé[14]. Parmi les mesures déjà mises en œuvre figurent la réforme des mécanismes publics de financement de la recherche afin de favoriser les collaborations public-privé, ainsi que la création de comités de sélection variétale chargés de définir les priorités en matière de sélection. En conséquence, les entreprises semencières sont en train d’acquérir une influence sans précédent sur l’orientation des programmes nationaux de sélection, grâce à des mécanismes délibérément conçus pour accélérer le transfert des ressources génétiques des instituts publics vers les acteurs privés[15].
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En remettant leurs semences à la collection nationale de matériel génétique, les communautés paysannes s’attendaient à la mise en place de politiques qui soutiendraient leurs pratiques de sauvegarde de semences. Il en a été tout autrement. Outre l’expansion de sa collection de matériel génétique principalement au bénéfice des entreprises semencières privées, le gouvernement chinois s’est également engagé dans la commercialisation des cultures génétiquement modifiées (OGM). Depuis 2022, 64 nouvelles variétés de maïs OGM et 17 variétés de soja OGM ont été autorisées à la culture dans huit provinces, couvrant une superficie totale de 660 000 hectares. Ces nouvelles semences génétiquement modifiées sont principalement des cultures résistantes aux insecticides et aux herbicides, similaires aux OGM de première génération, lesquels ont largement contribué à pérenniser l’usage massif de pesticides et d’autres produits pétrochimiques dans l’agriculture industrielle. Cette expansion des cultures génétiquement modifiées en Chine est portée par plus de 40 entreprises autorisées à commercialiser des semences OGM, parmi lesquelles des conglomérats agricoles tels que Dabeinong, Syngenta, Longping et China Seeds[16] [17] [18].
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Malgré les témoignages d’agriculteurs et agricultrices faisant état d’une baisse de rendement de 20 % avec ces nouvelles variétés de maïs et de soja OGM, l’État continue de promouvoir leur utilisation en accordant des subventions aux exploitations qui acceptent de les cultiver et en mettant en place des stations de démonstration en plein champ dans tout le pays[19]. Dans le Hebei, une importante province productrice de maïs, le gouvernement subventionne à hauteur de 660 dollars par hectare les exploitations cultivant du soja et du maïs OGM. Alors même que ces grandes entreprises bénéficient d’un accès privilégié aux projets publics et dominent l’octroi de licences pour les semences OGM, les communautés paysannes se retrouvent dans une situation de plus en plus précaire. Les semences paysannes sont désormais menacées non seulement par les changements réglementaires, mais aussi par la contamination génétique liée aux cultures OGM imposées sur leurs territoires.
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La croissance rapide de l’industrie chinoise des semences OGM a également déstabilisé les entreprises semencières étrangères. En 2023, KWS Saat, un important semencier allemand, a annoncé la cession de ses activités chinoises dans la filière maïs, invoquant la crainte que l’assouplissement des réglementations sur les OGM ne rende les caractéristiques de ses semences conventionnelles non compétitives. Kenfeng-KWS Seed avait été créée en 2014 sous la forme d’une coentreprise, alors que KWS Saat misait sur l’ouverture du marché chinois du maïs aux entreprises étrangères. Avec cette vente, KWS Saat s’est largement retirée du marché chinois. La société ayant subsisté après la cession a été rebaptisée Kenfeng (Beijing) Seed. L’entreprise d’État Beidahuang Kenfeng Seed Co. y détient désormais une participation majoritaire (51 %), les 49 % restants étant détenus par le fonds de capital-investissement China Agricultural Reclamation Industry Development Fund[20] [21].
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La volonté de contrôler le marché mondial
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Au-delà de son objectif de relancer la production de semences au niveau national, la Chine nourrit des ambitions plus larges visant à accroître son influence sur le marché mondial des semences.
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La Chine importe actuellement des denrées alimentaires des quatre coins du monde, et estime être en retard sur les entreprises semencières occidentales dans l’acquisition de matériel génétique à l’étranger, ce qui lui permettrait de développer des variétés adaptées aux conditions de culture de différents pays. À l’heure actuelle, les entreprises chinoises puisent 15 % de leurs ressources génétiques à l’étranger, contre 75 % pour leurs homologues basés aux États-Unis[22].
