Pourquoi le silence des médias sur ce qui se passe réellement à Cuba ?

   Peut-on croire que les médias, les politiciens qui ont cautionné de fait la désinformation sur ce qui se passe à Cuba soient simplement ignorants ? Pourquoi les mêmes se sont-ils empressés de relayer une interprétation des manifestations intervenues à Cuba made USA et ont-ils de la même manière caché l’énorme mobilisation de Cuba révolutionnaire ce weekend, les discours plein d’humanisme des dirigeants du Parti communiste cubain ? Le choix du dialogue ? On ne peut pas croire à un tel niveau de persévérance dans la désinformation dans laquelle se combine fausses analyses et silences complices.

Notons en effet que les médias français se sont particulièrement illustrés dans le compte rendu de manifestations qu’ils ont qualifiés de “spontanées” alors que l’on imagine mal des micro manifestations plus une plus importante dans le secteur de Varadero, éclatant en même temps dans l’île. Elles leur paraissaient d”autant plus “spontanées” que les mêmes semblaient avoir à cœur de ne jamais les présenter comme un effet du blocus. Alors qu’il n’y a pas un mois, l’unanimité de tous les pays sauf les États-Unis et Israël (plus l’abstention de trois grandes démocraties comme l’Ukraine, le Brésil de Bolsonaro et la Colombie) le condamnait. La France aussi a condamné comme elle le fait pour la vingt neuvième année consécutive ce crime contre l’humanité totalement illégal qu’est le blocus. Pourquoi le gouvernement, les médias aux ordres, les partis politique sociaux démocrates et verts n’ont-il rien dit ? seuls les communistes et la CGT ont été cohérents et souverains…

En revanche, toujours selon les mêmes, ces manifestations “spontanées” auraient été dues à l’incurie et à l’autocratie du “régime” …

Étaient niées l’éducation, la santé, la politique écologique, l’aide de Cuba aux autres pays… non il n’y avait plus que des êtres épris de liberté, de gentils démocrates (qui s’avéraient de violents casseurs comme en Biélorussie et dans les autres révolutions de couleur, où traditionnellement se combinent voyous dangereux et proclamations type peace and love de gentils organisateurs ) qui n’aspiraient qu’à la liberté …

Pour donner de la crédibilité à ce feuilleton les mêmes ont été jusqu’à l’illustrer par des pèlerinages à la Mecque, des protestations de rue de divers continent et à la fin il ne restait plus que les mafieux de Miami défilant avec des drapeaux cubains et des États-Unis… présenté comme des Cubains aspirant à la liberté.

IL ÉTAIT DONC LOGIQUE QU’IL N’Y AIT PAS EU UN MOT DES MÊMES SUR LES GRANDES MANIFESTATIONS POPULAIRES APPUYANT A LA HAVANE ET DANS TOUTE L’ILE LA RÉVOLUTION ET L’INDÉPENDANCE DE CUBA

Ce qu’il faut encore mesurer pour bien voir les conséquences de ce silence médiatique et politique français rompu seulement par le parti communiste et la CGT , c’est qu’il ne concerne pas que CUBA.

Pourquoi ont-ils caché qu’une nouvelle génération s’est levée à Cuba; qu’elle est en train de prendre le relais des fondateurs historiques de la Révolution, toujours présents mais passant le témoin… qu’à Cuba , comme dans le reste de la planète cettejeunesse que l’on tente de dévoyer par le consumérisme et les variétés,le divertissement, l’opium du peuple, est aussi celle qui doit le plus combattre face à un monde invivable,celle àqui on offre un avenir desespérant et à Cuba comme partout cette jeunesse peut et doit choisir lavéritable liberté critique celle d’être un révolutionnaire…

Pourquoi cachent-ils que c’est toute l’île qui a vibré hier dans son refus de l’asservissement de Pinar del Rio à Guantanamo,partout il y a eu cette passation de flambeau entre générations. Mais ils ont caché également que c’est tout un continent qui a reconnu pour l’avoir vécu dans sa chair la patte des tortionnaires made in USA. Del’Argentine à la Bolivie, en passant par le Brésil, le Venezuela partout le même cri, la volonté de dénoncer les ONG criminelles…

