
Une enquête de Mohsen Abdelmoumen
Ils pensaient que nous les avions oubliés, que nous nous laisserions prendre à leur jeu de dupe et que nous nous laisserions endormir pendant qu’ils faisaient profil bas. Que nenni ! Nous les connaissons trop bien. Marcher sur un scorpion est moins dangereux que de faire confiance à cette engeance, avec tout le respect que je dois au scorpion qui est une créature de dieu. Ce qui va suivre va nous le démontrer.
« Midan », la fausse reconversion des Frères musulmans
S’étant frottée désavantageusement à l’Etat égyptien, la mouvance des Frères musulmans a opté pour une stratégie de camouflage en créant à l’étranger des entités prétendument civiles, libérales et technocrates, en dissimulant leur appartenance à la confrérie, afin de revenir sur la scène politique et accéder au pouvoir. Cela s’appelle avancer masqué, c’est-à-dire faire la taqiya, mais les costumes cravates et les discours « démocratiques » sur YouTube et autres réseaux sociaux, la bouche en cul de poule et la main sur le cœur, ne trompent personne.
Ainsi, ils se sont transformés en créant une entité nommée « Midan » qui est issue d’une prétendue « scission » au sein de l’organisation des Frères musulmans et qui se présente comme une alternative au gouvernement égyptien actuel. N’ayant pas bonne presse en Egypte (qui s’en étonnera ?) d’où ils ont été éjectés, les Frères musulmans en exil se sont repliés en Europe – qui adore les islamistes – et ont développé une stratégie visant à se présenter comme une opposition « modérée » en s’associant à des groupes soi-disant apolitiques, libéraux et technocrates, comme par exemple le groupe « Technocrate Egypte » fondé et dirigé par Mahmoud Wahba, économiste égyptien installé à New York et opposé au gouvernement d’Abdel Fattah al-Sissi qu’il conspue régulièrement dans les médias proches des Frères musulmans, comme Ikhwan Online, le site officiel de la confrérie. Les liens de Midan avec d’autres groupes d’exilés en Europe sont principalement opportunistes et tactiques. Le mouvement cherche à recycler le projet des Frères musulmans sous de nouveaux noms en s’associant à des civils pour noyer le poisson.
Midan est dirigé par l’Egyptien Yahya Moussa, figure montante de la nouvelle génération des Frères musulmans. C’est lui qui gère l’organisation et son financement. Le coordinateur de l’implantation des Frères musulmans aux Pays-Bas est Anas Habib, un jeune activiste et youtubeur égyptien en exil. L’idée de transférer une partie des activités du mouvement en Europe vient de lui. Plein de verve et d’enthousiasme, il a mené plusieurs rassemblements devant l’ambassade ou le consulat égyptien à La Haye et Amsterdam, notamment pour protester contre la fermeture du passage de Rafah en instrumentalisant ainsi à leur profit la cause palestinienne, ou pour commémorer des dates symboliques comme la « révolution » du 25 janvier ou le démantèlement du sit-in de Rabaa al-Adawiya. Il a notamment fait parler de lui en apposant des cadenas sur les portes de la représentation diplomatique égyptienne en guise de protestation symbolique, une action qui a été largement relayée sur les réseaux sociaux. Les autorités néerlandaises sont intervenues à plusieurs reprises et la justice égyptienne a émis des mandats d’arrêt et inclus Anas Habib et d’autres membres de Midan dans des affaires pénales, les accusant d’appartenance à une organisation terroriste et de diffusion de fausses nouvelles.
Sous le masque de Midan
L’entité Midan est issue de la faction radicale de Mohamed Kamal, haut responsable des Frères musulmans et chef de leur branche armée, qui a été tué au Caire le 4 octobre 2016 lors d’un affrontement avec la police. Bien qu’elle se présente comme un mouvement civil démocratique et technocrate, elle a organisé sept camps d’entraînement entre mars et juin 2026, dont le dernier s’est tenu le 27 juin 2026 dans la banlieue d’Istanbul. Les participants étaient encadrés par des émissaires d’Abdallah Ben Mansour, le président tunisien du Rassemblement des musulmans d’Europe, proche des Frères musulmans. On peut se demander à quoi s’entraînaient les participants dans ces camps en Turquie. Certainement pas à débattre sur les bienfaits de la démocratie et de la technocratie.