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Par ailleurs, le marché chinois des semences hybrides est en grave surcapacité, conséquence de la politique d’expansion du secteur. En 2025, le ratio entre l’offre et la demande pour les semences hybrides de maïs et de riz s’élevait respectivement à 175 % et 125 %. La croissance rapide du secteur dépasse désormais la demande réelle des exploitations, créant un environnement instable qui élimine progressivement les petits négociants en semences et pousse les entreprises à rechercher des débouchés à l’étranger afin d’absorber leurs excédents[23].
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Les semences OGM chinoises se déploient à l’étranger
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En avril 2025, l’Uruguay a autorisé la culture de trois variétés de soja génétiquement modifiées développées par Dabeinong, un conglomérat basé à Beijing spécialisé dans l’alimentation animale, l’élevage porcin et les semences. Ces trois mêmes variétés avaient auparavant déjà obtenu une autorisation de culture en Argentine et au Brésil[24].
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En Chine, Dabeinong détient le plus important portefeuille de licences OGM pour la production et la commercialisation de variétés de soja résistantes aux insecticides et aux herbicides. Afin de réduire sa dépendance aux approvisionnements en soja en provenance des États-Unis, Dabeinong a créé une coentreprise avec le négociant public de céréales COFCO Group, afin de promouvoir des semences OGM en Amérique latine, auprès de producteurs et productrices de soja destiné à l’exportation vers la Chine[25].
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En 2017 déjà, le groupe CITIC avait acquis une partie des activités semencières de maïs de Dow AgroSciences au Brésil pour 1 milliard de dollars. La même année, Longping a acquis une participation supplémentaire de 36 % dans les activités brésiliennes de maïs de Dow pour 400 millions de dollars. L’expansion s’est poursuivie en 2023, lorsque Longping a investi 100 millions de dollars supplémentaires pour renforcer sa présence au Brésil[26].
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Afin de s’implanter davantage dans les réseaux de distribution en Amérique latine, Morgan, la marque de semences hybrides de Longping, a conclu un partenariat avec Lavoro, le plus grand distributeur d’intrants agricoles du Brésil. En s’appuyant sur l’importante couverture géographique de Lavoro, l’empire semencier de Longping a commencé à s’implanter en Argentine, au Brésil, en Équateur, en Colombie et en Uruguay. Avec le soutien du CITIC Agri Fund, Longping est devenue en l’espace de dix ans un pôle régional de déploiement des marques semencières chinoises en Amérique latine, marché autrefois dominé par les grands semenciers étasuniens et allemands comme Corteva et Bayer.
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Aujourd’hui, Longping High Tech détient des participations dans 72 entreprises couvrant les marchés semenciers nationaux et internationaux (voir tableau)[27]. Cette présence mondiale permet à Longping de développer des offres semencières adaptées aux différentes zones géographiques. En Tanzanie, par exemple, Longping a créé une nouvelle société, Longping Agriscience Tanzania, qui vend des semences de soja, de maïs et de sorgho produites au Brésil spécifiquement pour le marché tanzanien[28]. Une autre filiale, Hunan Longping Hi-tech Africa Agricultural Development Co., supervise un ensemble plus vaste d’activités semencières en Afrique, notamment à Madagascar, au Nigeria, en Zambie et en Éthiopie[29].
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Par cette expansion internationale, la Chine cherche à s’assurer le contrôle total de ses chaînes d’approvisionnement céréalières tout en acquérant simultanément des technologies et du matériel génétique à l’étranger afin de concrétiser ses ambitions sur le marché mondial des semences. En 2025, Longping avait ainsi collecté au total plus de 8 000 échantillons de ressources génétiques de maïs d’Amérique du Nord et du Sud. Les revenus de l’entreprise issus du marché des semences à l’étranger ont atteint 48 %[30].