C’EST TOUT UN CONTINENT QUI, A CAUSE DES ÉTATS-UNIS, EST LA PROIE D’UNE OLIGARCHIE ET DE DICTATURES CRIMINELLES, DE TORTIONNAIRES… CUBA LES A DÉNONCÉS, COMME D’AUTRES DIRIGEANTS

Le chancelier cubain Bruno Rodriguez a condamné mardi 13 juillet l’intervention directe du gouvernement américain lors de la manifestation qui s’est tenue à Cuba dimanche dernier 11 et les tentatives de déstabilisation de l’île.

Rodriguez a présenté les preuves lors d’une conférence de presse et a noté que le gouvernement américain a longtemps investi dans les affaires intérieures de Cuba, et a récemment augmenté le financement de certains groupes et entreprises sur le territoire américain afin d’inciter à des troubles à Cuba en s’appuyant sur les étiquettes des médias sociaux.

« J’accuse et je somme le gouvernement des États-Unis de reconnaître ou de s’opposer au fait que l’entreprise établie à Miami, en Floride, qui a généré cette étiquette [sur les médias sociaux] et généré cette campagne, a reçu il y a quelques jours un certificat du gouvernement républicain de Floride (…) pour agir avec des fonds publics », a dénoncé Rodriguez.

Les principaux opérateurs politiques de l’entreprise (sans mentionner le nom) seraient « liés à une publication financée par le gouvernement américain », a précisé le chancelier en faisant référence au site anti-gouvernemental ADN Cuba, et feraient partie d’un groupe de médias basé à Miami et connu pour leurs actions anti-cubaines.

Le financement de la campagne médiatique serait effectué par l’intermédiaire de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).

D’autre part, il a exposé l’implication de Twitter, qui aurait modifié les systèmes de géolocalisation des comptes auxquels ils ont participé, faisant croire qu’ils étaient à Cuba. « La grande majorité des comptes qui ont exploité cette campagne sont à l’extérieur du pays », a-t-il déclaré.

Plus tôt, le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a fait une dénonciation similaire des troubles à Cuba, soulignant spécifiquement l’organisation non gouvernementale Article 19 d’être impliqué dans la campagne contre le gouvernement du président Miguel Diaz-Canel.

L’ONG a été fondée au Royaume-Uni (1987) et est membre du Centre d’assistance internationale aux médias (CIMA) de la National Foundation for Democracy (NED).

Sur son site web, CIMA décrit l’article 19 comme une « organisation conçue pour lutter contre la censure en promouvant la liberté d’expression et l’accès à l’information officielle ».

Le bureau mexicain de l’article 19 a un programme de « défense de la liberté d’expression » destiné à Cuba, avec un financement de 129 781 dollars par la NED. Une partie de l’argent a été utilisée pour financer les voyages à Cuba de « formateurs » du programme qui ont rencontré les opérateurs politiques de la tentative de coup d’État.

PUBLICATIONS RÉCENTES DE FONDS DE L’USAID

La nouvelle de l’autorisation de nouveaux fonds pour financer la sédition dans la majeure des Antilles n’est ni inhabituelle ni surprenante. Au cours des 20 dernières années seulement, les États-Unis ont mis de l’ordre d’environ 250 millions de dollars pour financer des intermédiaires qui engendrent des situations de chaos, sous le couvert de programmes visant à promouvoir la démocratie.

Il y a moins d’un mois, le chancelier Rodriguez dénonçait que l’administration Biden avait demandé au Congrès de son pays une augmentation de 20 millions de dollars du budget pour s’ingérer dans l’île.

Un article de l’agence de presse Spoutnik élargit les données:

Selon les informations fournies le 29 mai par le site Cuba Money Project, édité par la journaliste américaine Tracey Eaton, la Maison-Blanche a demandé au Congrès américain d’augmenter de 10 % le budget du département d’État et de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) d’ici 2022.

Sur cette augmentation, 20 millions de dollars iraient à Cuba, 141 millions pour la Colombie, 50 millions pour le Mexique et 50 millions pour le Venezuela.