Détourner l’argent des damnés de la terre que sont les Gazaouis ne pose aucun problème aux Frères musulmans. Ainsi, sur le 1,8 milliard de dollars collectés au nom de la cause palestinienne, 75 % ont été détournés vers l’organisation, 25 % seulement ont été versés aux populations de Gaza. Le Hamas nie avoir reçu ces fonds. L’argent aurait été blanchi via des sociétés, banques et projets en Amérique latine, Bosnie et en Afrique, au Nigeria et en Afrique du Sud. Alors que la population de Gaza est affamée et manque de tout, qu’elle subit un génocide, les Frères musulmans prélèvent sans sourciller la plus grosse part de l’aide internationale. Tout en utilisant la cause palestinienne par ailleurs, comme nous l’avons dit plus haut.
Bref, l’entité Midan qui lave plus blanc que blanc a ouvert un bureau à La Haye, ville néerlandaise qui accueille de nombreuses organisations internationales et ONG, et qui abrite la Cour internationale de Justice. Midan a établi son bureau dans le quartier même où siège la CIJ, ce qui lui offre un cadre hautement symbolique. Bien que le bureau administratif ou de coordination soit à La Haye, Midan organise des rassemblements et des actions de communication dans d’autres villes néerlandaises, notamment à Amsterdam où elle organise pour le moment un « congrès » visant à créer un gouvernement en exil. Nous y reviendrons un peu plus loin.
Les objectifs de Midan
Un « plan des 20 ans » en trois phases a été conçu pour accéder au pouvoir et dont Midan est le fer de lance. La phase 1, nommée « Concorde » et prévue pour une durée de cinq ans, vise à rassurer l’Etat égyptien et certains pays arabes. Elle promet l’abandon de la politique et la dissolution de l’organisation des Frères musulmans.
La phase 2 ou « Fusion », d’une durée de dix ans, promet l’engagement à coopérer avec les forces libérales et civiles pour se fondre dans ces courants et effacer le mot « Frères ». Elle prône également la création de fronts comme le « Front démocratique civil », avec des porte-parole issus des « technocrates » comme Mahmoud Wahba cité plus haut.
La phase 3, « Engagement » qui durerait cinq ans, vise l’infiltration réelle du champ politique égyptien après avoir acquis des relais à l’intérieur du pays.
L’implantation de cette nouvelle version de la confrérie en Europe cherche à créer des entités alternatives qui masquent l’héritage des Frères musulmans et offrent une respectabilité « démocratique » aux initiatives du mouvement. Celui-ci propose souvent un soutien logistique ou financier à ces coalitions pour gagner en influence et orienter leurs décisions.
Selon des analystes spécialisés dans les mouvements extrémistes, Midan ne fonctionne pas en vase clos en Europe. L’organisation s’inscrit dans un écosystème plus large et des enquêtes médiatiques évoquent des canaux de coordination et de financement avec des acteurs régionaux et d’autres factions islamistes opérant en Europe, visant à créer un front uni contre l’État égyptien. Le mouvement utilise toutes sortes de stratagèmes, notamment en s’alliant avec des intellectuels basés en Europe, pour tenter de réhabiliter l’image des Frères musulmans. Mais sous le vernis « démocratique », on trouve un visage hideux : celui du terrorisme. En effet, c’est la faction armée Hassm qui a voulu se donner une façade avenante et respectable en créant un bras politique qui n’est autre que ce fameux Midan.