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Les filiales de Longping à l’étranger
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Nom de l’entreprise
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Pays
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Cultures principales
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Longping India Seed R&D Centre Private Limited
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Inde
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riz hybride, cultures variées
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Longping South Asia Seed R&D Centre
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Pakistan
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riz hybride
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Longping Philippines (隆平菲律宾研发公司)
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Philippines
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riz hybride
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PT. Longping High-Tech Indonesia
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Indonésie
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riz hybride, maïs
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Longping Vietnam R&D Company (隆平越南研发公司)
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Vietnam
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riz hybride
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Longping High-Tech Seeds LLC
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États-Unis
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maïs, cultures variées
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Longping Brazil
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Brésil
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maïs, riz hybride, cultures variées
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Longping Agriscience Tanzania Ltd.
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Tanzanie
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maïs, soja, sorgho
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L’essor de la sélection variétale assistée par l’IA
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Si la State Development and Investment Corporation (SDIC) constitue le bras financier de la stratégie chinoise et que Longping facilite l’accès aux ressources génétiques, c’est Syngenta qui a été désignée pour piloter le développement de technologies de sélection variétale de pointe dans le cadre du Plan de revitalisation de l’industrie semencière.
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À l’instar d’autres grandes entreprises semencières telles que Corteva, Bayer et BASF, Syngenta déploie de plus en plus d’outils d’IA dans ses programmes de sélection. En partenariat avec les entreprises d’IA Instadeep et Biographica, une start-up fondée en 2024, les programmes de sélection de Syngenta combinent l’IA et les technologies d’édition génétique CRISPR pour développer de nouvelles variétés végétales. En collaboration avec Google, Instadeep a développé un modèle de langage basé sur l’IA, baptisé AgroNT1, destiné à décoder les génomes des plantes et à prédire la régulation génique afin d’accélérer les cycles de sélection. À l’échelle mondiale, les géants du numérique tels que Google, Meta, Alibaba, ou encore ByteDance (la société mère de TikTok), se préparent eux aussi à développer des outils d’IA et des infrastructures numériques destinés à soutenir la sélection semencière fondée sur les biotechnologies[31].
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Des accords commerciaux ouvrent les marchés semenciers de l’Asie du Sud-Est
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Contrairement à l’expansion récente des entreprises chinoises en Amérique latine, souvent portée par des groupes publics tels que COFCO et Longping, la proximité géographique et culturelle de l’Asie du Sud-Est attire depuis longtemps les entreprises agroalimentaires chinoises de toutes tailles. Celles-ci y ont progressivement tissé un réseau agro-industriel exportant du riz, des fruits, des produits de la mer et d’autres denrées périssables afin de répondre à la demande croissante du marché chinois.
Soutenu par les programmes phares de l’initiative des Nouvelles routes de la soie et par l’Accord de libre-échange Chine-Cambodge, le premier projet de Corridor « poisson-riz » a été lancé en 2025 au Cambodge. Mené par Forward Cam International Investment Co., une filiale de Forward Agricultural Investment Co., basée dans la province chinoise du Guangxi, le projet prévoit la création d’une zone de coopération rizicole moderne de 70 hectares dans la province cambodgienne de Kampong Chhnang. Des semences de riz hybrides importées du sud de la Chine y seront cultivées afin de servir de modèle de démonstration pour toute la région du lac Tonlé Sap. Les récoltes de riz et les produits de la pêche issus du projet de corridor poisson-riz seront exportés vers la Chine grâce à une ligne ferroviaire de transport frigorifique reliant l’Asie du Sud-Est à la province du Yunnan, dans le sud-ouest de la Chine[32].
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Situés dans le bassin du Mékong, le lac Tonlé Sap et ses plaines inondables environnantes constituent le plus vaste écosystème lacustre d’eau douce d’Asie du Sud-Est et assurent 60 % de la production halieutique intérieure du Cambodge. Les importantes quantités de produits chimiques utilisés dans la production de riz hybride, combinées à la pollution générée par l’aquaculture industrielle, suscitent déjà des inquiétudes parmi les communautés locales autour d’Anhchanh Rong, dans la province de Kampong Chhnang[33].
