Royaume Uni / Nigel Farage : « nous aimons l’Europe mais nous haïssons l’UE, c’est un mauvais projet » – Brexit –

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Nigel Farage : il y a 17 ans vous vous moquiez de moi, aujourd’hui vous ne riez plus

Premier discours post-BREXIT pour Nigel Farage dans un parlement européen surchauffé. L’heure de la revanche a sonné pour Nigel Farge, moqué il y a 17 ans et respecté aujourd’hui.


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En prévision du Brexit, Emmanuel Macron s’adresse ce soir aux Français pour leur expliquer quelles conséquences ce «divorce» pourrait avoir sur le pays.

«Un choc» et «un signal d’alarme historique» pour «l’Europe toute entière», c’est ainsi qu’il a qualifié la sortie du Royaume-Uni de l’UE.


L’Union européenne sans le Royaume-Uni

Entre célébrations et regrets, le Royaume-Uni quitte l'Union européenne. rc.ca/RP8GTd

Gepostet von Radio-Canada Information am Freitag, 31. Januar 2020


Brexit : ce qui change au 1er février

Le Brexit est intervenu vendredi 31 janvier à minuit, soit 1.317 jours après la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne.

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Composition du Parlement européen après le Brexit et le départ des 73 eurodéputés britanniques. Photo : AFP/VNA/CVN

Les échanges quotidiens entre le Royaume-Uni et l’UE vont continuer comme avant jusqu’au 31 décembre 2020. Pendant cette période de transition, Londres et Bruxelles vont négocier leur relation future. Quelques changements pratiques vont toutefois intervenir d’ici là.

66 millions d’habitants en moins

L’Union européenne perd pour la première fois un État membre, qui plus est la deuxième économie du bloc.

Avec le départ de 66 millions d’habitants, l’UE voit sa population passer à quelque 440 millions. Son territoire diminue de 5,5%.

Si jamais le Royaume-Uni décidait un jour de revenir, il devrait se soumettre à la procédure d’adhésion habituelle.

Les institutions

À Bruxelles et Strasbourg, le retrait de l’Union Jack devant le Parlement européen symbolise un changement bien réel : le Royaume-Uni sort de l’UE et devient un « pays tiers ».

Plus aucun des 73 eurodéputés britanniques élus en mai ne siège. À leur place, s’installent 27 représentants de 14 États membres – les sièges restants étant gardés en réserve en cas d’élargissement – dans une assemblée qui passe de 751 à 705 membres.

Le Premier ministre britannique ne sera plus invité aux sommets européens, pas plus que les membres du gouvernement n’assisteront aux réunions ministérielles.

Les Britanniques travaillant déjà dans les institutions européennes peuvent y finir leur carrière, mais il n’y a plus d’embauche de fonctionnaires britanniques et les concours ne leur sont plus ouverts, dès avant la fin de la période de transition.

Nombre de ces fonctionnaires européens britanniques ont toutefois acquis une double nationalité.

Le Royaume-Uni reste soumis à la Cour de justice de l’UE, compétente pour toutes les procédures introduites avant la fin de la période de transition. Mais les mandats des trois juges britanniques de la Cour et du Tribunal prennent fin immédiatement, tandis que l’avocate générale de ce pays continuera à siéger en attendant son successeur.

Pour le budget, le Royaume-Uni, deuxième contributeur net derrière l’Allemagne, continue à verser sa part jusqu’à la fin de la transition.

Droits des citoyens

Selon les Nations unies, environ 1,2 million de citoyens britanniques vivent dans un pays de l’UE, principalement en Espagne, Irlande, France, Allemagne et Italie.

Selon l’office britannique des statistiques, 2,9 millions de ressortissants des 27 pays de l’UE vivent au Royaume-Uni, soit 4,6% de la population.

En vertu de l’accord de retrait, les expatriés installés de part et d’autre de la Manche avant la fin de la période de transition conservent leurs droits de résider et de travailler dans leur pays d’accueil.

Les citoyens européens résidant au Royaume-Uni doivent s’enregistrer pour bénéficier de ces droits. Pour les Britanniques vivant dans l’UE, les procédures diffèrent d’un pays à l’autre.

La liberté de circulation s’applique jusqu’à fin décembre 2020. Les détails des droits réciproques seront négociés après le Brexit.

Les négociations

Le Royaume-Uni a déjà passé plusieurs années à négocier les termes de son départ avec l’équipe de la Commission européenne dirigée par le Français Michel Barnier.

Mais les négociations entrent désormais dans une nouvelle phase. Michel Barnier présentera lundi 3 février son mandat de négociation pour la relation future, en particulier au niveau commercial.

AFP/VNA/CVN


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© Sputnik . Justin Griffiths-William

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C’est fait ! Après 47 ans de vie commune et de nombreuses scènes de ménage, les Britanniques ont quitté l’Union Européenne. Un retrait, annoncé dès le référendum de 2016, voulu par le Premier ministre conservateur de l’époque, David Cameron comme une manœuvre astucieuse et sans risque pour dompter la fronde anti-européenne au sein de son parti. 

On connaît la suite : trois ans et demi d’une crise politique sans précédent, où l’on vit cette admirable démocratie parlementaire s’enliser dans ses propres détours, et l’opinion publique se déchirer comme jamais. Tandis qu’en face, sur le continent, les 27 faisaient montre d’une unité inespérée. Trois ans de négociations âpres pour fixer les termes d’un divorce que Boris Johnson, avec un indéniable talent et son aplomb ébouriffé a fini par mener à bien. 

Ce matin, une fois dissipé l’ivresse de ceux qui y voient une victoire,  où en est-on d’un côté de la Manche comme de l’autre ? Le plus dur reste à faire : définir les rapports commerciaux, financiers, réglementaires, judiciaires, entre le Royaume et le continent, détricoter des relations nouées dans tous les domaines et jusque dans la vie de deux générations d’individus, aménager et ménager les intérêts des 27 membres d’une Union qui devra continuer à parler d’une seule voix. A Bruxelles, Michel Barnier attend sa feuille de route, à Londres, gonflé à bloc, Boris Johnson affirme que tout sera réglé d’ici la fin de l’année, passant outre les susceptibilités des Ecossais et de Nord-Irlandais attachés à l’Europe.

Quels risques pour le Royaume comme pour l’Union ? Quelle sera l’ampleur des divergences avec ce nouveau concurrent à nos portes ? 

Pascal Lamy, président d’honneur de l’Institut Jacques Delors, et ancien directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) de 2005 à 2013, Philippe Askenazy, économiste et directeur de recherches au CNRS, Kevin O’Rourke, professeur d’économie à la New-York University Abu Dhabi, auteur de « Une brève histoire du Brexit » (Odile Jacob, octobre 2018), Edwige Camp-Pietrain, professeur de civilisation britannique à l’université polytechnique des Hauts de France, à Valenciennes, a participé à l’ouvrage « Bloody Brexit » (Atlande, mai 2019) 


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