Actualités / AU FIL DES JOURS

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Belkacem Ahcene-Djaballah

ACTUALITES

-Lu pour vous un ouvrage édité en France aux Editions Odile Jacob, 288 pages, 22,90 euros de Patrick Lemoine, psychiatre et docteur en neurosciences, sur «La santé psychique de ceux qui ont fait le monde». Portraits psychiques accompagnés de diagnostics… et du traitement possible, de : Charles de Gaulle, Adolf Hitler, Joseph Staline, Chuchill, Napoléon Bonaparte, Robespierre, Catherine II de Russie, Louis XIV, Chrales Quint, Jeanne d’Arc, Jésus-Christ (pas de panique, Mohamed, QSSSL, n’est pas présenté, ni d’ailleurs Moïse… Malynx le lynx !), Jules César, Alexandre le Grand, Bouddha et le roi Salomon. Dix-neuf «modernes» et «anciens» étudiés et seuls deux exempts de maladie psychique ! 

Conclusion : en règle générale, les «dictateurs» sont des paranoïaques, ignorant le doute, l’hésitation, la nuance. Ils n’aiment qu’écraser, dominer, laminer, atteindre leur but sans crainte de tout détruire sur leur passage. De terrifiantes machines à conquérir et garder le pouvoir. Surtout des …hommes. 

Quant aux «démocrates», c’est-à-dire «tous ceux qui respectent leur Constitution»….il apparaît (à l’auteur) de plus en plus clairement que le peuple veut être ditrigé par des personnages exceptionnels, des gens pas comme lui, différents, des sortes de dieux olympiens…. le chef ne peut pas, ne doit pas être comme tout le monde (sauf en Suisse !) 

Autre conclusion : La dépendance toxicomaniaque au pouvoir doit être envisagée, car le pouvoir est une drogue puissante, une maladie parfois dangereuse… Heureusement, il ne faut pas généraliser car il est des drogues bénéfiques. 

Pourquoi parler de ce livre ? Parce que tout simplement, la question s’est (re-) posée après la lecture d’une récente opinion de Mourad Benachenhou («Le Quotidien d’Oran», mardi 2 juillet). Il s’est interrogé sur le mode de gouvernance de Bouteflika et ses conséquences désasteuses… Peuvent-ils être considérés comme ressortissant de l’acte de trahison, ou comme les reflets d’une personnalité déséquilibrée, dont le traitement ressortit de la psychiatrie ? Et, de proposer, dans la foulée, la mise en place de mécanismes constitutionnels de filtrage des candidats au poste suprême, et de la fonction présidentielle afin que l’histoire ne se répète pas. Un filtrage psycho-clinique, en même temps qu’un filtrage médical ? Pourquoi pas ! Pas seulement en politique ou en économie, mais aussi… en sports, en fooball tout particulièrement. 

-Finale de la Coupe d’Afrique des nations de foot, au Caire. L’Algérie la remporte. La liesse, partout à travers le monde, principalement en Algérie, cela va de soi, mais aussi en France. Tout s’est bien passé : Silmya, Sylmia partout ! En France, où la droite avait espéré et souhaité publiquement la défaite de l’Algérie, les commentateurs de presse avaient mis de l’ «eau dans leur pinard»… devant le peu d’incidents. Il est vrai que nous n’étions plus le 14 juillet (de plus un dimanche, journée consacrée aux marches des manif’ des Gilets jaunes… qui ont leurs extrémistes et leurs casseurs ), depuis des décennies connu pour ses joies populaires mais aussi pour ses «dérives» violentes, mais le vendredi 19… 

CITATIONS 

– Le président Abdelaziz Bouteflika n’avait, à aucun moment, admis l’idée que l’Algérie et les Algériens étaient prêts, politiquement et culturellement, à vivre sous le régime de la démocratie. Dans la pensée du démocrato-sceptique qu’il était, celle-ci ne saurait fonctionner autrement que selon la mécanique obsolète de la moubayaâ, une gouvernance dirigiste à consonnance mystique (Mili Badr’eddine, «L’opposition politique en Algérie». Monographie © Casbah Editions, Alger 2017

La scène politique algérienne actuelle est encombrée «d’hypocrites» qui, hier, collaborateurs serviles du régime en voie de disparition, arborent un masque de virginité morale et politique, et vont jusqu’à corriger leur parcours en faisant croire qu’en fait, même au sommet de la hiérarchie du sytème, ils en étaient des opposants «farouches». Bref, ils auraient été «hirakiens» avant même que le mouvement ne naisse (Mourad Benhachenhou. Débat (c) Le Quotidien d’Oran, mardi 02 juillet 2019) 

– Un Guide n’a pas d’humour. Ses allusions sont des consignes, ses anecdotes des mises en garde (Khadra Yasmina, «La dernière nuit du Rais». Roman © Editions, Alger 2015) 

ARCHIVES BRÛLANTES 

-La presse du lundi 22 août 2011 revient abondamment sur le projet de loi sur les partis politiques… Pour elle, il ne fait aucun doute : A. Bouteflika ( «qui a déjà dit tout le mal qu’il pense de la presse et des partis politiques») veut se donner, désormais, d’autres moyens de «régenter» jusqu’à la vie interne des partis politiques. 

-Ahmed Benbitour, l’ancien chef de gouvernement, publie, mardi 23 août 2011, dans la presse, une «lettre-programme» à «tous ceux qui ont à cœur l’Algérie», car, dit-il «la Nation est en danger». Il répertorie les «maux» dont souffre le pays : Sept (7) au total dont «la perte de morale collective», «la généralisation de la corruption à tous les secteurs d’activité», «la dérive d’un Etat défaillant vers un Etat déliquescent»… et il demande «la mise en place d’une période de transition» 

Il note, par ailleurs, dans une de ses 4 hypothèses de travail que, désormais, «les citoyens sont capables d’amorcer le changement et faire partir les symboles du régime… dont, en premier lieu le chef de l’Etat»…d’autant que «les dirigeants actuels ne peuvent plus bénéficier du paradis de l’exil… Ce n’est plus possible ni pour eux, ni pour leur famille, ni pour leurs collaborateurs proches… et la peur s’est déplacée de chez les citoyens vers les autocrates» 

-Récemment, l’ex-patron du renseignement extérieur français, Bernard Bajolet, ancien ambassadeur de France en Algérie (entre 2006 et 2008) a affirmé que l’ancien président Abdelaziz Bouteflika et ses frères «sont impliqués dans la corruption». S’exprimant dans un documentaire consacré au mouvement populaire du 22 Février et diffusé sur la chaîne franco-allemande Arte, il a affirmé que «Saïd Bouteflika était appelé Monsieur 15%», allusion à des rétrocommissions qu’il aurait touchées en contrepartie de marchés publics indument octroyés à des hommes d’affaires actuellement emprisonnés. 

Déjà, en octobre 2018, le chef-espion s’était fait remarquer avec la publication de ses «Mémoires» et ses déclarations sur la santé défaillante du président Abdelaziz Bouteflika. 


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