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Au Myanmar, le gouvernement du Guangxi, en partenariat avec plusieurs entreprises chinoises et birmanes, a créé conjointement la Base de démonstration de sciences et technologies agricoles Chine (Guangxi)-Myanmar et la Station d’expérimentation de variétés végétales Chine-Myanmar à Naypyidaw, afin de promouvoir les échanges de variétés cultivées entre les deux pays. L’une des principales entreprises impliquées, Guangxi Haokay Agricultural Biotechnology Co., a déjà introduit 39 variétés végétales originaires du Myanmar dans le Guangxi afin de promouvoir les programmes de sélection[34].
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Pour tirer parti de l’essor du commerce des semences en Asie du Sud-Est, les autorités chinoises ont organisé, en mars 2025, une rencontre visant à accélérer la mise en œuvre du Plan de construction de la Silicon Valley semencière du sud de la Chine, dans la province insulaire de Hainan, la plus méridionale du pays[35]. Dans le cadre du régime de port franc de Hainan, le gouvernement provincial est autorisé à délivrer des licences pour le commerce international des semences au moyen d’un mécanisme de quarantaine accéléré. À cette fin, le Tribunal de la propriété intellectuelle du port franc de Hainan est compétent à titre exclusif pour les litiges relatifs aux droits sur les obtentions végétales, son cadre juridique étant aligné sur la Convention UPOV 1991. Aujourd’hui, plus de 2 800 entreprises semencières chinoises et étrangères sont enregistrées à Hainan, à la recherche d’opportunités sur les marchés régionaux, générant par là même un volume d’échanges commerciaux dépassant 1,7 milliard de dollars en 2023[36].
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Au cours de la dernière décennie, la stratégie alimentaire mondiale de la Chine a transformé de vastes territoires d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie en zones de production céréalière destinées à répondre à l’explosion de la demande intérieure. Le Plan de revitalisation de l’industrie semencière prolonge aujourd’hui cette dynamique en transformant ces régions en marchés de plus en plus dépendants, où les entreprises agroalimentaires chinoises prennent le contrôle des semences utilisées pour produire les denrées devant être exportées vers la Chine.
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Ces deux stratégies, qui se traduisent à la fois par l’augmentation des profits des grandes entreprises et par la mise sous tutelle de millions d’agriculteurs et agricultrices et d’autres communautés rurales par les géants de l’agrobusiness et de la technologie, sapent progressivement la souveraineté semencière des paysan·nes, en Chine comme ailleurs.
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En Chine, depuis des générations, les communautés paysannes sont les gardiennes discrètes de la biodiversité agricole du pays. Pourtant, alors même que la plupart des semences commercialisées à l’heure actuelle ont été initialement collectées dans leurs champs et leurs villages, ces mêmes communautés voient leurs moyens de subsistance menacés et leur souveraineté réduite.
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Sur le terrain, un nombre croissant d’initiatives sont portées par des agriculteurs et agricultrices pour préserver les semences paysannes, dans l’espoir de raviver la biodiversité locale. Parallèlement au programme gouvernemental de revitalisation de l’industrie semencière, fondé sur l’agrobusiness, des communautés agricoles et autochtones, des organisations sociales et des groupes de consommateurs et consommatrices ripostent partout dans le pays, en créant des réseaux d’entraide pour reprendre le contrôle de leurs systèmes alimentaires et reconquérir leur autonomie semencière[37]. Ce sont là des initiatives qui mériteraient un soutien bien plus important.