Midan, rejeton de la faction armée Hassm
Le mouvement Hassm est apparu publiquement vers 2015-2016, soit deux à trois ans après le démantèlement du sit-in de Rabaa al-Adawiya en août 2013 suite à la destitution de Morsi et l’interdiction des Frères musulmans en Égypte. Il est né d’une scission radicale (encore une !) au sein des Frères musulmans. Après l’échec de la stratégie de la « persévérance pacifique » prônée par la vieille garde dirigée depuis l’étranger par Mahmoud Ezzat, une faction plus jeune et plus radicale, héritière de la pensée de Mohamed Kamal, tué en 2016, a conclu que seul le recours à la violence armée pouvait renverser le régime du président Sissi. Le choix du nom « Hassm » qui signifie la « décision ferme », le « tranchant », était un message clair : plus d’hésitations, place à l’action militaire clandestine.
Hassm a revendiqué de nombreuses attaques ciblant principalement les forces de police, l’armée, les infrastructures de l’État (gazoducs, lignes électriques) et les symboles du régime en Égypte. Le mouvement a utilisé des engins explosifs improvisés (EEI), des embuscades, des assassinats ciblés et des attaques contre des postes de contrôle, en s’inspirant parfois des tactiques de guérilla urbaine.
Contrairement à d’autres groupes djihadistes comme l’État islamique ou Al-Qaïda, Hassm se présente exclusivement comme un mouvement de « résistance » (!) politique égyptienne luttant contre un « coup d’État militaire » (!), et non comme un groupe à visée califale globale. Les Frères musulmans sont champions dans l’art de la manipulation en essayant de se faire passer pour des résistants alors qu’ils ne sont que de vulgaires proxys au service de l’agenda sioniste.
Les analystes et les services de renseignement égyptiens décrivent souvent Hassm et Midan comme les deux faces d’une même pièce, Hassm étant le bras armé, clandestin, chargé de la pression sur le terrain, et Midan offrant une vitrine politique, médiatique et « technocrate », chargée de légitimer la lutte à l’international, de lever des fonds et de rallier des civils ou des intellectuels à leur cause. Face à l’efficacité des opérations antiterroristes égyptiennes qui ont durement frappé les cellules de Hassm à l’intérieur du pays, la direction du mouvement a décidé de migrer et de se restructurer. C’est ce qui explique le pivot récent vers l’Europe et la mise en avant de Midan comme nouvel outil principal, tandis que Hassm reste en arrière-plan pour mener ses opérations.
Pour déjouer les éventuelles infiltrations et se protéger, Hassm a adopté une structure très horizontale et compartimentée avec des cellules autonomes et un commandement centralisé complexe. Le mouvement a été historiquement lié à des cadres de la Garde révolutionnaire des Frères musulmans. Des noms comme Wael Saad, responsable militaire, ou des proches de la famille de Mohamed Kamal, ont été cités dans les enquêtes égyptiennes. Cependant, la plupart des leaders opérant aujourd’hui depuis l’étranger, comme Reda Fahmy ou Yahya Moussa, agissent comme des coordinateurs politiques et financiers entre Hassm et la nouvelle entité Midan.
Hassm est classé comme organisation terroriste par l’Égypte depuis sa première apparition. Les tribunaux égyptiens ont condamné des centaines de ses membres, parfois par contumace.
Entre 2017 et 2023, les services de sécurité égyptiens ont mené des campagnes massives, notamment dans le Sinaï, mais aussi dans le delta du Nil et au Caire, qui ont considérablement décapité la capacité opérationnelle de Hassm à l’intérieur du pays. C’est cette pression qui a accéléré son exil et sa mutation vers des formes d’action hybrides telles que le cyberactivisme, le lobbying en Europe, et la création de Midan.
Les communiqués de Midan aujourd’hui présentent un langage apaisé, démocratique et technocratique. Mais pour les services de renseignement et les analystes du renseignement ouvert (OSINT), Midan ne peut être dissocié de son ADN Hassm. Les aveux récents de cadres capturés confirment que cette division des tâches – l’un dans l’ombre armée, l’autre à la lumière politique – est une stratégie délibérée. Et la création de Midan est largement perçue comme une opération de charme ou de rebranding destinée à permettre à la faction armée radicale de continuer à exister et à financer ses activités sous une bannière politiquement plus acceptable en Europe. Et au lieu de former des combattants dans des camps clandestins en Égypte, le groupe utilise désormais la plateforme Midan en Europe pour radicaliser et recruter des sympathisants à distance, via des contenus médiatiques sophistiqués.