Le versement de 30 millions de dollars à Radio TV Martin, à moitié plié à l’ordre du jour du « changement de régime » et « subordonné à l’Agence des médias mondiaux des États-Unis (Usagm), par l’intermédiaire du Bureau des transmissions à Cuba », indique la note de Spoutnik citant Cuba Money Project.

LIEN AVEC LE MOUVEMENT SAN ISIDRO

Les manifestations antigouvernementales à Cuba sont dépeintes par les médias occidentaux comme des expressions spontanées et massives, mais elles ont des sources de financement qui montrent le contraire.

Un rapport spécial de l’Institut Samuel Robinson explique que des institutions telles que la Fondation Cadal (Centre pour l’ouverture et le développement de l’Amérique latine) sont celles qui stimulent économiquement les protestations, et leurs ressources provenant des branches de la CIA pour la région; la Fondation Atlas (liée aux frères Koch), la Fupad (Fondation panaméricaine pour le développement), l’USAID et la NED ».

D’autres intermédiaires et tremplins pour la consommation mondiale sont l’Institut de journalisme de paix et de guerre, Factual, Différentes Latitudes, Fondation suédoise pour les droits de l’homme, Editorial Hipermedia, Diario de Cuba, Cubanet, l’Université Sergio Arboleda, ainsi que des collecteurs de fonds des différentes agences et fondations aux côtés d’autres ONG enregistrées dans différents pays qui masquent des médias tels que CiberCuba , ADN Cuba, Cubanos por el Mundo, Cubita Now, Cubanet, Periodismo de Barrio, El Toque, El Estornudo et YucaByte.

Compte tenu de cela, plus le bilan de l’USAID dans la conception d’opérations trompeuses pour provoquer le chaos dans les pays non alignés sur l’influence américaine, devrait être prise comme aveu la déclaration faite le 2 juin par Samantha Power, directrice de l’agence, condamnant l’emprisonnement d’un de ses employés à Cuba, le rappeur Maykel Castillo, membre du Mouvement San Isidro (MSI) et participant au thème « Patrie et vie », hymne de la révolution des couleurs en cours sur l’île.

Depuis un certain temps, l’USAID mise sur l’infiltration de l’industrie cubaine de la musique hip-hop et l’attraction de rappeurs pour conditionner culturellement les jeunes générations et les inciter à « changer de régime ». Il s’agit d’un projet stratégique qui a pour cœur les grandes villes cubaines mais télécommandé à distance depuis les États-Unis.

Le MSI, qui depuis novembre 2020 a obtenu un déclencheur pour promouvoir des émeutes qui s’étendent jusqu’à l’événement du dimanche 11, en découle. L’empreinte du dollar est sur toutes les traces de la tentative de coup de couleur à Cuba.— NOUS SOMMES UN GROUPE DE CHERCHEURS INDÉPENDANTS QUI SE CONSACRENT À L’ANALYSE DU PROCESSUS DE GUERRE CONTRE LE VENEZUELA ET DE SES IMPLICATIONS MONDIALES. DÈS LE DÉBUT, NOTRE CONTENU A ÉTÉ LIBRE D’UTILISATION. NOUS DÉPENDONS DE DONS ET DE COLLABORATIONS POUR SOUTENIR CE PROJET, SI VOUS VOULEZ CONTRIBUER À MISSION VÉRITÉ, VOUS POUVEZ LE FAIRE ICI<


      Nouvelle révolution de couleur à Cuba ?

Les récentes émeutes populaires à Cuba ne seraient que la pointe de l’iceberg de la nouvelle révolution de couleur promue par la CIA puisque l’objectif ultime des Etats-Unis serait de secouer le statu quo actuel de l’île après avoir atteint une pénurie totale de pétrole, de nourriture et des fournitures de santé vitales. Ainsi, l’anachronique blocus américain contre Cuba, instauré par Kennedy en 1962 et conjugué au déclenchement de la pandémie de coronavirus, aurait conduit le peuple cubain à une asphyxie économique sans précédent depuis la crise vécue dans la soi-disant «période spéciale» au début des années 1990. (…)


      Comment Washington utilise la pandémie de covid-19 pour déstabiliser Cuba


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.