Le COC, instrument pour résoudre les conflits en Mer Orientale

Les experts à un symposium organisé lundi 13 janvier à Kuala Lumpur, en Malaisie, par World Future TV ont souligné l’importance d’un Code de conduite (COC) pour résoudre les conflits liés à la Mer Orientale/Mer de Chine méridionale.

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Le Professeur Carl Thayer, de l’Académie australienne de la Défense, s’exprime lors du symposium, le 13 janvier à Kuala Lumpur. Photo : VNA/CVN

Selon le Professeur Carl Thayer, de l’Académie australienne de la Défense, la Mer Orientale est vitale et stratégique aussi bien pour l’importance géopolitique et commerciale que pour les réserves en hydrocarbures et les ressources halieutiques.

Il a hautement apprécié l’élaboration par les parties de la Déclaration sur la conduite des parties en Mer Orientale (DOC), et en même temps, fait part de son opposition aux actes qui compliquent la situation, exacerbent les tensions et les agissements chinois visant à changer le statu quo en Mer Orientale.

Le professeur Carly Thayer a recommandé aux pays de l’ASEAN et à la Chine de continuer à maintenir la coopération entre leurs organes chargés de l’application des lois maritimes, en particulier les téléphones rouges, pour échanger régulièrement des informations.

Selon lui, la Chine et l’ASEAN doivent renforcer les mesures d’édification de la confiance, promouvoir les mesures diplomatiques et créer des mécanismes de règlement des conflits en respectant le droit international, en faisant preuve de retenue et en évitant d’entreprendre des actions unilatérales pouvant mener à des tensions.

Décision de la Cour de la Haye

Le COC devrait être élaboré sur la base du droit international, y compris la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM) de 1982 et la décision de la Cour permanente d’arbitrage de la Haye (CPA) sur la Mer Orientale, et être adopté suivant les procédures juridiques nécessaires des pays parties, a-t-il déclaré.

La CPA s’est prononcée le 12 juillet 2016 sur le conflit opposant Manille à Pékin en Mer Orientale, estimant qu’il n’y a aucun fondement juridique pour que la Chine revendique des droits historiques sur des ressources dans les zones maritimes à l’intérieur de la ligne de neuf traits», donnant raison aux Philippines.

Le contenu de la sentence influence non seulement les deux pays directement impliqués que sont la Chine et les Philippines, mais aussi des pays dans comme hors de la région, ainsi que le processus d’application et de développement du droit maritime international.

L’Association des nations de l’Asie du Sud-Est sera le moteur des négociations de ce code de conduite, a estimé l’universitaire australien Carl Thayer, ajoutant que le bloc régional doit renforcer son unité interne durant ce processus.

Cependant, le processus de négociation et de signature du COC pourrait traîner en longueur, en particulier dans le contexte d’une complexe rivalité d’influence entre les États-Unis et la Chine, a averti le professeur Bun Nagara, de l’Institut malaisien pour les études internationales et stratégiques (ISIS).

Selon cet expert, le COC doit normaliser la conduite des parties pour toutes les situations, en identifier les conceptions communes et établir des normes dans le processus de mise en œuvre, aider à réduire les risques découlant de l’absence du partage des conceptions, positions et compréhensions et des mesures visant à construire la confiance et les intérêts communs.

VNA/CVN


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