Les « révolutionnaires » de Hassm
La capture en 2025 par les services de sécurité égyptiens du dirigeant opérationnel de Hassm, Ali Abdel-Wanis, responsable de la coordination entre les cellules armées en Égypte et la direction en exil a été cruciale pour comprendre la structure complète de Hassm et son lien organique avec Midan. Il a confirmé que Midan a été créée spécifiquement comme le bras politique de Hassm avec pour mission explicite de recruter des jeunes en dehors du courant islamiste pour les préparer à participer aux opérations armées. Il a détaillé les circuits de financement, identifiant les responsables tels que Yahya Moussa, Reda Fahmy, Mohamed Manaa, et les canaux utilisés pour transférer les fonds depuis l’Europe et la Turquie vers les cellules opérationnelles en Égypte.
Yahya Moussa, le président de Midan et le coordinateur financier principal entre Hassm et les réseaux en Europe est issu de la nouvelle génération des Frères musulmans. Il a été formé dans les cercles radicaux après 2013. Il a opéré principalement depuis la Turquie avant de se déplacer vers l’Europe pour coordonner les activités de Midan. Les aveux d’Ali Abdel-Wanis en ont brossé un portrait très complet.
Moussa supervise la conversion des fonds collectés en Europe via des associations caritatives, des sociétés écrans, des plateformes de crowdfunding, en crypto-monnaies ou en espèces pour échapper aux sanctions internationales. Il coordonne les campagnes de recrutement de Midan auprès des jeunes de la diaspora égyptienne en Europe, en utilisant des discours « civilisés » et « technocrates » pour masquer l’objectif final qui est de soutenir les opérations armées de Hassm. Recherché par les autorités égyptiennes, il opère sous une identité protégée en Europe, utilisant des documents falsifiés ou des passeports de complaisance au su et au vu des services de renseignement occidentaux.
Reda Fahmy est le chef du bureau politique de Midan et ancien député au « parlement des Frères musulmans ». Il est le visage politique et diplomatique du mouvement. Ancien cadre des Frères musulmans, il a occupé des fonctions importantes dans la structure parlementaire de la confrérie avant 2013. Après le démantèlement du régime de Mohamed Morsi, il a fui l’Égypte et s’est réfugié au Liban, puis en Turquie. Il est considéré comme l’un des architectes de la stratégie de « rebranding » de Hassm à travers la création de Midan. Fahmy est un communicant expérimenté, capable de s’exprimer en anglais et en arabe avec aisance. Il participe régulièrement à des conférences en Europe, se présentant comme un « démocrate » et un « défenseur des droits humains », tout en restant fidèle secrètement à l’agenda radical de Hassm.
Les profils d’Ali Abdel-Wanis, Yahya Moussa et Reda Fahmy illustrent la division des tâches au sein de Hassm/Midan : l’un dans l’ombre armée, les autres à la lumière politique et financière. Les aveux d’Abdel-Wanis ont été un coup dur pour le mouvement, révélant sa structure et ses objectifs réels.
Les services européens, via Europol et les polices nationales, mettent en œuvre des moyens considérables pour tracer les flux financiers, mais font face à des défis majeurs telles que les cryptomonnaies, failles juridiques, complexité des réseaux. Malgré ces efforts, le financement de Hassm/Midan continue, bien que de manière plus fragmentée et difficile à détecter.
Le financement de cette structure bipartite Hassm/Midan est un point de vigilance majeur pour les services de renseignement et repose sur plusieurs canaux. D’abord, le recyclage des dons humanitaires fait qu’une partie des fonds collectés au nom de causes humanitaires, comme l’aide à Gaza, a été détournée pour financer ces structures. Les enquêtes parlent de « dollars du sang » injectés depuis l’étranger pour relancer les activités du groupe. Les sociétés écrans et le blanchiment permettent aussi aux fonds de transiter par des réseaux d’associations caritatives, des sociétés de conseil ou des plateformes de financement participatif (crowdfunding) en Europe et en Turquie, avant d’être convertis en crypto-monnaies ou en espèces pour échapper aux sanctions internationales. N’oublions pas non plus le rôle indéniable de la diaspora avec les cotisations obligatoires prélevées auprès des membres de la confrérie en exil, participation financière présentée comme un devoir de soutien à la « résistance ».