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Photo de couverture : Des ouvriers retournent et font sécher du maïs dans un centre de séchage destiné à la production de semences, dans la ville de Zhangye, province du Gansu, en Chine, le 17 septembre 2024. Crédit : Sipa US/Alamy Live News
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[1] « 2024年中国基因编辑育种行业发展现状:国家鼓励发展基因编辑育种,行业商业化进程不断加速 », 8 avril 2024 : https://www.chyxx.com/industry/1180521.html
[2] Judy Cui, « China nurtures indigenous seed industry to reduce import reliance, secure food supply », SCMP, 13 janvier 2024 : https://www.scmp.com/economy/china-economy/article/3248214/china-nurtures-indigenous-seed-industry-reduce-import-reliance-secure-food-supply
[3] Mandy Zuo, « China sows seeds of self-reliance with ‘historic breakthrough’ in agricultural autonomy », SCMP, 14 août 2024 : https://www.scmp.com/economy/economic-indicators/article/3274457/china-sows-seeds-self-reliance-historic-breakthrough-agricultural-autonomy
[4] Orange Wang, « China food security: Beijing moves to ‘revitalise’ seed industry as coronavirus, geopolitical tensions ramp up supply fears », SCMP, 26 avril 2022 : https://www.scmp.com/economy/china-economy/article/3175459/china-food-security-beijing-moves-revitalise-seed-industry
[5] « 农业农村部办公厅关于扶持国家种业阵型企业发展的通知 », ministère chinois de l’Agriculture et des affaires rurales, 21 juillet 2022 : https://www.moa.gov.cn/govpublic/nybzzj1/202208/t20220810_6406693.htm
[6] 谢小丹, “隆平高科出售子公司股权予央企基金,“国家队”持续加码生物育种”, Jie Mian News, 2 janvier 2024 : https://www.jiemian.com/article/10621317.html
[7] Riccardo Ghia, « China’s agritech investment moves from outbound mega-deals to homegrown innovation », 13 septembre 2023 : https://www.linkedin.com/pulse/chinas-agritech-investment-moves-from-outbound-riccardo-ghia-%E9%AB%98%E7%91%9E%E5%85%8B/
[8] « International Food Exhibition | China’s Homebred White-Feather Broiler Breeds Achieve Major Breakthrough with Growing Market Share », 25 mai 2025 : https://www.sialchina.com/media/industrynews/2026-06-11/3986
[9] « 海南自由贸易港法律法规及政策解读——农业“芯片”植物新品种的政策与保护 », King & Wood Law firm, 27 mars 2024 : https://www.kingandwood.com/cn/zh/insights/latest-thinking/hainan-ftp-relevant-policies-on-plant-variety-rights-protection.html
[10] « China passed revised Regulations on the protection of New Plant Varieties and recent cases updates on test method », CMS Law, 12 novembre 2025 : https://cms.law/en/chn/legal-updates/china-passed-revised-regulations-on-the-protection-of-new-plant-varieties-and-recent-cases-updates-on-test-method#utm_campaign=redirect_law-now
[11] « 一粒种子如何获得“身份证”?如何成为“国家队”的一员?记者探访“种子银行 », CCTV News, 28 janvier 2024 : https://content-static.cctvnews.cctv.com/snow-book/index.html?item_id=17484030259522000231
[12] 郭丽琴, « AI如何变革中国作物育种 », Caijing, 11 juillet 2023 : https://www.mycaijing.com/article/detail/496789
[13] « 走进种子诺亚方舟 », 11 juillet 2025 : https://mp.weixin.qq.com/s/v4BdKUBpgFrSTgMPGSb4yQ
[14] 郁靜嫻, « 人民日報關注湖南:政策精准幫扶,激發種業發展活力 », People’s Daily, 21 janvier 2022 : http://hn.people.com.cn/BIG5/n2/2022/0121/c208814-35105959.html
[15] CM Tay, « China must bridge regulatory gap to unlock new breeding technology market potential », AgNavigator, 27 janvier 2026: https://www.agnavigator.com/Article/2026/01/27/china-must-bridge-regulatory-gap-to-unlock-new-breeding-technology-market-potential/