Le congrès de Midan à Amsterdam avec la participation de l’organisation terroriste Rachad
En ce moment, soit ces 17, 18 et 19 septembre, l’entité Midan organise un congrès dans la ville d’Amsterdam avec pour objectif de former un gouvernement de salut national. Ce congrès s’inscrit dans le cadre du « Plan des 20 ans » et fait suite à des mois de réunions préparatoires, notamment dix réunions Zoom entre mars et juillet 2026. Des personnalités de l’opposition égyptienne et des figures liées à la confrérie ont été invitées pour, entre autres, préparer « le jour d’après » et structurer des nouvelles façades politiques depuis l’exil, mais sachant que Rachad s’est joint à la « party », on n’y parlera certainement pas que de l’Egypte. Le montant alloué pour l’organisation de ce congrès atteint la somme rondelette de trois millions de dollars. Ce doit donc être un fameux congrès !
Mais non, bizarrement, personne, excepté les initiés, ne connaît l’endroit où il a lieu. En effet, on sait qu’il se tient à Amsterdam, mais dans un endroit tenu secret et où sont conviés certains individus bien connus mais qui se déplacent sous une fausse identité et avec de faux papiers. Ainsi, à titre d’exemple, le « journaliste militant » Mohamed Nasser y assiste sous le faux nom de Younes Khan. En voilà des mystères autour d’un évènement rassemblant d’innocents « technocrates » !
L’organisation terroriste Rachad financée par le Makhzen marocain faisant partie de la mouvance des Frères musulmans, elle emprunte le même chemin que la maison-mère et se transforme elle aussi pour se rendre plus acceptable. D’ailleurs, il est à remarquer que Zitout se balade comme chez lui sur les chaînes fréristes où il exhibe fréquemment sa face de demeuré. On connaît les liens de Rachad avec des figures médiatiques célèbres comme Mohamed Nasser, alias Younes Khan, ou encore Moataz Matar, tous deux liés aux Frères musulmans, Matar travaillant pour la chaîne Al-Sharq, laquelle a aussi employé Amir DZ.
Outre les personnages cités, assistent à ce « congrès » bien mystérieux, Mahmoud Wahba, homme d’affaires égyptien basé aux Etats-Unis et présenté comme la figure de proue du groupe « technocrate », Moataz Matar, « journaliste militant » égyptien basé à Londres, l’activiste palestinien Ramy Shaath, porte-parole de la chawarma connection, le président de Midan Yahya Moussa et le chef du bureau politique Reda Fahmy, et d’autres figures de la confrérie telles que des membres de Rachad, Larbi Zitout et Mourad Dhina en tête. On se demande quels pseudos ils ont empruntés. Zitout va-t-il garder le prénom Joseph que les services français lui avaient attribués ? Et quel nom ont-ils donné à Dhina ? Bref, du beau monde.
Depuis le début de l’article, nous avons évoqué l’Egypte, mais si l’on change le nom Egypte pour le remplacer par Algérie, il n’y aura pas beaucoup de différences. On constate des similitudes flagrantes et des collusions entre les groupes terroristes égyptiens et les groupes terroristes algériens. Ils utilisent la même stratégie parce qu’ils sont issus de la même matrice. Ils ne s’arrêteront jamais à vouloir faire tomber les Etats nationaux et à combattre leurs armées. Ils vont bientôt commémorer un siècle d’existence car ils sont nés en 1928 en Egypte, créés de toutes pièces par l’empire britannique et utilisés par la suite par l’empire américain comme cheval de Troie pour démanteler les armées et briser des nations. C’est la raison pour laquelle combattre le terrorisme islamiste est une nécessité et un devoir historique, comme l’Algérie l’a démontré début des années 1990 en bloquant sur la terre des Martyrs la venue d’une théocratie moyenâgeuse représentée par le FIS.
M. A.