[16] « China moves closer to commercial planting of GMO corn, soybeans », Reuters, 19 octobre 2023 : https://www.reuters.com/article/markets/commodities/china-moves-closer-to-commercial-planting-of-gmo-corn-soybeans-idUSL4N3BP1VF/
[17] « 大北农、中种集团等企业领跑生物育种产业化,触角已伸至海外 », AgroPages, 15 janvier 2025 : https://cn.agropages.com/News/printnew-33850.htm
[18] « Recap of the 2025 China Seed Congress », Nieuwsbericht, 5 janvier 2025 : https://www.agroberichtenbuitenland.nl/actueel/nieuws/2025/05/01/2025-china-seed-congress—nanfan-seed-silicon-valley-forum
[19] « China accelerates adoption of GM crops to strengthen food security », UKr Agro Consult, 6 février 2026 : https://ukragroconsult.com/en/news/china-accelerates-adoption-of-gm-crops-to-strengthen-food-security/
[20] « KWS Saat to sell China corn business as GMO rules overhauled », Reuters, 31 octobre 2023 : https://www.reuters.com/markets/deals/kws-saat-sell-china-corn-business-gmo-rules-overhauled-2023-10-31/
[21] « 超1亿美元!种业巨头再次剥离玉米业务 », 农财网, 6 juillet 2025 : https://mp.weixin.qq.com/s/Zlgk087mt_PV_43G61KQQw
[22] 乔金亮 吉蕾蕾, « 种业问题调查 », Economic Daily, 12 avril 2022 : http://paper.ce.cn/pc/content/202204/12/content_252083.html
[23] « 种业“内卷”时代,如何应对? », 农财网, 10 avril 2025 : https://mp.weixin.qq.com/s/PGhIagjh4GIeqFxSM_N2MA
[24] « Dabeinong says biotech unit’s GM soybean products approved by Uruguay for planting », Reuters, 3 avril 2025 : https://www.reuters.com/markets/commodities/dabeinong-says-biotech-units-gm-soybean-products-approved-by-uruguay-planting-2025-04-03/
[25] « 大北农"种出豆进"战略在巴西、阿根廷、乌拉圭已进入执行阶段 », Eastmoney.com, 12 avril 2025 : https://caifuhao.eastmoney.com/news/1539097445
[26] « LongPing High-Tech Agriculture investing US$100 million in Brazil », the Macao News, 22 décembre 2023 : https://macaonews.org/news/lusofonia/longping-high-tech-agriculture-investing-us100-million-in-brazil/
[27] « 募资约11.88亿元!隆平高科5月14日定增上市 », 农财网, 13 mai 2025 : https://mp.weixin.qq.com/s/cYsNUTFd5Kr3_q0G6UAEOw
[28] Valentine Oforo, « Longping Agriscience to fill the 60,000 tons seeds »; Tanzania Times, 31 juillet 2025 : https://tanzaniatimes.net/longping-agriscience-to-fill-the-60000-tons-annual-seeds-vacuum-in-tanzania/
[29] « 中非“湘”约企业行 隆平高科, 非洲朋友给你点了个赞 », 华声在线, 21 mai 2019 : https://hunan.voc.com.cn/news/201905/25264397.html
[30] « Longping Hi Tech annual report 2025 » : https://static.cninfo.com.cn/finalpage/2026-04-18/1225122138.PDF
[31] « Syngenta and InstaDeep Team Up to Boost Crop Seed Trait Research with AI Language Models », Krishi Jagran, 26 juin 2024 : https://krishijagran.com/industry-news/syngenta-and-instadeep-team-up-to-boost-crop-seed-trait-research-with-ai-language-models/
[32] « 中柬“鱼米走廊”广西现代水稻产业合作项目在柬签约并开工 », The Cambodia China Times, 3 juin 2025 : https://cc-times.com/posts/28489
[33] Visite de terrain de GRAIN en août 2024.
[34] « Agri-research ties to help China, Myanmar », Xinhua, 17 février 2020 : https://www.chinadaily.com.cn/a/202002/17/WS5e49f2f1a310128217277fcd.html
[35] « 农业农村部部署推进国家南繁硅谷建设 », ministère chinois de l’Agriculture et des affaires rurales, 1er mars 2025 : https://www.moa.gov.cn/xw/zwdt/202503/t20250301_6470774.htm
[36] « China Plans a « Silicon Valley » for Seeds », Dim Sums, 2 mars 2025 : https://dimsums.blogspot.com/2025/03/china-plans-silicon-valley-for-seeds.html
[37] Réseau semences paysannes : https://www.fsnseed.org/

